Me revoilà ! Alors il me semble que vous avez appréciez le chapitre précédent, alors j'espère qu'il en sera de même pour celui-ci.
Comme toujours les réponses aux reviews des non-inscrits sont sur le blog.
Je fais vite, je manque de temps, alors bonne lecture et rendez-vous en fin de chapitre pour ceux qui iront au bout !
Maître et Commandant
EDWARD POV
"Heat of blood makes young people change their inclinations often, and habit makes old ones keep to theirs a great while."-Francois de La Rochefoucauld.
J'ai fermé la porte de mon appartement en rentrant de ma livraison de roses orange au dortoir de Bella. Il était encore très tôt alors je savais qu'elle ne les aurait pas avant quelques heures.
Je me suis juste assis dans le fauteuil de mon bureau, jubilant.
J'avais gagné cette guerre et c'était complètement pathétique de son point de vue. Je l'avais joué facilement et il n'y avait rien qu'elle ne puisse faire à ce sujet. J'avais sorti le grand jeu, ne m'épargnant aucune dépense pour montrer à Bella que je n'étais pas une bite.
J'avais vraiment appelé Bella avec Rose à mes cotés, mais comme elle ne m'aidait pas je m'étais débarrassé d'elle. Après que Bella m'ait rejeté la première fois au téléphone, j'ai été implacable. Elle tomberait, parce que je ne lâcherais pas. Quand elle a finalement prit mon appel dans la soirée, j'étais plus que déterminé à la séduire parce que je ne pouvais pas perdre.
J'avais beaucoup de recherches cette nuit là pour lui prouver que j'étais sérieux. J'avais trouvé un site qui décrivait tout sur les roses et leurs différentes couleurs. C'était une découverte surprenante que je ne pouvais pas laisser passer. J'avais commandé deux douzaines de roses jaunes pour Bella et les avaient apportés moi-même à son dortoir. J'avais payé le gardien de nuit pour connaitre dans quelle chambre elle se trouvait et il les avait déposé lui-même parce qu'il ne voulait pas me laisser entrer.
Je pensais que je l'avais conquise par ce geste simple mais j'aurais du mieux la connaitre. La plupart des femmes m'auraient déjà sauté dessus mais elle me fit une excuse à propos d'avoir un examen le jour suivant. Elle semblait dire la vérité alors je lui ai accordé un sursis mais cela signifiait que je devais travailler plus dur le jour d'après. Je ne l'ai pas appelé mais j'ai juste encore envoyé des roses jaunes le lendemain matin.
Elles étaient toutes accompagnées d'une note sournoise que j'avais inventée, mais ce n'était pas le sujet. Je voulais qu'elle voie que j'essayais. Mêmes si je savais que ce n'était qu'un début, Bella semblait s'imprégner de mes signes romantiques et je savais que j'étais proche de la faire craquer.
Elle m'a finalement rappelé et accepté mon invitation à diner, et la planification réelle a commencée. J'ai décidé que je devais faire quelque chose qui la marquerait. Je ne voulais pas être comparé à un certain gamin de l'université qui ne savais pas se qu'il faisait alors j'ai créé un rendez-vous qu'elle ne pourrait pas oublier.
J'ai décidé de l'inviter sur mon bateau, sur lequel je n'avais pas mit les pieds depuis des années. J'ai embauché un équipage complet pour nous servir et alors il ne me restait plus qu'à attendre que Bella tombe dans mes filets.
Mais tout au long du rendez-vous quelque chose a changé en moi.
Elle me combattait, c'était une évidence, mais mon but final a changé alors que nous étions en train de diner sur ce bateau. Il ne s'agissait plus seulement de la mettre dans mon lit parce que ça semblait trop trash. Bella n'était pas comme ça. Ne vous méprenez pas, j'avais encore en tête de la baiser mais je ne voulais pas qu'elle pense que j'étais juste là pour toucher son corps.
C'était comme si Bella était mieux que ça et que je devais la traiter avec plus de respect.
