Chapitre 12 : Le temps des adieux

-alors ? fit gin en tenant haineko dans sa main gauche, tu comptes toujours te battre sans zampakutô ?

Matsumoto ne put s'empêcher de sourire. Quand ils étaient encore à l'école des shinigamis, ça se terminait toujours de la sorte. Il finissait toujours par la désarmer et elle n'avait pas été étonnée qu'il ait toujours un rang d'avance par rapport à elle.

-rangiku, ne m'oblige pas à utiliser Shinsou sur toi.

-… c'est bon tu as gagné. Tu peux me capturer.

Pour tout geste, gin ne fit que lui déposer un léger baiser sur le front en lui rendant haineko.

-j'ai été ravi de te revoir, ran-san.

-quoi ? c'est tout ?

-je te l'ai dit, je ne veux pas utiliser shinsou sur toi, fit-il en rengainant son épée.

-Tu te fiches de moi! je ne mérite pas ta pitié.

-considère cela comme mon cadeau d'anniversaire.

Avant qu'elle ne fasse un geste, Gin disparu dans le désert du hueco mundo laissant seule rangiku au milieu de nulle part. Cette fois là, elle ne put s'empêcher de pleurer.

-Crétin, finit-elle par dire avec un léger sourire.

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- je… je ne comprends pas !

Nayuki s'écroula sur le sol, après avoir été frappé de plein fouet par daiguren Hyorinmaru.

-qu'il y ai de l'eau ou pas, j'arriverai toujours à utiliser mon zampakutô si j'en ai vraiment besoin… c'est une autre part de moi même.

-j'ai pourtant reçu plus de pouvoir… je suis plus fort que le 10ème espada. Je ne comprends pas.

-pour ton information, j'ai vaincu un espada du rang 6.

-… je vois.

Et tandis que Nayuki s'éteignait, tristan s'évaporait aussi, laissant le corps inerte de yumiko au sol. Lamentablement et profondément éprouvé, Toshirô marcha jusqu'à elle et la prit dans ses bras et prit la direction de l'endroit où il avait laissé sa sœur. Il s'en voulait d'avoir amené Yumiko avec lui, d'avoir céder à ses sentiments comme… un enfant. Il ne se le pardonnerait jamais. Par sa faute, Yumiko était morte de la pire des manières qu'il soit et en plus elle ne pourrait même pas rejoindre la soul society.

- Quel idiot ! s'écria t-il à haute voix.

-… mais non, tu es mon héro.

Hitsugaya regarda Yumiko et vit avec bonheur qu'elle avait les yeux ouvert. Il sentit sa main froide lui toucher la joue.

-yumiko ? Tu es en vie ?

-je ne sais pas comment tu as fais, mais oui je suis toujours là.

La jeune fille sourit avant de s'évanouir à nouveau. Une fois de plus, Nayuki avait raconté des bobards, et cette fois là, ça lui avait été fatale.

Toshirô retrouva sa sœur là où il l'avait laissé, saine et sauve. Cela l'apaisa grandement. Il déposa Yumiko à coté de Keiko, libéra Keiko du kido et la prit dans ses bras.

-nee-san ! ça y est tout est fini. Tu vas pouvoir rentrer à la maison.

-ON va rentrer à la maison ! tu rentres avec moi.

-Keiko, écoute, je suis mort. Je ne suis plus qu'une âme. Je ne peux pas vivre dans le monde réel.

-mais si, tu le fais bien depuis deux semaines !

-oui, mais je peux disparaitre à tout moment. C'est pour ça que je dois rentrer à la soul society avec… mais c'est vrai ? où es matsumoto ?

-je suis là taisho ! fit matsumoto en arrivant par derrière. Désolé, j'ai eu un contre temps.

-tu t'es battu ? contre qui ?

-contre…

Matsumoto se tût une seconde et jugea mieux de ne pas dire qu'elle avait affronté gin.

-contre un arrancar, mais il était faible.

