Hey hey, désolée pour ce petit retard. En fait, j'ai eu un bug, je pensais vraiment avoir posté la suite ce matin, et je viens seulement de m'apercevoir que ... non XD

Bon bref, désolée de ce petit contretemps donc et place à la suite où les choses avancent doucement mais surement !

ENJOY


Ambiguïtés

Emma zappait nonchalamment d'une chaine à une autre sans grande conviction. Assise en tailleur, une couverture sur ses épaules, elle faisait une moue boudeuse, repensant encore à sa conversation plus tôt dans la journée avec Snow.

Cette dernière n'était pas restée longtemps, juste assez pour faire planer les doutes sur la jolie blonde. Henry était couché depuis un moment déjà et Regina sortit de sa chambre, venant de coucher Olivia à son tour. Elle vint se poser sur le canapé, aux cotés d'Emma

« Quelque chose ne va pas ? »

« Hm ? Pourquoi tu dis ça … »

« Tu n'as pas dis un mot durant le repas, et encore moins durant la soirée. Et ce, depuis la visite de Snow. »

« … »

« Il s'est passé quelque chose ? Est-ce à cause de moi et ma présence chez toi ? »

« Quoi ? Non ! Bien sur que non ! »

Mais Emma le savait, la vérité était tout autre.


« Il se passe quoi là ? » lança Emma une fois la porte fermée

« Oh mais rien je … Rien. »

« Snow… »

« Bon ok, il … Il faut qu'on parle. »

« De ? »

« De toi et Regina. »

Emma se figea alors « C'est-à-dire ? »

« Ecoute … J'ai beaucoup repensé à ce que tu m'as dis il y a trois jours : sur tes sentiments pour Regina, sur tes attentes et ta rancœur envers Neal … Et maintenant, elle est ici sous ton toit avec sa fille. »

« Et ? »

« Et je voulais savoir où tu vas … Avec elle. »

Emma se laissa tomber au bord de son lit, les yeux dans le vague « Je … J'en sais rien. Et je crois pas être prête à t'en parler encore … Je veux dire … Ok, tu es sensée être ma mère mais j'ai encore du mal avec ce truc mère-fille et ce qui peut en découler. »

« Sensée ? je suis ta mère Emma, mais je suis avant tout ton amie. J'aimerais … On s'est éloignée depuis la fin de toute cette histoire … J'ai cru qu'on pourrait reprendre là où on … »

« … Je t'arrête tout de suite. On pourra jamais reprendre ces 28 ans. J'ai grandi seule, je suis une adulte, j'ai donné naissance à un enfant … J'ai fais et vécu ça seule. Tu pourras faire autant de réunion de famille que tu veux, ça ne rattrapera pas ce manque. Maintenant, si je t'ai confié mes sentiments envers Regina, ce n'est pas pour que tu m'en dissuades. »

« Emma, il s'est passé beaucoup de choses ces derniers mois et nous comprenons que tu sois perdue. »

« Je ne suis pas perdue. Au contraire, depuis plus d'un an, je sais enfin ce que je veux, ce que je ne souhaite pas et ce que je ressens."

"Ca n'est pas à mettre sur le compte de tout ce qu'il s'est passé avec Neal et ta … » elle suspendit sa phrase mais Emma, lasse, la finit pour elle

« Ma fausse couche ? Tu peux le dire tu sais … J'ai passé le cap. A vrai dire, c'est faux, je pensais l'avoir passé, mais je me suis rendue compte aujourd'hui que c'était pas le cas. Et tu sais comment ? Grâce à Regina. »

« Mais … »

« Je suis loin d'avoir réglé la question, je me suis même mentie durant ces 2 derniers mois, pensant qu'en n'y pensant plus et en me concentrant sur autre chose, ça finirait par se régler, mais c'est pas le cas. Je suis paumée, je suis triste et j'ai pas encore fais le deuil de cet enfant que je n'aurais jamais … Mais Regina et moi on doit faire face à des choses dont tu n'as pas la moindre idée : elle a été violée et battue, j'ai fais une fausse couche et été trahie par l'homme que je pensais être mon compagnon et la solution à mes problèmes. La vérité est que j'ai bien plus de problèmes que ce que je pensais et que j'arrive pas à faire face à tout. »

