Chapitre XII :

- Quoi ? Vous n'êtes pas sérieuse, partir maintenant que vous êtes enceinte ? Madara ne vous laissera pas partir comme ça.

- Je ne lui dirais pas. Et toi non plus. Je dois trouver quelqu'un qui va s'occuper de moi.

- Moi, je m'occuperais de vous, Fuki-sama.

- Tu ne comprends pas, quelqu'un qui va régler cette situation.

- Vous voulez dire… Interrompre la grossesse ?

Je la regardai enfin droit dans les yeux, c'est vrai qu'en l'entendant prononcer ces mots ça prenait une toute autre dimension, mais je n'avais pas le choix. Je ne l'avais en fait jamais eu. Je ne pouvais pas laisser cet enfant venir au monde.

- Oui Naoko, c'est bien ce que je dis.

- Mais c'est interdit et

- Je n'aurai pas cet enfant Naoko, tu m'entends ?!

Je lui avais crié dessus pour la première fois. Elle baissa la tête comme une enfant prise en train de faire une bêtise. Je soufflai un peu, elle ne méritait pas que je m'en prenne à elle.

- Pardonne-moi, Naoko… Je ne voulais pas te crier dessus ainsi.

- Ce n'est pas seulement interdit, Fuki-sama… C'est dangereux, vous pourriez y laisser la vie…

Ah… Voilà, la vraie raison… Elle s'inquiétait à cause de ça…

- Je sais, mais je n'ai pas le choix, je ne peux pas avoir cet enfant, tu le comprends bien non ?

Elle ferma les yeux secoua la tête et quand elle les rouvrit elle avait les yeux rouges, pleins de larmes.

- Puis-je vous convaincre de renoncer à cette idée ?

- Non, je le ferrai avec ou sans ton aide…

- Je comprends, dans ce cas, je vais…Trouver une personne qui fait ça loin du village et vous aider à vous enfuir.

- Merci…

Elle hocha la tête et reprit ma main dans la sienne.

- Naoko ? L'homme qui m'a agressé… Que me voulait-il ?

- Apparemment, son supérieur s'était opposé à votre mariage avec Madara et donc il avait donné l'ordre à cet homme de vous tuer s'il en avait l'occasion.

Mes lèvres se pincèrent. Je n'aurai jamais pensé qu'une chose pareille puisse arriver. La servante qui m'avait accompagné s'était fait tuer comme un animal, et tout ça par ma faute… Je ne connaissais même pas son nom… Un tas d'images sanglantes me revinrent en mémoire et j'en eus des nausées. Quoi que... Je ne savais plus ce qui en était réellement la cause désormais... Je demandai à Naoko de me laisser me reposer, car j'étais toujours exténuée. Elle partit rapidement et je m'endormis aussi vite que je m'étais réveillée.

Le lendemain, je me levai doucement, Madara était en train de se changer devant son armoire. Je refermai les yeux en vitesse espérant qu'il n'ait rien remarqué.

- Je sais que tu es réveillée, pas la peine de faire semblant.

J'ouvris les yeux à contre cœur, et l'observai il avait juste un pantalon sur lui et il était pieds et torse nu. Il avait les muscles saillants, et de petites cicatrices parcourait son corps. Ses longs cheveux ébène tombaient dans son dos et un peu devant ses yeux.

- Ce qui s'est passé avec cet homme n'arrivera plus jamais.

Quoi ?

- J'ai peur de ne pas comprendre.

- Quand tu es sortie avec cette servante, tu étais surveillée par mon frère, mais il a préféré attendre avant d'agir pour voir jusqu'où il irait. Je déteste les traîtres et encore plus les gens qui pensent pouvoir avoir un quelconque pouvoir sur moi. Dorénavant, tu seras surveillé encore plus et tu ne pourras plus sortir de la maison qu'avec au moins deux de mes meilleurs hommes.

- D'accord…

Je savais que ce n'était pas la peine d'insister, je n'obtiendrai pas gain de cause.

- Vous pensez qu'elle a souffert ? Je veux dire, la servante ?

- Non. Elle a été enterrée il y a une heure.

J'avais mal à l'âme, mais je ne voulais pas lui montrer.

Il me laissa en plan, et sortie de la chambre sans un mot de plus. Je me sentais soulager de savoir qu'il était parti, mais en même temps angoissé. Comment j'allais faire moi pour m'échapper si je ne pouvais plus sortir de la maison comme je le voulais ?

