Je sors de l'infirmerie à mi-septembre, soit un mois après ma libération. Je n'ai plus aucune blessure visible, la seule qui me reste ne s'effacera qu'avec le temps, gravée très profondément dans mon cœur. Mes réserves de magie sont gonflées à bloc et j'en aurais bien besoin vu que cette après-midi, Ginny, Blaise, Elytis, Matheo, Merlebach et moi allons procéder à l'effacement collectif de la mémoire des habitants de Poudlard. Seuls James, Narcissa ainsi que Lily et Lucius, jusqu'à son mariage, seront encore au courant de tous les événements réels qui se sont déroulés durant cette année. Cela m'a désespérée de savoir que Severus ne gardera pas ses souvenirs. Il risque de mordre quelqu'un pour en faire son calice et se tuer car le sang d'une autre personne que son calice est mortel pour un linien contrairement à ce que tout le monde croit. Bref, après de multiples recherches infructueuses, Sev' trouve enfin un minuscule paragraphe dans un livre de la bibliothèque concernant les pouvoirs d'un calice et de son vampire.
"L'acte conférant quelques pouvoirs à un calice pour son vampire comporte dans le baiser. Evidement, les résultats sont variés, changeant en fonction de la motivation du donateur. Ils ne sont généralement pas dangereux car ils consistent souvent en simple sort bénin de guérison. Etc..."
Rien de bien nouveaux en somme. Il faudra juste qu'il se rappelle de moi au moment où il m'a mordue. Je me frappe soudainement la tête, surprenant mon entourage, et je me précipite dans la Grande Salle en quête de Rogue. Il n'est pas là. Je reprends ma course dans les couloirs jusqu'à dans les cachots mais je me rends soudainement compte que je n'ai pas le mot de passe, mais qu'en plus, certain mangemorts rencontrés en Russie doivent se trouver dans la salle commune des verts et argents. Je renonce à le trouver en compagnie de ses personnes alors je me mets en quête d'une chouette. Je vais à la volière et je prends le premier volatile que je vois. Je conjure de quoi écrire une note à Sevy et je la rédige.
Severus,
J'ai trouvé un moyen qui te permettra de ne pas m'oublier totalement. Je sais que tu as une pensine alors garde le souvenirs de la première fois où tu m'as mordue et mets le dedans. Ne garde que ce souvenir, sinon les répercussions seront terriblement dangereuses!
Line.
Je repars en direction de la Grande Salle et j'y retrouve tous les voyageurs temporels ainsi que les deux "rescapés" de Fariendil. Mon regard préventif les dissuade de me poser la moindre question sur ma réaction étrange. Peu à peu, les élèves se rassemblent dans la pièce, conformément au rendez-vous donné. Je guette l'entrée des serpentards afin de savoir si Sevy a lu et pratiqué ma note. Il arrive et lève son pouce pour signifier que tout est OK. Je lui fais un clin d'oeil discret et j'étouffe un soupir de soulagement. Je commence à concentrer ma magie dans ma baguette pour le sort de mémoire. Il se pratiquera d'abord sur les élèves puis sur les professeurs et le directeur.
Les élèves n'ont opposé quasiment aucune résistance. Les professeurs ont été légèrement plus coriaces mais pas assez pour résister indéfiniment. Nous laissons Matheo et Merlebach s'occuper seul de Dumbledore et nous partons dans la salle sur demande. Elle a pris la forme d'un mélange de la forêt interdite et celle de Fariendil. Le temps passe lentement. Je me transforme en licorne alors qu'un troupeau de ses animaux divins se lancent aux galops dans la clairière un peu plus loin et je les rejoins dans leur course folle. Finalement, ils se stoppent à côté d'un petit lac de couleur argenté et s'abreuvent à cette source qui dégage une pureté difficile à soutenir pour toute personne ayant l'âme sombre. Je n'ai pas ce problème. Le mâle de la troupe s'approche de moi et je fléchis mes deux pattes avant en signe de soumission absolue. Il fait de même à ma grande surprise.
Nos yeux se croisent et je peux lire dans les siens un grand respect mêlés à de l'admiration. Il remarque mes cicatrices qui transparaisse aussi quand je suis animagus et me pousse vers le lac. Toutes les autres licornes nous entourent d'un rond parfait. Je me décide de ne pas froisser celui qui semble être le chef du troupeau et je m'avance lentement dans l'eau. Je sens une plénitude m'envahir et je continue ma progression, sereine. Lorsque l'eau atteint mon cou, je plonge ma tête dans le lac d'argent miroitant et je la ressors me sentant enfin bien dans ma peau, guérie de ce sentiment de dégoût qui m'assaillait de temps en temps. Je reviens sur la terre ferme et je me transforme en ne faisant ressortir que ma partie angélique. Les licornes restent auprès de moi, curieuses de me voir ainsi.
Je m'agenouille une fois encore devant le mâle dominant. Il pose sa tête sur mon épaule et je passe mes mains sur son encolure. La licorne me relève et souffle sur mon front avec tendresse. Je lui dépose un bec en dessous de sa corne. La créature hennit fortement et un tout petit poulain encore doré arrive. Je me rends compte que c'est une pouliche et je me mets à sa hauteur en lui ouvrant les bras comme je le ferais pour un petit enfant. La pouliche se précipite dans mon étreinte mais s'encouble au dernier moment en butant contre une racine. Je la rattrape de justesse avant qu'elle ne touche le sol et je ris de sa maladresse. Je la caresse doucement et je me relève, elle toujours dans mes bras. Je demande télépathiquement car je n'arrive toujours pas à parler, au mâle pourquoi la petite que je tiens dans mes bras est si triste. Il semble me comprendre et m'envoie une image ou une licorne est couchée sur le dos, morte avec la petite pouliche lui léchant désespérément les naseaux. Je saisis que la licorne est orpheline. Je la serre fort contre moi puis je la dépose au sol. Je fais mine de partir mais la pouliche me rattrape et ne veut pas me quitter. Je pose un regard insistant sur le mâle et il me fait un signe approbateur de la tête. Je prends donc la petite créature orpheline avec moi et je repars en direction des voix qui m'appellent depuis un petit moment déjà.
Je retrouve mes amis et je leur explique que la licorne est orpheline et a décidé de me suivre partout. Je ne leur explique pas l'histoire du lac car je veux d'abord comprendre moi-même ce qu'il s'est passé. Je remarque à ce moment que mes parents et ceux d'Elytis sont présents. L'heure des adieux a sonné et celle des larmes aussi. J'embrasse 'Cissa et Lucius puis vient le moment de l'ultime adieux à mes parents que je ne reverrais plus jamais. Je ne me retiens plus et je sanglote doucement sur l'épaule de mon père. Matheo aussi fait ses adieux à ses enfants. Il leurs offre un magnifique volatile. Il nous explique qu'il peut voyager entre les mondes et d'une époque à l'autre sans peine. Magnifique cadeau. Hélas, nous devons partir maintenant. Je quitte à regret l'étreinte de mes parents, leur tournant le dos pour ne pas revenir vers eux. Merlebach prépare le rituel nécessaire et nous nous plaçons à l'endroit prévu. Je crie à ma mère et à mon père un dernier « Je vous aime » et la réalité des maraudeurs se trouble.
Tout marche comme prévu et nous pouvons enfin revenir en Fariendil. Aucunes vacances ne nous sont accordées, nous reprenons directement nos entraînements sous les yeux fiers, parfois admiratifs de nos professeurs. Je développe une façon de communiquer avec la pouliche que j'ai appelé Minä, qui veut dire quelque chose comme lumière de lune en elfique. J'ai pris aussi ma première cuite avec Ginny et commencé à fumer. Le fait de tirer sur ma cigarette me détend et me fait oublier que j'ai déjà tué et que je devrai encore le faire pour réussir à sauver la terre.
Je regarde avec admiration Elytis se battre contre Astyan avec une habilité certaine. Il a l'air d'exécuter une danse avec des pas compliqués. Je souri en pensant que ce bel ange est mon compagnon rien qu'à moi toute seule. Je sais qu'il faudra que je lui explique ce qui s'est passé dans les cachots de Voldemort mais je n'arrive pas à me résoudre à le faire. Minä sent mon trouble et vient se frotter contre moi. Je la caresse distraitement, me sentant mieux à ce contact. Je contemple sans vraiment les voir mes bras dénué de toutes cicatrices grâce à ce bain dans le lac des licornes. Il m'en reste deux, l'éclair et le V sur le front.
