Bonsoir ou bonjour tout le monde. Me revoilà, comme prévu avec la suite.
Alors sachez que ce chapitre je l'ai écrit lorsque j'avais un peu de temps pour moi, sur mon téléphone. Toute la semaine je n'ai pas une seule fois déposé mes doigts sur mon PC, sauf aujourd'hui pour corriger et retaper convenablement ce que j'avais écrit sur mon téléphone, afin de vous le poster. Et tadam, voilà le chapitre 11.
Je remercie, comme toujours toutes les personnes qui m'ont laissé une review, m'encourageant à aller plus loin.
Je remercie aussi les reviewers anonymes, dont Une lectrice, et Lo, dont j'ai pris connaissance de ses remarques très constructives.
Je vous dis bonne lecture et désolé pour les fautes restantes.
Notre Union
Chapitre 11
Harry regardait d'un œil très intéressé la façon dont toutes ces personnes, qui étaient des amis plus au moins assez proches de son époux, interagissaient justement avec ce dernier. Et il put constater que certains d'entre eux étaient bien plus familiers avec l'empereur que d'autres. Et parmi eux, il y avait, comme il l'avait deviné plus tôt, le chef des Solwän, Lucius Malfoy, dont il avait pris le temps de faire connaissance avec celui-ci, mais aussi Marcus Zabini, le gouverneur d'Arthedain.
Ces derniers, leur avaient aussi présenté leurs fils respectifs, avec lesquels il s'entendait à merveille. D'ailleurs, il était en ce moment même avec eux, après avoir fait le tour et discuter avec tous les invités.
Grâce à sa bonne mémoire, il avait pu retenir les noms de tous et aussi leurs fonctions. Et encore, aujourd'hui il ne connaissait qu'une infime partie des personnes qui entouraient l'empereur. Lorsqu'il rencontrerait ses autres sujets, il allait devoir aussi retenir qui était qui, et quelles étaient leurs utilités au sein de l'Empire.
Mais là, il se concentra sur sa discussion qu'il avait avec Blaise et Draco qui osaient lui poser des questions sur la vie au Royaume, et aussi un peu sur lui. Harry avait répondu à toutes leurs questions, comme eux l'avaient fait, avec joie. De plus, il leur avait même autorisé à le tutoyer lorsqu'ils étaient seulement ensemble, et à le nommer «Mon prince » lorsqu'ils étaient en présence d'autres personnes. Les deux garçons, d'abord surpris, avaient accepté et avaient alors aussi dit à Harry de les appeler par leur prénom.
En l'espace de peu de temps, Harry s'était tout de suite senti très à l'aise avec les deux jeunes garçons. Mais Harry avait aussi fait la connaissance d'autres jeunes de son âge. En revanche, il ne saurait le dire pourquoi, il se sentait bien plus à l'aise avec Blaise et Draco, qu'avec eux. Pourtant, aucun d'eux ne rejetait une aura malveillante ou autre. Mais cela était sans plus. Harry avait alors pensé que ceux-ci resteraient seulement des connaissances.
Au fils de ses discussions avec les deux garçons, il avait bien remarqué qu'ils étaient bien évidemment et totalement différents, de par leur origine en premier lieu, mais aussi de par leurs caractères respectifs. Mais ce qu'il avait plutôt bien remarqué aussi vis-à-vis de Blaise, était que, ce dernier, était un homme à femmes. Un garçon qui aimait plus s'amuser que de s'instruire, d'après Draco. Tout au long de la réception ce dernier n'avait fait que jeter des œillades à toutes les jeunes filles et même aux servantes, sous les yeux rieurs d'Harry et sidérés de Draco, qui détestait cette attitude-là venant de lui.
D'ailleurs, Draco l'avait repris plus que sèchement à plusieurs reprises, lui disant que ce n'était point une attitude à adopter devant le prince. Mais cela amusait grandement Harry, car Blaise était tout de même fort amusant, voire très drôle. Tout le contraire de Draco. Oh bien sûr, l'elfe était aussi de très bonne compagnie. On pouvait avoir de réelles conversations avec ce dernier. Et puis, il pouvait aussi être drôle, mais à sa façon.
Après nombres réprimandes de la part de Draco, Blaise s'était tenu tranquille, même-si parfois il ne pouvait s'empêcher de jeter des regards en biais à certaines jeunes filles qui tournaient autour d'eux.
o00oo00o
Alors qu'il parlementait toujours avec Blaise et Draco, ses yeux se posèrent soudainement sur son époux qui, plus loin, parlait justement avec le père de Draco et le père de Blaise, en compagnie de Severus et Remus. L'expression qu'affichait le visage de son époux, le déstabilisa quelques secondes.