Naoko entra dans la chambre sans toquer avant et je sursautai en pensant que c'était Madara et qu'il allait vouloir quelque chose de moi… Elle s'approcha du lit et s'assit en tailleur dessus. Je commençai à la sermonner en chuchotant

- Qu'est-ce que tu fais ici Naoko ? Tu as demandé l'autorisation à Madara ?

- Non, j'ai soudoyé la servante pour qu'elle me laisse vous voir un instant. J'ai réussi à trouver une femme qui pratique l'avortement en dehors du village.

- Comment as-tu pu en trouver une aussi vite ? Tu t'es adressé à une Uchiha ?

- Oui, mais ne vous en faite pas, je peux lui faire confiance, elle-même a eu recours à cette femme, elle ne dira rien à personne.

- Peut-être, mais on a un autre problème, Madara va me faire surveiller tout le temps et je ne pourrais plus sortir de la maison comme je veux à moins d'être accompagné et d'avoir une bonne raison.

Elle me regarda avec désespoir et regarda les draps du lit un instant avant de planter à nouveau son regard dans le mien et de me dire :

- Je sais ce qu'on va faire, vous pratiquez toujours vos recherches dans le laboratoire pas vrai ?

- Oui, et alors ?

- Alors vous allez utiliser une de vos plantes qui fait dormir sur ces gardes et vous vous échapperez.

- Et toi ?

- Je ne pourrais pas venir, mais ce n'est pas grave ils ne me feront rien, vous êtes la maîtresse de clan et s'ils veulent vous retrouver, ils auront besoin de moi, personne ne vous connaît comme moi ici-bas.

- C'est trop dangereux pour toi Naoko…

- Non, tout ira bien.

- Je ne sais pas…

Nous parlions pendant plusieurs minutes de ce plan que nous étions en train de mettre en route et Naoko me redonna espoir. J'allais pouvoir m'échapper et régler le… « Souci » dont j'étais victime.

Trois jours passèrent et j'avais réussi à éviter jusqu'ici tout rapport sexuel avec Madara, prétextant être malade. Ce qui n'était pas vraiment faux, il m'arrivait d'avoir des nausées. La révélation d'Akihide m'avait en fait, fait développer tous les symptômes que je refoulais avant. Mais je contrôlai mes nausées assez bien en général, je m'en servais juste pour que Madara me laisse tranquille et ne se doute de rien avant que je parte.

Le jour J était enfin arrivé. Je devais partir pour treize heures environ, j'avais préparé une boisson avec des plantes qui faisait dormir, heureusement elles étaient inodores et personne n'aurait pu se douter de ce que contenait vraiment la boisson. Mon clan s'en servait beaucoup à l'époque pour aller chercher des informations chez les autres.

J'avais contraint la servante de le servir aux shinobis la menaçant que si elle n'écoutait pas, je la ferais punir par Madara lui-même. Ayant bien trop peur du chef de clan elle n'osa pas me défiait alors qu'elle aurait parfaitement pu. Après tout, Madara n'obéissait qu'à lui-même et certainement pas à moi, une femme. Même si j'étais SA femme.

L'heure arriva très vite, les ninjas avaient bu la boisson et dormaient à présent, Naoko était venu me chercher pour que nous partions vers le côté du village où le moins de personne possible y était. Le plan se déroula exactement comme nous l'avions prévu et j'allais réussir à partir sans encombre, ou presque. Nous avions dû échapper à un groupe de harpies qui nous avait repéré et nous suivait, mais heureusement Naoko avait demandé à la fille sur qui elle avait des informations de nous aider à sortir de là, ce qu'elle, à mon plus grand étonnement, fit.

Arrivées à la forêt, j'embrassai la joue de Naoko.

- Merci Naoko, d'avoir toujours été une si bonne amie pour moi.

- Je vous protégerai toujours, vous le savez bien.

- Oui… Je l'ai toujours su.

- Evitez les grandes routes, passez par la forêt. Et si jamais ils vous retrouvent…

Je me mis à frissonner, si jamais ils me retrouvaient maintenant, j'étais dans de beaux draps.

- Ils ne me trouveront pas. Même s'ils le font, je n'aurai rien à leur dire, et ils n'oseraient pas me faire du mal, pas vrai ?

- Bien sûr… Ne les laissez pas mettre la main sur ces informations.

- Jamais.

Je passai la main sur mon petit point bleu, celui que je m'embêtai tant à cacher chaque jour, celui qui avait provoqué ma chute. Un tout petit point bleu placé dans ma nuque.

Elle m'embrassa les mains avant de me dire de partir et de ne surtout pas m'arrêter ce que je fis.

