Bonjour à vous.
Aujourd'hui je n'ai pas oublié et j'arrive donc pour poster le nouveau chapitre de l'acte II. En espérant qu'il vous plaira. Cette semaine, je n'ai rien à dire d'essentiel donc les habituelles recommandations.
Rating: K+
Pairing: ZoLaw
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas.
Note: Il est probable que les personnages deviennent OOC, voulu ou non, cela aide au bon fonctionnement de la fiction et à son bon déroulement.
Entre Flashback et présent, j'espère ne pas vous perdre. Sinon:
- Le présent est écrit de façon normal et entre " OoOoO ".
- Le passé quant à lui sera en italique.
Bonne Lecture.
Bonne entente.
_ Est-ce que Luffy-sama t'as déjà donné une mission !? Demande Ban.
_ Non, pas pour l'instant. Marmonne Law dans un langage audible.
_ Dans deux jours, je vais au village voisin avec mon capitaine. Y paraitrait que des tueurs à gages terrorisent les villageois. …J'espère que nos adversaires seront forts !
Sans savoir pourquoi –pour une raison qu'il ignore puisqu'il ne connait pas les « préférences » du vert-, Law a presque l'impression d'entendre le Roronoa.
Cette façon de sourire pour une bagarre difficile et d'égayer sa voix à la pensée d'un adversaire farouche, fait dire à cet ébène que Ban et le sabreur se ressemblent.
Continuant d'observer ce blanc qui joue avec ce chat arrivé il y a peu, Trafalgar s'assoit non loin de là –sur une sorte de banc en pierre- et attend.
Hier, sa nuit a été bonne –si l'on puits dire- et s'il s'est levé au aurore comme d'habitude, son visage à moins les marques de fatiguent même si les cernes qu'ils portent lui donne un certain charme.
_ Tu veux venir avec nous !? 'Fin faudrait d'abord demander l'autorisation mais j'pense que ça pourrait être possible. T'en penses quoi !? Ça t'intéresse !?
_ De quoi parlez-vous !?
Derrière eux, un blond avec un kiseru sur le bord des lèvres. Saluant silencieusement le nouveau venu, le noiraud ne fait rien de plus et attend de voir la suite des événements.
Sanji se pose non loin de lui et soufflant un nuage de fumé blanchâtre, il fixe son commis dans l'attente d'une réponse.
_ J'lui demandais s'il voulait venir avec nous. Pourquoi !?
_ Très sincèrement Law, ne les accompagne pas. Tu vas devoir les surveiller en permanence. L'un parce qu'il n'a aucun sens de l'orientation, l'autre parce qu'il est hyperactif et impatient.
_ Je t'emmerde, blondinet.
_ Je n'allais de toute façon pas m'imposer et puis, je préfère continuer ma rééducation. Ça sera pour une prochaine fois, Second-ya~.
Le « Second » s'étonne de ce surnom donné pour lui-même et se relevant une fois le chat disparu, il vole la pipe des lèvres de Sanji pour en tirer une bouffée et entendre le blond jurer.
Observant les deux se battre gentiment –ou pas-, Trafalgar joue avec son katana jusqu'à ce qu'une ombre se pose sur lui, même s'il n'a le temps de l'examiner.
D'autres questions sont posées et une petite bagarre s'amorce.
_ Arrête de voler mes affaires, abruti. …Bon Law, tu veux venir déjeuner avec nous ou non !?
_ Je n'ai pas réellement faim mais, merci de l'invitation.
Une frappe se fait sur l'épaule du cook et le poussant à rejoindre la cuisine, Ban se fait répondre d'un coup de poing sur son omoplate et la suite de l'histoire se tait à l'intérieur de la pièce atteinte.
De nouveau seul dans ce petit coin isolé, il oubli l'ombre précédemment vu et baisse son visage redevenu ce qu'il était peu de temps avant l'arrivée des deux cuistots.
Son cœur toujours aussi serré, il ne comprend même pas ce qui peut lui faire autant de mal. Jouant avec son sabre, il le garde entre ses mains plus pour se rassurer que pour l'utiliser.
Ça tangue dans sa tête et quoi qu'il puisse faire et où il puisse être, il se sent seul. …Il l'a toujours été mais, il ne sait jamais habitué à cette solitude qui le ronge un peu plus chaque jour.
Elle ne fait plus réellement mal, elle se manifeste seulement trop et lui donne ce désespoir de n'être rien.
Ses prunelles grises vagabondes dans le vide et ressassant ses pensées plus sombres qu'à l'ordinaire, il rêve d'une journée tranquille et sans tourment.
Cessant son geste, ses aciers revivent son passé en permanence, peut-être est-ce cela la cause de son regard sombre et sans reflet. Quoiqu'il en soit, il ne fait pas attention à cette personne près de lui maintenant et continue de se forger cette carapace épaisse et remplie d'ombre.