Ce dernier arborait un visage souriant, presque joyeux, avec un magnifique sourire et des yeux pétillants de contentement, alors qu'il parlait avec animation, avec les hommes autour de lui. Et bien que cela fût déstabilisant un bref instant, cela le chamboula aussi, car il se dit qu'il aimerait voir bien plus souvent ce genre d'expression présente sur le visage de son époux. Oh, bien sûr, envers lui, l'empereur avait toujours une expression sereine, et quelque peu douce. Mais ce sourire-là, il illuminait encore plus ses traits du visage. Et il devait s'avouer que cela lui plut énormément.
Il sortit de sa contemplation, lorsque la voix bien portante de Blaise lui parvint aux oreilles. Se détournant alors de la vue de son époux, il regarda le jeune métisse qui affichait un grand sourire aguicheur vis-à-vis d'une jeune fille plus loin qui le regardait, toute rougissante. Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres, en constatant cela. Décidément Blaise, n'arrivait vraiment pas à se retenir. C'était plus fort que lui.
Il entendit près de lui Draco grogner à l'encontre du métisse qui balaya d'un geste de la main ses grogneries, toujours le regard accroché à la silhouette de la jeune fille, qui sera sûrement sa future amante.
Même-si Draco était habitué maintenant à voir Blaise agir ainsi, cela lui faisait toujours grincer des dents. Il ne supportait pas de le voir se comporter de la sorte, juste parce qu'il aimait copuler avec toutes les filles qui croisaient son chemin ou même son regard. Comme-là. Et tout cela en plus, devant le prince. Draco trouvait son attitude forte malvenue de sa part. Il pourrait au moins avoir un peu plus de retenue et arrêter de se lécher presque les babines tel un loup devant sa proie.
- Tu veux bien arrêter cela, s'exclama Draco, froidement.
- Qu'est-ce que j'ai fait encore ? Dit Blaise, en roulant des yeux.
- Tu te fiches de moi ? Je te demande de te retenir, et toi tu es encore là, à aguicher cette pauvre fille, grogna le blond.
- Ne sois pas jaloux, mon beau, sourit le métisse.
- Loin de moi cette idée-là.
- Oh, et puis je ne fais rien de mal.
- Oh arrête, tu veux. Tu es là, presque le coulis de bave sur les coins de tes lèvres, à chaque filles que tu vois. Tu ne peux pas être juste quelques minutes, sérieux. D'autant plus que je trouve cela très gênant. Surtout en la présence du prince.
- Je sais être sérieux. Seulement lorsqu'il le faut, minauda le métisse. Et puis...
Il se retourna vers Harry, qui avait regardait leur petite altercation, en riant derrière sa main qui recouvrait sa bouche.
- … Êtes-vous dérangé par mon attitude, mon prince ?
- Oh, non pas vraiment. A dire vrai je trouve cela assez drôle, sourit Harry.
- Ah tu vois, fit-il envers l'elfe, tout sourire. Donc, vous ne serez pas dérangé si dans peu de temps, je m'en vais rejoindre cette jolie minette qui me fait les yeux doux, reprit Blaise envers Harry.
- Oh, non. Pas le moins du monde, rit Harry.
Draco se contenta juste de lever les yeux en l'air, préférant cette-ci se taire, car il savait que ses paroles n'avaient plus aucun effet sur Blaise. Alors faisant fi de cela, il entama une nouvelle conversation avec les deux autres, tout en continuant, de temps à autre, à poser des questions sur la vie au Royaume d'Écosse au prince, qui répondait avec enthousiasme.
Les trois jeunes hommes continuèrent de parler ensemble tranquillement, se faisant parfois rejoindre par d'autres invités, qui voulaient aussi discuter avec leur nouvel empereur.
o00oo00o
Severus, qui était toujours en compagnie de Tom et des autres, commençait à suffoquer, tant il faisait vraiment chaud dans la salle. Alors voyant que Tom était concentré sur une conversation avec Marcus, Fenrir et Lucius, il se permit de quitter le groupe, un petit moment pour aller souffler sur la grande terrasse attenante à la salle. Mais en s'en allant, il ne vit pas un regard bleu, teinté de reflets gris, le suivre du regard.
Avant de se rendre sur la terrasse, où il y avait déjà quelques personnes qui avaient eu la même idée que lui, il prit un verre de vin sur le passage, pour dessécher sa gorge devenue bien trop sèche.
