Chapitre 12: Qui parlait ? ( Calogèro)
Le trajet du retour parut incroyablement long et pénible pour les deux jeunes élèves. Ils avaient encore du mal à réaliser ce qui venait de se passer juste sous leurs yeux. Ils ne pensaient pas un jour vivre une expérience aussi traumatisante. Ils avaient aussi très peur de se faire attaquer par des Mangemorts. Dans leur état, ils seraient incapable de se défendre. Pendant un moment, ils eurent la pénible sensation d'être suivi, surveillé. Ils firent plusieurs haltes afin de le vérifier, sans jamais apercevoir âme qui vive. Ce n'est qu'une fois qu'ils franchirent les barrières de Poudlard, qu'ils purent souffler un peu. Au moins, ils étaient à l'abri et ils ne risquaient plus rien.
La réapparition soudaine de Draco soulagea tous ceux qui l'avaient cherché en vain pendant des heures. On lui posa beaucoup de questions, les plus fréquentes revenaient à lui demander où il avait bien, pu être pendant tout ce temps? Pourquoi avait-il disparu subitement? Pourquoi n'avait-il pas donné de ses nouvelles plus tôt. Ils étaient nombreux à s'entasser autour de lui, dans l'attente de sa part des réponses et avant tout des explications. Ils estimaient avoir perdu du temps par sa faute, et que par conséquences il se devait de se justifier. Chose qu'il n'avait pas très envie de faire. Il n'avait de compte à rendre à personne. Il ne répondit à aucune question, se contentant de leur demander de lui laisser un peu d'espace afin de respirer. Ce qu'il obtint rapidement. Son manque totale de reconnaissance envers ses camarades de classe, les poussèrent à se désintéresser complètement de lui. Et si à l'avenir pareille situation devait se reproduire, plus personne ne se donnerait la peine de le chercher.
Personne ne remarqua que professeur de défense contre les forces du mal, n'était pas présent, du moins pour le moment. Cela ne sera plus le cas le lendemain, puisque ce sera un lundi. On finira par s'en rendre compte de quelque chose, puisqu'il ne pourra pas assurer ses cours habituels. On se posera des questions sur son absence. Ils devaient donc prévenir le directeur, et le faire le plus vite possible. Ils n'eurent pas besoin de se concerter à ce sujet, et ils se rendirent dans le bureau de Dumbledore, en espérant qu'il y soit. Ce fut effectivement le cas. Mais ce qui n'était pas prévu, c'est qu'il n'y soit pas seul. Le professeur Rogue était là. Ce dernier leur jeta un regard froid. L'accueil qu'ils reçurent était des plus hostile. La tension y était palpable et les mit rapidement mal à l'aise. Si bien qu'il proposèrent de revenir un peu plus tard.
_Sûrement pas, leur fit remarquer Severus. Je pense qu'on a beaucoup de chose à se dire, vous et nous.
Il leur était impossible de faire demi-tour. Ils devaient assumer les responsabilités de leur actes, et Severus se mettra en colère dés qu'il aura appris le sort de son ami. Ils n'osèrent pas commencer la conversation, et ils restèrent muet.
_Monsieur Malefoy, pouvez-vous au moins nous dire où vous étiez? Est-ce que vous vous rendez compte qu'on s'est tous fait du souci pour vous? Qu'on vous a cherché partout?
_J'avais besoin de sortir un peu d'ici, et de prendre l'air.
Cette explication ne pouvait pas convenir à Severus. Prendre l'air n'était pas une excuse satisfaisante. Il tenait à en savoir plus, et pour cela il n'avait pas l'intention de mâcher ses mots, ni à le prendre avec des pincettes. Les règles de sécurité de l'école devaient être suivies et respectées par tous. Aucun élève n'était au dessus du règlement. Le ton de la conversation était donné par les paroles du professeur de potion. Il fallait calmer le jeu, au risque que les deux élèves se braquent, et refusent de répondre aux questions qui leur seraient posées.
_Ne soyez pas si dur avec lui, ce n'est qu'un enfant. Alors Draco, que peux-tu nous dire au sujet de ta disparition? Pourquoi tu t'es sauvé de cette façon? Tu te rends bien compte que tu t'es mis en danger, et qu'il aurait pu t'arriver tout et n'importe quoi.
Si seulement il pouvait se douter à quel point il avait raison. Il c'était effectivement passé quelque chose de grave. Et Draco avait honte de lui, de s'être si mal comporté, d'en avoir fait qu'à sa tête. Il baissa la tête, retenant ses larmes avec peine. Il ne voulait pas craquer, il ne devait pas flancher. Harry quant à lui avait plus de mal à contenir ses émotions, et à ne pas pleurer.
La méthode douce ne donnait pas plus de résultat que la dur. C'était même pire puisque Draco se contenta de garder le silence. Pourquoi ne parlait-il pas? Avait-il quelque chose à cacher? Severus ne pouvait ne pas intervenir. Il ajouta sur un ton autoritaire.