C'est alors que j'ai su que j'étais en difficulté. Je n'avais jamais eu ce sentiment à l'égard d'une femme de toute ma vie, alors c'était comme des eaux inexplorées pour moi, mais j'ai joué pour le mieux. J'ai réalisé que j'étais en train de parler avec Bella, sans mettre un masque et je laissais quelque peu tomber ma garde.
J'ai senti quelque part au fond de mon esprit que j'aimais bien Bella. Je l'appréciais vraiment et pas d'un point de vu sexuel. C'était une femme qui pouvait me tenir tête et conduire une conversation avec moi, c'était comme si c'était programmé dans notre sang. Nous avons parlé comme si nous étions de vieux amis de collège.
Je décidais de juste laisser les cartes tomber là où elles pouvaient quand j'ai reconduit Bella à son dortoir.
Je la laisserais prendre les initiatives sexuelles et je ne la pousserais pas comme je l'avais voulu initialement. Pour moi c'était encore un jeu et je planifiais de le gagner mais ce n'était pas mal de passer un peu plus de temps avec elle ? Non, ça ne l'était pas si je pouvais profiter de mon temps pendant que je le pouvais. J'imaginais qu'après avoir baisé l'attrait se dissiperait alors je n'étais pas pressé de me débarrasser d'elle.
Sur un coup de tête, quand je l'ai déposé, j'ai décidais de me jeter à l'eau. Je l'ai embrassé et dans un monde où j'ai toujours été le prédateur, je me suis soudainement senti comme la proie contre ses lèvres. La façon dont elle a agrippé mes cheveux et le gout de sa langue était assez pour m'exciter. Si je n'avais pas eu de classe, je l'aurais prise là, sur le trottoir. Elle était si sexy et elle ne le savait même pas. C'était la chose la plus intrigante à son sujet.
Passer du temps avec Bella était subitement passé d'une corvée à un désire.
Bien sur cela ne signifiait pas que je n'avais pas de besoin. Cette nuit là, j'appelais une de mes filles favorites pour que je puisse me libérer mais ce n'était pas étonnamment agréable. Elle était partie une heure après avoir mit un pied dans mon appartement et je me suis assis sur mon canapé, fumant un cigare, avec une libido qui faisait rage et qui ne s'était pas calmée depuis que j'avais rencontré Bella. Je savais que je ne serais jamais vraiment rassasié jusqu'à ce que je l'aie.
Je décidais d'être juste avec Bella et de ne pas penser à l'avoir. Quand elle serait prête, elle pourrait me le dire et alors l'expérience n'en serait que meilleure. Le seul problème était que je n'avais jamais fait ça avant. Je n'avais pas d'ami qui soit des filles. Est-ce que c'était ce que nous étions, des amis ?
Les amis ne s'embrassaient pas comme nous l'avions fait la nuit dernière. Les amis ne fantasmaient pas l'un sur l'autre.
Ca me posait un problème. Je n'avais jamais voulu passer du temps avec une femme en dehors d'un lit mais les sirènes de Bella étaient trop fortes pour moi pour être ignorées.
Je décidais de garder mon attitude romantique. Si rien d'autre, je pouvais au moins lui montrer que je n'étais pas un âne complet comme je l'avais été les fois précédentes où nous nous étions rencontrés. Quelque chose en moi voulait lui faire voir que je pouvais être gentil, même si je ne l'étais pas habituellement. Je n'avais jamais agit de cette façon envers une femme et c'était légèrement énervant mais j'ai juste décidé de ne pas lutter contre ça. Être romantique allait certainement me faire avoir la meilleure baise de ma vie alors j'allais le faire.
Après avoir déposé les roses de Bella ce matin, je suis revenu à mon immeuble et me suis entrainé dans la salle de gym pendant deux bonnes heures pour bruler la frustration dans mon corps. Ensuite, je suis retourné à mon pentahouse pour me doucher, me raser et boire une tasse de café. Une fois fait, il était neuf heures. Bella devrait appeler dans une seconde.