En arrivant sur la terrasse, il souffla de contentement lorsqu'un petit air frais vint lui caresser le visage. Et cela lui fit du bien. Légèrement penché sur le balcon, il laissa son regard noir profiter de l'horizon. Étant donné qu'ils étaient au deuxième étage, il avait presque une vue imprenable sur la ville, pouvant ainsi voir les habitants interagir entre eux ou avec les commerçants.
Comme toujours, les rues étaient très animés et bondées. Surtout aujourd'hui. Non seulement cela était parce que aujourd'hui était le jour d'arrivée de leur nouvel empereur, mais c'était aussi un jour de marché.
Les jours de marché profitaient aux paysans qui venaient vendre leurs récoltes à la Capitale. Mais c'était aussi des jours appréciés par les habitants de la grande ville, qui pouvait se ravitailler en produit frais. Et tout comme eux, Severus appréciait ces jours-là. A chaque marchés, il prenait le temps de s'y rendre pour s'approvisionner, faisant ainsi le stock de provision jusqu'au prochain marché.
Tom avait bien fait, il y avait quelques années de cela, d'instaurer cette nouvelle loi, qui permettait aux paysans du pays, de pouvoir vendre en toute liberté leurs récoltes, dans toutes les provinces.
Autrefois, les paysans n'avaient pas été en droit de vendre leurs récoltes à autres que les habitants de leur propre village. Mais malheureusement, certains villages, et même provinces, n'avaient pas ou peu de champs de récoltes. Alors lorsque Tom avait fait voté cette nouvelle loi, celle-ci avait été accepté avec joie par tous.
Cette nouvelle idée de loi, lui était venu après avoir passé un peu temps sur ses terres d'Ikra, où là-bas, les rues marchandes, étaient toutes tenues par des paysans, dont certains étaient originaires des autres villages, venant vendre leurs produits fraîchement récoltés et où les marchés étaient monnaie courante. Ce fût en arpentant l'une d'entre elles, qu'il avait pris cette subite décision. Bien sûr, lorsque la loi fût acceptée, il avait dû augmenter les impôts des paysans, étant donné que leurs revenus avaient aussi augmentés. Mais malgré cela, ceux-ci avait accepté cela, surtout lorsqu'ils avaient constaté que leurs ventes portaient leur fruit. De ce fait, au même titre que les familles nobles, les paysans payer un impôt, bien plus supérieur à certains commerçants et autres habitants.
Tom avait décidé que le marché se déroulerait deux jours par semaine au sein de la Capitale, où seules des commerces, vendant des médicaments, des potions, des livres sur l'histoire, des vêtements, des tissus, des armes forgés avec soin par des forgerons, des boissons spiritueuses, des épices et autres produits venus d'ailleurs, y étaient présents. Alors lorsqu'il y avait le marché, tous les habitants de la Capitale, se bousculaient pour s'approvisionner en produit alimentaires frais, qu'ils achetaient en gros. Et Severus faisait partie de ces personnes-là.
Alors qu'il porta son verre à sa bouche pour boire une première gorgée, il ne sentit pas la personne qui vint se poster près de lui. Ce ne fut que lorsque la voix de celle-ci s'éleva dans les airs qu'il s'en rendit compte, s'arrêtant subitement de boire son verre de vin.
- Je n'avais jusqu'ici jamais vu Tom aussi heureux, s'exclama la personne. Ou peut-être pas autant.
- Oui, répondit Severus, surpris par la personne qui n'était autre que Lucius.
- Je trouve qu'ils forment un beau couple, malgré qu'ils ne se connaissent pas encore bien.
- Je trouve aussi, affirma le guérisseur.
- Mise à part cela. Je suis fort content pour cette union. Je sais qu'elle apportera beaucoup pour Tom.
- Je pense la même chose que vous, dit Severus, en reprenant une gorgée de vin.
- Cela faisait un moment qu'on ne s'était plus vu. Que deviens-tu ?, demanda Lucius, en adoptant le tutoiement.
- Cela est vrai. Mais nous sommes aussi très occupé, répondit Severus, faisait fi du tutoiement soudain. Je suis en pleine recherche pour pouvoir confectionner de nouvelles potions, continua-t-il.
- Je n'en doute pas une seconde. Oh, alors c'est pour cela qu'il y a peu, tu étais à Brocéliande ?
- Oui. J'y étais allé afin de récolter des plantes. Je m'étais ensuite un peu perdu, mais j'ai rencontré deux elfes sur mon chemin qui ont bien voulu m'aider à retrouver mon chemin. Je ne suis pas surpris que vous soyez au courant de ma petite escapade au sein de la forêt, expliqua Severus en reportant son regard sur l'horizon.