« Mais nous sommes là, ton père et moi. »

« Mais c'est pas ce que je recherche. Parce que j'arrive pas à vous voir comme tel : des parents. Avec Regina … Je sens qu'on a quelque chose en commun, plus qu'Henry. On se soutient mutuellement, on va guérir ensemble, je le sens, je le sais. Faut juste me laisser du temps pour y voir clair. Tu peux pas débarquer là, me mettre au pied du mur alors que moi-même je fonce droit dans ce mur depuis des mois. »

« Emma … Si j'avais su que tu étais si perdue … »

« Tu aurais fais quoi ? »

La vérité était que Snow n'en avait aucune idée. Elle pensait s'être rapprochée de sa fille ces derniers moi, que les épreuves les avaient rapprochées, soudées … Mais ce n'était pas le cas. Il y avait toujours entre elles ce gouffre d'incompréhension, de distance que 28 ans années avaient creusé et qu'elles ne pourraient plus rattraper par des repas de famille, des sorties ensemble ou encore des virées entre filles. Le dialogue était rompu une nouvelle fois et elle sentait l'impasse venir.

« Emma … Nous pouvons t'aider. Nous pouvons en parler au moins. »

« Est-ce si mal de vouloir de nouveau vivre normalement ? »

« Auprès de Regina ? C'est vraiment ce que tu souhaites ? »

« Je souhaite être de nouveau heureuse. Je souhaite ne plus me lever le matin les larmes aux yeux, je souhaite ne plus rêver la vie que j'aurais pu avoir si j'avais eu cet enfant, je souhaite sourire de nouveau sans avoir ce sentiment de gêne … Et je souhaite faire tout ça … Oui, peut-être avec Regina, Henry et Olivia à mes cotés. »

Snow soupira alors « Soit … Mais, s'il te plait, on ne veut pas mettre de distance avec toi, alors … Parle-nous. »

« Accepterez-vous au moins si jamais je décide de rester auprès de Regina ? »

« … »

« Snow ? »

« Je … Je suis venue te dire que ton père et moi nous avons décidé d'essayer les haricots. »

« Oh … »

« Et nous aimerions que tu sois du voyage. »

« … »

« Emma ? »

« Je suis pas sûre là … »

« Emma, si jamais il se passait quelque chose, on ne sait jamais, si on ne pouvait rentrer tout de suite … Je ne pourrais pas supporter être séparée de toi à nouveau. »

« Mais j'en ais pas envie non plus … Mais j'ai surtout pas envie de retourner là-bas, du moins, pas maintenant … J'essaie de me reconstruire ici, de retrouver mon fils, une vie stable … Et partir dans un monde qui m'est inconnu rempli d'ogres et d'autres choses plus bizarres les unes que les autres … C'est pas mon truc, pas maintenant du moins. »

« Je comprends mais ton père … »

« Peu importe. On en reparlera plus tard ok ? Là je suis fatiguée … » dit-elle en se massant les tempes, signe que Snow devait abréger la conversation quoiqu'il arrive et quoiqu'elle dise. Elle l'embrassa alors sur la joue et la serra dans ses bras avant de lui glisser un rapide « je t'aime » et de quitter la pièce. Elles retrouvèrent Regina dans la cuisine. Elles se firent un signe de tête poli avant que Snow ne s'en aille.

Et depuis son départ, Emma était taciturne, muette … Ressassant chaque parole de Snow mais aussi les siennes.


« Alors ? Tu vas me dire ce qu'il se passe ? » insista Regina

« Y'a rien … » bougonna Emma tout en continuant à zapper. Mais, agacée, Regina lui prit la télécommande et éteignit la télé. Emma se tourna alors vers elle et esquissa un mouvement afin de récupérer son bien.