-je vois…

-nii-sama ! je refuse que tu partes ! je m'agripperai à toi et tu seras forcé de…

Toshirô donna un coup à la nuque de Keiko qui s'évanouit instantanément.

-taisho !!! ce n'est une petite fille.

-je n'arriverai pas à la raisonner donc je préfère qu'elle soit évanouie. Se sera plus simple. On y va, Matsumoto.

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-Comment ? Yumiko n'est pas encore rentrer ? ma fille et mon fils non plus. Et il est déjà si tard ! vous pensez qu'on devrait appeler la police ? oh attendez, on sonne à la porte. Je vous rappelle.

Yumi raccrocha le téléphone et courut jusqu'à la porte. Lorsqu'elle l'ouvrit, elle poussa un grand soupir de soulagement en voyant Toshirô tenant Keiko dans ses bras.

-non mais t'as vu l'heure toshirô ?

-excuse moi maman.

Toshirô dépassa sa mère et partit directement dans la chambre de Keiko. Il la coucha dans son lit et la recouvrit. Il la regarda pendant quelques secondes et finalement sourit.

-tu es une grande fille maintenant. Je peux te laisser seule.

Lorsqu'il sortit de la chambre, Yumi se tenait devant lui.

-j'ai droit à une explication ? demanda t-elle en sachant très bien ce qu'il répondrait.

- a quoi bon ? je rentre chez moi.

Il s'approcha d'elle et lui donna un baiser.

-j'ai été content de pouvoir être avec toi ces deux semaines.

-et moi de pouvoir te serrer de nouveaux dans mes bras, finit par dire Yumi en lui rendant son baiser. Allez file. Ta mère t'attend.

-ma mère ?

-la jolie femme rousse qui attend en bas.

-matsumoto ?

-oui.

-MATSUMOTO N'EST PAS MA MERE ! C'EST MA VICE CAPITAINE.

-Ah bon ? C'est dommage, elle m'a l'air très sérieuse comme femme.

Toshirô soupira et rejoint Matsumoto en bas.

-on y va matsumoto.

-quoi ? déjà capitaine ? vous voulez pas rester un petit peu ?

-j'ai dit, ON Y VA !

-bon d'accord, vous fachez pas !

Toshirô et Rangiku quittèrent la maison de Yumi et allèrent chez Yumiko. Ses parents furent eux ossi soulager de la voir rentrer même si elle était inconsciente. Toshirô leur raconta une histoire sans queue ni tête avant d'aller la mettre dans son lit. Il allait quitter là chambre lorsqu'il l'entendit l'appeler.

-tu vas rentrer chez toi hein ? je ne te reverrai plus, n'est ce pas, toshirô ?

Il n'ajouta pas un mot. C'était assez douloureux pour lui ainsi.

-Toshirô, approche s'il te plait !

Il s'exécuta et s'approcha. Elle plongea ses yeux verts dans ceux turquoise du jeune garçon.

-merci encore de m'avoir sauvé.

-c'est normal.

-dit, tu veux fermer les yeux, j'ai un cadeau pour toi.

-hein ?

-discute pas !

Il s'exécuta et sentit les lèvre de Yumiko entrer en contact avec les siennes. Il rouvrit brusquement les yeux pour constater de vive voix qu'elle l'embrassait.

-je voulais que tu sois le premier, fit-elle quand elle eut fini. Merci Akio-chan !

Que dire, que faire, à par sourire.

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-Du haut de la terrasse du collège, Toshirô regarde la ville qui la vu naitre sur terre. Celle qui a bercé sa courte vie d'humain, celle où s'écoule le fleuve de ses sentiments.

-taisho…

-aller matsumoto, on rentre.

-très bien.

Matsumoto fouilla dans sa poche pour s'emparer de la pierre mais ne la trouva pas. Elle pâlit sur place, ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention de Toshirô.

-qu'est ce qui se passe matsumoto ?

-heu… je crois que j'ai perdu la pierre pendant le combat.

-Quoi ? Cherche bien, elle est forcément là.

-non.