Elle seule le soigne quand il en a besoin ou quand toutes ses défenses ont été brisées.
Observant ce noiraud perdu –déconnecté de la réalité-, le vert ne se doute pas une seconde des pensées lugubres de celui-ci. …Il ne sait pas, à quel point il peut être tourmenté et menacé.
Penchant légèrement son visage pour comprendre ce qui peut bien se passer dans la tête de son cadet, le Roronoa rattrape très vite sa main qui allait embêter ce noiraud.
C'est vrai, il aimerait peut-être le comprendre, l'entendre se confier un peu plus et le voir moins sombre mais, il ne sait pas si c'est possible. Il ne sait pas si cet ébène en est capable ou même lui.
Tout ce qu'il sait, c'est qu'il ne le déteste pas malgré ces répliques énervantes ou ces gestes hautains. Il sait aussi, qu'il veut obéir à son seigneur mais pour de mauvaises raisons, parce qu'ainsi il trouve un prétexte à le côtoyer sans se justifier.
Puis oubliant, il pose l'une de ses mains sur les mèches de jais et tourne ce visage vers le sien.
Un émeraude rencontre une nouvelle fois des prunelles grises et pour la énième fois aujourd'hui, ils communiquent entre eux. Silencieusement, dans un calme blanc.
Ne voulant pas rompre cet instant, le vert ne propose qu'un rictus en signe d'explication. Peut-être réconfortant, peut-être moqueur, peut-être apaisant ou simplement pour consoler.
Quoiqu'il en soit, cela fonctionne un peu puisque Law bouge enfin et retire cette large main de son crâne devenu quelque peu chaud.
Puis posant silencieusement une question, étrangement Zoro le comprend et hausse la voix. Juste un peu, …pour être entendu.
_ A cette heure-ci, c'est l'heure de mon verre de saké. …Est-ce que les deux autres t'embêtaient !?
_ Tu ressembles au cliché des samouraïs qu'il y a dans les parchemins, les imbéciles que je déteste. …Ils me proposaient simplement de déjeuner, ce que j'ai refusé.
Bougonnant de cette première réplique, le bretteur se retient de frapper et laisse son œil dévisager la petite porte à présent fermée.
Pourquoi refuser un repas !? Certes il ne va pas vendre les mérites du cook doré mais, la nourriture qu'il propose n'est pas mauvaise alors…, pourquoi refuser !? Il devrait manger, s'il souhaite regagner rapidement des forces ou simplement s'épaissir un peu.
Enfin, là il n'a pas envie de se disputer avec lui, il veut juste lui proposer une chose –chose qui a déjà été approuvé par le seigneur des lieux-.
_ Est-ce que ça te dirait de sortir d'ici !?
_ Je crois te voir assez souvent mais pourquoi me donner le choix, Roronoa-sama~ !?
_ Ne recommence pas. Shukun m'a demandé de te changer les idées alors tu vas m'accompagner en mission.
_ Ce n'est pas réellement un choix en réalité, pas vrai.
Un rictus se pose sur le visage de Trafalgar et s'il peut sembler ironique, il n'en n'est rien mais cela n'est pas perçu.
A cet instant, il pense à repartir, à s'enfuir et à abandonner tous ces seigneurs qui ne pensent qu'à leurs propres bien et à leurs propres vies.
Pour une raison qu'il ignore, il les compare tous à son ancien maitre et il se sent prisonnier d'une vie qu'il ne veut pas. Qu'il ne veut plus et qu'il pensait avoir abandonné.
Replongeant dans son monde qu'il s'est créé, son acier s'échappe dans le vague et son katana recommence sa ronde silencieuse et statique. …Law aimerait pouvoir gouter à la liberté au moins une fois.
De nouveau son cœur refait des siennes, il brûle de l'intérieur et menace de flancher.
Resserrant sa prise déjà bien portée sur le fourreau de son arme, il attend sa sentence comme on attend les pas de la faucheuse.
Cependant il n'en n'est rien et s'étonne même de voir une main étrangère se poster sur l'une des siennes.
Il songe un instant à la repousser mais, quelque chose d'autre attire son regard métallique. Une sorte de ruban coincé entre ces longs doigts fort et prétentieux.
Un ruban qui lui rappelle une chose sans importance mais qui met une lueur d'éclairci dans ses pensées obscurcis.
_ Ça c'est un vrai choix que je te propose, accepte-le si tu en as envie. C'est…, une sorte de porte-bonheur pour moi, un truc inutile tu vas m'dire mais, ça a déjà fonctionné plusieurs fois. …J'te l'offre.
L'ayant défait de l'un de ces sabres, Zoro attend patiemment une réponse. …Le voir faire un choix.
Continuant de scruter cette chose idiote et pourtant tellement significative pour lui, Law hésite.