« Nuh nuh … Parle-moi d'abord. »

« … »

« Emma ne fais pas l'enfant, s'il te plait. »

« Je ne suis pas une enfant bon sang ! » dit-elle en bondissant, provoquant la stupeur de Regina

« Oh … Désolée … »

Emma soupira, se massant le visage « Non, non … C'est moi … Je crois que je suis à cran. »

« Si c'est ma présence qui te … »

« Non ! Absolument pas ! Au contraire … Je … Je suis paumée Regina. » dit-elle en se laissant retomber sur le canapé. Et devant le silence de Regina qui l'invitait à continuer, Emma poursuivit « Je … J'aimerais juste que, pour une fois, les choses soient simples. »

« Pour qui ? »

« Pour toi, pour moi … Pour nous. »

« … »

« Jamais j'avais imaginé nos retrouvailles ainsi. J'espérais naïvement qu'on reprendrait là où on s'en était arrêté y'a un an. Mais beaucoup de choses se sont passées depuis … »

« … »

« En fait … Je … J'aimerais savoir si quelque chose … Enfin si toi et moi … Rahhhhh merde, je suis nulle ! » dit-elle en s'enfonçant dans le canapé et en se recroquevillant sur elle-même. »

« Hey, hey, calme-toi … » dit-elle en posant une main rassurante sur un de ses genoux

« Je m'en veux de penser à ça dans ta situation … C'est nul et égoïste. »

« Penser à quoi ? »

« A nous. » Regina se figea alors « Je sais ce par quoi tu es passée, c'est horrible et …Je sais qu'il te faudra du temps … Et je me déteste de penser que … Que toi et moi on … »

« Emma … »

« Je sais, je sais … Ca sera long et … »

« C'est ce que tu attends de nous ? Ce que tu espères ? »

« … »

« Emma, dis-moi ce que tu veux. »

« J'aimerais savoir si toi et moi … Si … Si tu envisageais de rester ici, est-ce que toi et moi on … Enfin tu vois. »

« Je vois. » soupira Regina « Mais il est trop tôt encore. »

« Je sais, évidemment, je vais pas précipiter les choses mais … Je voulais juste savoir si … »

« S'il y avait la possibilité qu'il y est un « toi et moi » dans le futur. »

« Ouais … »

« Et si je décidais de repartir ? »

« … »

« Et si je disais qu'il n'y aurait jamais rien entre nous ? Accepterais-tu que je reste ici quand même ? »

« Je … J'en sais rien … Oui, oui. » dit-elle tout en espérant, au fond d'elle, que Regina y réfléchisse à 2 fois avant de se prononcer

Mais Regina en décida autrement « Je vais me coucher. » dit-elle en se levant

« Qu… Quoi ? C'est tout ? »

Regina se tourna vers elle, un haussement de sourcil amusé sur le visage « Quoi d'autre ? »

« Bah je sais pas … J'te demande si entre toi et moi, il pourrait y avoir quelque chose et toi, tu t'en vas … A moins que ça ne soit ta réponse. »

« Emma … J'ai besoin d'y voir clair … Comme tu l'as dis, il s'est passé énormément de choses durant cette année, et encore plus durant ces 2 derniers jours … J'ai besoin de faire le point sur moi, et sur nous oui. »

« Oh … Ok. Bonne nuit. »

« Bonne nuit. »

Bien évidemment, Emma aurait adoré continuer cette conversation ou simplement la suivre dans sa chambre, mais elle resta là un long moment, assise sur son canapé, avant d'être, à son tour, gagnée par la fatigue.

Regina ne trouva pas le sommeil de suite. Longuement, elle contempla sa fille respirant doucement, tendrement assoupie sur le lit. Regina ne put que sourire amoureusement : malgré les circonstances, elle aimait plus que tout sa fille. Evidemment, Henry garderait toujours une place privilégiée dans son cœur, mais la naissance d'Olivia avait changé sa vie, dans tous les sens du terme.

Malgré l'acte immonde qui avait donné naissance cette merveille, Regina remerciait le ciel chaque jour que la petite soit entrée dans sa vie. Chaque jour avait été une bataille et elle se souvenait avec quelle difficulté elle avait appréhendé les premiers jours avec Olivia.