Les deux hommes, bien qu'ils soient des amis proches de Tom, n'étaient pas vraiment ami. Ils ne se fréquentaient pas beaucoup, voire pas du tout. Et pourtant, Lucius lui parlait comme s'ils étaient de vieux amis. Après, en dehors de cela, Lucius connaissait l'autre homme un tant soit peu, puisqu'il l'avait, à de nombreuses fois, vu à des réceptions données par Tom. Et puis, tout le monde connaissait quand même un peu Severus Snape, qui était l'un des guérisseurs les plus réputés de l'Empire.
Pourtant, même-si les deux ne se parlaient pas si souvent que cela lorsqu'ils participaient à ce genre de festivités, aujourd'hui Lucius, avait eu une subite envie de lui adresser la parole, car malgré tout, il trouvait que l'autre homme était quelqu'un de fort intéressant.
- Avec ce beau temps, on a du mal à croire que bientôt nous allons entrer dans les périodes froides de l'année, dit Lucius.
- J'espère qu'elles seront moins froides que celles de l'an passé.
- Seul le temps nous le dira, rajouta Lucius.
Un silence confortable s'installa ente les deux hommes un petit moment, avant d'être de nouveau coupé par Lucius.
- Comment était leur cérémonie?
- Très belle. Ce fut l'un des plus grands sorciers qui les a uni. Albus Dumbledore qui s'appelle.
- Oh ! Oui, j'ai entendu parlé de ce sorcier, rajouta l'elfe. Cela avait dû être vraiment magnifique. Et je n'imagine même pas le monde qu'il avait dû avoir.
- C'était leur prince qui s'unissait. Alors, oui, il y avait pas mal de monde et même des représentants de peuples de créatures magiques.
- Je n'en doute pas, dit l'elfe. Je pense que la venue du prince apportera quelque chose de nouveau au sein de l'Empire, souffla Lucius.
- Je pense aussi. Même-s'il est encore fort jeune, je pense qu'il fera un très bon souverain. Il faut juste qu'on le guide un peu avant. Cependant, Tom n'aura pas toujours l'occasion de le faire.
- On l'aidera. Nous sommes aussi là pour cela. Et puis, j'ai bien remarqué que le prince s'entendait à merveille avec mon fils et le fils de Marcus. Peut-être que ces deux-là pourront l'aider à s'intégrer un peu plus.
- Oui. Peut-être.
- Et peut-être qu'ils deviendront très vite amis.
- Cela est fort probable.
- Et puis, je ne pense pas que Tom donnera en premier lieu de grosses responsabilités à son époux. Mais nous verrons cela demain matin. Il nous veut présent à son bureau lorsqu'il parlera des responsabilités que son époux aura au sein de l'Empire. Je te mets au courant de cela, puisque qu'il nous en avait fait part après que tu sois partie.
- Merci.
- Bien, je vais retourner à l'intérieur. Tu restes encore ici ?
- Oui, je vais encore profiter du peu d'air frais que nous offre cette journée chaude.
- Bien. J'ai été fort content de pouvoir parler un peu avec toi. On en a jamais eu vraiment l'occasion de le faire. J'espère qu'on en aura d'autres, sourit Lucius.
- Pourquoi pas, dit Severus, légèrement surpris par les dires de l'elfe.
Dans des dernières salutations, Lucius s'en alla laissant un Severus, encore un peu surpris, mais étonnamment serein. Discuter avec le chef des Solwän avait été très plaisant, et comme ce dernier le lui avait dit, ils n'en avaient jamais eu l'occasion de le faire. Pourtant, Severus se sentait toujours euphorique à l'idée de parler à n'importe quelles créatures magiques. Alors avec Lucius, cela l'avait été, malgré sa surprise.
Tranquillement, comme il finit son verre de vin, profitant encore de l'air extérieur, avant de lui aussi, entrer à l'intérieur.
o00oo00o
- Je trouve que mille hommes est un nombre assez conséquent, rétorqua Marcus.
- Oui, certes, mais nécessaire pour combler les rangs de l'armée royale qui se résume à une petite poignée d'hommes. Il y en a même pas plus de quatre cent. Et encore.
- Oui je comprends tout à fait cela. Mais rassures-moi, tu ne comptes tout de même pas les envoyer tous en même temps au Royaume.
- Pourquoi pas, dit Tom, en portant son verre de vin à ses lèvres.
- Voyons Tom, je pense qu'il serait préférable d'envoyer tes hommes par groupe. Tu imagines, mille hommes arpenter les routes jusqu'au Royaume. Ils ne passeront pas inaperçu.
