Hello, hello,
Toujours dans les temps (et toc), donc voici le fameux chapitre 11 après la blessure de notre Cas.
Bonne lecture, nous nous retrouvons en bas,
Détroit: Labo de recherches
Tout le monde est en plein stress, les rôdeurs s'approchent du Labo. Ils tirent, visent les têtes ambulantes mais ils sont de plus en plus nombreux à envahir la cour. Dean fait parti du groupe, il extermine les bouffeurs à coup de machette, en plein centre. Il n'a pas peur, il s'en fiche.
" - Sammm ! Soigne le !
Son frère venait de s'accroupir à côté du corps poignardé inconscient.
- Il doit vivre ! Il ne peut pas mourir !
- Je..Je vais faire mon maximum, Dean, mais.. Prépare toi à ce qu'il ne fasse plus parti de nos vies.
Dean l'empoigna par le col et le colla contre le véhicule. Ses yeux lançaient des éclairs, il était impossible que Cas ne soit plus en vie.
- Ta gueule ! Cas ne peut pas crever dans ce monde de merde, t'entends !?
Son frère posa sa paume contre le bras de son aîné, il ne comprenait pas son attitude.
- Dean.. Ce n'est pas le premier à mourir et ce ne sera pas le dernier.
- Arrête de dire des conneries ! Il n'est pas encore mort, il ne peut. Pas. Mourir !
Dean le lâcha pour retourner vers Castiel. Sa main caressa sa joue et il le suppliait de se réveiller. A ce moment, Sam comprit telle une évidence. Dean était tombé amoureux.
- Tu peux pas me quitter, mon ange. Tu peux pas partir. Je t'interdis de partir…
Il pleurait. Le frère de Sam pleurait. Ce dernier ne réfléchit pas et ordonna à Benny de le transporter à l'intérieur. Garth et lui allaient le sauver. Foi du Winchester. "
Dean fracasse les crânes, le sang gicle sur son visage, son torse mais il s'en fiche. Là, à l'intérieur, son ange est entre la vie et la mort. Si Cas meurt alors il n'a plus rien qui le retient dans ce cauchemar, son frère s'en est sorti sans lui, il s'en sortira encore. Personne n'a besoin de lui. Claire fait son bout de chemin avec Jody et Donna. Bobby est avec Ash, ils se serrent les coudes. Son frère a rencontré Balth et Gaby et ils s'entendent bien. Dean, lui, il est seul. Seul avec Cas. Alors si Cas n'est plus, que lui reste t'il ? Il sait que tout le monde pleurera sa mort mais, soyons honnête, quelques jours plus tard, ils s'en seront remis comme ils ont fait avec Jo ou Ellen. Le sentiment de perte est précaire dans ce monde, ils n'ont pas le temps de faire leur deuil alors, franchement, si Dean meurt, quelle importance ? Sa machette traverse un crâne chauve, le corps tombe violemment à ses pieds avec son arme. Il pose son pied sur le torse maigre et dévoré de la créature pour tirer sur sa lame profondément ancrée dans la chair. Il entend des rôdeurs l'encercler mais, encore une fois, il s'en fiche. S'il meurt ici et maintenant, c'est que dieu le veut. Point barre. Une mâchoire s'approche de son bras, prêt à le mordre et il l'observe. Il n'attend que ça. Une balle gicle à l'intérieur du front de ce monstre et il se retourne pour fusiller du regard celui qui l'a banni de la mort. Benny court dans sa direction, l'empoigne et l'éloigne du troupeau.
- Qu'est ce qui tourne pas rond chez toi ? hurle son "sauveur".
- Lâches. Moi.
Benny lui donne un coup de genou, le renverse en arrière et il le maintient allongé sur le dos, son pied sur son torse.
- Tu veux crever, abruti ?
- Lâches moi, Benny !
- Putain ! Dean ! Tu nous fous tous dans la merde avec ton attitude ! Va à l'intérieur si t'es pas capable de sauver nos miches, va voir ton emplumé d'ange !
Dean essaye de repousser son pied mais Benny y met une force impressionnante et Dean est à bout de nerfs.
- Pourquoi ? Pour qu'on m'dise qu'il est mort ? Qu'il faut lui mettre une putain de balle dans la cervelle ? Il ne méritait pas de se faire poignarder ! Il… C'est un ange, mec ! Un ange, ça crève pas !
Benny se pousse et se penche vers le leader en lui donnant sa main.
- Toi non plus, Dean. Cas se bat en ce moment pour survivre, c'est à ton tour. Montre lui que tu n'as pas baissé les bras. Comme tu dis, Castiel est un ange et un ange, ça ne meurt pas facilement. Ne crève pas alors qu'il va se relever, sinon c'est lui qui sera dans le même état que toi. Tu ne veux pas qu'il agisse de la même façon, si ?