Je tapais mes doigts en rythme sur le plan de travail en granit de la cuisine avec mon téléphone cellulaire à coté de moi.
J'ai attendu en regardant juste la chose pendant une demi-heure. Je débattais pour savoir si j'allais l'appeler ou non. J'avais fait le premier pas, c'était à son tour maintenant.
Une forte sonnerie a retentit dans la pièce et un sourire narquois est apparu sur mes lèvres. J'ai attendu un peu pour ne pas paraitre trop pressé.
« Salut, » ai-je répondu.
« Salut. » La douce voix de Bella est venue de l'autre coté.
« Je me demandais quand j'allais entendre parler de toi. » Et je me suis rendu compte que j'étais réellement heureux de l'entendre.
« J'ai du trouver comment remercier un certain homme de m'avoir envoyé les plus belles roses… encore une fois. »
« Vraiment ? Plus de concurrence en face ? »
« Si. Tu pourrais en avoir besoin pour le facteur romantique. » Il y eu quelques secondes de silence avant qu'elle ne reprenne, « j'ai regardé la signification des roses oranges. »
« Et qu'est-ce que ça signifie ? »
« Désire et passion, » répondit-elle simplement.
« Peux-tu me blâmer d' agir comme ça ? Tu étais absolument stupéfiante hier soir et c'est tout ce que je pouvais faire pour ne pas… » Je ne pouvais même pas finir cette phrase.
« Merci. Cela signifie beaucoup venant d'un homme qui a probablement couché avec un millier de femmes dans sa vie. »
Je me suis soudain senti honteux de mon numéro, pensait-elle que j'étais un salop ?
« Euh… bien restons sur le coté sympa des choses. » Je décidais de ne pas me cacher derrière mes péchés.
« Bon, j'appelais juste pour dire merci pour les fleurs. »
« Il n'y a pas de quoi. Compte sur d'autre bientôt.»
« Je pense que tu devrais arrêter avec les cadeaux. Je ne suis pas une grande fan. »
« Vraiment ? » Ca me surprenait. Toutes les femmes aimaient les cadeaux couteux et je lui avais juste donné des fleurs. Qu'est-ce qu'elle aurait pensé si je lui avais offert tout ce que j'avais ?
« Oui vraiment. Je déteste que les gens dépensent de l'argent pour moi. »
« Il va falloir t'y habituer. »
« M'y habituer ? Tu fais sonner ça comme si tu essayais de me faire la cour. »
« Pour le moment, » ai-je dit, essayant de ne pas révéler mon véritable objectif qui était juste de la baiser, « est-ce que je peux t'inviter à diner ce soir ? »
« Je suppose. »
« Tu suppose ? Ca ne semble pas très prometteur. »
« Et bien, si je me souviens, tu m'as dit que tu m'appellerais. »
« Maintenant tu joue sur la sémantique, » ai-je plaisanté.
« Peut-être que je devrais t'inviter moi ? »
« Absolument pas. Je suis le seul à séduire. Tu te souviens ? »
« Je suppose, » répliqua-t-elle, et j'aurais presque pu voir son haussement d'épaules. Elle avait un ton moqueur et nonchalant et je savais qu'elle avait envie de rire de notre échange.
« Ca te plait n'est-ce pas ? »
« Si tu me demande si j'aime te regardais te tortiller, alors oui. »
« J'aimerais aussi te voir te tortiller Bella, ne l'oublie pas. » J'essayais de la prévenir. J'essayais de lui faire connaitre le fond de ma pensée, parce que si ça ne se terminait pas comme elle le voulait, ça serait de sa faute.
« Je sais ce que tu veux Edward mais tu as encore du travail à faire. »
« Alors je vais faire passer mon jeu à la vitesse supérieur, » ai-je rit.