Je marchai désormais depuis au moins deux bonnes heures maintenant et j'avais l'impression de tourner en rond. Je ne me perdais pourtant pas facilement en forêt, ça faisait longtemps qu'avec Naoko nous étions en vadrouille et pourtant, je me sentais niaise à cet instant précis. Je ne savais plus par où j'étais passée, il fallait que je me rende à l'évidence. Je décidais alors de faire une marque sur un arbre pour être sûre de ne pas me tromper encore.

J'avais toujours l'impression de m'éloigner et pourtant mes pas me guidaient encore et toujours à cet arbre que j'avais marqué, peu importe la direction que je prenais. Je ne voyais plus qu'une seule solution, un membre du clan Uchiha m'avait retrouvé. Déjà. Il en était impossible autrement.

- On pourrait arrêter ce petit jeu maintenant non ? Ça fait assez longtemps que je tourne en bourrique.

- Tu t'en es enfin aperçu ? Ce n'est pas trop tôt.

Je reconnus cette voix, Madara. Qui d'autre. Il ne manquait plus que ça.

- Pourquoi ne m'avez-vous pas tout simplement ramenée au village dès que vous vous en êtes rendu compte Madara-sama ?

- Je voulais savoir pourquoi tu as tenté une chose aussi stupide alors que tu aurais pu mourir pour trahison.

- Vous avez toujours su que je ne resterai pas sagement dans votre maison à vous attendre. Qu'un jour ou l'autre j'aurai tenté de m'enfuir. Êtes-vous si surpris que cela ?

- Pas le moins du monde Fuki. Je n'en attendais pas moins de toi, après tout, je savais très bien quel genre de personne tu étais quand je t'ai choisi. Ma question, c'est pourquoi sans Naoko ?

- Je ne vous répondrai pas, je n'ai rien à vous dire.

Il s'approcha d'un pas menaçant et je reculai immédiatement, la confiance qui quelques secondes plutôt était dans chaque cellule de mon corps venait de se faire la malle et me laissait démunie, face à Madara qui était visiblement très agacé. Il semblait réellement prêt à me faire beaucoup de mal maintenant. Allait-il me tuer ?

Mon cœur s'emballa et je commençai à ne pas me sentir bien du tout, j'avais la nausée envie de vomir, et je savais bien pourquoi… ça n'était pas le moment. Moi qui avais utilisé ces nausées à bon escient, j'en étais désormais l'esclave. Je me penchai et tombai à genoux, j'essayai de respirer doucement, de ne pas vomir, mais rien n'y fit, je vidai mon estomac de façon peu gracieuse devant Madara qui avait, j'en étais persuadée, envie de me tuer.

- Tu es enceinte, c'est ça ?

Mon être entier se figea à cette simple phrase. Il avait compris. Je continuai à avoir des nausées, mais j'avais besoin de le regarder, de savoir ce qu'il allait faire. Il s'avança une fois de plus vers moi et je me redressai trop vite donc je dus me laisser retomber au sol. Ma main se plaça de façon naturelle sur mon ventre, chose qui ne s'était jamais produite avant.

- Ne vous approchez pas de nous,vous m'entendez ?!

- Tu n'es pas en position de me donner des ordres.

Sa voix était sèche et me promettait de longues souffrances si je ne la fermai pas rapidement, mais je ne pouvais pas m'en empêcher, j'avais envie de pleurer, mais je me retins, par peur qu'il profite de cet instant de faiblesse immense pour me tuer, nous tuer.

- Qu'est-ce que tu pensais faire hein ?!

Il s'approcha tellement vite que je n'eus pas le temps de faire quoi que ce soit, mes cheveux pris dans sa poigne de fer, je fermai les yeux à cause de la douleur, mais je refusai d'enlever la main de mon ventre.

- Parle !

Il venait de crier et mes larmes coulèrent sans que je ne puisse plus rien contrôler. Il me faisait tellement peur. J'étais obligée de parler, je ne savais pas quel sort il nous réserverait à Naoko, moi et le bébé.

- Je voulais aller voir une femme à l'extérieur du village pour le bébé…

Je savais que la suite ne lui plairait pas du tout, mais il tirait tellement fort sur mes cheveux que je savais aussi qu'il ne s'arrêterait pas tant qu'il n'aurait pas tout entendu.

- Je voulais qu'elle m'enlève l'enf-

Je n'avais même pas fini ma phrase que sa main rentra en collision avec ma joue directement. Il avait frappé tellement fort que ma vue s'était troublé quelques instants et que mon oreille raisonnait.

