Oups, pour celles et ceux à qui j'ai mit "chapitre 11" dans ma réponse à leur review, désolée lol, je ne l'vais pas retiré de mes documents en attente et ca m'a troublée :p
Sinon ben voila le 12eme chapitre ! J'espere qu'il va vous plaire ! Bonne lecture !
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Chapitre 12
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Le froid hiver du mois de février se mua rapidement en un printemps somptueux et le mois de mars fut là avant que quiconque ne s'en rende compte, encore moins Harry qui s'était trouvé des activités journalières à ne plus savoir qu'en faire, dont jouer avec les plu jeunes, fureter sur le Chemin de Traverse, dévorer les livres sur son histoire de toutes les éditions possibles et inimaginables, faire tourner en bourrique ses amis, et bien d'autres choses...
- POOOOTTEEERR !
Harry frémit puis tourna la tête et regarda derrière lui. Venant de sa chambre, Rogue inspectait soigneusement son habit noir en retirant de longs poils brillants tout en grommelant.
- Vous me ferez le plaisir de brosser cette satanée fourrure ! fit le professeur de Potions. J'en ai plus qu'assez de trouver des poils partout !
Fermant le livre qu'il lisait, Harry s'appuya sur ses coudes en disant :
- Préférez-vous cette image-ci à celle que je vous ai montrée, monsieur ?
- Bien entendu… Oh je vois.
Rogue serra les mâchoires.
- Nous verrons cela plus tard, grommela alors l'homme. Dehors !
- A vos ordres mon adjudant… soupira le Gryffondor en se levant.
Il s'étira longuement puis sortit dans le couloir en hérissant sa fourrure pour garder un peu de chaleur. Malgré le soleil timide au dehors, il faisait glacial dans les cachots.
- Bonjour monsieur Potter, bonjour professeur.
- Bonjour James, fit Harry en souriant au Serpentard qui passait devant lui.
- Monsieur Gardner… fit Rogue froidement. Allez Potter, fichez-moi le camp maintenant.
Harry soupira puis il partit à l'opposée de Rogue et se retrouva dans le hall d'entrée envahi par les élèves qui rejoignaient leur premier cours du matin. Il était huit heures et demie et nous étions le lundi 23 mars 2024.
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Assit sur une pierre près du Lac Noir, le Gryffondor sursauta quand le professeur Nuage s'approcha de lui avec le professeur Lorne.
- Mesdames, fit-il avec un signe de tête.
- Monsieur Potter… Vous ne vous ennuyez pas trop ? demanda Lorne avec un sourire qui aurait renversé n'importe qui.
- Non ça va, je passe beaucoup de temps à lire, le professeur McGonagall a réussit à obtenir un accès à la bibliothèque du Ministère pour son propre compte et elle me ramène pas mal de livres quand elle y va. Et puis Drago a permis au professeur Rogue d'accéder aux livres de Lucius Malefoy… Nous avons de quoi faire. Et puis j'ai toujours un groupe d'enfants qui me tient compagnie, ici ou sur le Chemin de Traverse. Croyez-moi, mes journées sont bien remplies.
Lorne sourit.
- Vous avancez un peu dans vos recherches ? demanda alors le professeur Nuage.
Harry secoua la tête en baissant le nez.
- Pas vraiment, il y a des dizaines et des dizaines de potions de Magie Noire, de sortilèges qui mal utilisés pourraient être mortels… répondit-il.
- Cela fait quatre mois que vous êtes dans la peau de ce loup, caché à Poudlard… Je sais que le château est vaste et son domaine encore plus mais… Vous n'étouffez pas ?
- Oh non ! Je vais régulièrement sur le Chemin de Traverse et puis je rends aussi visite à Ron et Drago… leurs filles respectives m'aiment beaucoup… en tant que peluche géante la plupart du temps…
- Et Miss Granger ? demanda Lorne, un peu étonnée.
- Je n'ose pas m'aventurer chez elle…
- Ha oui, elle vit dans le Londres Moldu, fit Nuage avec un mouvement de tête. Il est vrai que si une de ses voisines s'apercevait qu'un loup attifé comme vous se pavane dans son salon, cela ferait quelque peu désordre…
- N'est-ce pas…
Les trois se mirent à rire, celui d'Harry ressemblant plus à un jappement, puis soudain il se tut et dit :
- Je vais aller sur le Chemin de Traverse d'ailleurs. Il me faut un nouveau livre.
- Livre ? fit Nuage en haussant un sourcil. Ne me dites pas que vous avez lu tous ceux de la Bibliothèque ?