« Hier soir était fantastique, merci. »
« C'était un plaisir. Alors, pour le diner de ce soir ? »
« Bien sur, pouvons nous aller au Carmel? J'ai besoin de me racheter de cette catastrophe horrible et Alice me harcèle pour y aller pour faire ses excuses à Jasper. »
« Cela me donnerait quelques bons points auprès de lui. Il m'a parlé d'elle. »
« Je te vois là-bas ? »
« Je ne peux pas passer te prendre ? »
« Je tiens à rester vivante et ta conduite est pour le moins suspecte. Je ne peux pas risquer ma vie comme ça encore une fois. »
Je ris, « ok alors, Beauté. Je te vois à sept heures au Carmel. »
« Ca ressemble à un plan. »
« Fait juste en sorte d'être aussi incroyable que d'habitude. »
« Je ferais ce que je peux. »
« Salut, Beauté. »
« Salut, toi-même. »
Nous avons raccroché et je sentis un certain calme me traverser.
J'ai essayé d'ignorer le rebond de ma démarche toute la journée alors que je traitais mes affaires.
Je n'avais pas grand-chose à faire, si ce n'est descendre vers les quais et passer en revue un transport de cocaïne qui était stocké dans de la préparation pour bébé car il avait dut passer la frontière en provenance du Mexique. Je sais que cela pouvait paraitre étrange mais le trafic de drogues n'était pas aussi flashy que dans les films. Il y avait une centaine de façons de faire entrer de la drogue dans le pays et la nourriture pour bébé en était une très simple.
Les formules pour bébé étaient assez épaisses pour masquer l'odeur de la cocaïne aux chiens des douaniers et étaient assez faciles à dissoudre pour récupérer notre produit. Bien sur nous devions faire attention que nos expéditions ne se mélangent pas avec les formules normales, mais pour l'instant nous n'avions jamais eu de problème.
Je suis essentiellement resté sur les quais à regarder les gars décharger la marchandise qui venait juste d'arriver et vérifiais les caisses. Elles ont été cachées dans un entrepôt où les « scientifiques » de mon père feraient le reste.
Je rentrais à la maison dans la journée, toujours sur la bonne note du matin et je sentais le besoin de faire quelque chose, alors j'ai nettoyé. Habituellement, je ne ressentais pas le besoin de faire le ménage mais j'étais nerveux pour je ne sais quelle raison.
J'ai récuré les toilettes, la douches, le lavabo, qui étaient déjà impeccable mais les microbes sont des enculés de leur mère sournois et ils pouvaient se cacher de notre vue. Je me suis assuré que tout était en ordre dans mon bureau et j'eu le besoin soudain de réorganiser ma collection de CD, ce qui pris des heures. Au moment où je levais les yeux, il était six heures trente, et je ressemblais à un lycéen quand je me suis levé du canapé pour sortir.
Je décidais de marcher jusqu'au Carmel puisqu'il était proche et j'ai alors réalisé que je n'étais pas très loin de Northwestern. C'était à l'extérieur de la ville mais si près que je pourrais aller au dortoir de Bella à pied en dix ou quinze minutes facilement.
Je mis mes mains dans mes poches et flânais dans les rues bondées de Chicago alors que je regardais autour de moi, derrière mes lunettes de soleil. J'eus quelques regards lubriques de quelques filles incroyablement chaudes mais la semaine passée, j'avais découvert qu'elles n'exerçaient aucune fascination sur moi. Pas tant que je n'aurais pas conquis Bella, après je pourrais revenir sur le train de la domination du monde.
J'atteins le Carmel juste à l'heure et j'attendis quelques minutes avant de voir un taxi déposer Bella suivit d'Alice, mais je ne remarquais pas cette dernière.
Bella était habillée de façon décontractée avec un beau jeans foncé qui étreignait ses putains de longues jambes et d'un corsage blanc moulant mais qui n'était pas obscène. Ses cheveux tombaient sur ses épaules avec de douces boucles et elle avait les mêmes chaussures blanches que la veille, celles sur lesquelles j'avais fantasmé ce matin, quand j'étais dans la douche. Ce soir, elle avait une fleur orange dans les cheveux qui était en concurrence avec sa beauté. Elle semblait… lumineuse.