-MATSUMOTO !!!

Avant qu'il n'ait le temps de piquer une crise, Hitsugaya se sentit mal et s'évanouie sous le regard inquiet de Matsumoto.

-Taisho ? Qu'est ce que vous avez ?

Lorsqu'elle le prit, elle découvrit avec horreur une immense tache de sang sur son capitaine, ce qui la fit encore plus paniquer.

-Taisho !! taisho !! répéta t-elle en le secouant.

-aïe, aïe matsumoto, tu me fais mal ! murmura le jeune capitaine. Ca va aller, je suis un peu épuisé par tout cela c'est tout.

-ça va aller ?

-si on ne rentre pas bientôt, non !

Sans trop comprendre, Matsumoto et Hitsugaya se retrouvèrent la seconde d'après dans leur division.

-hein ? fit rangiku. Mais comment.

Un shinigami entra dans la pièce et poussa un grand cri en voyant matsumoto et toshirô au milieu de la pièce. Cela ameuta toute la division.

-taisho ! vous êtes revenu ! firent toute la division en cœur.

Hitsugaya sourit, mais avant qu'il ne puissent dire un mot il s'évanouit de nouveau.

-vite, fit matsumoto, appeler le capitaine Unohana, c'est urgent !

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Environ deux heures plus tard, Hitsugaya rouvrit les yeux et constata avec soulagement qu'il était bien dans sa chambre. Lorsqu'il tourna la tête il vit le visage souriant de Retsu.

-comment vous sentez vous, Hitsugaya Taisho ?

-heu…

-vous avez dormi deux heures. Je vous ai administrez des calmants. Mais votre reiatsu est très affaibli. Il vous faut beaucoup de repos. J'en profite pour vous dire qu'un nouveau capitaine va être nommer la semaine prochaine.

-ah bon ?

-oui. Ne vous en faite pas, je pense que vous serez assez rétabli à ce moment là pour être à la réunion.

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-alors gin, tu t'es bien amusé ?

-ça va, ça m'as un peu occupé. Mais dit moi, pourquoi les avoir renvoyé à la soul society ?

-mon but était de désactiver le kankyuu ishi. C'est fait. Et puis, ils m'ont bien diverti donc c'est leur récompense.

-toujours entrain de te servir des autres à ce que je vois, Aizen sama.

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-QUOI ?

-si tu m'avais laissé un peu plus de temps avant de me piquer cette pierre, j'aurais trouvé un autre moyen que d'utiliser le kankyuu ishi pour retrouver toshirô. Maintenant à cause de ta sottise matsumoto, la pierre est inactive pour 200 ans.

-je suis désolée, je ne pouvais pas savoir qu'on ne pouvait l'utiliser que trois fois.

-t'as de la chance que vous ayez pu revenir ici en un seul morceau tous les deux.

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Une semaine plus tard

-Yo, rangiku-san !

-ah ! salut renji ! qu'est ce que tu fais ici? T'es pas censé être au bureau.

-c'est mon jour de congés et en plus les capitaines sont en réunion pour la présentation du nouveau capitaine.

-le nouveau capitaine ? quel nouveau capitaine ?

-quoi ? tu n'es pas au courant ? la cinquième division va avoir un nouveau capitaine.

-hinamori est au courant ?

-oui, je crois que Kira a dû le lui dire.

-ça alors. Je me demande si le capitaine le sais…

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-Le capitaine Hitsugaya est encore trop faible pour pouvoir se lever. Je lui ai donc conseiller de rester au lit encore deux jours. Il ne sera pas là aujourd'hui.

-d'accord. Tant que les huit autres sont là ça va, fit Yamamoto. Comme vous le savez, la cinquième division va avoir un nouveau capitaine à partir d'aujourd'hui. C'est une jeune âme plutôt frêle, mais je souhaite que vous la preniez au sérieux.

-tant qu'on ne tombe pas sur un barje, chuchota kyoraku.

-très bien. Je vais lui demander de rentrer maintenant.

To be continued…..