- Cela m'est bien égale. Je préfère qu'ils arrivent tous au Royaume en un seul même jour.
- Bien. Si tu penses que cela est mieux, alors soit.
- Fenrir les accompagnera jusqu'à la frontière. Après, il seront pris en charge par le chef de la garde royale. Mais avant il faut que j'envoie un message au Roi pour le prévenir de cela.
- Je peux m'en chargé si tu le souhaites, intervint Fenrir qui était, jusqu'à là, resté bien silencieux. Et puis j'allais rejoindre mon bureau. Je peux l'envoyer dès aujourd'hui. Pendant ce temps-là, profites encore de la réception, finit-il dans un sourire.
- Eh bien merci Fenrir. Tu diras dans la missive que nous sommes bien arrivée et qu'il faut que le chef Siruis Black soit présent aux portes des frontières pour prendre la relève.
- Bien. Cela sera fait, dit Fenrir, avant de s'en aller, laissant Marcus et Tom, seuls.
- Siruis Black ? Est-il familier à la famille Black ?, demanda surpris, Marcus.
- Oui. Il est l'un des fils.
- Oh, je vois, fit Marcus.
- Il est aussi le parrain du prince, rajouta Tom.
- Eh bien, il est réellement très proche de la famille royale. D'ailleurs, cet homme qui est venu avec vous pourquoi est-il là? Pas que sa présence me dérange.
- Il est là à la demande du prince. Il est son précepteur. Il lui apprend la magie. Et lui aussi, c'est un proche de la famille royale.
- Le prince, un sorcier ?, s'étonna le gouverneur qui avait retenu que cette information.
- Oui, sourit Tom.
- De quel ordre ?
- Premier.
- Fort, bien. Il a encore le temps pour s'élever dans les ordres suivants.
- Oui. Et il se peut aussi que je prenne du temps pour lui apprendre moi-même quelques sorts de magie.
- Oh !, sourit Marcus. Vous vous connaissez à peine, mais tu m'as l'aire d'être bien sous son charme.
- Comment ne pas l'être. Mais nous apprenons désormais à nous connaître petit à petit, malgré nos début quelque peu réticents.
- Cela est normal. Se retrouver soudainement unie à une personne que l'on connaît à peine, est bouleversant. Mais dis-moi. Je sais que cela ne devrait pas me regarder, mais, avez-vous... consommé ?
- Marcus !
- Bien, bien, je n'aurais pas dû demander cela.
- Non.
- Pardon !
- Non, nous n'avons pas consommer, mais cela reste entre nous, finit par dire Tom, en ancrant son regard dans celui de Marcus.
- Pour qui me prends-tu, s'offusqua Marcus. Je ne dirais rien à personne.
- Bien. Mais ta question était quand même malvenue.
- Je m'en excuse, mais je voulais savoir, car étant donné que c'est un Atlas, si vous aviez consommé votre union, il aurait été très probable que ce dernier soit enceint.
- Oui. Mais aussi surprenant que cela pourrait te paraître, cela ne me dérange pas vraiment, que nous n'ayons point consommé notre union. Comme tu l'as mentionné, il se retrouve le jour même de sa majorité, lié à un homme qu'il ne connaît pas, mais avec lequel il devra passer le restant de ses jours. Je trouve cela normal, qu'il soit encore réticent à vouloir consommer l'union ou même à avoir des rapports physiques avec moi. Passer à l'acte charnel sera tout nouveau pour lui. Je ne veux pas le brusquer. Je veux simplement qu'il soit prêt, expliqua Tom.
- Eh bien, si un jour on m'aurait dit que tu pouvais te soucier de ce genre de chose, je n'en aurais point cru, dit Marcus, franchement ébahis par les dires de Tom.
- Il est mon époux. Et je ne veux que le meilleur pour lui. Mais surtout, je veux, en quelque sorte me montrer digne de lui et être un bon époux.
- Je te comprends, sourit Marcus. Encore un peu et tu en seras carrément amoureux de lui.
- Oh, honnêtement, cela pourrait arriver très vite, dit-il.
En disant sa dernière phrase, Tom posa son regard son époux qui était toujours en compagnie du fils Malefoy et Zabini et avec lesquels il riait avec bonheur. Un sourire se dessina sur ses lèvres, en voyant que les trois jeunes s'entendaient bien.
Son sourire s'intensifia, en pensant que dans mes jours à venir, il se peut qu'il soit totalement et irrémédiablement amoureux de son époux. C'était seulement une question de temps.
o00oo00o
Plus tard.