Elle approcha avec prudence, un sourire en coin et Alice bondit à coté d'elle avec une quantité d'énergie apparemment inépuisable.
« Salut, je suis désolée pour la semaine dernière. Je viens juste présenter mes excuses, » commença-t-elle, « je suis Alice. » Elle me tendit la main.
J'étais sur le point de dire quelque chose mais elle me coupa, « je sais que tu pense probablement que je suis une folle mais je ne le suis pas, je le jure. J'essayais juste d'aider mon amie et je sais que le Taser était un peu trop. Est-ce que Jasper est à l'intérieur ? J'ai besoin de le voir. » Elle sauta vers la porte, alors que j'avais toujours la bouche ouverte, « joli costume à propos, » dit-elle avant d'entrer à l'intérieur.
« Elle ne s'arrête jamais. » Bella approcha avec ses lèvres tremblantes de rire.
« Waouh, je me sens comme si j'avais besoin d'une sieste maintenant. »
« Bienvenu dans ma vie. » Elle leva les yeux.
Je me suis penchais pour la gouter mais j'ai alors pensé à ce qu'un gentleman ferait dans cette situation. Bien sure avec mon esprit beau parleur, la première chose que me vint fut de citer Shakespeare, « puis-je accorder à vos lèvres un baiser… ? »
« … un baiser de miel, de vin ou de sang ? » continua-t-elle et dire que j'étais impressionné serait un euphémisme.
Je ne pu pas m'empêcher de fusionner nos lèvres ensemble, ma main sur le bas de son dos, la poussant vers moi.
Juste comme hier soir, ses mains sont allées dans mes cheveux, causant un grognement dans le fond de ma gorge et son corps semblait se mouler contre le mien. Nos lèvres s'ouvrirent ensemble pour que nos langues se trouvent. Une secousse électrique traversa mon corps mais je n'étais pas contre cette sensation de picotement.
« Edward, nous devons arrêter. » Bella baissa la tête mettant ainsi fin à notre baiser.
« Je suis désolé. C'était grossier ? »
« Non, c'était bien. Mais des gens nous regardent, » chuchota-t-elle et ses yeux se déplacèrent vers une espèce de pervers qui fumait sa cigarette juste au coin.
« Allons à l'intérieur. » J'ouvris la porte pour elle et je fronçais les sourcils vers l'homme qui me faisait un signe, « vas te faire enculer.» Je le dis suffisamment fort pour qu'il l'entende mais pas Bella, alors que je rentrais à l'intérieur.
Le personnel me connaissait et une hôtesse nous conduisit à ma table habituelle près de la cascade, à la même place où j'étais assis quand j'avais rencontré Bella face à son destin.
Elle se glissa sur la banquette à l'opposé de moi et je déboutonnais ma veste en m'asseyant.
« Alors, comment était ta journée ? » Ai-je demandé en posant mes mains sur la table.
« Bonne. J'ai eu cent sur cent à un test que j'ai passé la semaine dernière alors je suis plutôt contente. » Elle sourit, « tu es très élégant à propos. »
« Toi aussi, mais quand est-ce que tu ne l'es pas ? » ai-je dit.
« Vrai. C'est une malédiction, » dit-elle avec arrogance, mais elle plaisantait juste.
Nous avons commandé quelques sushis et du saké. Pendant que nous attendions notre repas, je notais que Jasper et Alice étaient assis dans un coin, à une autre table, en train de rire comme de vieux amis.
Bella et moi avons parlé de tout et de rien en même temps. Je devais me rappeler que j'étais un ennuyeux agent immobilier de vingt-cinq ans mais à plusieurs occasions j'ai un peu débordé mais je suppose que cela faisait partie de mon charme. Bella me donnait l'impression que je pourrais parler tout le temps et ça n'était jamais arrivé.