Elle n'en pouvait plus : la petite ne cessait de pleurer. Matin, midi et soir, Olivia s'agitait et ne dormait pas. Regina manquait de sommeil et, du coup, de patience. Tant et si bien qu'elle se prenait à rêver de pouvoir s'échapper de sa maison ne serait-ce qu'une heure afin d'être au calme.

Pourtant, elle se souvenait que les choses avaient été plus simples avec Henry : extrêmement calme, il avait fait ses nuits quasiment tout de suite, pour le plus grand bonheur de la jeune femme. Mais pour Olivia, les choses étaient plus compliquées.

L'accouchement avait été difficile et les premiers jours, le bébé était resté en couveuse. Puis Regina avait eu l'autorisation de sortir de l'hôpital elle venait voir Olivia tous les jours, et restait avec elle des heures durant jusqu'à ce qu'une infirmière vienne lui dire que l'heure des visites était finie.

Puis sa santé s'améliora et au bout de 3 semaines, Regina fut autorisée à la ramener chez elle. Mais alors, les problèmes commencèrent : refusant le sein, Regina s'était résignée à la mettre au biberon, la petite pleurait sans cesse, ne dormant que quelques heures par nuit.

Regina s'inquiétait autant qu'elle fatiguait. Elle s'était donc résolue à aller voir un pédiatre.

« Miss Mills … »

« Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce grave ? »

« Je crois que vous devriez vous détendre. »

« Excusez-moi ? Ma fille refuse mon sein, elle pleure à chaque fois que je la prends dans mes bras … Je pense que quelque chose ne va pas. Est-ce que … Est-ce que c'est de ma faute ? Elle est restée près de 3 semaines à l'hôpital … Peut-être n'avons-nous pas établi de réels liens encore … »

« Votre fille va parfaitement bien. C'est de vous que vient le problème. »

« De moi ?! »

« Miss Mills, vous êtes nerveuse. Peut-être l'anxiété de s'occuper pour la première fois d'un nourrisson … »

« … J'ai … J'ai déjà élevé un bébé ! » s'insurgea-t-elle

Le pédiatre fronça les sourcils avant de jeter un œil sur le dossier de la jeune femme « N'est-ce pas votre première naissance ? »

« Ca ne veut pas dire que je n'ai pas déjà eu un enfant à élever. »

« Je vois … Ecoutez, je ne veux pas être désobligeant mais … Un enfant, et encore plus un bébé, ressent comme une éponge les émotions de ses parents. Si ces derniers sont nerveux ou stressés, ce stress passera par l'enfant qui le retranscrira par des pleurs. »

« Vous pensez que je suis donc stressée ? »

« Miss Mills, vous n'avez jamais été explicite avec la paternité d'Olivia. »

« … »

« Il serait peut-être bon que vous mettiez cela au clair. »

« Je ne vois pas en quoi la paternité de mon enfant jouerait sur le fait qu'elle ne fait pas ses nuits … »

« Je crois, au contraire, que cela joue énormément. Quand nous avons demandé des renseignements sur le père afin de constituer le dossier médical de l'enfant, vous avez paniqué … Regina, était-ce une grossesse désirée ? »

Regina se figea alors elle jeta un œil vers sa fille qui somnolait dans son couffin « Je … C'était … »

« Je ne suis peut-être pas la bonne personne à qui vous devriez en parler … »

« J'ai été violée … » lâcha-t-elle finalement, comme un poids sur ses épaules. Et devant le silence du médecin, elle continua « Il … Je me suis enfuie … Je ne sais pratiquement rien de cet homme … J'ai longtemps culpabilisé de donner naissance à l'enfant d'un viol, pensant être trop égoïste de la garder … Quand j'ai appris que j'étais enceinte, j'ai eu peur … »

« Je crois que vous avez reporté cette peur sur votre fille. Et encore maintenant, je pense que vous vous dites que vous ne méritez pas cet enfant. Vous projetez vos peurs sur elle, vos appréhensions, vos doutes. Visiblement, vous n'avez pas réglé la question. Vous devriez certainement en parler. »

« … »

« Regina … Je pense qu'inconsciemment, vous n'arrivez pas à vous attacher à cette petite parce qu'elle est la personnification de votre viol. Sa présence rend encore plus réelle ce que vous avez vécu. »

« J'aime cet enfant ! » argua-t-elle, fulminant déjà qu'on mette en doute et ses compétences et ses capacités à élever un enfant. On l'avait trop fait par le passé avec Henry jusqu'à ce que ce dernier finisse par la quitter pour partir avec sa véritable mère … Il était hors de question qu'on lui enlève Olivia sous prétexte qu'elle n'arrivait pas à faire la part des choses.