- Possible… Bien mesdames, je vous abandonne. Bonne journée à vous.
- A vous aussi, monsieur Potter…
Les deux professeurs s'en allèrent puis Harry se dirigea vers les grilles du domaine. Y croisant le Baron Sanglant, il lui demanda de signaler au professeur McGonagall son absence. Le fantôme acquiesça en le saluant puis Harry passa les grilles et transplana presque aussitôt. Il reparut sur le parvis de Gringotts et beaucoup de sorciers le saluèrent de la main tandis que d'autres s'écartaient prudemment, rasant les vitrines. Se relevant sur ses grandes jambes, Harry leur répondit poliment puis dirigea vers les boutiques, ignorant les appels des enfants avec qui il avait pris l'habitude de jouer régulièrement.
Entrant dans la librairie ayant pour enseigne une plume et un encrier animés, Harry gronda :
- Miss Maya ? Vous êtes là ?
- Oh je reconnaitrais cette grosse voix entre milles, fit une voix flutée et joyeuse.
Il y eut un vacarme la seconde suivante, puis un juron et Harry rigola intérieurement de la maladresse de sa nouvelle amie.
- Rien de cassé ? demanda-t-il quand même
- Une étagère… grommela la voix. Alors ? Qui voulez-vous me présenter cette fois-ci ?
- Qui ? Maya…
- Pardonnez-moi mais je suis un peu douchée…
- Bon d'accord, je l'admets, je n'ai pas fait les choses dans les règles de l'art, dit Harry. Mais c'était il y a deux mois maintenant… Et vous n'êtes plus revenue au Château depuis…
Miss Maya haussa un sourcil. Elle soupira alors bruyamment puis demanda :
- Comment va le professeur Rogue ? La dernière fois que je l'ai vu il m'avait l'air… contrarié.
- Non, préoccupé, rectifia Harry. Et si vous désirez réellement savoir comme il va, accompagnez-moi à Poudlard.
- Encore ! Vous n'êtes pas du genre à laisser tomber vous, n'est-ce pas ? Mais moi non plus.
- Oh.
- Vous ne m'avez toujours pas dit qui se cache sous cette fourrure.
- Et je ne vous le dirais que si vous acceptez de rencontrer le professeur Rogue.
- Par le caleçon de Merlin ! Vous y tenez !
- Quel langage…
Maya haussa un sourcil et Harry détourna la tête. Il fit claquer ses mâchoires et dit :
- Que dois-je faire pour vous convaincre de venir boire le thé avec moi cet après-midi à 17 heures ?
La jeune femme pinça les lèvres dans une moue signifiant « on ne me la fait pas à moi » puis soudain elle soupira :
- D'accord, je capitule… Je ne suis pas d'humeur à me battre avec un sale cabot comme vous.
Harry sourit intérieurement et la jeune femme ajouta :
- Comment dois-je m'habiller ?
- Vous êtes une sorcière non ? Restez ainsi.
- Si vous le dites.
- Souriez ! ordonna alors le Gryffondor doucement.
Malgré elle la jeune femme s'exécuta et il dit :
- Vous êtes vraiment ravissante.
- Et si je ne lui plais pas à votre professeur ?
- Oh ça m'étonnerait ! Rappelez-vous ce que je vous ai dit l'autre fois… Il avait comme compagne une née-moldue, ma meilleure amie, qui lui a donné un fils. Je la revois en vous, vous êtes pareilles toutes les deux. Bien qu'elle soit nettement moins maladroite que vous…
Les joues de la jeune femme rosirent puis Harry prit congé et alla arpenter le Chemin de Traverse sans vraiment avoir de but. Il y déjeuna – son repas fut offert par Florian Fortarôme, comme chaque fois –, puis il décida d'aller voir les enfants du parc.
A son grand étonnement, quand il entra dans l'immense espace boisé au centre duquel se trouvaient une grande fontaine et un terrain de jeu muni d'un bac à sable, le Gryffondor ne vit pas la tête blonde de Kezra, la fille de Drago Malefoy. Il repéra cependant sa Gouvernante, assise avec ses collègues.
- Bonjour Gouvernante Malefoy, fit-il en s'accroupissant devant elles. Mesdames…
- Oh tiens donc, Monsieur le Loup… fit la femme rousse bien portante.
- Kezra n'est pas là ?
- Non, pas aujourd'hui, ses parents l'ont conduite dans une pension de jeunes filles où elle ira à la rentrée scolaire.