Le combat entre Elytis et Astyan est terminé. Je vais féliciter mon aimé en l'embrassant fougueusement. Il me prend tendrement dans ses bras et me soulève du sol. Je lui demande de me reposer sur la terre ferme, en riant et il s'exécute. Je l'embrasse une dernière fois avant de partir à mon cours de médecine avec Jatë et Blaise. Nous commençons un sujet que nous allons rapidement survoler, la maternité. Entre les entraînements plus qu'épuisant et les recherches sur les possessions d'esprits, nous n'avons plus une seconde de libre à nous. J'ai évidemment fait part à Ginny et Blaise de mes découvertes et de mon hypothèse sur la possession. Gin' est immédiatement venue appuyer mes dires en ajoutant deux ou trois remarques sur sa propre expérience lorsqu'elle était contrôlée par Voldemort au moyen d'un journal. Elle est totalement d'accord avec moi sur cette hypothèse sauf en un point. Elle est sûre, contrairement à moi, que Tom Jedusor, le vrai, est encore vivant et qu'il n'a pas été tué par le sort de mort raté. Nous sommes donc plongés dans différent livre pour trouver un moyen de tuer seulement l'esprit intrus, sans succès pour l'instant.
Ainsi passe le temps jusqu'à la veille du mariage de Luthien et Atryu. Ginny est comme toujours dans ma chambre, affalée sur mon lit, et fume une cigarette. Je la lui arrache des lèvres et je tire une grande bouffée avant de souffler la fumée sur le visage de la rouquine. Je vois qu'elle ne va pas aussi bien qu'elle le prétend mais elle n'a visiblement aucune envie de se confier à moi pour le moment. Je respecte son veux informulé, moi aussi je lui cache des choses comme par exemple ce qui s'est vraiment passé dans les cachots du Lord, et je ne veux pas devoir lui raconter tous cela maintenant. Elle me sort de mes pensées en me reprenant la cigarette. Je lui tire la langue et je lui tourne le dos, imitant un enfant de trois ans à qui on aurait dit que le père Noël n'existait pas. Ma licorne sort de sa chambre qui a été agrandie magiquement et ensorcelé pour ressembler à une forêt. Je lui caresse distraitement le museau et je lui donne un morceau de sucre. J'ai mis peu de temps avant de découvrir qu'elle en raffole.
Finalement, on commence à se demander ce qu'on va mettre au mariage, le lendemain. Je sais que la mariée doit être habillée en rose des pieds à la tête mais aucune de nous deux n'est la mariée alors ce n'est pas très utile. Gin' se décide sur une minijupe pas trop courte à volant blanche avec une chemise cintrée très élégante blanche rayée bleue. Je lui conseille de jeter un sort de réchauffement sur ces habits vu qu'il fait assez froid et qu'on est en octobre. Elle change d'avis en m'entendant et jette son dévolu sur un vieux jeans troué par endroit. Moi, je choisis une chemise émeraude à Elytis que je lui pris et un pantalon en cuir noir avec des chaînes en argent qui pendent sur un côté.
Nous mettons ses vêtements sur mon lit et nous nous rhabillons de notre ancienne tenue. Gin' est à la fenêtre et regarde pensivement Fariendil de nuit. La ville est construite en pierre blanche et en forme de croissant en hommage à la seule divinité des Fariens, la lune. Au départ, il n'y avait que des elfes ici mais la population s'est diversifiée et Fariendil est désormais une ville multiculturelle. Il n'y a aucun racisme entre les dryades, elfes, vélannes et autres races.
Je m'assieds à côté de Ginny sur le rebord de la fenêtre. D'un geste de la main, j'éteints la lumière de ma chambre et je ferme la porte. Je laisse mes pieds se balancer dans le vide avec désinvolture. Je pose ma tête contre le cadre de la fenêtre. Gin' part aux toilettes en courant et je l'entends vomir. Avant que je n'aille le temps d'aller l'aider, elle sort de là, le visage blanc et l'air fatigué. Elle revient auprès de moi sur la balustrade.
-Je suis enceinte de Blaise. M'annonce-t-elle de but en blanc après quelques minutes de silence
Dire que je suis abasourdie est un euphémisme. Je la bombarde de questions sur sa maternité et elle me répond brièvement. Des larmes commencent à couler le long de ses joues. Je la prends dans mes bras et je me retiens à grande peine des larmes en sentant son désespoir. Je lui fais à mon tour une rapide confession sur mon emprisonnement tellement j'ai envie de le dire à quelqu'un. J'ai de plus en plus de peine à me retenir de partir en courant lorsque Elytis arrive dans la même pièce que moi. Je ne le mérite pas et il me rejettera quand il apprendra combien j'ai été salie. On se jure mutuellement de ne rien dire et on s'endort toutes les deux sur mon lit. C'est ainsi que Blaise nous trouve, endormie des traces rouges sur les joues témoignant encore de nos pleurs d'hier. Il nous réveille doucement gêné de troubler notre sommeil et il s'en va pour se préparer.
A son départ, Gin' recommence à pleurer en me disant que jamais plus il ne va vouloir d'elle et du bébé lorsqu'il saura pour son existence. Minä se frotte contre elle pendant que je la réconforte du mieux que je peux et j'y arrive en lui disant que je vais faire un petit test pour voir si le petit bout de choux va bien. Je fais voler un de mes nombreux livres de médecine à moi et je pratique un sort. Le petit se porte comme un charme ce qui rassure la future maman. Vu que cela fait un mois qu'elle est enceinte, je devrais pouvoir déterminer le sexe de son enfant grâce à un sort très compliqué. Je prends ma baguette pour le pratiquer mais je sens comme une résistance lorsque je lance le sort, il faudra que j'aille demander conseille à Ollivander pour cela. Je félicite encore une fois ma petite sœur en lui disant qu'à dix-sept ans, presque dix-huit, elle attend un petit garçon.
Elle se prépare pour le mariage en même temps que moi, radieuse. Au moment où je finis de poser mon désormais incontournable trait de crayon noir, des coups à la porte résonnent dans la chambre. J'ouvre la porte par un mouvement distrait de la main et nos « problèmes » entrent. Je remarque qu'Elytis s'est habillé la même chose, pantalon en cuir noir et chemise verte émeraude, que moi et je lui tire la langue en affirmant que je suis la première à avoir eu l'idée. Il me tire à son tour la langue, dévoilant ainsi son piercing et je secoue la tête, résignée. Je pose nonchalamment une cape noire sur une de mes épaules, remets mon diadème droit et je suis Elytis au palais. Mes ailes sont rentrées dans mon dos mais j'ai gardé ma peau verte très claire. Je chuchote au blond que je dois lui parler après le mariage, ce soir. Il hoche la tête. Je sens sa curiosité grandir à travers notre lien et mon appréhension fait de même. Je suis vraiment folle de lui avoir dit cela mais je ne peux plus faire marche arrière et de toute façon, il a le droit de savoir.
Matheo nous attend avec Anéa et Merlebach pour nous montrer où se déroule la cérémonie. On sort légèrement de la ville et nous arrivons devant une église. Les Fariens l'appellent Caeläm qui est en fait le deuxième nom de la lune chez les elfes. Minä m'a accompagnée. Elle a grandit depuis que je l'ai adopté. Elle à bientôt trois ans et son pelage commence à devenir argenté, c'est le passage de l'enfance à l'adolescence. Lorsqu'elle sortira de l'adolescence, dans très peu de temps, une corne ornera son front. L'adolescence dure seulement une année environ pour les licornes. Elles vivent entre cent et deux cents ans en moyenne.
Les portes de la Caeläm s'ouvrent et les invités entrent. L'intérieur est gigantesque. Un chœur d'enfant siège au premier rang tandis que des prêtresses de la lune forme un demi cercle en face d'eux. Minä a le droit de rentrer car en Fariendil, les licornes sont les animaux sacrés, considérées comme des personnifications de la lune, au même titre que les phoenix pour les Hommes. Atryu est déjà agenouillé devant l'autel qui en fait une table rectangulaire en marbre blanc surmontée d'une vasque en or blanc. Le liquide contenu dans le récipient scintille à la lumière du soleil. Une prêtresse s'avancent et se poste en face de lui. Elle fait un petit signe au chœur d'enfant et ceux-ci entament un magnifique chant. Les murs même de la Caeläm tremble sous l'intensité des voix juvéniles. Le silence fait place au chant mais il résonne toujours dans les cœurs des convives.