Dean agrippe son bras et ils se relèvent tous les deux, les pupilles de l'un dans ceux de l'autre. Benny a raison. Castiel va se relever et Dean sera à ses côtés.
- Tu gères, Garth !
Dean se laisse câliner par l'interpellé soudain pris d'affection pour les paroles du leader. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir le droit à des félicitations de Dean. Ce n'est pas non plus donné à tout le monde de réparer des volets électriques. Le labo est, à nouveau, en sécurité et chacun est heureux d'y avoir participé. Décapiter des têtes, c'est pas vraiment agréable mais, à ce stade, personne ne fait la fine bouche. Dean se repousse de l'étreinte et s'éclipse vers les sous-sol pour retrouver son frère au chevet de Cas. Il entre dans la pièce et contemple le corps de son ange inerte sur un drap blanc couvert d'une couverture en laine. Son cœur se serre. C'est lui qui devrait être à sa place. Lucifer aurait dû périr avant de faire du mal.
- Son état est stable, Garth a pu stopper l'hémorragie mais… il n'a pas su me dire si il se réveillera aujourd'hui ou non. Nous manquons de médecins dans ce bunker.
- Linda aurait été utile.
Sam hoche la tête en se levant pour laisser sa place à son aîné. Dean la prend en ne quittant pas Cas du regard.
- Je vais t'apporter une assiette. Tu devrais prendre une douche, Dean.
Dean baisse les yeux vers son torse. Il est envahi de sang, de morceaux de cervelles et d'autres substances plus répugnantes. Il soupire et se frotte les yeux, las.
- J'irais, Sammy. Laisse moi juste le temps de souffler et de…
- Prends le temps qu'il te faut.
Sur ces mots, Sam disparaît et ferme la porte. Dean se laisse aller et il accepte de lâcher quelques larmes en solitaire. Ses mains encerclent celle de son ange et il serre sa poigne.
- Tu peux.. Tu peux pas m'abandonner Cas. Pas après que tu m'ais dit que tu aurais aimé être à la place de ses meufs. Cas. J't'en prie. J'saurais me faire pardonner !
Il ricane en se frottant le visage d'une main.
- Tu sais, depuis qu'on est arrivé dans ce bunker, mes sentiments pour toi se sont.. multipliés alors… Ouais, tu sais, Dean le pur machiste raide dingue d'un mec, t'y crois à ça ? C'est pourtant le cas...
Une fine goutte tombe sur le lit et Dean essuie, d'un revers de main, ses joues.
- J'suis vraiment désolé d'avoir joué au con entre les cuisses de ces meufs, Cas. Mon but n'avait pas été de te faire du mal, c'était surtout pour que je me retrouve. J'avais besoin de me confirmer que c'était toi que je voulais...
Il amène la main froide et inerte de Cas à ses lèvres et y dépose un baiser avant de noyer son nez dans la peau douce.
- J'aurais pu le faire qu'avec Lisa mais… Vaut mieux être fixé à deux, non ? Sur le moment, j'ai cru que c'était une putain de bonne idée.
Il embrasse la paume à nouveau alors qu'une nouvelle larme s'insère au coin de son œil.
- J'le savais que tu avais des sentiments pour moi, j'l'ai su à Rockville et, tout s'est confirmé dans ce labo. Tu te souviens des premiers jours ?
Il rit en se souvenant tout en baisant les longs doigts graciles.
- T'étais tellement nul au billard ! Il a fallu que j'te montre comment manier la queue… J'avais eu terriblement chaud à ce moment. Putain, sentir ton cul sur mon entrejambe… J'avais qu'une envie: te prendre sur cette table. Et le baby-foot ? Tu t'rappelles ?
Il se lève pour s'installer sur le lit à côté de son Cas.
- Pareil. Tu me rends fou, Cas… Même quand on s'installait juste tous les deux dans la biblio et que tu lisais un bouquin d'intello et moi des trucs de bagnoles. J't'ai dans la peau.
Il s'allonge sur le côté, tendu, il n'ose pas faire de gestes.
- Quand tu m'as dit que tu n'avais jamais mangé d'hamburger de ta vie, tu te souviens ? J'ai cru faire une attaque ! C'est le Graal pourtant ! Je t'ai promis de te faire goûter un jour, laisse moi tenir ma promesse, Cas.
Il pose sa main sur le torse devant lui et il fait de petits cercles sur cette peau pâle et douce.
- Quand ce virus est entré dans nos vies, j'voyais ça comme une intervention divine et pourtant, tu l'sais que j'suis pas croyant mais j'le pensais. J'm'étais dit que c'était un moyen de détruire les hommes "mauvais" et seuls les bons resteront en vie. Puis, j'ai perdu mon père, des amis, Jo, Ellen et… peut-être toi. Au final, c'est les bons qui partent, hein ? Zach est p'têt encore en vie, Crowley, Abamachin et Luci n'est p'têt pas mort.