Elle était plus jeune que je ne l'étais, vingt-et-un ans, mais c'était seulement quatre ans. Ce n'était pas top mauvais. Malgré ça, j'aurais pu jurer que je parlais avec quelqu'un de trente ans. Elle semblait si sage et mure, aucun rapport avec les autres filles que j'avais rencontré.
« Alors, quel est ton secret ? » Bella se pencha alors que nous buvions du vin une fois notre repas terminé.
« Quel secret ? »
« Je ne sais pas, tu semble juste si mystérieux et je ne peux pas mettre le doigt dessus… »
« Désolé. Je suis un livre fermé, » ai-je plaisanté.
Elle bougea ses jambes sous la table et effleura une des miennes, je levais un sourcil.
« Ne te fais pas d'idée. » Elle me remit en place.
« Es-tu l'une de ces filles qui respectent un délai avant d'avoir finalement des rapports sexuels ? »
« Tu es si sûr de toi. »
« Oh aller, toi et moi savons tout les deux se qui va se passer. Je peux sentir cette tension dans nos corps, » ai-je chuchoté, humblement.
Elle frissonna quand j'ai frotté ma jambe contre la sienne, « quoi qu'il en soit, j'ai des règles et je ne pense pas que tu souhaite avoir n'importe quelle relation avec moi, alors… »
« Alors… quoi ? » l'ai-je incité à poursuivre.
« Tu vas devoir attendre jusqu'à se que je te dise que tu es prêt. »
« Jusqu'à ce que tu dise ? C'est chic. »
« Tu es l'un de ces hommes qui ont l'habitude d'avoir tout ce qu'ils veulent mais tu ne m'aura pas facilement. »
« Comme si je ne le savais pas. J'ai tout essayé avec toi. »
« Je sais et c'était très amusant de te regarder faire. »
« Ramer pour toi ? Je suis prêt à le faire, » ai-je dit sérieusement.
Elle me regarda avec un regard pénétrant pendant une seconde et prit une gorgée de vin, paresseusement.
Notre rendez-vous se termina deux heures plus tard et nous avons pratiquement fermé le restaurant. Bella se plaignait de ne pas pouvoir marcher avec ses talons, alors j'ai hélé un taxi et je la fis monter à l'arrière juste après un long baiser qui me coupa le souffle. Elle me sourit, puis me laissa seul sur le trottoir.
Je marchais lentement vers chez moi en pensant à comment cette fille était juste en train de jouer avec moi comme si j'étais sa marionnette. Je pensais que j'étais le maître et le commandant de tout ça mais visiblement elle avait le contrôle. Je voulais la laisser faire parce que je voulais juste être à l'intérieur d'elle. C'était mon but et je devais le garder en tête.
Je lendemain matin, je déposais un autre bouquet de roses oranges, qui signifiaient la même chose que la veille. Pendant toute la journée, je cherchais ce que je pourrais prévoir pour un autre rendez-vous. Elle avait de nombreux cours, alors au lieu de diner, je lui ai apporté un déjeuner que nous avons mangé sur l'herbe à proximité de son dortoir.
Je n'avais jamais était plus relaxé de toute ma vie et je me suis rapidement rendu compte qu'elle me faisait baisser ma garde. Ca, je n'aimais pas, mais je ne pouvais pas l'en empêcher.
Elle m'a lu La Jungle alors qu'elle était allongée sur le gazon et j'eu le besoin urgent de me poser à coté d'elle, sans rien faire de sexuel, alors c'est ce que j'ai fait. J'ai juste regardé ses lèvres bougeaient autour des mots, j'ai regardais ses doigts tournaient les pages, j'ai vu ses cheveux virevolter sous la brise et quelque chose à changé en moi… encore.
Qui était cette fille ?
Je retournais à la maison après le déjeuner et elle ne pouvait pas venir diner parce qu'elle devait étudier alors j'ai passé la soirée seul à manger une pizza grasse que j'ai éliminé dans la salle de sport par la suite.