Enfin Luthien fait son apparition. Une robe d'une simplicité étonnante fait ressortir sa beauté naturelle et simple. Son ventre devenu rond comme un ballon lui ajoute un air tendre alors que ces yeux sont remplis d'amours et d'espoir pour son futur. Elle tient un bouquet de rose blanche dans ses deux mains jointes sur son ventre. Elle me fait un clin d'œil car c'est moi qui lui ai expliqué la coutume humaine, celle ou la mariée lance le bouquet et la personne qui le rattrape va se marier dans l'année. Elle s'avance lentement jusqu'à l'autel et imite Atryu. Je suis étonné que la prêtresse ne fasse aucun discours, ne prononcent aucune parole mais cela ajoute du sérieux à ce moment unique et majestueux. A la place, elle enlace leurs mains et les trempes dans la vasque. Celle-ci s'illumine et des sortes de rayons de lumière blanche sorte de l'eau. Ils tournent autour du couple pour finalement entrer dans leurs mains toujours enlacées. La lumière diminue jusqu'à disparaître totalement. Une jeune prêtresse novice apporte les anneaux et le couple s'embrasse sous les applaudissements des convives.
Les jeunes mariés sortent de l'église suivis par le chœur puis par le deuxième rang comportant les personnages importants. Les enfants sortent par une porte dérobée. Lorsque tous les invités sont sortis, Atryu et Luthien prennent place dans un carrosse décoré de fleurs. Luthien lance son bouquet et je reste surprise lorsque je le rattrape grâce à mes réflexes avivés par les entraînements de quidditch que j'ai continué en secret en Fariendil et à l'époque des maradeurs. Elytis et Blaise se fendent la poire pendant que Ginny m'applaudit et se moque de moi, expliquant à tout le monde la signification du lancer de bouquet chez les humains. Mes joues deviennent vertes foncées tellement je rougis. Minä me sauve sans le savoir lorsqu'elle vient se frotter contre moi, provoquant une vague de stupéfaction générale. Très peu de personnes connaissent son existence au palais car elle restait toujours dans ma chambre et dans la forêt magique conçue que pour elle et vu qu'elle est un animal sacré, les Fariens sont assez surpris. D'autres carrosses arrivent et les convives s'y installent tout en conversant de tous et rien.
Les véhicules nous emmènent devant le palais après avoir fait un petit tour dans la ville. La fête durera trois jours et trois nuits, tradition elfes, et toute la population prendra part aux festivités comme à chaque grand mariage. Un immense banquet est donné dans la salle de réception du palais. Elle a été décorée avec d'immense guirlandes de fleurs bariolées, des morceaux de tulle accrochés au mur et divers accessoires décoratifs. C'est la première fois que je me rends dans cette pièce et je suis impressionnée par les voûtes en ogives qui forment le plafond et par sa grandeur, tout simplement. Ginny reste près de moi, anxieuse de se retrouver seule avec Blaise qui a bien compris que quelque chose clochait et veut absolument comprendre quoi, ce qui est compréhensible après nous avoir vu presque pleurer. Je m'assieds à côté d'Elytis et nous engageons une conversation par télépathie. Nous utilisons presque toujours ce moyen de communiquer pour avoir des conversations sérieuses ou juste pour avoir un moment d'intimité.
Lorsque tout le monde est installé autour de la gigantesque table, les mets apparaissent et nous commençons le repas. La future maman se caresse distraitement le ventre, ignorant délibérément les tentatives de Blaise pour engager la conversation. Elle est dans un autre monde, le monde créé par l'amour maternel…D'un petit coup de baguette, Elytis fait apparaître une plume. Il griffonne quelque chose sur la nappe et avec un mouvement de tête me fait signe de lire.
Je sais que tu n'as pas été que torturée chez Voldemort, qu'il t'a fait bien plus mal…
Mon sang se glace. Sait-il que je suis si sale ? Va-t-il me rejeter maintenant ? Je tente de garder une apparence impassible alors que je suis totalement terrorisée par sa déclaration. Je sais très bien qu'il s'est rendu compte de mes états d'âme par ce foutu lien. Je lui pique sa plume et je lui réponds.
Cool, j'ai plus besoin de te parler ce soir…Et ?
Ma réponse le déstabilise légèrement, il ne s'y attendait certainement pas. Je regarde la gerbe de fleurs dans les tons roses juste devant moi pour me concentrer sur autre chose que les scénarios dramatiques que mon esprit tordu, je vous l'accorde, conçoit. Après une attente pénible, Elytis repose la plume sur la table. Je réussis à ne pas me jeter sur la réponse et je la lis.
Ça ne change en rien mes sentiments pour toi si tu en veux encore…Je t'aimerais toujours même si tu deviens laide et bête, mais ça n'arrivera sûrement jamais car pour moi tu seras toujours la plus belle et la plus douce des femmes.
Je saute pratiquement dans ses bras mais cela passe inaperçu au milieu du brouhaha. Après un copieux dessert, nous sortons hors du palais, laissant Blaise et Gin' avec leurs histoires.
On déambule dans les rues sans vraiment y prendre attention. Le lien déborde d'amour des deux côtés, nous mettant dans un état de plénitude et de sérénité très agréable. On arrive à un belvédère silencieux et désert offrant une vue féerique sur toute la ville débordante de lumière et de musique. Je m'accoude contre la balustrade, admirant le paysage. Elytis me rejoint et encercle mes épaules de ses bras. Je pose ma tête contre son torse et je me laisse bercer par les battements de son cœur que je perçois grâce à mon ouie d'elfe. Je soupire de bien-être. Les rumeurs des festivités ont diminué, le peuple se rend sur la Grand place pour les feux d'artifice qui commencera dans une dizaine de minutes.
Elytis me mordille sensuellement l'oreille tout en faisant passer une boîte noire devant moi, bien que je ne le remarque pas vraiment. Il arrête sa douce torture pour me chuchoter quelque chose d'encore meilleur au creux de l'oreille, tout en ouvrant la boîte.
-Naeloj, veux-tu m'épouser ? Murmure-t-il en dévoilant une magnifique bague dans l'écrin.
Je me retourne doucement et je me mets sur la pointe des pieds pour lui donner un long baiser rempli de tendresse. Mes yeux sont mouillés mais je n'y prête aucune attention.
-Oui…Oui je le veux ! Lui soufflé-je entre deux baisers.
Au loin, le premier feu d'artifices illumine la voûte céleste sous un tonnerre d'applaudissements, tandis qu'il me glisse la bague, MA bague de fiançailles au doigt. Il lève ma main à ses lèvres et me fait un baisemain. Je commence à rire, rire et rire, sans pouvoir m'arrêter et sans raison apparente. Je suis véritablement heureuse pour la première fois depuis bien longtemps, trop longtemps. L'homme de ma vie m'a fait la plus belle des preuves d'amour et il m'a accepté telle que je suis, sans rien demander de plus ou de moins. Elytis me souri et m'embrasse fougueusement.
-Je t'aime Naeloj
Je lui fais un sourire resplendissant et après un effort de volonté immense, j'ouvre la bouche et je lui réponds d'une voix un peu rauque et tremblante
-Je t'aime Elytis
Il me sert dans se bras et déploie ses ailes. Nous volons jusqu'à chez Matheo, survolant les habitations, et il entre dans sa chambre par la fenêtre encore ouverte. Nos baisers reprennent de plus en plus osés et amoureux. Il me questionne du regard et je hoche la tête, lui offrant ainsi ce qu'il voulait et ce que je veux. Et dans la pénombre de cette merveilleuse nuit, il m'aima tendrement jusqu'au petit matin.
Un petit baiser au creux de mon cou me réveille doucement. J'ouvre les yeux sur la vision idyllique d'Elytis penché sur moi. Il me dépose une myriade de petits bisous sur le visage et commence à me chatouiller gentiment. Après d'innombrables supplications, il cesse enfin et je peux l'embrasser dignement.
-Alors, tu as bien dormi amour ? me demande-t-il
-Oui, pour le peu que j'ai pu dormir…Souris-je
Il rougit devant l'allusion à peine cachée mais ne dit rien. Après avoir encore traînassé dans la chaleur du lit et des bras d'Elytis, je me lève et je squatte sa douche et ses vêtements, mais ça, ce n'est pas la première fois. Je me prélasse longuement sous le jet d'eau chaude pour me remettre les idées en place. Je m'enroule dans une serviette de bain moelleuse et je laisse mais cheveux encore mouillés pendre. Je tends ma main devant moi et j'admire avec béatitude mon annulaire. La bague est très simple. L'anneau est fait par deux filaments d'or blanc entrelacés et il est serti d'un petit diamant au centre. Je sors de la salle de bain et je cède ma place à Elytis. Je lui prends une de ses vieilles chemises blanches qui est trouées aux coudes et je remets mon pantalon de la veille.