Après sa discussion avec Marcus, Tom était partie parler avec d'autres personnes, mais son regard n'avait point quitté la silhouette de son époux.
Tellement, qu'à force, il délaissa le petit groupe d'hommes qui s'était agglutiné autour de lui, pour se diriger vers son prince qui discutait encore avec animation, avec les fils de ses amis.
En arrivant, près du petit groupe, il vit les deux garçons qui accompagnaient son époux s'arrêter subitement de parler.
Harry leva un sourcil de surprise en voyant Blaise et Draco se turent soudainement. Mais il comprit pourquoi, lorsque la voix bien portante de son empereur s'éleva derrière lui. Alors il se retourna vers ce dernier, tout en levant ses yeux vers ceux de son époux.
- Je vous l'emprunte un moment, s'exclama-t-il. Si vous me le permettez, rajouta-t-il envers son prince.
Les deux autres jeunes garçons se contentèrent juste d'acquiescer de la tête, avant de regarder le prince suivre l'empereur.
Après un dernier salut auprès des deux autres, Harry suivit son époux à travers les invités, dont certains les regardaient avec des yeux émerveillés. Furtivement, ils réussirent à sortir de la salle. Harry se laissa alors guider par l'empereur qui le mena vers l'étage du bas pour pouvoir se rendre dans le jardin qui se trouvait dans la cour arrière du palais.
Bien vite, ils arrivèrent dans un vaste jardin qui parcourait entièrement l'arrière du palais et où plusieurs statuts de dieux et de déesses grecques venaient habiller le paysage composait d'une multitude de fleurs, d'arbustes et de petite allée où des bancs y étaient disposés. Mais Harry remarqua surtout que, plus loin, il y avait un petit pavillon de jardin au plein centre, ouvert sur les côtés, avec à l'intérieur, une sorte de balançoire accrochée en son centre. En voyant cela, il s'y dirigea, surprenant l'empereur un court instant lorsqu'il le vit le dépasser, avant de le suivre.
Harry arriva devant le pavillon et monta les deux grandes marches qu'il y avait pour se diriger vers la balançoire, avant de s'y asseoir dessus. Il souffla de bonheur en constatant que celle-ci était bien confortable. Il leva les yeux vers Tom qui s'était figé devant lui. Doucement, il lui sourit, avant de se pousser un peu, faisant ainsi comprendre pas son geste que ce dernier pouvait venir s'asseoir près de lui.
Avec joie, Tom se dirigea lui aussi vers la balançoire, pour s'installer auprès de son époux, qui avait eu l'amabilité de lui laisser un peu de place, assez pour qu'il puisse s'asseoir. Tout comme le prince, il riva son regard sur le jardin qui s'offrit à eux, laissant un petit silence agréable s'installer.
- Cet endroit risque de devenir mon lieu de paix. C'est calme et reposant. On s'y sent bien, s'exclama Harry, soudainement.
- Je n'en suis point étonné, sourit Tom. C'est aussi un endroit que j'affectionne beaucoup. Parfois, quand j'ai besoin de me retrouver ou pour simplement faire le tri dans ma tête, je viens ici.
- Et cela vous aide beaucoup, finit Harry.
- Exactement.
- Même un homme comme vous a besoin de temps à autre de se retrouver.
- Oui. Ce n'est pas facile de diriger un pays, en plus de mes terres conquises. Même si je suis plutôt bien entouré.
- Je n'en doute pas.
- Et puis vous êtes là désormais. Je pourrais aussi compter sur vous, pour m'aider à régner sur mes terres, rajouta Tom en ancra son regard ans celui de son époux.
- Eh bien... je ferais tout mon possible pour vous être utile et être utile à mon peuple, répondit le prince, légèrement rouge d'embarras. Mais j'aurais beaucoup de chemin à faire, avant de devenir un aussi bon empereur que vous l'êtes.
- Je suis sur que vous serez un bon souverain. Et puis, je serais là pour vous guider.
- Je sais, souffla le plus jeune.
- Demain soir il y aura une réception en l'honneur de notre union. Vous aurez l'occasion d'y rencontrer tous mes sujets., déclara-t-il soudainement.
- Je vous avoue que j'ai hâte de les rencontrer eux aussi. Aujourd'hui j'ai fait la connaissance de personnes forte intéressante. Dont certaines, sont très proches de vous.
- Oui. J'ai partagé des moments forts de ma vie avec certains qui sont devenus avec le temps de très bons amis. Des personnes en qui j'ai une confiance aveugle.
- Dire que certains pensent que vous êtes un homme empreint de méchanceté, ou pire encore. Ils seraient tétanisés par la surprise s'ils voyaient qui vous êtes réellement.