- Tu comptais te faire avorter, c'est bien ça que tu veux dire ?

Il avait parlé d'une voix calme, bien trop calme après ce que je venais de lui annoncer, et la gifle que je venais de me prendre. Je hochai la tête prête à affronter son prochain assaut, sa prochaine gifle ou tout autre chose à venir. Mais ça n'arriva jamais alors je fus la première à parler.

- Je ne voulais pas que cet enfant devienne comme vous, un shinobi cruel et sans cœur. Je n'ai même jamais voulu avoir d'enfant avec vous, je ne vous aime pas.

- Ton avis m'importe peu Fuki, on va rentrer et tu vas donner naissance à mon héritier que tu le veuilles ou non. Mais crois-moi, je ne te pardonnerai pas d'avoir voulu le tuer et je te le ferais regretter aussitôt qu'il aura quitté ton corps.

À chaque fois que je pensais qu'il ne pouvait pas être pire, il me prouvait que j'avais tord, et qu'il pouvait l'être à bien des égards. Il me releva, et nous téléporta dans le village de nouveau, enfin dans notre maison plutôt. Il alla me poser sur le lit sans grande délicatesse et sortie directement. Je me relevai prête à aller m'enfermer dans la salle de bain, ayant bien trop peur de la suite et voulant nettoyer toutes les traces de mes pleurs, mais il revint avant même que je puisse m'en aller, avec le docteur.

- Il va t'examiner, tout de suite. Si la vie de mon héritier à été mis en péril à cause de toi prépare-toi à en endurer les conséquences. Naoko ne résistera pas longtemps à ce qu'on va lui faire.

Mon sang se glaça. Il n'oserait pas. Pas vrai ?

Il sortit de la pièce tout de suite après ses mots et le médecin m'invita à aller m'asseoir au bout du lit pour qu'il puisse faire son examen de la plus facile des manières qu'il soit. Il avait l'air aussi gêné que moi.

- Je pensais que Madara-sama était au courant, que vous lui auriez dit Fuki-sama. Maintenant, il est très en colère après vous.

- Peu m'importe, je ne veux juste pas qu'il touche à mon amie. Vous pourrez me donner de ses nouvelles ?

- J'essayerais.

Je ne répondis pas, j'essayai juste de me concentrer sur ma respiration pour calmer mes larmes et aussi pour ne pas trop penser à ce que le docteur essayait de me faire.

Quand il eut fini, il m'aida à me relever et me dit que je n'avais rien à craindre que la vie du bébé n'avait pas été mis en danger. Je me sentis soulager. Mon bébé allait bien. C'était assez ironique comme situation, je ne voulais pas de cet enfant, car je n'aimais pas Madara et que je savais qu'il en aurait fait un monstre. Cependant, le fait d'avoir été à deux doigts de le perdre m'avait fait prendre conscience qu'il n'était pas seulement l'enfant de Madara, mais le mien aussi et que je pourrais contribuer à le faire devenir une bonne personne et à ne pas suivre le chemin de son père. Oui, j'étais déterminée à présent. Prendre des décisions, même futiles, m'avaient toujours fait survivre. Alors, une fois encore, je m'en sortirai. J'avais une vie en plus à protéger maintenant.

Je me dirigeai vers mon lit, voulant me détendre un peu après cette journée épuisante.

- On va discuter toi et moi.

Je serrai les mâchoires de rage, comment avait-il pu entrer sans que je ne l'entende.Ça en devenait agaçant à la fin. J'avais à peine fait un pas vers le lit, quel genre de ninja il était à la fin ?! Ah oui, le genre qui allait me faire vivre une misère sans nom.

- Où est Naoko ?

- J'en ai assez de ton petit jeu, Fuki. Je t'ai respecté pourtant, je t'ai laissé du temps, je t'ai donné une chance de parler, de me donner tes informations, la plupart de mes adversaires non pas cette chance tu sais ? Cependant tu as refusé, prétextant de rien savoir. Mais nous savons tous les deux que c'est faux, n'est-ce-pas ? N'étant pas non plus sans cœur, je voulais fermer les yeux, vraiment. J'ai essayé.

Est ce qu'il était sérieux ?

- Sauf que maintenant je n'ai plus un, mais deux problèmes. Vois-tu Fuki, c'est assez embêtant, tu possèdes des informations, et tu portes désormais mon héritier. Il faudrait que tu sois folle pour penser que je te laisserai partir comme ça.

- Cet enfant n'est pas seulement le vôtre.

Il me fit un énorme sourire, mais celui-ci n'avait rien de jovial.