Mon fiancé s'habille à son tour et nous partons déjeuner dans la cuisine de nos appartements. Nos appartements sont en fait un étage de chez Matheo, comprenant une cuisine, un salon et nos chambres séparées par un couloir, d'un côté fille, d'un côté garçon. Personne ne parle dans la cuisine, nous avons le regard perdu dans le lointain. Je n'arrive toujours pas à y croire… Je vais devenir une Malfoy ! Si quelqu'un me l'avait dit du temps où je n'étais qu'Harry Potter, l'orphelin dont son pire ennemi après Voldemort est Draco Malfoy, il aurait été expédié vite fait bien fait à Sante-Mangouste par mes bons soins. Il n'empêche que Line Malfoy, ça sonne bien, même très bien. Mue par une impulsion soudaine et inexpliquée, j'embrasse doucement Elytis. Je m'installe sur ses genoux et je lui bois une gorgée de café dans sa tasse avant de faire une grimace de dégoût.
-Beuark, tu fais comment pour boire cette chose immonde ?
Il rit, m'embrasse sur le bout du nez et me dit qu'il est devenu accro lorsque nos parents sont venus ici. Son regard s'est un peu voilé et il se perd dans ses souvenirs. Je sais que ça ne devait pas être drôle pour lui de ne pas savoir où je suis et de ne pas pouvoir venir me chercher, sa nature impulsive lui aurait valu pas mal d'égratignures s'il l'avait écouté et foncé dans le tas. Je me pelotonne contre lui pour lui montrer que je suis bien là maintenant et que tout est terminé pendant qu'il me caresse distraitement la tête. Nous repartons après un moment passé ainsi et nous nous installons dans le salon, à une table regorgeant de parchemin et livres de toutes sortes que nous consultons dans nos recherches sur Voldy. Aucune trace de Blaise ou Gin' nulle part mais cela ne m'inquiète pas autrement car en les connaissant, ils sont sûrement entrain de faire une grâce matinée qui tourne à la grâce après-midi.
Je continue ma lecture de son journal intime mais il ne m'apprend rien de très concret. Mes yeux croisent à cause de ma fatigue et je m'accorde une petite pause. Je n'avais certainement pas prévu de m'endormir contre le journal. Je suis réveillé par Elytis qui me secoue doucement l'épaule et me conseille d'aller dans ma chambre et de dormir un peu. Je proteste en lui disant que ce n'est rien et que je vais continuer ma lecture mais je finis par abandonner. Le lien me tiraille légèrement quand je m'éloigne de mon compagnon. Je souri en sentant la petite note inquiète qui transparaît dans ses sentiments. Dans ma chambre, Minä m'accueille avec joie. Je lui prodigue quelques caresses mais je finis vite par m'écrouler sur mon lit, endormie. Je me réveille vers cinq heures du soir après une petite sieste de quatre heures. Je me prélasse encore un peu dans mon lit et je me prends une douche pour me sortir de mon demi sommeil. Je sors de ma chambre et je vais au salon. Je change de direction lorsque des pleurs me parviennent de la chambre de la future maman. J'entre silencieusement dans sa chambre et je la trouve recroquevillée dans son lit en pleures. Je la prends dans mes bras et je la berce en doucement. Elle essuie ses larmes et me fait un pauvre sourire. Je lui demande de m'expliquer ce qui s'est passé pour qu'elle soie dans cet état. Elle perd son sourire et s'en va à la fenêtre pour observer les Fariens qui font toujours la fête.
Je ne réitère pas ma question mais je lui demande à la place si elle voudrait aller visiter les toits de l'habitation princière. Ce n'est pas la première et sûrement pas la dernière fois qu'elle me répond oui car c'est devenu l'endroit ou nous nous installons pour parler de sujets difficiles. On escalade la fenêtre de sa chambre qui, comme les nôtres, est au dernier étage et on s'installe un peu plus loin, juste sur le point culminant de la toiture. Une jambe d'un côté, une jambe de l'autre et dos contre dos, on s'installe le mieux possible pour éviter toutes chutes. Je commence par lui raconter ma merveilleuse nuit du moment à la petite déclaration d'Elytis sur la table en passant par mes premiers mots dit à haute voix depuis mon enlèvement (Je t'aime) jusqu'à la fin. Elle me félicite pour tout et admire ma bague. La rouquine m'assure que je ne louperai pas mon enterrement de vie de jeune fille, et il n'y a pas de mais et de guerre qui tienne. Elle m'exhorte de réessayer à parler correctement sans l'aide de la légilmancie et j'arrive à produire quelques sons se rapprochant vaguement à des mots. Gin' me raconte enfin la cause de son malheur lorsque le silence devient lourd.
-J'ai quitté Blaise…Comme ça, sans aucune explication n'y rien. Quand tu m'as laissé avec lui, j'avais pris la résolution de tout lui dire mais quant j'ai croisé son regard, j'ai failli et j'ai préféré fuir comme une voleuse, comme une lâche. Je ne sais pas quoi faire Line…Aide-moi s'il te plait.
Je la rassure du mieux que je peux et je lui promets de faire une petite enquête pour voir si Blaise serait prêts à lui pardonner. Elle s'allume une cigarette mais je la lui arrache des lèvres et je l'écrase contre les tuiles sans qu'elle n'ait le temps d'émettre la moindre protestation. Elle soupire résignée alors que je lui dis qu'elle ne doit pas fumer pour la santé de son petit gars qui pousse dans son ventre.
-Tu as raison, j'ai déjà perdu un des deux hommes de ma vie, alors je vais tout faire pour garder le deuxième. Me promit-elle tristement.
Après ses sages paroles, nous nous mettons en quête d'un prénom pour le bambin, chose fort peu aisée pour nos deux imaginations fertiles et nous avons rapidement une centaine de noms déjà cités. Vers minuit nous redescendons, sans se douter le moins du monde qu'une personne couchée sur son lit avec sa fenêtre ouverte avait tout entendu. Je laisse Ginny dans sa chambre et je pars dans la mienne mais finalement, je rejoins Elytis dans son lit et Morphée m'accueille, les bras grands ouverts, dans son étreinte.
Une grande prairie bordée par une lointaine forêt me fait face. Je remarque que je suis habillée différemment par rapport à mon habitude. Je porte une robe à haut col liseré d'argent faite en coton de couleur blanche ainsi qu'une coiffe de la même couleur. Elytis est à mes côtés, habillé lui aussi en Lord anglais des années mille, mille cinq cents. Nos mains s'enlacent instinctivement, ensemble pour affronter l'inconnu. Des galops de chevaux résonne dans l'immensité verte et quatre grands purs-sangs apparaissent au loin. Deux dames et deux hommes les chevauchent majestueusement. Ils arrivent à notre hauteur et nous salue après être descendu de leurs chevaux. Nous faisons de même puis ils se présentent.
Une dame dont la peu très pâle contraste énormément avec ses longs cheveux noirs à reflets changeants et ses yeux partant du violet pour finir dans les tons bleu se présente en tant que Viviane, gardienne du lac et d'excalibur. L'autre femme se dit être Rowena Serdaigle. Elle est plus petite que Viviane et semble plus fragile mais ses yeux d'ambres et son aura démontrent sa sagesse et son calme tout comme son expression douce. Un des inconnu se proclame être Merlin en personne. Sa longue barbe aux mèches grises soigneusement peigné et ses rides témoignent son expérience et sa vie riche. Le dernier est un tout jeune homme, Salazar Serpentard en personne. Quelques traits de son visage et une ou deux de ses expressions lui donne un air de famille avec Tom à seize ans.
Devant notre air méfiant, Merlin s'explique.
-Si je ne me trompe pas vous avez passé l'union physique…Souri-t-il
-En effet et si vous voulez absolument tout savoir, nous serons bientôt unis par le mariage ! Fit Elytis en montrant nos mains où les anneaux de fiançailles brillaient.
-C'est donc pour cela que vous êtes ici et nous aussi, vous n'êtes pas sans ignorer que le lien de compagnon qui vous relie est très fort. Il dépasse toute norme, tout comme celui entre Lady Viviane et moi ainsi que Lord Serpentard et Lady Serdaigle. Votre puissance en subit les conséquences. Elle augmente de jour en jour et sans apprentissage pour la dompter, elle vous consumera de l'intérieur. Ceci dit, nous allons vous entraîner à partir de maintenant par le biais de vos rêves. Compris ?
Il s'assure que tout est bien clair pour nous et Lady Serdaigle nous explique qu'un jour, nous devrons réellement venir dans leur temps pour tester nos capacités. Plusieurs exercices de concentration nous sont attribués dès que nous nous arrêtons de lancer divers sortilèges assez dévastateur dont le principal but est de régler la puissance envoyer dérrière afin de ne pas se fatiguer trop vite lors d'un duel par exemple. La nuit se passe très vite au côté de ses deux couples incroyablement unis et sympathiques une fois apprivoisées. Merlin ainsi que Lord Serpentard me fait un baisemain galamment et serre la main de mon fiancé. Les Ladies me disent au revoir par une petite courbette que j'imite et bientôt, tout se trouble et nous nous réveillons dans la chambre d'Elytis.