- Une pension ? Bah ces sang-purs ! grogna le brun. Pourquoi pensent-ils que la meilleure éducation doit être faite dans un endroit loin de sa famille ?
- Allez savoir. Cela me plait autant qu'à vous, sans cette gamine, je perds mon travail.
- Monsieur Malefoy vous renverrais juste pour cela ?
- Lui non, il m'aime bien. Sa femme par contre…
- Ha Segma Malefoy… J'en ai entendu parler, effectivement.
- Moi aussi, intervint une autre Gouvernante, brune aux cheveux courts. Non seulement elle s'affiche publiquement avec son amant mais en plus, elle se permet de dire à tout le monde qu'elle aime son mari. Une vraie Harpie !
- Je me demande pourquoi ils ne se séparent pas… fit une troisième Gouvernante en faisant aller et venir un landau en osier pour endormir le poupon qui s'y trouvait.
- Je pense que ce serait trop lourd pour la petite Kezra, dit la Gouvernante Malefoy. Autant son frère le supportera sans problèmes, il a des différents avec ses parents, mais la petite aime tellement son père que vivre seule avec sa mère lui serait fatal. Mais ce serait peut-être mieux pour tout le monde, en effet…
Harry haussa un sourcil. Il croisa les bras, le buste droit et la gouvernante des Malefoy se tourna vers lui. Elle baissa sensiblement la voix en jetant des regards autour d'elle puis elle dit :
- Il y a plusieurs années, on a prêté une aventure à Monsieur Malefoy…
- Ha oui ? Je n'étais pas au courant… Il y a pourtant plusieurs années que je suis parmi les sorciers, mentit Harry, intéressé. La connait-on ?
La Gouvernante Malefoy secoua la tête.
- Quand il était à Poudlard, Mr Malefoy avait toute une pléthore de donzelles éperdument amoureuses de lui, mais les mauvaises langues disaient qu'on lui prêtait aussi des aventures masculines…
- Quoi ! fit Harry, faussement choqué.
Son exclamation fit bondir les Gouvernantes. Elles lui lancèrent des regards noirs et la femme rousse reprit :
- Je sais que je ne devrais pas parler ainsi de mon patron, mais… Vous savez, avant que le petit Potter ne disparaisse de la circulation, on les disait un peu trop proches…
Harry sentit son sang ne faire qu'un tour. Il grogna puis dit :
- Ce ne sont que des âneries voyons. Comment un jeune homme aussi civilisé que lui s'amuserait à cela ? Et Potter ? Allons, ils étaient ennemis…
- Qu'en savez-vous ? Dans vos montagnes vous ne devez pas avoir le journal ou la radio… gronda une autre Gouvernante aux yeux gris.
- Figurez-vous que si… Rappelez-vous, ma mère était sorcière…
La Gouvernante Malefoy plissa le nez comme sous l'assaut d'une odeur pestilentielle puis elle secoua la tête et Harry comprit. Au cours de ses visites sur le Chemin de Traverse, devenant un habitué, notamment du Parc et de la petite boutique de Florian Fortarôme, il en était venu à distiller morceau après morceau des pans de sa vie inventée. Il improvisait au fur et à mesure qu'on lui posait des questions et remerciait de ce fait sa mémoire infaillible…
- Elle vivait avec les loups volontairement, fit le brun en sortant de sa réflexion. Mon père l'a sauvée de la noyade alors qu'il chassait. Il pensait que c'était une biche et quand il l'a tirée sur la berge il s'est rendu compte qu'elle n'avait rien d'un herbivore. Il l'a ramenée à son campement et s'est occupée d'elle, elle avait une grave blessure à la tête et une jambe cassée. Si les autres loups de la meute et le chef ne la voyaient pas comme une menace, quand je suis né par contre… On m'a permit de rester avec ma mère jusqu'à ce que je sois capable de chasser seul, ensuite on m'a mit dehors… Depuis, je navigue entre ici et les forêts qui entourent Londres, menti Harry avec désinvolture. Tout cela pour vous dire que oui, j'ai été au courant de plusieurs faits dans le monde sorcier grâce à ma mère qui ramenait le journal régulièrement lorsque le besoin de voir des humains se faisait sentir.
Les trois femmes pincèrent les lèvres puis Harry, passablement agacé, leur souhaita une bonne journée et transplana non loin de Poudlard.
