Bonjour tout le monde,

Merci à tout ceux qui m'ont laissé des reviews;

Le douzième chapitre mettra en scène le match de Quidditch de Gryffondor contre Serpentard et les jours suivant le match, vus par Hermione et le professeur de potions.

La relation entre Severus et Hermione se renforce,

Bonne lecture,

Cordialement,


Le jour du match, il faisait un temps magnifique. Les élèves de Gryffondor étaient enthousiasmés à l'idée de voir Harry Potter jouer dans leur équipe. Les Serpentard, quant à eux, se targuaient de leur suprématie acquise au cours des années dans le domaine du Quidditch.


Milieu du match. 10 h 30

Hermione Granger était effarée! Non ce ne pouvait être possible. Pas lui. De l'autre côté du stade, elle voyait Severus Snape marmonner des sortes de formules magiques. Pendant ce temps-là, le balai de Harry semblait vouloir tout faire pour le désarçonner et le faire tomber au sol.

Comment osait-il? Il n'aimait pas Harry Potter , après tout! Quelle importance alors qu'il tombe de son balai et qu'il se casse tous les membres de son corps?

Elle agrippa la manche de la robe de Ron et lui dit, d'un ton alarmé:

"- C'est Snape, tu vois! Il essaye de faire tomber Harry de son balai.

"- Qu'est-ce qu'on fait alors?

"-Attends.

Elle s'était faufilée sous les gradins, jusqu'à l'autre côté du stade. Elle était montée à l'étage où il se trouvait. Elle n'allait pas le laisser nuire à Harry,non .

Elle avait prononcé un léger "Incendio" qui avait mis le feu aux robes de son professeur, puis s'était éclipsée en douce.


Severus ne quittait pas Quirinus Quirrell du coin de l'oeil. Il savait depuis le début de l'année que quelque chose ne tournait pas rond chez son collègue de défense contre les forces du mal. Celui-ci, sous son air frêle et bégayant, dissimulait sans doute un individu impitoyable qui maniait savamment l'art de la magie noire. Il avait vite compris que ce professeur se servait du contact visuel avec le jeune Potter afin de le faire tomber de son balai, ce qu'il n'avait pas encore réussi.

Une crainte sournoise l'étreignit? Et si le Seigneur des Ténèbres avait pris possession du corps de Quirrell? Ce n'était pas impossible car fort peu de sorciers étaient parvenus à son niveau de maîtrise de la magie noire. De plus, Quirrell semblait avoir totalement fermé son esprit, ce qui montrait qu'il avait une excellente maîtrise de l'occlumancie, comme Lord Voldemort. En outre, seul le Seigneur des Ténèbres pouvait avoir une connexion par l'esprit avec Potter. Il n'y avait pas de temps à perdre, il fallait agir. Immédiatement.

Il prononça des formules magiques visant à contrer cette infâme incantation qu'avait mentalement prononcée Quirrell. Celles-ci étaient couvertes par le brouhaha, mais il n'en avait cure. Tout ce qui importait était de sauver le fils de Lily.

Severus Snape ne l'avouerait jamais , mais avec ses modestes connaissances en Quidditch, il pouvait constater que la manière de voler de Harry n'était pas aussi rapide, ni irréfléchie que celle de James Potter. Il y avait un peu de Lily, là-dedans, il en était sûr.

Soudain, il se rendit compte que sa robe avait pris feu. Furieux, il tapa du pied dans tous les sens afin d'éteindre les flammes. Il était extrêmement courroucé. Qui était le fils de p*** qui avait osé faire cela? S'il le retrouvait, il ne donnerait pas cher de sa peau. S'il s'agissait d'un élève, il demanderait à ce qu'il soit exclu sur-le-champ!

Ses trépignements visant à éteindre les petites flammes l'amenèrent à bousculer par inadvertance le professeur Quirrell, qui s'effondra sur le sol.

En relevant le visage, Severus s'aperçut que Potter avait recommencé à voler normalement. Tout à coup, tout se passa en un éclair. Le jeune garçon était tombé sur le sol et crachait quelque chose dans la paume de ses mains. Il le saisit et tout le monde put voir qu'il s'agissait du Vif d'or. Gryffondor avait gagné le match, aucune règle n'interdisant le fait d'attraper le Vif d'or par la bouche.


La soirée fut morose pour les élèves de Serpentard. Flint se plaignait du fait que Potter n'ait pas attrapé le Vif d'or dans les règles, les autres élèves étaient dégoûtés de voir leur équipe perdre pour la première fois face à un avorton qui se croyait sorti de la cuisse de Jupiter, selon eux.