_Monsieur Malefoy, le directeur vous a posé une question. La moindre des politesses serait de lui répondre. Et vous monsieur Potter quel est votre rôle dans cette histoire? Qu'avez-vous à vous reprocher?
_Mais, je…je… je bafouilla le pauvre Harry qui était si intimidé qu'il ne savait ce qu'il pouvait dire pour sa défense.
_Merci d'articuler quand vous parlez. Parce qu'on ne comprend rien. Et pas pitié cessez de pleurnicher.
_Professeur Rogue, arriva à dire Draco. Il n'a rien fait. Je suis le seul à blâmer. J'ai mal agit et je dois être le seul à en subir les conséquences. Harry n'a rien fait de mal lui.
_Et qu'avez-vous pu faire pour qu'on ait besoin de vous blâmer?
Draco ne pouvait plus reculer. Il devait tout dire, tout ce qui s'était passé par sa faute. Il assumera ses erreurs, tout en espérant que la punition qu'il aurait ne serait pas un renvoie du collègue. Tout simplement parce qu'il n'avait plus d'autre endroit où vivre. Retourner chez sa mère, était inenvisageable depuis le décès de son père.
Severus n'en revenait pas. Il était sous le choc. Comment une telle chose avait pu se produire? Il avait dû mal entendre, il n'y avait pas d'autre explication. À moins qu'il en soit en plein cauchemar. Il se pinça le bras, et en ressentit la douleur. Non, il ne dormait pas.
_Vous avez fait quoi? Comment avez-vous pu? Mais vous êtes complètement inconscient monsieur Malefoy.
_Je suis vraiment désolé professeur. J'ai agi sans réfléchir, je ne pensais pas que ça tournerait aussi mal.
_Effectivement, vous n'avez pas réfléchi. Il ne vous seriez pas venu à l'esprit de nous en parler avant de faire n'importe quoi. Vous êtes responsable de la mort du professeur Salinger. Et tout ce que vous trouvez à dire c'est que vous êtes désolé? C'est… c'était mon ami, mon meilleur ami, et plus jamais je ne le reverrai.
_Draco, reprit Dumbledore. Je te croyais vraiment plus intelligent que ça. Tu as aussi mis la vie de ton ami Harry en danger, ainsi que la tienne. Et bien que je te suis reconnaissant d'être venu me voir pour m'en parler, je vais être dans l'obligation de te punir. Tu comprends?
_Oui, je le mérite… Mais il est peut-être encore en vie, on ne…
_Mais taisez-vous! Non il ne peut pas être encore en vie. Qui le serait après une telle chute.
_Tu n'as rien d'autre à ajouter, demanda Dumbledore. Il ne s'est rien passé d'autre?
Draco pensait avoir tout dit, avoir assez donné de détail. Il n'y avait donc plus rien à ajouter, si ce n'est qu'il est vraiment désolé. Mais le dire plusieurs fois ne changera plus rien. Alors il préféra ne pas le faire.
_ Je crois que Voldemort a parlé d'un certain Nicaragua.
_Vous-voulez parler du pays? Pourquoi, il compte faire un voyage prochainement? Je ne vois pas en quoi cela peut nous aider.
_Non, non. Il parlait d'une personne qui l'aurait rejointe.
_Et vous n'avez pas pensé qu'il pouvait être utile de retenir le nom de cette personne?
_J'ai essayé. C'est juste que c'était la première fois que j'en entendais un aussi étrange. Il finissait par Gua, ça j'en suis presque sûr.
_Est-ce que cela ne serait pas Managua, par hasard?
_Ah oui, mais oui, c'est ça. Il avait même l'air très content de l'avoir avec lui.
_Et il était là lui aussi?
_Non, non. Il n'y avait personne d'autre. Enfin je n'ai vu personne d'autre.
_Vous en êtes bien sûr? Vous avez regardé partout? Vous n'avez vraiment rien ressenti?
_Oui professeur, il n'y avait personne d'autre.
_Et vous monsieur Potter, avez-vous remarqué quelque chose?
_Euh… Non, moi non plus.
Severus était visiblement très déçu par cette réponse. Il s'attendait à ce que l'un de ses élèves lui dise ce qu'il avait envie d'entendre.
_Pourquoi insister autant sur ce point, lui demanda Dumbledore.
_Parce que les choses seraient bien différentes, si cela avait été le cas.
_Non. Cela n'aurait rien changé. Vous le savez très bien.
_Au contraire. Je suis sûr qu'il aurait fait quelque chose pour le sauver.
_Uniquement pour le tuer lui-même après.
_Il n'a aucune raison de le faire.
_C'est pour ça qu'il a fait entendre qu'il voulait sa mort. Qu'il était pour lui un obstacle, qui l'empêche d'avoir plus de pouvoir.
_Il n'y a rien de vrai dans tout cela. Vous êtes assez intelligence pour ne pas croire « ces on-dit? »
_Ce ne sont pas des simples on-dit. Je me contente de répéter ses propres paroles.
