Adrien n'est pas superstitieux. Il croyait en lui, en ce qu'il avait apprit à faire. Il savait qu'il était doué. Ce n'était pas de la prétention et de la vantardise : il avait juste assez de confiance en lui pour savoir qu'il n'avait pas besoin d'une breloque ou autre pour lui porter bonheur.

Monsieur Agreste lui avait souvent répété qu'il ne pouvait compter que sur lui-même. « Les Hommes, les vrais, se créaient eux-mêmes leur propre chance, mon fils ! »… Pour les Agreste, le hasard n'avait jamais sa place, surtout quand il s'agissait de victoire ou de défaite. Adrien s'était toujours dit que c'était un bon conseil. Ainsi, avant chaque épreuve, avant chaque duel, il prenait simplement le temps de se concentrer, d'inspirer à fond et de faire le vide dans sa tête. Le blond fermait la porte du vestiaire et s'enfermait, seul.

Cependant, aujourd'hui, rien de tout ça ne fonctionnait. Alors, Adrien avait beau se répéter sans relâche qu'il n'était pas superstitieux et qu'il n'avait pas besoin de chance, il était paniqué. C'était totalement irrationnel, et il le savait. C'était idiot, il avait gagné un nombre incalculable de duels d'escrime. Mais il avait égaré le porte-bonheur que Marinette lui avait fabriqué et depuis, il n'avait plus cette chaleur rassurante au fond de son cœur.