Nous nous interrogeons du regard et sans même ouvrir la bouche, nous savons que l'autre à fait exactement le même rêve. Jamais je ne me serai douté que Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard puissent être ensemble. Pour moi, Serpentard n'était que le monstre qui a enfermé un basilique dans Poudlard afin de tuer tous les écoliers de parents moldus. Ce n'est que bien plus tard que je réalise l'importance capitale de cet entraînement. Nos puissances vont augmenter de plus en plus et combiner à celle de Blaise et Gin', elles viendront facilement à bout du mage noir. Le seul petit problème, on ne sait toujours pas comment s'y prendre pour tuer l'esprit intrus qui a pris le contrôle de Tom Jedusor.
Je file à la douche comme chaque matin mais une très bonne et surprenante compagnie qui a sûrement pensé qu'il me fallait de l'aide pour me laver m'y rejoint. (NDA : Les imaginations fertiles iront imaginer la suite seules dans leur lit le soir pigé ?lol) Après ce petit intermède, on reprend la routine habituelle, en tout cas pour Elytis. Manger, faire des recherches, manger, entraînements avec soit Astyan soit Mighioj, manger, dodo avec entraînement. J'y inclus pour moi le soutien moral auprès de Ginny et imiter Sherlock Holmes avec Blaise. Celui-ci d'ailleurs n'a pas l'air de comprendre les raisons qui ont poussé sa douce à le quitter. C'est donc après une autre après-midi de recherches infructueuses sauf pour une conclusion, il n'existe PAS de sort qui peut détruire une âme sans toucher le posséder, que je vais subtilement m'asseoir à côté de Blaise dans l'arrière cour de chez Matheo et qui ressemble beaucoup à un jardin japonais.
Il ne relève pas la tête à mon arrivée et continue de regarder un point fixe au loin. Il sait que je suis là. Comme toujours depuis plus d'une semaine, ses yeux sont rougis par les pleurs et ses habits toujours indigo.
-Penses-tu que Ginny a un autre homme dans sa vie ? Me demande-t-il
-Non, je peux te l'assurer !
-Tu mens ! je vous ai entendu l'autre soir ! «J'ai déjà perdu un des deux hommes de ma vie » et blabla ! singe-t-il
Je lui jure que ce n'est pas ce qu'il croit mais rien ne lui fait entendre raison. A bout de patience, je lui hurle d'aller demander franchement à Gin' ce qui ne va pas et d'assumer sous peine de subir ma colère et je m'envole jusqu'à la fenêtre du salon qui est, hélas pour moi, fermée. Je passe finalement par celle de la cuisine et, gourmande comme je suis, je me fait un chocolat chaud débordant de mousse. Je savoure longuement ce breuvage onctueux qui fait totalement disparaître la morsure du froid déjà bien présent en ce dix-neuf octobre. Ginny entre à son tour dans la cuisine et prends le reste de chocolat. Un bruit de pas se rapproche dans le couloir qui donne sur les chambres et la fait fuir par la porte menant au salon. C'est évidemment Blaise qui entre à sa suite et, bien décidé à appliquer mon conseil, me demande par où Ginny est partie. Je lui indique la porte en face de lui et je les laisse à leur course poursuite, ma tasse fumante dans la main. Je me déplace jusqu'au salon et je me laisse tomber dans un pouf. Je pose ma tasse sur la table et je fais venir le petit carnet de Jedusor jusqu'à moi.
Sept mai 1979
J'ai finalement compris que quelqu'un entrait dans mon esprit pour me contrôler ou me jetait l'imperium. Ma résistance est donc vaine mais je tente d'écrire le plus d'informations que j'ai pu récolter sur les desseins machiavéliques de cette personne. Par différent rituel, je sais qu'il s'est approprié ou qu'il va s'approprier des pouvoirs d'un Dovaemir, démon inférieur de l'enfer. Des re…
Je prends quelques notes sur un parchemin et je passe au jour suivant vu que l'écriture s'arrête mystérieusement à cet endroit.
Vingt trois mai 1979
La personne qui me possède s'est enfin révélée à moi lors d'un petit duel mental. Je sais que c'est un mage noir d'Angleterre aux yeux rouges qui n'a plus de véritable corps. J'espère pouvoir trouver son nom.
Premier juin 1979
Le mage noir qui sévit à travers moi commence à gagner un nombre important de fidèles fanatiques et gagne de plus en plus d'influence sur moi. Les moments où je redeviens moi-même sont consacrés à ce journal afin que le possesseur puisse tuer cet assassin et me sauver.
Quinze novembre 1979
Il perpétue ses massacres dans toutes l'Angleterre et plus aucune personne n'ose prononcer son nom. Tous m'appellent, enfin l'appellent mon seigneur pour ses fidèles et Vous-savez-qui par ces ennemis. Ridicule !
Vingt-deux décembre 1980
J'ai appris par l'intermédiaire de son fidèles le plus important qu'il va tenter de s'approprier bien des pouvoirs : Elfes, Vampire, Ange, Fée, des sortes de reptiles et même Détraqueur. Je ne sais pas comme cela est possible, mais visiblement ça l'est.
Vingt-six décembre 1980
J'ai enfin son nom ! C'est Octavius Grindewald ! Je te le donne à toi, prisonnière de ses cachots parce que tu es bonne et je suis sûr que tu me sauveras. Au revoir…
J'hoche la tête en me promettant à moi-même de tout faire pour le sauver. Mon cœur semble éclater dans ma poitrine et je m'évanouis brusquement. Je reprends conscience lentement dans ma chambre. A côté de moi, Elytis se réveille. Je ne sais pas pourquoi je suis ici alors que je ne me souviens d'être dans le salon. Ginny et Blaise entrent dans la chambre pour voir si nous allons bien. Ils m'ont trouvée gisant inconsciente et m'avait transportée dans ma chambre puis Matheo était arrivé avec Elytis inconscient. Ils nous avaient réunis et avaient attendu notre réveil pour comprendre. Je pense à Lady Serdaigle qui nous avait expliqué que nous ne pouvons plus vivre loin de l'autre et si nous sommes trop loin l'un de l'autre, nous risquons de ne pas le supporter. Elytis perçoit ma pensée et explique brièvement que c'est à parce que nous étions trop loin de l'autre et que le lien de compagnon ne la pas supporter sans mentionner nos entraînements particuliers. Rassuré, Blaise tire la future maman par le bras pour des explications. J'embrasse mon fiancé et nous voila vite partis dans notre univers jusqu'au septième ciel.
Le lendemain, Matheo nous convoque dans la salle de réunion du conseil des neufs qui ne sont pas présents. Après les cordialités d'usage, il va droit au but.
-Vous devez rentrer dans votre temps, aujourd'hui, nous sommes le trente et un octobre !
On est tous d'accord et pendant que mon grand-père explique qu'une porte vers le monde humain s'est formée dans la clairière aux portes, je remarque la main de Blaise posée sur le ventre de sa douce. Contente pour eux, je me concentre sur le discours du roi, le sourire aux lèvres. Je n'ai pas bien compris pourquoi ce passage est apparu mais je suis d'accord de le prendre sans histoire. Nous faisons vite nos valises et, ne voulant pas de au revoir larmoyant, nous n'avertissons personne de notre départ. Minä n'a pas voulu rester seule chez les Fariens et m'accompagne tout en cabriolant de-ci de-là. Ladite clairière est assez banale hormis les dizaines de portes la bordant de tous côtés. On trouve celle des humains et on embrasse tour à tour mon grand-père.
Celui-ci nous ouvre la porte et nous entrons dans une sorte de tube de toutes les couleurs. Nous sommes comme aspirés en avant et nous arrivons finalement devant une autre porte que j'ouvre. On tombe tous à la renverse en formant un grand tas de jambes et de bras entremêlés. Je repousse Gin' qui est sur moi et je me lève suivis par Blaise et Elytis. Par quelques phrases en cornëj, langue runique, Elytis nous fait retrouver nos anciennes apparences vu que nous nous sommes développé pendant ces deux dernières années. On sort de la forêt interdite en prenant bien soin de mémoriser le trajet jusqu'à la porte elfique et nous nous dirigeons vers le château.