_Ce ne sont que des mots, rien de plus. Jamais il n'oserait porter la main sur lui, et vous savez parfaitement pourquoi.
_Parce qu'ils sont frères? Pour Managua cela ne change rien.
_Vous ne diriez pas ce genre de chose, si vous le connaissiez aussi bien que moi.
_Je n'avais pas oublié que vous étiez un peu trop proche de lui.
_Que voulez-vous dire par-là?
_Vous le savez parfaitement. En attendant, il vaudra mieux que la disparition de Thomas reste entre nous. Vous êtes d'accord avec moi Severus.
_Oui, monsieur le directeur. Mais que fait-on pour les cours qu'il devait donner?
_Je vous les confie. Vous serez parfaitement capable de faire le travail de deux personnes, jusqu'à ce que je trouve un remplaçant. Il faut espérer que cela ne me prenne pas trop de temps.
Dumbledore n'était pas très optimiste sur les chances de survit de son nouveau professeur de défense contre les forces du mal, étant donné qu'il allait en chercher un nouveau.
_On fera comme vous le voulez. C'est vous le chef ici.
Severus était vexé et peiné, mais il ne le montra pas. Il ne voulait pas craquer devant deux de ses élèves. Il devait garder sa dignité, afin de conserver intact l'autorité qu'il avait sur eux. Il quitta la pièce la tête haute. Dumbledore demanda aux deux élèves, de ne pas parler de tout ceci aux autres. Puis il promit à Draco de lui donner une punition à la hauteur de sa faute, des qu'il sera fixé.
Harry et Draco sortirent ensemble du bureau du directeur, avant de se séparer, et de se rendre dans leur chambre respective. Ils n'étaient pas d'humeur à faire autre chose que dormir. Harry, pour sa part, ressentit le besoin d'en parler à ses deux meilleurs amis, tout en leur précisant que tout ceci devait rester entre eux. Hermione mit sa main devant sa bouche, Ron secoua la tête. C'était un mauvais rêve, ils allaient se réveiller. Aucuns des deux ne savaient comment réagir et le consoler. Ils restèrent un moment à se regarder sans rien dire, jusqu'à ce qu'ils tombent de sommeil, et allèrent se coucher. La journée avait été très longue et riche en émotion. Draco quant à lui, se confia à personne. Il n'avait pas d'ami avec qui le faire. Il chercha refuge dans le fond de son lit, en espérant trouver le sommeil. Il ne fut pas le seul dans ce cas. Harry aussi avait toutes les peines du monde à dormir. À chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait dans sa tête les derniers événements tragiques de sa journée. À la différence qu'il n'était plus un simple spectateur, mais était dans le cœur de l'action. C'était lui qui était le personnage principal, suspendu dans le vide. Il criait, suppliait de l'aide, sans que jamais personne ne vienne à son secours. Cela finissait de la même manière, le poids de son corps l'empêchait de remonter, et il tombait dans cet abîme, pour y mourir. Puis il se réveilla brutalement.
_Harry. Tu n'es pas bien de crier comme ça au milieu de la nuit? Tu ne pourrais pas, pour une fois, nous laisser dormir tranquille?
Mais, on ne lui demanda pas pourquoi, il avait encore hurlé au milieu de la nuit. C'était plus facile de lui dire de se taire, comme s'il avait fait exprès de crier en plein milieu de la nuit. Pour sa défense il aurait pu expliquer le rêve qu'il venait de faire. N'importe qui d'autre à sa place aurait fait le même cauchemar. Mais il ne le fit pas, il n'avait pas envie de se justifier. Ron, fut le seul à se rendre compte que quelque chose n'allait pas. Il se leva afin d'aller s'asseoir à côté de son ami.
_Tu as fait un mauvais rêve? C'est ça?
_Oui.
_Tu veux en parler?
_Non, c'est gentil. Cela ne m'aidera pas à oublier ce qui c'est passé par ma faute.
_Tu n'es pas responsable de ce qui est arrivé.
_Comment peux-tu me dire ça? Tu n'y étais pas.
_Il savait ce qu'il faisait. S'il l'a fait pour vous sauver la vie à Draco et à toi. Tu n'as pas le droit de te laisser aller. Tu dois te montrer digne de son sacrifice.
_C'est toujours plus facile à dire quand on n'a pas vécu ce genre de chose.
_Pourquoi? Je devrais? C'est ça que tu veux?
_Euh… non…Pardon, j'ai été un peu maladroit. C'est juste que j'aie l'impression de faire mourir tous ceux que j'aime. Je devrais peut-être faire comme Thomas partir d'ici et vivre tout seul.
_Tu veux dire comme l'ermite? Attends c'était Thomas l'ermite?
_Oui,c'était lui.
_Oh la vache! Pour une fois qu'on avait une légende comme professeur. En plus il était plutôt cool pour un fondateur.