Severus les regardait, avec un mélange de sévérité et de mélancolie. Il demeurait silencieux. Selon lui, si ses élèves avaient mieux composé leur équipe, n'y incluant pas que des garçons,des Sang-purs de surcroît, les performances auraient été bien meilleures. Il s'en voulait terriblement. De plus, qu'est-ce qui lui avait pris de vouloir sauver le fils de Potter? Il était le fils de Lily, bon d'accord, mais il était aussi le fils de cet arrogant, pensa Severus avec une pointe de ressentiment.

D'ailleurs, il devait retrouver au plus vite le salopard qui avait osé mettre le feu à sa robe. Il allait lui en faire voir des vertes et des pas mûres, à sa manière, bien sûr.


Pendant la semaine qui suivit le match, Harry Potter fut plus admiré que jamais. tout le monde vantait ses prouesse en Quidditch, à l'exception des Serpentard, qui le croisaient avec des regards pleins d'amertume et de fiel.

Severus, pour sa part, ne se privait pas de lui faire remarquer ses lacunes en cours de potions. Le jeune garçon le regardait avec hostilité, à mesure qu'il débitait ses reproches. Il put voir dans l'esprit de Harry une pensée qui lui fit froid dans le dos. Snape a ensorcelé mon balai pour que je perde et que je meure, peut-être.

"Ingrat, fils de... non," il ne devait pas insulter la mémoire de Lily, mais quand même. Le gamin osait penser qu'il avait voulu le tuer, alors qu'il faisait tous les efforts du monde pour le protéger.

"Sale bâtard, va, tu es bien le fils de ton père. Ressemble-lui, si ça te chante, mais ne viens pas m'emmerder", se disait-il intérieurement, et faisant des efforts surhumains pour ne pas frapper le garçon.

En outre,par le biais de la legilimancie, il avait trouvé l'identité de la personne qui avait mis le feu à sa robe. Il s'agissait d'Hermione Granger.

"Toi, ma petite, je te tiens." , se disait-il avec un mélange d'acrimonie et de haine. Tu ne l'emporteras pas au paradis, je te le dis." ajouta-til mentalement en ricanant.


A la fin du cours de potions du vendredi, le professeur de potions lança, de sa voix tranchante comme l'acier.

"Miss Granger, restez ici. vous , Potter et Weasley, dégagez. Et ne vous avisez pas d'écouter aux portes, sinon, je me chargerai de vous le faire payer personnellement, ajouta-t-il de sa voix glaciale.

Hermione vit les deux garçons quitter la salle, non sans inquiétude. Que lui voulait Snape?

La porte se referma, comme si elle était verrouillée à double tour.

Ils étaient seuls, tous les deux, à présent, dans le vaste cachot qui les entourait, de son aura lugubre.

Un frisson parcourut la jeune fille. Que lui voulait-il, exactement? Il la détestait, alors ce n'était pas certainement pas pour une déclaration d'amitié qu'il la convoquait.

"-Miss Granger, asseyez-vous."

Elle s'assit immédiatement, se sentait dominée par l'individu qui la regardait avec une grimace de dégoût évidente sur son visage.

"-Savez-vous pourquoi je prends la peine de vous convoquer, à la fin de mon cours? , continua-t-il avec le même ton glacial.

Elle hocha la tête en signe de négation, visiblement effrayée .

"-Très bien, alors, je vais vous le dire. Vous avez mis le feu à ma robe, le jour du match de Quidditch de Gryffondor contre Serpentard."

Se sentant démasquée, la jeune fille mit les mains sur son visage. Ce n'était pas possible. Comment avait-il deviné que c'était elle qui avait mis...

"-Votre attitude le confirme. Vous mentez très mal, miss Granger, et de toute façon, si vous aviez menti, je ne vous en aurez châtiée que plus sévèrement. J'ai horreur du mensonge.

"Tu parles, tu as dû mentir une bonne douzaine de fois dans ta vie, voire plus", pensait-elle en essayant de retenir les larmes qui ne tarderaient pas à couler.

"-Miss Granger, pourquoi avez vous fait cela? Inutile de le nier, je ne vous croirai pas si vous soutenez le contraire."

Sa voix s'était faite sèche, sévère, comme celle d'un magistrat, ou d'un juge, qui examine une affaire de la plus haute importance.

La réaction d'Hermione ne se fit pas attendre. Des larmes amères coulèrent sur ses joues.

"- Professeur... je n'ose pas le croire, dit-elle d'une voix mal assurée, mais vous avez voulu tuer Harry,le jour du match. vous prononciez des formules magiques...et... non..ne me tuez pas, je vous en supplie, faites-moi tout ce que vous voulez, mais laissez-moi la vie sauve, je vous en prie...