Son menton se pose sur l'épaule du comateux.
- Moi, je suis simplement en vie parce que tu m'as sauvé. Est ce que ça fait de moi quelqu'un de bien ou pas ? Tu crois que je méritais d'être sauvé ? C'est marrant, depuis que nous sommes ici, j'me suis remis en question des dizaines de fois mais, au final, j'ai toujours tenu le choc parce que tu étais avec moi.
Il soupire, déposant son souffle chaud sur la joue mal rasée de son ange.
- Je sais pas si tu m'entends mais ce que je te dis… je ne te l'aurais jamais dit, Cas. J'suis pas quelqu'un de sentimental, pas même avec mon frère. C'est juste, que toi, là, étendu sur ce lit, ça me donne envie de t'avouer pleins de trucs.
Il sourit et se relève en entendant des pas dans le couloir.
- Je veux juste que tu saches que… je.. Je t'aime, Cas. Reviens moi.
Il se frotte à nouveau la joue au moment où la porte s'ouvre sur son frère.
- Pas de changement ?
- Aucun.
Il prend l'assiette que son frère lui tend et s'installe confortablement sur la chaise mit à disposition tandis que son frère s'assoit sur une petite commode.
- Tu lui as dit quoi ?
Dean secoue les épaules en s'empiffrant de frites.
- Des trucs, j'me parlais plus à moi-même. Il est inconscient, j'allais pas tenir une conversation en solitaire, il m'entend pas.
Il soupire prenant conscience que tout ce qu'il lui a dit était entré dans l'oreille d'un sourd mais ce qu'il ignore, c'est que Cas était bien présent.
Dean dribble entre son devoir de leader et son devoir d'être présent au chevet de son ange. Son frère l'aide dès qu'il en a besoin, Garth et Benny aussi. Ils avaient tous décidé, à l'unanimité, que Dean prenne les rennes du bunker. Si quelque chose se passait à l'intérieur comme à l'extérieur, c'était vers Dean que les survivants devaient se tourner. Ce dernier avait accepté parce que, oui, l'événement Lucifer avait été la goutte de trop et il était primordial que quelqu'un prenne les commandes. Lui ou un autre, quelle différence ? Ash, Bobby, Gabriel, Balthazar, Jody, Charlie et Sam faisaient partis de la haute direction et Dean leur demandait toujours leurs opinions avant de diriger. Une démocratie en quelque sorte.
Soit, depuis quelques jours, la paix régnait dans ce labo et c'était agréable. Castiel ne s'était pas encore réveillé mais Garth et Sam lui avaient dit que le plus dur était passé. Castiel allait s'en remettre.
Justement, à l'heure actuelle, il entre dans la chambre, salue Garth qui disparaît et il s'installe sur le fauteuil en embrassant la main de l'ange.
- Hey, Cas.
Il avance un peu plus le fauteuil vers le lit avant de déposer son pied gauche sur le bas de sa cuisse droite pour se mettre à l'aise.
- Tu as raté l'embrouille du siècle aujourd'hui entre Gab et Balt, de vrais chieurs ces deux là ! Pour une histoire de qui a le droit d'avoir le plus gros morceaux de steak… T'y crois ? J'ai été obligé de les départager… Des gosses !
Il pose son coude sur l'accoudoir alors que sa paume se positionne sous son menton.
- J'ai rêvé de toi, cette nuit. J't'avoue qu'au début, c'était plutôt soft, tu me demandais de t'aider entre un jean bleu foncé ou un jean au couleur beige. On partait en boite, je crois. Tu me connais, c'est vite parti en freestyle… même dans mes rêves, ça part en cacahuète.
Il rigole en se mordant la lèvre.
- Comme si le monde n'était pas assez pourri ! Fin, dans mon rêve, ça partait en queue.. Sans jeu de mots ! C'est pas la première fois que j'fais des rêves érotiques sur toi, j'crois que j'angoisse. C'est vrai, merde, j'ai jamais eu envie d'un mec avant toi.
Il sourit en pensant qu'il parle tout seul.
- Bref, c'était plutôt cool au réveil ! On s'fait un "tu te souviens" ?
Il n'attend pas de réponses même si, depuis ces derniers jours, il espère toujours entendre deux petits mots sortir de cette bouche délicate. Il réfléchit à ses souvenirs de lui et Cas, c'est devenu son rituel depuis qu'il est à ses côtés. A chaque fois, il se remémore les bons moments passés avec son ange en espérant que ce dernier s'y accroche comme sur une bouée de sauvetage. Lui aussi, ça lui permet de ne pas se laisser aller dans la dépression en quelque sorte, et puis, c'est toujours agréable de se souvenir, ça le fait rire. Et ça, il en a bien besoin.