_Oui, c'est vrai avoua Harry. Je ne crois pas que je vais pouvoir me rendormir. Et si on allait faire des recherches?
_Tu parles comme Hermione maintenant?
_Ne Sois pas bête. C'est juste pour en apprendre un peu plus sur lui. Pour pouvoir lui rendre hommage, et pour dire au monde à quel point c'était quelqu'un de bien. Qu'il avait été mal jugé.
_D'accord. On y va.
Comme prévu, Severus assura en plus de ses cours de potion, ceux de la défense contre les forces du mal. Il aurait dû être content puisqu'il avait enfin obtenu la promotion, qu'il attendait depuis plusieurs années. Si ce n'était pas le cas, c'est parce qu'il avait peut-être perdu son seul ami. Le plus difficile, serait de faire comme si rien ne c'était passé.
C'est de bien mauvaise humeur qu'il se rendit dans la salle de classe. L'attendait sur le bureau, le planning de la semaine, préparé par son collègue. Comme si il savait qu'il ne serait pas être présent, et qu'il allait être remplacé. Il était hors de question, qu'il applique ce qu'un autre avait prévu. Il n'avait aucune raison de faire d'effort, et il n'allait pas en faire. Il leur ferait travailler la théorie et rien d'autre. Les livres étaient fait pour cela, non? Cela pourrait, avec un peu de chance, leur donner un peu de bon sens, du plomb dans la cervelle, un peu d'intelligence. Ce qui n'était pas du luxe pour certain, le duo infernal Potter et Malefoy, pour n'en citer que deux.
Les élèves arrivèrent enfin en classe. Ces derniers ne s'attendaient pas à le trouver à la place de Thomas. Ils restèrent devant le pas de la porte, n'osant entrer.
_Le professeur Salinger, a dû s'absenter à cause de problèmes familiaux. Je vais assurer ses cours à sa place, pour une durée indéterminée.
Personne ne bougea. La nouvelle était sans doute difficile à avaler.
_Vous attendez quoi pour aller à vos places. Plus vite, plus viite, plus viiite.
Severus commençait à perdre patience, il parlait de plus en plus fort. Le mieux était de lui obéir, on ne sait jamais ce qu'il pourrait faire sur un coup de tête. C'est donc en courant ou presque, que tous s'installèrent.
_C'est mieux. Pour commencer, vous allez ouvrir votre livre à la page 22. Dit-il sans leur accorder le moindre regard.
Personne n'ayant pris la peine d'emporter leur livre, il n'y eu donc aucune réaction. Il n'entendit pas le bruit de page qui se tourne. Il releva la tête, pour voir ses élèves ne rien faire du tout.
_Je viens de vous donner un ordre. Qu'attendez-vous pour obéir?
_C'est qu'on ne les a pas amenés, professeur. Répondit Hermione, sans avoir levé la main avant. Thomas nous avait demandé de ne plus le faire.
_Le professeur Salinger, pas Thomas. Il s'agit de l'un de vos professeurs, et vous n'avez pas à vous montrer aussi familier avec lui. Et en attendant Mademoiselle je-sais-tout, je ne suis pas Thomas. Dans mes cours on se sert du livre. On doit aussi demander l'autorisation de parler avant de le faire, c'est la moindre des politesses. Je retire cinquante points de moins à Gryffondor. Puisque aucun d'entre vous n'a pris la peine de venir en cours avec un livre, je vais vous faire faire une interrogation surprise. Vous allez vous rendre compte à quel point, vous en avez besoin. Je ne veux entendre aucune protestation. Sinon je vous donnerai à tous une punition collective, que vous ne serez pas prêt d'oublier.
Après avoir distribué les copies, Severus retourna s'asseoir derrière son bureau. Ron, comme la plupart des autres élèves regretta les cours, plus vivants et plus instructifs de Thomas.
Dix minutes plus tard, un intrus, ressemblant beaucoup à Thomas, entra dans la salle. Physiquement parlant, car il dégageait quelque chose d'étrange, d'envoûtant, d'un peu effrayant aussi. Certains avaient comme un doute à ce sujet. D'autres espéraient réellement que ce soit bien lui, malgré des détails qui ne collaient pas avec le personnage. Le fait qu'il marche sans canne, et qu'il n'éprouve aucune difficultés à se déplacer par exemple.
_C'est gentil à toi Severus d'avoir accepté de me remplacer, s'exclama le sosie de Thomas. Je vais te libérer et reprendre le cours.
_C'est un plaisir pour moi de te dépanner. Tu aurais pu prendre quelques jours de repos. Un autre l'aurait fait, mais pas toi. J'admire ta conscience professionnelle. On devrait tous prendre exemple sur toi.
_Pourquoi aurais-je dû prendre des jours de congés?
_À cause de tes problèmes familiaux.
_Quels problèmes?
_Tu sais parfaitement de quoi je parle.