- Je n'ai jamais vraiment fait attention à ce que certains penser de moi. Je préfère les laisser croire ce qu'ils pensent de moi, répondit l'empereur. Mais vous, comment me voyez-vous ?, demanda Tom, soudainement.
- Pour le peu encore que je vous connais, je vous dirais que vous êtes un homme qui est à l'écoute, prévenant, et que derrière ce visage-là, dit-il en ancrant son regard dans celui empereur, se cache un homme gentil, et peut-être plus, finit-il doucement.
- Pour le peu que vous me connaissez, vous avez réussi à voir, à travers le visage que j'expose aux yeux de tous, sourit l'empereur. Je me montre tel que je suis qu'à certaines personnes. Je suis un empereur et mon statut fait que, je dois montrer le visage d'un homme fort et intouchable.
- Oui, je comprends. Et je trouve cela tout à fait normal.
- J'aurais aimé qu'aujourd'hui vous rencontriez aussi ma nourrice, celle qui m'a élevé. Je la considère comme une mère pour moi. Elena qu'elle s'appelle, dit-il, en changeant de sujet.
- Oh ! Fit surpris le prince. J'ai hâte de pouvoir la rencontrer alors. Mais...pourquoi n'est-elle pas là ?
- Elle est en voyage à Ikra. Mais elle rentrera bientôt. Je suis juste un peu déçu, qu'elle ne soit pas présente pour fêter notre union.
- Oui, cela est fort dommage. Mais autres qu'elle soit votre nourrice, quelles sont ses fonctions au sein de l'Empire ?, demanda, curieusement, le prince.
- Oh. Eh bien, elle se charge en premier lieu d'envoyer des jeunes nourrices ou servante à des familles qui le demandent. Et parfois, elle va chercher ses filles-là dans d'autres contrées. Comme c'est le cas, en ce moment. Ensuite, elle se charge de tout ce qui en rapport avec les fêtes traditionnelles que nous donnons au palais. Et enfin, elle est aussi ma conseillère.
- Je vois. Non, seulement elle est une femme importante au sein de l'Empire, mais elle l'est aussi pour vous, dit Harry, doucement.
- Oui. Mais vous l'êtes aussi, souffla l'empereur. Vous êtes autant important pour moi, qu'elle l'est, rajouta-t-il.
Gêné par la déclaration soudaine de son empereur, Harry baissa sa tête, pour regarder ses mains se triturer entre elles, tant il était fortement mal à l'aise par la soudaine tension qui s'était subitement installé après les paroles de l'empereur. En plus de cela, celui-ci le regardait bien trop intensément, et cela n'arrangea en rien à son mal à l'aise.
L'entendre lui dire d'un but en blanc qu'il était quelqu'un d'important pour lui, aussi important que sa nourrice, lui avait fait rater un battement cœur. Après tout, il ne s'était pas attendu à ce que ce dernier lui dise une chose pareil. Mais mine de rien, cela le réconforta fortement.
Mais la question qui se posa alors à lui, était: est-ce que l'empereur était aussi une personne importante pour lui ? Sa conscience lui disait que oui. Mais son cœur lui, était encore indécis. Et pourtant...
- Bien. Eh si nous retournons à l'intérieur. Ils doivent sûrement se demander où nous sommes passés, sourit Tom tout en se levant.
- Oui, dit Harry avant de se levant à son tour pour suivre l'empereur.
Mais avant de lui emboîter le pas, il s'arrêta subitement, voulant s'exprimer une nouvelle fois.
- J'ai apprécié de passer ce moment à discuter avec vous, avoua-t-il, faisant arrêter l'empereur juste devant lui. J'espère que nous aurons, le plus souvent possible, l'occasion d'en passer d'autres moments comme cela, finit-il par dire, en relevant son regard vers celui extrêmement ravi de son époux qui arbora un beau sourire.
- J'en serais ravi, répondit Tom, touché par les paroles de son époux.
o00oo00o
Au Royaume d'Écosse, dans l'après-midi.
Alors que James était assis tranquillement à son bureau, lisant la tonne de paperasse qui s'entassait sur son bureau, il sursauta lorsque la porte s'ouvrit dans un grand fracas, pour laisser entrer un Sirius assez furibond, au vu de son visage presque rouge de colère. Cela surpris fortement James, qui se demanda pourquoi son ami était dans cet état-là.
- Sirius par l'enfer que t'arrive-t-il?