- Tu te souviens de notre bataille d'eau dans le réfectoire ? C'était à cause de quoi déjà ?... D'une histoire de cloportes, non ? J'ai fait une référence sur ta manière de longer les murs, je crois… J'me souviens plus trop bien du détail mais, merde, je vois encore ton regard outré. T'étais à tomber, Cas.
Il étire ses bras en souriant franchement.
- Oh putain, et la fois où tu allais t'installer à table avec ton assiette et que j'ai viré ta chaise...
Il éclate de rire en posant sa main sur sa bouche.
- Tu as fini le cul par terre, assiette renversée, avec de la sauce tomate partout sur tes cheveux en pagaille ! Tu…
- J'avais fait des efforts sur ma coiffure… et tu as tout gâché..
Dean se penche vers le lit, les yeux grand ouverts sur le corps. Venait il de rêver ? Castiel sourit faiblement et Dean se laisse tomber à genoux à ses côtés, heureux.
- Hey, Cas.
Des larmes se pressent sur ses cils mais il les ignore. Cas est en vie, Cas se réveille.
- Hello, Dean.
Il prend sa main dans la sienne, son pouce caressant la peau fine, tandis que son autre main balaye les cheveux rebelles de Cas sur son front.
- Tu.. Tu n'as pas mal ? Tu veux que j'aille te chercher un truc ? J'ai de l'eau si tu veux.
Castiel ouvre un œil et son sourire ne quitte pas son beau visage.
- Je veux bien.. que tu me racontes.. la fois où.. tu es venu.. en trombe me chercher.. dans la salle de détente...
Dean pose son menton sur le bras de Cas et ses yeux, légèrement plissés de bonheur, se fixent dans ceux de l'autre.
- Hé, arrête de te moquer ! Je venais de me couper le doigt à cause d'une boîte de conserve, j'ai eu vachement mal pendant des jours !
Castiel rit en s'humectant les lèvres avant de se racler la gorge.
- Garth aurait pu te soigner.. mais non.. c'est vers moi que tu t'es tourné..
Dean sourit à Cas en caressant ses pommettes.
- Parce que c'est toi mon ange.
Le leader rougit d'embarras. C'était plus facile de se confier quand son interlocuteur était dans le coma. Pas qu'il souhaite qu'il y reparte mais.. Bon sang, ce n'est pas facile de se dévoiler, il n'avait jamais eu à le faire avant. Castiel tourne son visage vers lui et sa main se pose sur sa joue.
- J'ai.. toujours été.. heureux quand.. tu venais vers moi.. Même pour une.. broutille, Dean.
Ce dernier prend la main de sur son visage et l'embrasse avec douceur, son cœur se pinçant. Il aurait pu le perdre, nom de dieu !
- Si tu savais.. Si tu savais comme je suis heureux de te savoir sain et sauf, Cas. C'était pas facile ces derniers jours sans toi.
- Je suis là, maintenant.
Oh oui, Cas était là, à présent et Dean n'allait pas le laisser souffler une seule seconde, il allait s'accrocher à lui comme une ventouse. Castiel risquait de l'avoir dans ses pattes 24h sur 24 !
- Ne m'abandonne pas, Cas. Sans toi… Sans toi, je suis rien.
L'intéressé sourit simplement avant de fermer les yeux. A cet instant, Dean cesse de bouger, ses pupilles dévorant les lèvres devant lui. Il le fait, il le fait pas ? Vite, avant que Cas ne s'endorme, c'est l'occasion rêvée ! Il se penche un peu, son ange a toujours les yeux fermés, et il se lance, son cœur battant à vive allure. Ses lèvres se posent sur celles de Cas et c'est l'effusion. Tous ses sentiments pour cet homme se transmettent dans ce geste, il est fou de lui. Son baiser est, d'abord, chaste, incertain, maladroit, mais, très vite, il devient plus fougueux, incandescent, impatient parce que son ange vient d'y répondre. Ses lèvres sont douces, pleines. Magiques. Dean met fin au baiser, pas par envie mais parce que Cas est en plein rétablissement et s'il avait continué, il n'aurait jamais réussi à se contrôler. Jamais. Il pose son front sur celui de son partenaire, en se remémorant le baiser encore et encore.
- Toi non plus, Dean, ne m'abandonne pas..
L'interpellé ouvre les yeux mais Castiel semblait sur le point de rejoindre Morphée. Il dépose ses lèvres sur son front avant de s'éloigner.
- Jamais, Cas. Jamais.
Et ça y est, enfin ! Il a fallu que notre Cas d'amour soit sur le point de mourir pour que Dean prenne son courage à deux mains. Quel énergumène celui-là !
Bref, chapitre centré sur la relation Cas/Dean, pas de drama pour ce chapitre ;). (Un peu de repos ne fait pas de mal, hein ?)
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