_Ah oui. Ce n'était pas si grave que cela. C'est déjà arrangé.
Tout ceci était des plus étrange. Thomas qui était censé avoir des ennuis avec sa famille et qui ne semblait pas au courant. Et plus étonnant dans tout cela, était la réaction de Severus, qui continuait comme si tout était parfaitement normal.
_Je dois avouer que tu m'étonnes quand même. Je ne pensais pas que tu prenais ton métier tant à cœur. Tes élèves ont de la chance de t'avoir comme professeur.
_Disons que tu as déjà bien assez de travail avec tes cours de potion. Je ne peux pas te demander de faire aussi mon travail. Tu n'as plus vingt ans, et cela doit te fatiguer de faire le travail de deux personnes.
_Ne t'en fais pas pour cela, je prends des compléments alimentaire tous les jours. Je suis en pleine forme. Et toi, tu crois pouvoir donner un vrai cours de défense contre les forces du mal, sans parler de magie noire?
_De la magie noire? Allons je ne fais pas ce genre de chose moi.
_Alexandre, te moquerais-tu de moi?
_Thomas. Je suis Thomas. Ne me dis pas que tu as oublié mon nom. Je ne me suis pas absenté suffisamment assez longtemps pour que tu ne saches plus comment je m'appelle.
_Ne joues pas ce petit jeu avec moi. Bien que tu aies pris l'apparence de ton frère, tu dégages une aura bien différente de la sienne. De plus tu as oublié un accessoire dans ton déguisement du parfait petit Thomas professeur à Poudlard.
_Un accessoire? Quel accessoire?
_Une béquille.
_C'est une question piège?
_Non.
_Pourquoi devrais-je avoir une canne?
_Pour marcher.
_J'ai mes jambes pour cela, comme tout le monde je crois.
_Thomas en a besoin, depuis qu' il boite. Tu ne le savais pas?
_Il boite? Et depuis quand?
_Depuis qu'il y a eu un regrettable incident dans la forêt, pendant le quel il a reçu une flèche dans un genou.
_C'est regrettable en effet.
_Alexandre, maintenant que je t'ai reconnu, peux-tu reprendre ta véritable apparence. J'ai la pénible impression de parler avec un mort.
_Crois-tu que j'aurais laissé, ce crétin de, Voldemort tuer mon frère sans rien faire? Il est blessé mais bien vivant. Il va rester chez moi quelques jours, le temps d'aller mieux. J'ai bien évidemment mis les meilleur médicomage à son chevet.
Ceux qui ne connaissaient pas la véritable raison de l'absence du professeur Salinger, le savaient à présent. Les autres, peu nombreux, se sentirent rassurés d'entendre qu'il n'était pas mort suite à l'accident. Surtout Draco et Harry qui échangèrent regard accompagné d'un petit sourire.
_Tu savais ce qu'il allait se passer hier?
_Un petit sorcier bien laid, m'a tout raconté.
_Peter quelque chose?
_Oui c'est lui. Trahir est comme une seconde nature chez lui. Il peut se montrer utile de temps en temps.
_Pourquoi as-tu pris la peine de venir ici? Ce n'était pas dans le but de donner un cours. Tu as autre chose en tête.
_Que vas-tu imaginer? Je pensais qu'on pourrait avoir besoin de mon aide. Et me voilà. Et là je vois à quel point mon aide est utile, rien qu'à voir la tête de tes élèves. Tu peux me dire ce qu'ils font en ce moment, la tête baissée.
_Je viens de leur donner un contrôle surprise. Tu vois, je gère parfaitement la situation. Dis-moi où est-il au lieu de me dire comment je dois faire mon travail.
_Il est chez moi. Cela ne te suffit pas comme réponse? Je vais m'installer à une table et je vais me faire tout petit.
_Parce que tu comptes rester?
_Oui, je suis curieux de voir comment tu arrives à si bien les gérer. Je vais même faire le contrôle. Donne moi les énoncés de ton devoir, et de quoi écrire aussi.
Il s'installa à une place vide, juste à côté d'une certaine Lavande. Puis il examina avec attention sa feuille. Les questions étaient difficiles, enfin pas pour lui en tout cas, mais pour les élèves qui n'avaient sans doute jamais étudié ces sujets pendant leurs cours.
_Qu'est-ce que tu écris mal, dit-il tout haut, avant de se rapprocher de sa voisine.
Tous le pensaient, personne n'avait osé le dire tout haut, à part Alexandre.
_Alexandre!On ne doit pas parler avec ses voisins pendant un contrôle.
_Moi? Je lui demande juste de me traduire la première question de ton devoir. C'est quoi un asei. Ça n'excite pas.
_Arai. C'est arai qui est écrit. Maintenant tu travailles en silence.
Ce qu'il ne fit pas. Il se pencha de nouveau afin de murmurer une autre fois à l'oreille de sa voisine.
_Alexandre? Qu'est-ce que je t'ai dit? Tu ne serais pas en train de copier sur ta voisine.