Ayant besoin de se calmer un peu, il alla se défouler sur un des gros arbres de la Forêt Interdite. Ses coups de griffes attirèrent rapidement Hagrid muni d'une arbalète…
- Ha c'est toi Harry… fit-il en baissant son arme dans un gros soupir. Un peu plus et tu te retrouvais avec un carreau dans les côtes… Tu en fais un foin, qu'est-ce qui t'arrive ? Il t'a contrarié cet arbre ?
- Non, grogna le Gryffondor.
- Bah, bah, bah… Aller viens, grosse peluche, le thé est prêt.
Harry leva les yeux au ciel en soupirant. Il suivit cependant son ami dans sa cabane de pierres à ses dimensions et se percha sur un tabouret pendant que le professeur de Soins aux Créatures Magiques vidait la moitié de la théière dans une tasse ayant la taille d'un seau.
- Alors ? Que se passe-t-il ? demanda le demi-géant.
- J'étais sur le Chemin de Traverse… J'ai enfin réussit à convaincre Miss Maya de venir boire le thé avec moi à 17 heures ce soir…
- A 17 heures hein… Tu l'as fait exprès avoue. Tu connais l'emploi du temps de Rogue par cœur…
- Un peu, fit le brun en montrant les dents dans un sourire peu avenant. Mais il faut bien que je la brasse un peu. Elle est tellement mignonne…
- Hé, ne va pas tomber amoureux d'elle hein… Elle n'est pas pour toi.
- Aucun risque, répondit le Gryffondor. Je n'aime pas les blondes…
- Mouais…
- Quoi ?
- Tu n'aime pas les blondes hein ?
- Blon-des, insista Harry. Pas blonds…
Hagrid eut un reniflement bruyant puis il dit :
- Je te conseille vivement de laisser ton attirance pour le fils Malefoy de côté. Il a suffisamment de problèmes avec Segma…
- Hagrid, voyons… Qui pourrais-je séduire avec cette apparence ? Je suis un loup…
- Justement… Un loup humanoïde particulièrement attirant, fit le demi-géant. De plus, tu as choisi la seule créature au monde suffisamment discrète pour que tout le monde soit à tes basques dès que tu met le museau hors de Poudlard…
- Je n'en savais rien, et c'est la vérité. En quatre mois j'ai du apprendre toute la vie de mes amis et du monde sorcier en général… Me réhabituer à recevoir et lire le journal tous les matins, me réhabituer à vivre avec quelqu'un, à manger avec des gens et à ne plus chasser moi-même mon diner… de temps en temps.
- Oui, je comprends que tu peux être un peu perturbé, mais j'insiste, reste loin de Malefoy. Même si je ne vois aucun inconvénient à ce que tu sois attiré par lui, après tout c'est un très bel homme… Mais méfie-toi de sa femme, une vraie Harpie.
- Encore !
- Hein ?
- J'étais au parc du Chemin de Traverse tout à l'heure et les Gouvernantes des enfants avec qui je m'amuse quand j'y vais l'ont aussi traitée de Harpie… Elle est si vicieuse que cela ?
- On dit qu'elle a fait renvoyer toutes les femmes de l'entourage immédiat de son mari afin de lui éviter la moindre tentation…
- C'est l'hôpital qui se fiche de la charité, là…
- Je pense aussi, mais elle est puissante, encore plus que Narcissa…
Hagrid secoua la tête.
- Que devient-elle, la pauvre ? demanda Harry.
- Oh… Elle survit. On la voit de temps en temps à Londres ou au Ministère, elle s'accroche comme elle peut à ce qui lui reste…
- Personne ne l'aide ?
- Elle ne veut pas d'aide. Elle veut son mari…
- C'est compréhensible… Hier soir Rogue est retourné à la prison, vous savez…
- Oui, c'est toujours le même jour du mois qu'il y va, mais cela ne sert pas à grand-chose… Lucius Malefoy est prisonnier de son propre corps…
Harry serra les mâchoires. Il braqua soudain son regard lumineux sur Hagrid assit en face de lui et dit sur un ton grondant :
- Dès que j'aurais retrouvé mon apparence humaine et les sorciers auront retrouvé leur Héros, je ferais en sorte que ce traitement des prisonniers soit aboli. C'est immoral !
- Je suis d'accord, mais le Ministre a toute autorité sur Azkaban…
- Je lui pourrirais la vie jusqu'à ce qu'il cède, vous savez de quoi je suis capable, Hagrid.
- Oh ça oui…
Harry hocha la tête puis il bu son thé en silence, un sourd grondement roulant dans sa poitrine.
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Et voila ! Quoi dire de plus ? Hum pas grand chose sinon à demain pour le chap 13 !
Bisoux !