- Non, tu as raison. C'est pour ça que je n'ai pas tué Naoko. Pas encore.

Mon cœur manqua un battement. « Je n'ai pas tuer Naoko », « Pas encore »… Alors, l'idée de la tuer lui avait vraiment traversé l'esprit ?...

- Je te soumettrai, Fuki et un jour tu prendras la décision de m'être loyale, comme n'importe qu'elle épouse.

Je serrai les poings, il était complétement fou, dans quel monde vivait-il celui-ci ? Il pensait vraiment qu'un jour je serai sa petite femme soumise ?

- Mais je sais que n'y arriverai pas en tuant Naoko tout de suite.

Il s'approcha de moi, écarta de sa main gauche mes cheveux, pour les mettre du côté droit. Il toucha mon petit point bleu dans ma nuque et mon premier réflexe fut de m'écarter légèrement en sentant le contact de ses doigts avec ma nuque. Mes yeux s'écarquillèrent. Alors il savait que cette marque était là.

- Oh. Tu es surprise ? Tu pensais vraiment que ça m'avait échappé ? Laisse-moi t'apprendre une petite chose. On arrive rarement à cacher ce genre de chose à la personne qui partage notre lit.

Je m'écartai avec dégout, cette fois poussant sa main, et m'insultant de tout les noms. Comment avais-je pu être aussi naïve ?

- C'est un tatouage, rien de plus. De là où je viens, c'était quelque chose de très courant pour les jeunes filles.

- Mais Naoko n'en a aucun, elle. Serais-tu en train d'essayer de me mentir, une fois encore ?

Ma respiration s'accélérait, il le sentait, j'en étais sûre et ça me rendait dingue.

- Oh, tu trembles ?

- Ce tatouage était destiné aux personnes ayant un statut social assez élevé.

- Ça veut dire que tu es une princesse ?

Il ricana et ça ne me plaisait pas du tout.

- Je ne suis pas une princesse. Mais j'appartenais à une famille qui était plutôt bien vu. C'était différent pour Naoko.

- Et d'où viens-tu exactement, Fuki ?

- De très loin.

- C'est-à-dire ?

Il ne ricanait plus et semblait même réellement agacé par la tournure que prenait cette conversation.

- Assez loin pour que je ne connaisse rien des Uchihas et des Senjus. Et puis, ça n'a aucune importance si je suis condamnée à rester ici, pas vrai ?

- Assez juste. Mais ne te fais pas d'illusion Fuki, un jour, tu baisseras ta garde et je saurais tout.

- Pourquoi ne pas continuer à me torturer et essayer de me faire parler dans ce cas ?

- C'est bien plus amusant de te voir croire que tu pourras garder ça pour toi.

Il me tourna le dos et allait s'en aller mais j'avais une dernière chose à lui demander.

- Ne faites pas de mal à Naoko, elle voulait juste m'aider. Pardonnez-lui.

Je me mordis la lèvre inférieure, me maudissant par avance pour ce que j'allai dire :

- Je vous en prie.

- Nous verrons bien ce qui arrivera.

Et il sortit de notre chambre sans même me lancer un regard.

Chapitre XII enfin là, j'espère comme d'habitude qu'il vous aura plus ! :) Fuki s'est mis dans de beaux draps!

Noctambuleuse: Ahahaha ! Mais je te l'avais promis donc :) en fait non, pas vraiment, j'ai juste ajouté/supprimé certaines phrases. A partir de maintenant les chapitres seront plus long de toute façon. La fiction est déjà entièrement écrite, j'écris quelque chose d'autre en ce moment :) Ouais Madara est pas cool :/ Clan complétement inventé. J'ai inventé où même changer certaines choses pour arriver à la fin que je voulais, tu verras si tu lis jusqu'à la fin :p C'est vrai ?! tu ne t'y attendais pas ? Ah je suis tellement contente, j'avais peur que justement cette partie soit un peu évidente :) merci encore pour ta review et j'espère que ce chapitre te plaira autant que le précédent :) bisous

Maelyss64: "Bizarrement elle à la poisse" si tu savais comme j'ai ris en voyant ton commentaire ! C'est vrai que je la traumatise un peu quand même... :/ Mais bon :) heureusement tout ça n'est qu'une fiction lol. C'est tout à fait naturel d'avoir parlé de ta fiction, elle a à peine commencé que je veux savoir la suite, on se soutient du mieux qu'on peu, c'est pas toujours évident d'écrire :) merci encore pour la review, ça me fait toujours tellement plaisir. bisous et à la prochaine !