Le matin suivant j'ai emmené un énorme vase de fleurs roses pales et foncées à son dortoir où je les ai laissés comme je le faisais tous les matins. J'avais découvert que le rose était une bonne façon de décrire Bella en termes de couleur.
Les roses symbolisaient la noblesse, la féminité, l'élégance et le raffinement, et les roses rose avaient également d'autres significations en fonction de leurs teintes. Un rose profond transmettait la gratitude et l'appréciation, alors que les nuances pales connotaient la grâce et la douceur, l'admiration et le bonheur. Les deux, sombre et claire, étaitent parfaites pour Bella.
Le soir suivant nous avons de nouveau diné au Carmel, et elle sourit tout le temps, me laissant espérer que j'étais proche de mon objectif final et je pensais que ce soir allait être le grand soir. Cela avait été une semaine de rien, mais romantique.
J'avais joué toutes mes cartes en lui envoyant des fleurs, en l'invitant dans de beaux endroits, lui montrant mon putain de yacht que je n'avais jamais montré à personne et soit elle craquait ou je craquait mais dans tout les cas j'avais besoin de m'envoyer en l'air.
Nous avons mangé lentement et les choses semblaient couler naturelles entre nous, d'une manière que je n'avais pas ressentie depuis longtemps.
« Alors, et maintenant ? » demanda Bella alors que nous sortions dans la nuit après avoir mangé.
« Peux-tu marcher ? » J'ai désigné ses talons.
« Je vais bien, » dit-elle et nous avons gardé un rythme lent alors que nous traversions Grant Park, en passant devant la tristement célèbre fontaine de notre deuxième rencontre.
« Je pensais que tu étais un connard, » dit-elle soudainement, « je pense encore que tu es un connard ». Elle me poussa avec son petit corps.
« Alors pourquoi étais-tu d'accord pour sortir avec moi ? »
« Crois le ou non, en quelque sorte, je t'aime bien. Contre toute attente. »
« Tu m'aime bien ? » ai-je demandé, dramatique.
« Ne te flatte pas. Je dis simplement que si je devais être avec quelqu'un, tu serais la bonne personne pour m'amuser. »
Elle ne réalisait pas que j'étais en train de l'emmener vers mon appartement mais c'était le plan sur lequel je travaillais. Nous avons doucement fait notre chemin à travers les rues, vers chez moi. Je devais juste garder une attitude indifférente et pondérée sur le visage.
« Je ne suis pas une si bonne personne, Bella, » ai-je dit sincèrement.
« Je peux dire que tu n'es… pas si mauvais que ça. »
« Et bien merci. »
Nous avons continué pendant quinze bonnes minutes, ne parlant pas vraiment mais juste à profiter l'un de l'autre.
« M'emmènes-tu dans ta tanière ? » Bella leva un sourcil vers moi.
Je ne savais pas vraiment quoi dire alors je lui ai juste souris quand nous nous sommes arrêtés de marcher. Je pouvais voir la façade de mon immeuble derrière elle et elle croisa les bras sur sa poitrine.
« Je ne suis pas stupide, Edward. » Elle se mit sur la pointe des pieds pour me donner un court mais puissant baiser, « est-ce que je peux entrer ? »
« Je ne peux pas te refuser ce que tu veux. » J'ai souris d'un air satisfait.
J'ouvris la porte pour elle et elle entra dans le building avec l'air de jubiler.
C'était en passe de devenir une nuit d'enfer.
Snarf ! Que personne ne me frappe j'y suis pour rien moi si le chapitre s'arrête là ! Je ne suis que la traductrice! Alors si vous avez des réclamations c'est johnnyboy7 le responsable ! Bon il n'emêche la question reste entière mais que va-t-il se passer ?
Le prochain chapitre arrive dès que possible mais il est un peu long mais je fais mon maximum. Alors les encouragements sont les bienvenus.
Et pour ceux que ça interessent, un extrait est posté sur le blog (lien dans mon profil)...
A bientôt, Lilou