Elle s'était laissée tomber de son tabouret, se mettant quasiment à genoux devant Severus; il n'y avait que le pupitre qui les séparaient.


Severus ne voulait pas le reconnaître mais il était estomaqué. Hermione Granger pensait qu'il voulait tuer Harry Potter.

En même temps, se disait-il, non sans ironie, il est vrai que j'ai tout à fait l'air du méchant que l'on voit dans les romans, je suis mauvais, je déteste ce sale gosse, et je cherche à faire pleurer les mômes pendant mes cours de potions. Je me sers même de certains comme cobayes, ajoutait-il avec sarcasme.

Mais,quand même, elle pensait qu'il voulait éliminer le fils de sa meilleure amie. Bon d'accord, c'était aussi celui de James Potter. Mais de là, à le tuer.. vraiment Hermione Granger tirait des conclusions hâtives. Elle l'avait vu marmonner des paroles et en avait déduit qu'il cherchait à nuire à Harry.

"En réalité, ma pauvre, tu te trompes, pensait Severus avec pitié, la regardant d'un air insondable, crois-tu vraiment que la magie noire consiste à prononcer des paroles pour faire du mal à quelqu'un. Non, un mage noir usera toujours de procédés plus insidieux, le plus souvent non visibles, cachés, changeants, mouvants, instables. "

Vraiment, Miss Granger avait des capacités, il ne pouvait pas le nier. Mais il serait faux de dire qu'elle était surdouée, ou précoce, ou au point. Elle avait encore beaucoup à apprendre de la vie, de la magie et de leur perfidie.

Personne ne le saurait, non. Il s'arrangerait pour que personne ne sache ce qu'il y avait, en ce moment-même entre Hermione Granger et lui.


Hermione était à présent agenouillée. Elle continuait à pleurer, les larmes coulant sur sa robe et tombant sur le sol dur et froid du cachot. Vraiment, elle était nulle. Elle venait de commettre un crime impardonnable. Snape n'allait pas accepter cette attaque envers lui. Il allait la faire renvoyer. Ce soir serait son dernier à Poudlard. Elle s'imaginait déjà être obligée de refaire sa vie parmi les moldus. Dire qu'elle avait quitté avec plaisir ce monde pour celui de la communauté magique. Elle s'en voulait indéfiniment.

Soudain, elle sentit deux mains fortes comme le fer, froides comme le marbre, saisir les siennes. Elle releva son visage mouillé par les larmes et se trouva face-à-face avec celui du professeur de potions.

Leurs yeux se rencontrèrent, les prunelles noires faisant face à l'iris noisette de la jeune fille.

Quelque chose passait entre eux. Une sorte de connivence.

A ce moment-là, Hermione comprit. Le professeur Snape, celui qui était connu pour sa sévérité et son intransigeance de fer, lui avait pardonné. Peu importe les retenues qu'il lui donnerait, les remarques acerbes qu'il lui lancerait, elle savait qu'il acceptait de renouer avec elle le précieux contact qu'ils avaient établi en début d'année, avant qu'elle ne gâche tout.

Elle se sentait soulagée, avait envie de rire, tellement elle se sentait libérée d'un poids qui la taraudait depuis longtemps. Cependant, elle se disait que tout cela était trop beau pour durer, qu'il la rejetterait comme une vieille chaussette, sitôt le moment de magie terminée.

Contre toute attente, le professeur ne la repoussa pas. Curieusement, il l'étreignit légèrement dans ses bras. Surprise, elle passa ses bras sous les épaules de l'homme, lui donnant ainsi une sorte d'accolade presque amicale.

"Vous savez, Miss Granger... vous avez beaucoup à apprendre. C'est pour cela que vous viendrez en retenue demain matin, dans mon bureau, à 10 heures. Si vous avez prévu de faire la grasse matinée , ce n'est pas particulièrement réussi."

Toujours ce ton si acerbe, tellement ironique... mais elle avait cru y discerner une forme de tendresse. Après tout, il n'était peut-être pas aussi vicieux que ce qu'elle avait cru. Il lui semblait qu'il avait un cœur enfermé sous une carapace.

Maintenant, comment allait évoluer leur relation? Il ne pouvait pas être amoureux d'elle, elle n'était qu'une élève, après tout. Comment se faisait-il alors qu'un lien aussi étrange, aussi fort entre eux se soit crée sans qu'ils s'en rendent compte?


Alors, chers lecteurs, comment trouvez-vous ce chapitre? J'espère que ce n'est pas trop de la guimauve... entre Hermione et Severus.

Je serais ravie d'avoir vos commentaires pour me dire ce que vous en pensez franchement.

Cordialement...