-Hé ! Vous n'avez pas oublié que ce soir il y a le bal d'Halloween j'espère… Se réjouit la rousse
Je grommelle silencieusement car je ne pourrais pas y aller avec mon fiancé, quel comble. Je perçoit les pensée d'Elytis, comme toujours lorsqu'un de nous deux pensons assez fort et je vois sa réunion de préfet du tout début de l'année, dans le train. Granger explique qu'il y aura quatre bals et que nous sommes autorisés à inviter des personnes de l'extérieur. Elytis murmure distinctement un « Merci Granger » et nous partons à la salle sur demande. Là-bas, on élabore un plan pour avoir une entrée légèrement fracassante. Le problème des apparences ne se pose pas car c'est sensé être un bal costumé donc on peut se déguiser en nous-même. Une seule chose me perturbe légèrement, c'est Sevy. Il me verra et comprendra sûrement que je suis son calice mais je ne sais pas sa réaction et ça m'inquiète un peu. On se décide finalement à arrivé une heure en retard mais paré de nos plus beau atout. Pauvres élèves, ils vont bavés de nous voir ainsi. Elytis va vite prévenir un préfet qu'il amène quelqu'un qui ne vient pas de Poudlard ici pendant que Ginny et moi allons dans la chambre de celle-ci pour se préparer et accessoirement pour qu'elle me raconte tout ce qui s'est passé avec Blaise.
Rien de très formidable à part qu'il a accepté le gosse et qu'il lui a demandé s'ils pouvaient s'afficher en public maintenant. Après quelques détails, on commence à se préparer. Faisant fi des convenances, on met les deux des jupes à ras des fesses, à volant pour Gin' en cuir pour moi, avec une chemise blanche trop petite, munie de flammes noires sur un côtés, nouée autour de ma taille dévoilant mon nombril tandis que Miss Weasley penche plutôt pour un t-shirt cache-cœur pourpre à manche mi longue qui tombent depuis ses coudes en une cascades de dentelles. Il en est d'ailleurs bordé de tous côtés et même son décolleté pigeonnant qui fera bavé bien des gens en est pourvu. Question maquillage, Je ne fais aucune autre fantaisie que me peindre les ongles en noirs et mon trait de crayon habituel. Je fais un chignon bas avec des boucles anglaises qui tombent partout et je chausse des sandales à talon aiguille noire parsemé de petits diamants qui étincellent. Je ne libère que mes gênes elfes et fées parce qu'avec mes ailes, Severus saura tout de suite qui je suis et je préfèrerai éviter l'esclandre dans la Grande Salle.
Les garçons sont très classes mais aussi provocants que nous. Blaise s'accorde assez bien avec sa douce vu qu'il a un pantalon noir (pour changer) et une chemise bordeau ouverte avec une cravate noir dénoué pendant lamentablement autour de son cou lui conférant un style de mauvais garçon. Elytis a surpris mes pensées lorsque je me regardais dans le miroir et s'est habillé comme moi, avec l'équivalent mais pour homme. Vu que nous sommes très en avance et que nous avons encore trois bonnes heures devant nous, Gin' et Blaise tente de trouver un nom pour Zabini Junior et moi je m'exerce à parler normalement car tout le monde me reconnaîtra si je parle par la légilmancie car c'est ma voix de Harry qui résonne dans leur tête. Finalement, j'arrive de nouveau très rapidement à parler car le déblocage s'est déjà produit et comme le temps passe très lentement, je me lance dans une bataille de chatouille contre mon fiancé en lui hurlant, pardon, en faisant démonstration de mes capacités vocales qu'il n'a pas le droit de me piquer mes idées en regardant mes pensées.
Huit heures sonnent enfin et nous nous mettons en route pour le bal. On arrive pile au bon moment car la musique commence après le discours du vieux fou qui, heureusement pour lui, doit partir pour régler une affaire importante avec Cretinus Fudge. Une valse plane dans l'air. Ça, c'est pour moi et Elytis. On entre le plus discrètement possible et on s'élance sur la piste de danse encore déserte. Mon cavalier me porte et s'envole dans les airs. On valse, on rit et on s'embrasse sous les expressions ébahies. La musique cesse et je crie aux musiciens un seul mot pour parfaire l'entrée des futurs parents
-Salsa !
Les musiciens ont compris le message et commencent une reprise d'un morceau sorcier que je connais par cœur tellement je l'ai entendue. Elytis me repose au sol et je me précipite au devant de la scène après mettre lancé un sonorus. Je remplace la chanteuse pendant que la rouquine et le brun enflamment la scène. Elytis se colle à moi par derrière et on commence à danser sensuellement. On s'éclate comme des petits fous en voyant les têtes des élèves de Poudlard, célibataires ou pas, qui nous regarde comme si nous étions des dieux vivants. J'annule le sort d'amplification de voix et je commence à danser fougueusement. Les deux couples en parfaites osmoses, exécutant les mêmes mouvements en même temps, grâce au lien pour les garçons, grâce à un langage codé constitué de gestes pour moi et Gin'. Je me retrouve à danser avec Blaise et il me renverse brusquement à cinq centimètres du sol avant de me relever et de continuer à danser et d'effectuer un nouvel « échange » de partenaires avec Elytis. La chanson s'arrête enfin et on se dirige presque en courant jusqu'à la table regorgeant de rafraîchissements. Gin' râle car les boissons ne sont pas alcoolisées mais sirote avec joie une bonne bièrre-au-beurre. Un trouble-fête, j'ai nommé Ronnie Weasley, vient perturber ce moment de soulagements après une danse assez mouvementée diront nous.
-Ginny ! Arrête d'embrasser ce….ce sale mangemort et va t'habiller convenablement !
-Parce que tu crois que je vais t'obéir sagement Ron ? se moque la concernée avant d'embrasser indécemment Blaise
-Je suis ton grand frère, tu dois me respecter ! Et en plus tu sors avec l'autre, Potter !
Je m'écroule dans les bras d'Elytis, prise d'un fou-rire que je tente sans grand succès de dissimuler en faisant croire à une quinte de toux, sous les sourires moqueur des trois autres.
-Qu'est ce que t'as à rigoler toi ? Fulmine Ronald
-Excuse-moi, je n'ai jamais entendu autant de bêtise en une seule phrase. Même venant de toi, Ronnie ! Explosé-je, incapable de me retenir encore.
Je crois que cet imbécile de Ron n'a pas dû comprendre ma phrase mais au moins, il s'en va, humilié. Mon fou rire éteint, Blaise s'applique à bailler consciencieusement et déclare qu'il n'y a aucune ambiance comparé au mariage d'Atryu et Luthien. Gin' approuve et Elytis répond avec un regard mauvais si, il lance un sort avec sa baguette et une musique entraînante couvre la musique de fond, il veut danser ça en parient qu'il ne va pas le faire. Blaise tient le pari mais en contrepartie, nous aussi nous devrons danser dessus. Mon cavalier est trop têtu pour penser qu'il va le faire et serre la main du brun.
-Adieu Line, on a été des bonnes amies toutes les deux, je tenais à te dire que…je t'ai toujours aimée ! Sanglote faussement Ginny en me serrant dans ses bras.
-Moi aussi ! Mais il a fallu que ces deux-là soient obtus, buhuhu ! Notre vengeance sera terrible ! Adieu ! Répondis-je en désignant les deux coupables pendant que la rousse se faisait emmener par Blaise sur la piste de danse.
Peut-être que vous vous demander ce qu'il y a de si terrible dans cette danse, hé bien c'est simple, c'est la danse traditionnelle elfique et elle est parsemée de sauts périlleux et d'autres choses du même style, je vous laisse imaginer… Hélas, pendant que je tente de me suicider en tapant ma tête contre le mur, les deux danseurs exécutent parfaitement la danse et nous cèdent leurs places. Après ce très petit exercice physique, on reste calme pendant un long moment dans notre coin acceptant de-ci de-là les invitations pour une danse. J'ai dansé avec beaucoup de monde, Crivey, Zacharias Smith, deux Poufsouffles et trois Serpentard mais rien n'équivaut à la personne qui se tient maintenant devant moi, Severus Rogue.
-Miss, voulez-vous bien danser ? Me demande-t-il en me tendant la main.
J'accepte volontiers et je lui saisis la main pour me relever de ma chaise et nous entamons une petite valse tranquille un peu à l'écart de la piste de danse bondée de monde. Je ferme le plus possible mon esprit car on n'est jamais à l'abri face à ce Serpentard mais aussi à l'autre qui est blond, devinez de qui je parle, pour ne pas qu'il puisse saisir une ou deux de mes pensées sur Sev' car je n'ai aucune envie qu'il sache que Sevy est mon linien. Celui-ci est beaucoup plus pâle que d'habitude et je devine son envie de sang. Il ne sait par où commencer et se cache derrière son masque impassible, menant la danse d'une main de maître. Finalement, il se jette à l'eau sans pour autant se mouiller.
-Votre visage m'est familier Miss, nous serions-nous déjà rencontré ?
-Effectivement…Et je vous serais reconnaissante de ne pas crier au scandale ou quoi que ce soit dans le genre, personne ne sait quoique ce soit de ce qui s'est passé entre nous ! Recommandé-je.