- Le village d'Eros vient de se faire attaquer par des hommes du Roi d'Irlande. Ce salopiaud continue d'envoyer ses sous-fifres nous attaquer. Heureusement qu'il n'y a pas de blessé. Ils se sont fait très vite maîtriser par mes hommes. Mais on risque encore d'avoir des attaques surtout dans les villages où il n'y a pas de surveillance, tant j'ai peu d'hommes à ma disposition. Il faut vraiment que l'empereur nous envoie vite ses hommes.
Après cette révélation James se laissa choir sur son grand fauteuil, soufflant de dépit.
- Je me doutais bien que Dalaber allait tenter une nouvelle attaque. Il profite du fait que le pays soit encore fragilisé par le manque d'hommes, étant donné que nous n'ayons pas encore à notre disposition les hommes de l'empereur pour compléter mon armée. Mais je ne sais pas comment ces hommes arrivent à passer la barrière.
- Ils sont sûrement aidés par des sorciers qui arrivent à créer une ouverture. Ou alors, il y a tout simplement des traîtres au sein du royaume, qui n'hésitent pas à comploter avec l'ennemi. Et cela ne me surprendrait pas.
- Je sais à quoi tu penses Sirius. Je sais bien que certains m'ont trahis. Je le sais, souffla le Roi. Mais que veux-tu que je fasse ?
- Que tu agisses enfin James. Que tu agisses plus durement, déclara d'une voix forte, Sirius, en voyant le visage dépité de son ami. D'accord tu t'es allié avec l'Empire d'Angleterre pour protéger ton pays, mais tu ne dois pas juste te reposer sur cette alliance. Moi je me charge d'éviter de nouvelles attaques. Mais toi, dit-il en le pointant du doigt, je te conseille de faire le ménage auprès de tes chefs de villages et conseillers, car crois-moi, certains profitent beaucoup trop de leur statut et c'est aussi parmi eux qu'il y a des traîtres, continua Sirius avec véhémence et convaincu par ses dires.
Il savait que cela allait arriver. Il s'était douté que le Roi d'Irlande allait provoquer une nouvelle attaque. Il profitait encore du fait que son armée n'était toujours pas agrandie par les hommes de l'empereur. Il se devait vraiment de redoubler la sécurité et la surveillance de ses villages, mais aussi renforcer sa barrière protectrice. Il n'avait pas le choix que d'envoyer un message de secours auprès d'Albus, sachant que le sorcier était en ce moment très occupé. Mais seul lui pouvait renforcer plus solidement la barrière. Il espéra aussi, que l'empereur soit déjà arrivée à son empire et que celui-ci tienne sa promesse, en s'occupant d'abord dans un premier temps de l'envoi de ses mille hommes. Car il en avait besoin, et au plus vite.
Pour ce qui est de ses chefs de villages et conseillers, il écoutera cette fois-ci Sirius, en faisant le ménage parmi eux, même-si pour cela, il fallait que certains villages n'aient plus de chef.
Il leva son regard sur un Sirius qui était encore fort énervé.
- Qu'est-ce qui m'est arrivé, Sirius. J'ai l'impression de ne plus être un aussi bon roi que je l'ai été autrefois, déclara-t-il soudainement d'un ton triste.
- Tu as juste, comme beaucoup, perdu espoir et baisser les bras, lorsque les problèmes s'entassaient, répondit Sirius, calmement, mais avec une pointe de tristesse dans la voix. Mais aujourd'hui, tu as tout ce qu'il faut pour te relever. Alors fais-le, rajouta le chef de la garde royale, avant de s'en aller.
James laissa son ami sortir, sur ces dernières paroles sensées et évocatrices. Se passant une main dans ses cheveux ébouriffés, il maudit le Roi d'Irlande qui ne payait rien pour attendre.
Avec le peu d'hommes qu'il avait en ce moment, certains villages qui longeaient les côtes n'étaient pas protégés et surveillés, alors cela étaient des passages parfaits pour l'ennemi qui en profitait pour entrer par ces endroits-là. Mais qu'ils réussissent encore une fois à passer la barrière magique, était encore surprenant.
D'un vif geste, il attrapa un parchemin vierge et sa plume, pour écrire un message à Albus, priant pour que ce dernier puisse comprendre sa demande et accepte, une nouvelle fois, de sécuriser le pays.
Il fallait qu'il agisse, comme lui avait dit Sirius. Et maintenant.
o00oo00o
Voilà, voilà pour ce chapitre.
Un semblant de rapprochement entre Lucius et Severus? Vraiment? Qui sait? ;p
J'espère que ce chapitre vous aura plu.
Et moi je vous dis à lundi prochain pour la suite et encore désolé s'il restait des fautes.
Review ?