« Je n'ai jamais dis le contraire, ni remis en cause vos sentiments pour elle. Je dis juste que, sans le vouloir, vous reporter sur elle votre mal-être … Et elle le ressent. »

« Comment … Que dois-je faire alors ? »

« Vous devez parler Regina. Vous devez vous confier à quelqu'un. Parler de ce qu'il s'est passé, ce que vous avez vécu et fait par la suite. Votre arrivée dans cette ville n'est donc pas anodine vous devez absolument vous soulager de ces maux. Sinon ils vous rongeront vous et votre fille. »

« … »

« Regina ? »

« Je le ferais. »

Et elle le fit. Quelques jours plus tard, elle prit la décision d'aller consulter. Elle prit quelques rendez-vous, étalés sur plusieurs semaines. A chaque consultation, elle entra un peu plus dans ses douloureux souvenirs, dans un récit plus détaillé et plus morbide encore. Mais aucun jugement, aucun à priori sur ce qu'elle disait.

Elle pouvait dire tout ce qui lui passait par la tête, y compris ses sentiments tués dans l'œuf pour Emma … Et finalement, comme un poids s'envolant de ses épaules, elle s'ouvrit de nouveau et avec elle, la plénitude d'élever une petite fille plus sereinement.

A partir de ce moment, Olivia devint plus calme, plus douce, elle fit ses nuits et même si elle ne retourna pas au sein de sa mère, elle la combla de sourires et de petites mains s'entortillant autour de mèches brunes.

Oui, à partir du moment où Regina accepta ce qu'il s'était passé, elle put commencer à vivre.


Et aujourd'hui, elle était de nouveau à Storybrooke avec sa fille, jamais elle n'aurait pu penser cela possible. Neal derrière les barreaux, elle pourrait facilement reprendre là où elle s'en était arrêtée : reprendre peut-être un poste quelques part ici, élever sa fille aux cotés d'Henry comme des frères et sœurs, et vivre avec Emma … Cela serait-il réellement possible ?

Elle savait Snow, et surement David, quelque peu réfractaires à l'idée que leur fille fréquente l'Evil Queen, même si aujourd'hui elle n'avait plus rien d'Evil … Mais pouvait-elle les en blâmer ?

Pensait-elle vraiment qu'elle pouvait tout recommencer ? Oublier les faits était exclu, mais vivre avec et avancer …N'était-ce pas ce qu'elle avait commencé à faire à Washington ? Aurait-elle la force de tout recommencer ici ?

Elle soupira alors, le cœur serré d'être coincée dans une impasse … La nuit lui porterait-elle conseil ? C'est avec cet espoir qu'elle ferma les yeux et s'endormie, une main posée sur le ventre d'Olivia.

OoO

Regina fut réveillée par les mouvements de sa fille qui se réveillait aussi « Chut chérie … » puis elle leva son nez, humant une bonne odeur de sucré. Elle sourit alors, prit sa fille dans ses bras et sortit de la chambre « Bonjour » lança-t-elle en voyant Emma, spatule en main

« Salut ! Henry dort encore … »

« Pas école ? »

« On est samedi… »

« Ah oui … »

« Et comment a dormi notre petite princesse ?! » minauda Emma en chatouillant le bedon arrondi du bébé ce qui déclencha quelques rires cristallins de sa part

« Elle a très bien dormi. »

« Tant mieux. Le canapé-lit n'est pas des plus confortables. »

« Ca va très bien. Emma ? »

« Hm ? » dit-elle en reprenant la confection de ses pancakes

« Il faut qu'on parle. »

TBC