Je laisse mes ailes transparaître dans mon dos et que j'incline ma tête pour dévoiler deux minuscules cicatrices dans mon cou. Je lui promets que je lui expliquerai tout demain soir, neuf heures, dans sa salle de classe mais je lui demande surtout deux choses qui ont une importance capitale pour moi, qu'il ne me déteste pas et qu'il agira normalement.
Il hoche la tête et un mince sourire apparaît sur ses lèvres. Je ris légèrement en lui faisant remarquer que les élèves de Poudlard vont avoir une crise cardiaque en le voyant sourire. Il m'imite rapidement et bientôt tout le monde c'est tu dans la salle pour laisser résonner nos rires. Gin', pas le moins du monde discrète, déclare que j'ai toujours eu un don pour faire rire Severus. La valse se termine et mon fiancé me prend dans ses bras et je pose ma tête contre son torse, fatiguée mais plus heureuse que jamais. Valse après valse, nous restons comme cela, se laissant bercer par la musique. Blaise a fait décamper les musiciens et s'est installé tranquillement au piano depuis un bon moment. Il commence à jouer ma chanson et celle d'Elytis, celle que ma mère m'a apprise qui lui vient de sa mère et ainsi de suite, histoire d'amour véritablement passionnante. Les yeux dans les yeux, nous commençons à chanter les paroles que nous avons transposées en elfique.
Vers minuit, ce cher Dumbledore revient contrôler si tout va bien dans la salle et est accueilli par une salle silencieuse et sombre d'où deux voix s'élèvent dans un chant féerique. L'elfique et son effet hypnotique sur les humains. Les couples envahissent la piste de danse rapidement et nous voila au centre d'un cercle de danseur avec la seule lumière, excepté les citrouilles, braquée sur nous. La chanson se termine, laissant place à un instant très particulier planer dans la salle.
- Hum, hum…
- Ah ! Vous m'avez fait peur Monsieur le directeur, j'ai crû que Miss Ombrage était revenue nous hanter. S'exclame Ginny, une main sur le cœur et un sourire hypocrite sur les lèvres.
- Assurément non Miss Weasley ! A qui ai-je l'honneur Miss ? Répond Dumby d'un ton enjôleur.
Il veut sûrement me faire rejoindre sa cause parce que Macgonagall n'est plus assez vigoureuse pour lui faire office de bouclier, première raison et deuxième, vu le sourire appréciateur qu'il pose sur moi et qui rend très jaloux mon Velaa de futur mari, je pense savoir que je lui plais. Mais qu'est-ce que j'ai fais pour avoir des prétendants pareils moi, comme si Voldy ça ne suffisait pas!
- Si vous avez à l'appeler, c'est Madame Malfoy. Déclare Elytis, glacialement.
Je lui donne un baiser et il m'enlace. Dans la salle, personne n'est étonné vu qu'ils ont tous remarqué que nous étions très amoureux l'un de l'autre. Nous sommes à nouveau repartis dans notre monde. Je lui demande télépathiquement s'il est jaloux et il secoue la tête, faussement outré. Il pose un bisou sur le bout de mon nez et nous nous élevons dans les airs d'un battement d'ailes. Je rends l'étendard des Serpentards résistant par un sort informulé et je m'assieds dessus. Je décide de raconter à tout le monde une histoire vraie et triste, celle de Tom Jedusor.
- Je vais vous raconter une histoire professeur et même si vous en connaissez une grande partie, notez bien tous les détails :
« Il était une fois Tom Jedusor, c'était un petit garçon de sang mêlé. Sa mère, Leila Serpentard était tombée amoureuse de Jedusor senior, un moldus, et ils s'étaient mariés. Seulement voila, alors que la pauvre Leila venait d'accoucher d'un très beau garçon, elle sentit sa vie partir et révéla à son mari moldu qu'elle était une sorcière et que leur fils le serait sûrement aussi. Le père, horrifié, abandonna son fils qui fut recueilli dans un orphelinat moldu. Les responsables de l'établissement le maltraitaient dès que la magie accidentelle de Tom se manifestait. A ses onze ans, la lettre de Poudlard arriva et pour Tom, c'était le glas de la fin de ses cauchemars.
Pourtant, rien de cela ne fut juste. Il atterrit à Serpentard pour ses ambitions et pour son sang mais là-bas, il devient rapidement le souffre-douleur de ses camarades d'écoles qui ne toléraient pas la présence d'un sang impur à leur table. Partout où il allait, il devait essuyer les coups et les moqueries de ses camarades. Les Gryffondors, Serdaigle et Poufsouffles n'étaient pas en reste, c'était un Serpentard, faible certes, mais un Serpentard tout de même. Tom se renferma sur lui-même et voulu se venger. Il fugua de son orphelinat l'été avant sa sixième et partit pour devenir puissant et occuper une place importante de la communauté magique afin de prouver à tout le monde qu'il devait être respecté. Au cours de son voyage, un esprit malveillant commença à attaquer son esprit pour le posséder. C'est ainsi qu'en septième année, il ouvrit la chambre des secrets sans en avoir conscience comme c'est arrivé à Ginny, possédée par la même personne mais sauvée à temps par Harry Potter. Le basilique enfermé à l'intérieur par un des descendants de Lord Serpentard fit son office et tua même une élève qui hante d'ailleurs l'école. La victime fut cette pauvre Mimi Geignarde.
Le directeur de Poudlard, M. Dippet dû envisager la fermeture de l'école et en fit part aux élèves. Tom, horrifié de devoir retourner à l'orphelinat, tenta vainement de trouver le coupable. Un jour, il surprit Rubeus Hagrid entrain de parler à quelqu'un dans son placard. Il aperçu alors un horrible monstre, une araignée géante terrifiante et crût que c'était cette bête qui attaquait les élèves. Il raconta donc à M. Dippet tout ce qu'il savait sous les yeux d'Albus Dumbledore, professeur de métamorphose à l'époque. Celui-ci était sûr de la culpabilité de Tom et le surveilla de près. Quant à Hagrid, sa passion pour les bêtes plus ou moins dangereuses lui valu de se faire renvoyer de Poudlard en troisième année et un envoyé du ministère lui cassa sa baguette. L'esprit possédant Tom comprit qu'il valait mieux rester tranquille jusqu'à la sortie de Poudlard de Tom. Celui-ci partit visiter différent pays et appris différente culture et rapport avec la magie. Dans son journal intime, il raconte avoir des passages noirs dans sa mémoire. Il pouvait être tranquillement entrain de boire et se retrouver sans savoir comment trois heures pus tard dans un endroit inconnu. Il comprit finalement que quelqu'un agissait à travers lui et consacrait tout les moments où il était conscient à l'écriture de son journal. Parfois, il se retrouvait devant des cadavres de moldus et il changeait de pays, écoeuré par ce qu'il avait fait sans le savoir. Dîtes-moi professeur, comment avez-vous tué Grindwald ? Avec une épée, comme tout le monde le sait, mais vous ne l'avez pas tué, vous l'avez privé d'enveloppe corporelle.
Au cours de différents duels mentaux, Tom appris le nom de son possesseur, Octavius Grindwald. Celui-ci commençait à rassembler nombre de fidèles de part et d'autres de l'Angleterre, des gens sans morale et principes qui tuaient en son nom en se faisant appeler mangemorts. Au cours de l'année 1980, Voldemort, car c'est bien lui, attaqua le ministère ayant pour but de tuer le ministre de la magie. Il échoua grâce à l'intervention de deux elfes, d'un homme phoenix et d'une dryade. Pendant qu'un des elfes et les deux autres s'occupaient des mangemorts, l'elfe femme s'en pris au seigneur des ténèbres et l'affubla d'un superbe costume. (Blaise affiche en grand la désormais célèbre photo, rires dans la salle) Humilié, Voldemort se retira de la bataille. Hélas pour la jeune guerrière, il l'avait observé et avait une idée machiavélique derrière la tête. Il frappa Poudlard le Noël de cette même année et l'enleva. Ces trois amis tentèrent de la sauver sans grand succès et se réfugièrent dans un monde parallèle, celui des elfes pour trouver de l'aide. Pendant sa captivité, la jeune elfe eu droit à diverses tortures mais elle pu aussi apercevoir le véritable Tom, l'ombre d'une seconde. Celui-ci réussit à lui donner son journal intime pour qu'elle trouve un moyen de le sauver.