_Non, je l'aide à répondre à tes questions. C'est quoi le problème? Ah oui, tu as raison, je dois le faire pour les autres. La réponse à la première question est : Il s'agit d'esprits de la malédiction. Ils servent les morts, et ceux qui ont été sauvagement assassiné, et qui ont réclamé vengeance dans leur dernier souffle.
_Alexaaaaannnnddddre. Severus perdit son calme. Ça non plus tu ne peux pas le faire. Laisse les faire leur devoir tout seul.
Alexandre fit comme s'il n'avait rien entendu, ou comprit, puisqu'il se leva de sa chaise, puis se dirigea vers le bureau. Il se saisit d'une craie et nota toutes les réponses à toutes les questions. C'était impressionnant qu'il y arrive si vite. Seule Hermione n'avait pas éprouvé de difficultés à le faire ce test. Les autres quant à eux étaient bien content que le faux Thomas écrive les réponses, ils n'avaient plus qu'à tout recopier.
_Je voulais me faire une idée de leur niveau. Ce n'est plus possible vu que tu as écrit les réponses.
_Je ne l'aurais pas fait, si tu ne leur avais pas donné un devoir au-dessus de leur connaissance. Bon il se fait tard, je vais y aller. Au revoir les étudiants, au revoir petit Sevéso.
Sevéso. Surnom à deux balles qui pouvait prêter à sourire. Qu'il n'ait aucune autorité sur le frère de Thomas, aussi. Il avait même l'air de bien le connaître. Mais à quel point sont-ils proches tous les deux.
_Pour cette fois, je vais vous donner à tous la note maximum. Mais il ne faudra en parler à personne, et ce sous aucun prétexte ce qui vient de se passer, ni évoquer le petit surnom débile. Me suis-je bien fait comprendre?
Trop, c'est trop! Voldemort ne pouvait pas en supporter plus. Il avait atteint ses limites. Ce Managua était certes un allié de poids, mais cela ne lui donnait pas le droit de tout se permettre. Pour qui il se prenait? D'accord il était puissant, fort, issu d'une noble famille, mais il n'était pas le chef, ni un Dieu. Un jour quelqu'un devrait le remettre à sa place. Qui serait assez fou et courageux pour le faire? Personne, pour le moment. Celui Dont On Ne Doit Pas Dire Le Nom avait bien l'intention de changer la donne, et de ne plus jamais se laisser marcher sur les pieds.
Pour cela il avait juste besoin d'une petite potion, mais pas n'importe laquelle; la potion interdite. La seule capable de transformer un simple sorcier et un demi-Dieu en cas de réussite. La tentation était trop forte pour ne pas tenter l'expérience. Beaucoup ont eu l'audace de la réaliser, personne ne l'avait réussi, et tous en avaient perdu la vie. Jugée trop dangereuse elle fut effacée de tous les livres de potions. Son existence fut même oubliée avec le temps. Jusqu'à ce que quelqu'un ne trouve par hasard sa formule dans un vieux grimoire. Et ce quelqu'un, Voldemort pour ne pas le citer, avait bien l'intention de s'en servir, quel que soit le risque.
Sa recette était sans doute l'une des plus complexe, les instructions à respecter à la virgule près. Chaque ingrédient pesé au gramme près, le temps de repos strictement respecté, la manipulation d'une grande dextérité, une concentration inébranlable, un sang froid indispensable. En suivant tous ces principes, on ne pouvait que la réussire, non? Surtout si on disposait du dernier élément, le plus important, et aussi le plus difficile à trouver. Du sang, mais pas n'importe le quelle, celui d'un homme capable de se transformer en dragon. Cela ne courait pas les rues, et réduisait les possibilités d'en avoir à sa disposition.
Pourtant la chance n'avait pas été de son côté au début. Il n'avait pas réussit à garder le contrôle de la situation lors de sa rencontre avec son cousin. Ce dernier n'avait pas agi comme il l'avait prévu dans son plan. Il n'avait pas non prévu de se retrouver lui aussi dans une position plus que délicate, de tomber à son tour dans le ravin. C'est justement au moment où tout espoir semblait perdu qu'il eu un renversement des évènements et en sa faveur cette fois ci. Un tout petit arbuste de rien du tout l'avait agrippé, retenu dans sa longue chute sans fin avec ses doigts de bois. Son salut il le devait à une plante qui n'aurait jamais dû se trouver là sur les flancs de la falaise. Les conditions n'étaient pas favorables à l'éclosion d'une forme de vie. La paroi abrupte était composée de roche. L'eau ne pouvait pas s'y installer. Dame nature s'était moquée de ces conditions extrêmes, et quelque chose avait finit par y pousser.