Frôlant du bout des doigts ce tissu couleur bordeaux, il ne peut s'empêcher de penser que l'autre le prend pour un con alors qu'il n'en n'est rien.
Le Roronoa a simplement voulu bien faire pour une fois. Il a voulu pour une raison qu'il ignore, emmener ce noiraud dans son monde pendant une seconde ou plus.
Juste un peu pour voir si une autre expression pouvait s'inscrire sur ce visage lisse et sans réel défaut.
_ … …Merci.
On ne lui a rien offert depuis très longtemps et si un nouveau rictus se place sur les lèvres de Trafalgar, cette fois le vert peut se vanter d'une chose. …Il peut se vanter d'être le seul à avoir vu cet ébène réellement sourire deux fois, en une seule petite journée.
Mais effaçant rapidement ce sourire, Law laisse glisser ce ruban des mains de son ancien propriétaire pour le nouer autour de son Nodachi. …Ainsi, il emportera ce tissu idiot, partout avec lui.
Et terminant son acte, il croise une demie seconde l'œil de jade pour ensuite se détourner et dériver sur le jardin aux alentours.
Le sabreur ne s'offusque pas –bien au contraire- et se demande encore pourquoi ce noiraud ne le laisse pas indifférent. Pourquoi, il ne peut s'empêcher de s'approcher pour le découvrir –le comprendre-. Pourquoi sa curiosité s'agrandit de jour en jour quand il s'agit de ce noiraud –médecin à ces heures perdues-.
Puis derrière lui et alors qu'il détaille sans le savoir cet épéiste, il se fait héler par un blanc au large sourire –chose rare, lui qui bougonne souvent- et inviter à une table aussi.
Ban les rejoint rapidement, les renseigne sur les personnes à l'intérieur et fait une nouvelle demande à ce noiraud légèrement en retrait.
Ce blanc ne comprend pas trop, extérieurement Trafalgar à l'air fort, sûr de lui et impassible mais, il ne sait pourquoi, il a également l'impression que cette aura malveillante a pour but de le protéger des menaces extérieures.
Chassant ses idées extravagantes d'un revers de main, il suit déjà son capitaine sur pied et continue de pousser ce noiraud à les rejoindre. Noiraud qui n'accepte pas et qui préfère changer d'endroit.
Pas habitué ou peu habitué à communiquer avec des personnes vivantes, il préfère s'abstenir.
Law se dit, que les livres dans lesquels il a trouvé tout son savoir sont moins compliqués que tous ces individus.
Interagir avec autrui est plus compliqué que cela en a l'air et il ne se sent pas encore tout à fait prêt pour leur imposer sa présence quand bon lui semble.
Fixant un instant le ciel, il aimerait savoir si cette immense maison détient un endroit rempli de savoir et de culture. …Il a besoin…, besoin d'un endroit qu'il reconnait et qui lui permettrait de retrouver confiance en lui-même. …Besoin de toucher une chose qu'il a toujours connu pour se permettre à lui-même d'avancer sereinement.
OoOoO
Poussant le Roronoa à l'extérieur de sa chambre, il se retrouve très vite sur un plancher gelé avec pour seul voyeur des plantes vertes et un soleil déjà loin du sommeil.
Terminant de revêtir ses vêtements et ses chaussures, le vert reste tout de même l'oreille collée au fin mur et entendant des brides de voix, il se demande qui peut rendre visite à ce noiraud.
Une main sur la toile, il s'improvise espion tandis qu'à l'intérieur, le noiraud invente une excuse à son sommeil « lourd ».
Mordant sa lèvre –comme un enfant pris en faute-, Law fixe le gêneur qui n'est autre que Penguin et lui demande de patienter à l'extérieur de la pièce le temps qu'il se change et qu'il ramasse ses affaires éparpillées.
Une fois seul, Trafalgar ré-attrape le vert et un étrange silence s'installe entre eux.
_ Que voulait-il !?
_ …J'ai oublié. …Il m'avait demandé de le rejoindre au dojo. Tu vas devoir t'en aller, Roronoa-ya~
Restant près de cette porte, l'ébène fait sourire et énerve dans le même temps.
Le vert c'est bien qu'il va devoir déguerpir et même s'il n'en n'a pas envie, il va s'exécuter. Mais avant, il se permet de lever la main et d'attraper cette joue légèrement bronzé.
Puis volant un autre baiser, leurs corps se relâchent faiblement et un rictus se pose sur la face du bretteur. …Il trouve ce noiraud incroyablement beau.
_ Attends-moi quand tu iras au village.
… .
A suivre... .
kiseru*, c'est une sorte de longue pipe, allait voir sur le net, c'était très utilisé avant pis je trouve ça super classe, personnellement.
Sinon j'espère que vous avez appréciés même si le chapitre est assez court. Je vous dis à la semaine prochaine et en attendant prenez soin de vous.
Bisous et à la prochaine.