Ses trois amis réussirent à trouver un moyen après six mois de recherches et la firent transplanner à l'intérieur de Poudlard avec l'aider d'autres personnes. Un petit épisode peu glorieux prend place ici alors je ne dirai rien pour ne pas compromettre une célébrité d'Angleterre. Les quatre amis repartirent dans le monde des elfes après avoir effacées les mémoires des habitants de Poudlard. Voldemort consacra énormément de temps à la retrouver sans succès, elle s'était volatilisée. Il abandonna et la suite de l'histoire vous la connaissez, je crois. Harry Potter l'a vaincu et ne sait toujours pas comment. Et cetera… »
Le silence succède à mes paroles, je crois avoir réussi à ébranler les mentalités. Une voix claire s'élève dans la salle qui me demande quels ont été les plans pour la guerrière elfe. Le sourire las aux lèvres, je réponds la vérité vraie.
-Voldemort voulait un héritier avec une femme puissante, elle était puissante mais certainement pas consentante, elle le haïssait encore plus que Dumbledore et comme elle aurait pu tuer le directeur avec joie, imagine sa haine pour Voldy !
-Comment savez-vous tout cela ? Demande le directeur, craignant maintenant cette femme qui apparemment avait compris toutes ces manigances.
-Vous voulez une autre histoire, alors je vais vous la conter mais avant, laissez-moi deux petites minutes.
Je demande par l'esprit à Elytis, Blaise et Ginny si je peux raconter mon histoire et les mentionner dedans. Ils hochent la tête et, devant un public pendu à mes lèvres, j'interroge la fille qui m'a posé sa question tout à l'heure et qui se trouve être Granger.
-Connais-tu l'histoire d'Harry Potter Granger ?
-Evidemment, Harry Potter est orphelin depuis qu'il a un an, ses parents ont été tués par vous-savez-qui juste avant que celui-ci ne lui jette un avada qui ricochera sur le front d'Harry et lui laissera qu'une cicatrice en forme d'éclair sur son front. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a été terrassé par son propre sort et réduit à l'état d'esprit. Harry a été envoyé chez sa tante et son oncle et vécu là-bas jusqu'à ces onze ans. Pendant sa première année, il…
-Je ne t'ai pas demandé sa vie écrite dans les livres, mais la vraie ! Tu as osé te considérer comme sa meilleure amie pendant cinq ans et tu ne sais pas son histoire, bravo ! Moi je vais vous la raconter et dans les moindres détails.
Je suis interrompue par l'arrivée fracassante d'un Auror totalement terrifié et qui hurle qu'une centaine détraqueurs ont envahi le parc mené par le même nombre de mangemorts et qu'une dizaine de trolls Berserk adultes sont déjà rentrés dans le château. Les cris hystériques des élèves résonnent dans la Grande Salle. Avec un soupir résigné, je me lance un sonorus et je hurle pour demander le silence. Quand je l'ai obtenu, je donne mes directives et les élèves m'obéissent sans broncher. Les premières années, deuxièmes et troisième aussi, se faufilent dans une pièce attenante. Les autres degrés protègent la porte avec quelques professeurs. Les autres forment une ligne de combats derrière moi, la rousse, Blaise et Elytis. Severus se joint à nous sous sa forme de vampire et d'un geste de la main, je transforme toutes les tenues de soirées en tenues de combat. Notre groupe hétéroclite se prépare gentiment. Je sors mon « bébé » et les autres m'imite avec leur carabine, revolver et autre.
Deux premiers trolls enfoncent la porte de la salle avec leur massue. Mon doigt joue sur la détente et je massacre le premier troll avec Ginny pendant que les hommes se chargent du deuxième. On a juste le temps de se marrer un bon coup que trois autres arrivent. Très vite, ils sont tous morts sous nos coups.
-ça fait du bien de se dérouiller, ça faisait longtemps que je ne mettais plus amusé comme ça ! Rit Gin' sous les yeux interloqués des professeurs et de son frère qui ne comprend pas ce qui s'est passé avec elle.
Le silence revient, l'attente des prochains assaillants opprime les cœurs. Un froid vicieux s'insinue dans mon cœur et la première fois où Voldemort m'a touché défile inlassablement devant mes yeux. Je tente de combattre ce souvenir mais les larmes ruissèlent déjà sur mon visage. Je m'évanouis à moitié dans les bras d'Elytis lorsque tout les passages de ma vie les plus noirs passent dans ma mémoire sans que je puisse les arrêter. Elytis m'embrasse doucement pour me faire reprendre pied dans la réalité. Je m'accroche désespérément à lui en me remémorant sa demande en mariage, toutes les fois ou nous n'avons fais qu'un, mes parents, Matheo et le conseil des neufs. J'arrive à étouffer mes mauvais souvenirs et j'attends stoïquement avec les autres que les détraqueurs arrivent. Les minutes passent lentement et enfin, les créatures maléfiques arrivent au fond du couloir. Je tends ma main droit devant moi et je lance mon patronus. Il a changé. Le cerf est toujours là et est chevauché par ma mère un ange (Elytis) plus grand que normal se tient fièrement à côté du cerf. Un loup (Blaise) est de l'autre côté de l'ange. Sur l'épaule du loup se tient un aigle royal (Ginny). Contente de mon patronus, je caresse distraitement cornedrue avant de les envoyer sur les détraqueurs. Ginny lance son patronus un phoenix représentant blaise avec un poulain et une licorne pour moi et mon fiancé. Le même phénomène se reproduit pour Blaise et Elytis même si pour lui, ses parents sont aussi présents. Severus et la ligne de protection derrière moi lance leur patronus mais ce n'est rien d'exceptionnel à part pour Severus car le sien est Meren, autrement dit moi sous une de mes formes animagus, en tigre.
Les détraqueurs sont repoussés sans faire de percer dans nos rangs. Ils fuient comme des lâches et les mangemorts entrent. D'un sort informulé, je fais apparaître mon arc et je bande une flèche, prête à les recevoir comme il se doit. Les flèches sifflent vers les mangemorts à une vitesse étonnante et traversent leurs malheureux boucliers avant de se ficher dans leur cible. A côté de moi, Ginny murmure que c'est pas mal comme arme un arc. Je souri et je bande cette fois trois flèches qui toucheront les premiers mangemorts de la deuxième vague, ainsi de suite jusqu'à ce que je n'aie plus de projectiles. La ligne de professeurs et dix Aurors protégeant l'école s'avance et ensemble nous les mettons hors combat. C'était très bien jusqu'à ce que les quatre vingt mangemorts restant arrivent en même temps dans la Grande Salle. Le sang gicle de leur côté, mais du nôtre, les gens tombent. Petit à petit, nous perdons du terrain et seul Flitwick, Sinistra, Severus, Dumbledore, Hagrid, Blaise, Gin', Elytis et moi ainsi que les élèves bien que quelques uns soient tombés sont encore en état de combattre. Le moral des troupes faiblit mais il remonte légèrement lorsque Gin' hurle notre cri de guerre (YATTAAAAA !) et se lance dans un groupe d'hommes masqués, tourbillonnant et laissant dans son sillage des hommes mourants grâce à ses deux poignards.
Environ trente mangemorts sont tombés de ce troisième assaut pourtant notre vigilance ne doit pas baisser. Le Lord noir arrive escorté par dix autres de ses lèches bottes personnel. Il pense visiblement que la victoire est sienne sinon il ne se serait pas montré. Ginny me demande si je veux bien aller l'énerver avec elle juste pour rigoler un bon coup. Toujours partante pour me fendre la poire au dépend de se cher Voldy, je la suis de suite. On demande aux garçons de s'occuper des mangemorts et on s'avance en roulant les hanches jusqu'à notre cible. Je maintiens un bouclier assez puissant autour de nous pendant que Gin' conjure deux chaises, un journal sorcière hebdo et un service à thé. Je bois ma tasse et je me rends compte qu'elle y a mis une potion qui augmente d'une fois et demie la rapidité. Je fais mon speech habituel et proposant une tasse de thé à Voldy mais il n'en veut pas. Il perce mon bouclier alors on se met en mode combat et le duel débute avec ses piques et ses sorts.
-Excuse-moi de ne plus t'appeler Tom mon vieux, mais ça te dérange si je t'appelle Octavius ?
-Petite peste, tu faisais moins la maligne quand tu étais ma prisonnière, il y a vingt ans ! Tu as trouvé mon véritable nom mais moi aussi je sais qui tu es, n'est-ce pas Harry Potter !
Voila un chapitre de plus au compteur, j'espère qu'il vous aura plus...je tiens a remercier les lecteurs et lectrices qui me laissent des messages et je les adore car sans eux, ce chapitre vous l'auriez eu dans deux semaines car je repars ce soir, et je suis arrivé heir midi. Le prochain chapitre sera probablement publié dans deux semaines peu-être un peu plus... Je recherche un(e) certain(e) "azarielle averiale" qui m'a proposé de poster ma fic sur son site et j'aimerais bien le faire alors, si elle lit, elle peut me contacter par rewiew ou par mail à cette adresse: à dans deux semaines, Bizzzz Naeloj