Ce n'est qu'une fois remit de son choc qu'il se rendit compte qu'il n'avait pas été le seul à avoir été épargné par le coup du sort. Thomas se trouvait un peu plus bas que lui. Pour lui c'était une petite plate forme de pierre. La chute semblait néanmoins assez dur pour lui faire prendre connaissance dans le meilleur des cas. Voldemort ne pouvait pas laisser cette opportunité. C'était le moment où jamais. Il n'eut pas de mal à descendre, il n'était pas sujet au vertige.
Une fois arrivé à son niveau il le regarda. Puis il fit le point sur la gravité des blessures. Son état était relativement grave, suffisamment pour que son pronostic vital soit engagé en absence de soin dans les heures à venir. Il secoua la tête. Il n'avait jamais voulu ça, il ne voulait pas sa mort. S'il l'avait suivi et non rejeté, rien de tout cela ne se serait passé.
Il se pencha sur son cousin. Il voulait déjà vérifier qu'il était toujours en vie. La respiration était lente et très irrégulière. Il se demanda ce qu'il pouvait faire pour le sauver. Il n'avait pas les connaissances pour cela. Il n'avait jamais pris le temps d'apprendre les gestes qui sauvent, parce qu'il était trop occupé à apprendre ceux qui tuent.
_Pourquoi tu m'as dit non. On aurait pu faire de grandes choses tous les deux. Maintenant regarde-toi! Couché, meurtri, faible. Il me serait si facile de mettre un terme définitif à ton existence, mettre un terme à tes souffrances. C'est peut-être ce que je devrai faire par charité.
Dire que son plan était parfait, et qu'il devait se dérouler sans le moindre accros. Il n'avait donc pas prévu de plan B, au cas où. Puis il se dit qu'il n'avait pas pris tous ces risques pour rien. Il devait récupérer un peu du sang de son cousin, avant qu'il soit trop tard. Il sortit l'aguille qu'il avait prévu pour cela, et lui planta dans le bras. À présent il avait tout ce dont il avait besoin, ou presque. Il ne savait pas comment repartir. Ou plutôt, si il le savait. Il devait escalader une paroi aride et raide, avec très peu de prise.
_Peter, cria-t-il dans l'espoir que ce dernier lui réponde, et vienne à son aide.
Il devait se faire du souci pour lui, et être venu à sa recherche. Malheureusement ce ne fut pas le cas. Il n'entendit aucun bruit de pas. Il n'avait plus le choix, il devait se débrouiller tout seul.
_Désolé, Thomas. Je suis obligé de te laisser seul ici, j'ai bien peur de ne pas pouvoir te porter sur mon dos.
Courageusement, il entreprit la dur ascension. Ses doigts ripèrent plusieurs fois, il perdit l'équilibre plus d'une fois, avant de revenir sur la terre ferme. Il ne se retourna pas derrière lui, ne jeta aucun regard au corps de son cousin, qui ne devait pas avoir bougé, avant de repartir. Il avait beaucoup de travail, et une potion à réaliser.
Thomas fut surpris de reprendre connaissance, et d'être en vie. Il se demanda si c'était vraiment une bonne nouvelle. Il espérait ne pas être le seul, que Harry et Draco avaient réussit à s'échapper et à retourner sains et sauf dans leur collège. Il se demanda où il pouvait être, tout en espérant qu'il ne soit pas dans le repaire secret de Voldemort. Il ouvrit péniblement les yeux. Il se trouvait dans une grande pièce, une chambre, richement décorée. Trop pour appartenir à son cousin, ce dernier n'ayant pas les moyens de s'offrir autant de luxe. Il n'aimait pas l'idée de rester allonger dans un lit, d'être en situation de faiblesse. Il décida de se lever, et de s'enfuir s'il était en danger. Il ressentit une forte douleur au niveau de ses membres, et il n'avait pas assez de force pour bouger son corps. Et en plus, il était solidement attaché au lit, ce qui l'obligea à attendre qu'on veuille bien le libérer. Il entendit un bruit sur sa droite. Inquiet il tourna la tête. Un elfe de maison venait de posé sur la table de nuit une petite fiole.
_Veuillez m'excuser de vous avoir réveillé, lui dit-il, sur un ton des plus poli.
_Ce n'est pas grave, je ne dormais pas. Pouvez-vous me dire où je me trouve.
_Vous êtes dans le manoir de mon maître.
_Et cela fait combien de temps que je suis ici?
_Le mieux, c'est que vous posiez toutes ces questions à mon maître. Désirez-vous le voir?
_Oui, j'aimerai beaucoup.
De cette façon il serait chez qui il était, et pourquoi. Le maître en question, arriva rapidement. Il s'agissait de son frère Alexandre. Les deux hommes se fixèrent du regard, se défiant, cherchant à obtenir le dessus.
_C'est donc toi, Managua, qui me retiens prisonnier.
_Cela fait longtemps que tu ne m'as pas appelé par mon surnom. Saches que tu n'es pas mon prisonnier. Tu es mon invité.
_Dans ce cas, je peux partir quand je le veux.
_Oui, mais j'aimerais tout de même que tu restes. Cela fait longtemps qu'on a pas passé un peu de temps ensemble.
_Figures-toi, que je n'ai pas que cela à faire.
_Je le sais. Mais tu as fait une mauvaise chute, tu as besoin de repos. Tu ne peux pas savoir à quel point je me suis fait du souci pour toi.
_Du souci? Vraiment? Tu te moques de moi?
_Mais pas du tout. Je suis même content de voir que tu ailles mieux.
_Je le suis aussi de te revoir, mon cher frère, répondit Thomas, sur un ton ironique. J'en sauterai même de joie, si je n'avais été retenu prisonnier de ce lit.
_Ton sommeil était trop agité, tu aurais pu te faire mal ou tomber du lit. Je ne l'ai fait que pour ta sécurité.
_Tu peux me détacher. Je ne risque plus rien, puisque je ne dors plus.
_Promets-moi de ne pas te sauver en courant.
_Tout ce que je pourrai faire, serait de me sauver en boitant. Je n'irai pas très loin.
_Je le savais. Severus m'a tout dit. Je vais te détacher, n'en profite pas pour m'attaquer.
_Je ne sais pas si je vais réussir à me retenir.
Malgré les menaces, Alexandre se rapprocha du lit et défit les liens qui retenait son frère. Il resta un moment à le regarder sans rien lui dire, avant de le prendre affectueusement dans ses bras. Thomas ne se défendit pas, pas plus qu'il n'essaya de le frapper. Il n'avait aucune raison de le faire, puisqu'il n'y avait aucun conflit entre eux. Il leur arrivait de se chamailler de temps en temps, ce qui était tout à fait normal pour des frères. Alexandre l'aida à se relever, afin qu'il puisse prendre le médicament qu'il avait fait porter par son elfe de maison. Cela devrait calmer les douleurs.
_Dans une demie-heure, tu n'aura plus mal.
_Merci.
_Maintenant, tu vas me dire pourquoi tu fais toujours autant de bêtise. Tu te rends compte que tu aurais pu mourir?
_Je savais qu'il ne m'arriverait rien. J'ai senti ta présence, et je me doutais bien que tu ferais quelque chose pour me sauver.
_Tu es vraiment inconscient. Tu as eu de la chance que j'aie de bon réflexe.
_Et mes élèves, tu peux me dire si eux aussi, en ont eu de la chance?
_Tu veux parler de Harry Potter, et du jeune blond qui était avec lui?
_Oui.
_Tu n'as pas à te faire du souci pour eux. Ils ont pu retourner à Poudlard en toute sécurité.
_Comment peux-tu en être sûr?
_Parce que je les ai fait suivre par des hommes à moi. Tu croyais tout de même pas, que j'allais les laisser partir sans les protéger. Pas après les risques que tu as pris pour eux. Est-ce que tu te rends compte de la peur que j'ai eu, lorsque je t'ai vu tomber? J'ai vraiment cru un moment, que tu allais mourir. Je ne veux pas te perdre, tu es la seule famille qu'il me reste.
_Il y a aussi notre cher cousin, Voldemort. Tu me fais la morale, mais tu n'es pas le mieux placé. Tu l'as vraiment rejoint?
_Oui.
_Pourquoi, prends-tu autant de risque?
_Parce que quelqu'un devait le faire. Il fallait qu'on se tienne au courant de ses projets, pour pouvoir le contrer.
_Tu ne devrais pas. Que te fera t-il si jamais il apprenait que tu es mon frère?
_Comment le pourrait-il, on ne se ressemble pas. Et puis, il est bien trop bête, il ne s'en apercevra pas.
_Tu dois faire très attention.
_Je ne suis pas inconscient non plus. Et toi tu me promets de ne plus te jeter la tête la première dans le vide?
_Je vais essayer. Combien de temps vas-tu rester avec lui?
_Jusqu'à qu'il fasse un pas de travers. Je pourrai prendre sa place.
_Tu penses vraiment qu'il va le faire ce pas?
_Plus tôt que tu ne le penses. En ce moment, il fait la potion interdite.
_Je croyais qu'il ne restait plus aucune trace écrite à son sujet.
_C'est bien le cas. Je me suis contenté de lui laisser un livre de potion avec la recette dedans.
_On est mal s'il y arrive.
_Impossible, il n'a pas la bonne formule. Comme plus personne ne l'a connaît, il n'y verra que du feu.
Alexandre obligea son frère à manger un peu, bien que ce dernier affirmait ne pas avoir faim. Il devait se nourrir, s'il voulait rependre des forces, et retourner rapidement à Poudlard. Thomas bouda un peu, juste pour la forme, puis obéit. Il espérait que son arrêt maladie, ne serait pas trop long, et qu'il puisse reprendre son travail.
À suivre chapitre 13: Un monde en équilibre
En espérant que ce chapitre vous a plu. Si c'est le cas vous pouvez me le dire, si ce n'est pas le cas vous le pouvez aussi.
Merci de lire cette histoire
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