Chapitre 11 : « Human », Rag'n'Bone Man
Romane vivait cette situation en se sentant un peu à l'écart de tout.
Tout ce monde n'était pas vraiment le sien, elle n'en était aucunement liée, si ce n'était par Hermione. Hermione … Sa douce amie … Allait-elle seulement la revoir un jour ?
Elle s'inquiétait et elle se sentait seule dans cette maison qui abritait tous les sorciers de l'Ordre. Océane restait le plus souvent avec Harry, Pansy était maintenant retournée chez elle, laissant un Ron qui s'enfermait régulièrement dans sa chambre.
Chacun se repliait un peu sur lui-même, tout le monde est dans son coin. On ne se parle que très rarement, souvent lorsqu'il y a une réunion. Elle voit la vie avancer, continuer, chacun évoluant de son côté et indépendamment des autres.
La jeune femme supportait de moins en moins toute cette ambiance, désirant plus que tout que cela change.
Personne ne se souciait de rien. Chacun s'était auto-attribué une ou plusieurs tâches. Il les exécutait et c'était tout. Molly s'occupait du ménage et parfois de la cuisine. Dumbledore restait régulièrement avec Kingsley et Remus pour organiser des plans. Le loup garou profitait du temps qu'il avait avec sa femme. Tonks est enceinte, il est normal qu'en tant que père, il veuille en profiter aussi.
Il faut faire changer les choses : maintenant, sinon ce sera trop tard.
Déterminée, elle décide de se lever, envahissant volontairement l'univers de la matriarche Weasley : la cuisine. Elle décida de préparer un grand repas. Elle savait pertinemment que ça ne plairait pas à tout le monde. Sirius par exemple était particulièrement irascible de ces temps-ci et s'énervait pour un rien. Donc il était certains qu'elle allait en prendre pour son grade, mais peut-être qu'enfin, elle pourrait apporter quelque chose à ce groupe.
Elle ne connaissait pas le terrain sur lequel ils allaient évoluer donc élaborer une tactique, Molly ne pouvait faire que son ménage alors le faire avec elle, elle savait que ce serait inutile. Ça ne ferait que frustrer encore plus la matriarche. Les autres étaient tous dans leur coin.
En période de guerre, c'est que qu'on a tous tendance à faire, c'est nous replier sur nous-même. S'il y a bien une chose que Romane a pu apprendre en cours d'histoire, c'est cela. Les populations ont beau avoir différentes origines, les humains font toujours les mêmes choses.
Elle commença avec un plat très simple mais qui pourrait satisfaire un maximum de personne : un hachis Parmentier. Et ensuite, elle avait bien envie de préparer un petit dessert.
Elle se mit très vite à l'ouvrage, motivée par l'idée mentale que ce soir, tout le monde serait réuni autour de la table pour manger tous ensemble, ce soir il y aura peut-être un semblant de solidarité entre tout le monde. Après tout, avec ou sans en avoir eu la volonté, ils sont tous dans la même situation, alors peut-être faudrait-il arrêter de vivre égoïstement et vivre tous ensemble.
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« Hermione ? »
La jeune femme alla ouvrir la porte de sa chambre, sachant qu'il n'y avait que Drago pour venir la voir.
Elle fulminait véritablement ! Sur son lit était posée une robe qu'elle trouvait absolument outrageuse.
« Je te préviens, il est hors de question que je porte cette chose !
-Hermione, tu n'as pas le choix …, dit-il en tentant d'être conciliant.
-Je ne porterai jamais ça !
-S'il te plait …
-Non !
-Hermione, tu crois vraiment qu'il y a un choix à faire ?! Tu crois vraiment qu'on est en état de faire des chichis pour une tenue ?
-Tu as vu au moins ce qu'ils veulent me faire porter ? », S'offusqua-t-elle en désignant la robe.
Toujours mis à plat sur le lit, le vêtement d'un brun fauve. Les épaules semblaient être faîtes pour retomber sur les épaules, il y avait un très léger décolleté resserré par un laçage de cuir noir mais ce qu'on voyait le plus, c'était que du bord jusqu'au haut de la cuisse, il y avait une large ouverture. Derrière, il y avait un autre laçage en cuir noir pour serrer et marquer la taille jusqu'en dessous de la poitrine.
« Ecoute …
-Non ! Il est hors de question que je porte ça ! Je ne suis pas un morceau de viande !
-Hermione, pour eux tu n'es rien d'autre qu'un déchet, il faut t'encrer ça dans l'esprit, dit-il en serrant ses bras.
-Je suis un être humain comme les autres !
-Pas pour eux.
-Et bien, ils ont tords !
-Hermione … Ils s'en fichent d'avoir tords ou raison. Ils dirigent et tout le monde doit les suivre.
-Il n'y a personne qui se bat dehors ? »
A cet instant, il regrettait de ne pas lui avoir donné ses potions. Sa mère avait estimé que c'était jouer avec le feu que de la présenter complètement plate devant leur Maître.
Ce que Voldemort voulait, c'était au pire, semer le doute et au mieux, faire croire que des hauts membres de la Résistance, fraternisaient avec eux, la puissance en place. Présenter une Hermione Granger sans volonté est tellement loin de la réalité. Tout le monde verrait alors de manière flagrante que tout ceci n'était qu'une supercherie.
"Écoute, je sais que ce n'est pas ce que toi tu veux et que tu ne défends pas ces idées là mais ... Pense à tout le reste ... Il faut parfois savoir sacrifier ses idéaux pour pouvoir percer ensuite.
-C'est ce que toi tu fais ... N'est-ce pas ? Pour Ginny.
-Oui enfin ... Je ne sais pas si ça en vaudra vraiment la peine ...
-Pourquoi ?
-Parfois je me dis juste qu'elle a plus de chance d'être heureuse avec un homme qui n'aurait pas mon passé mais ...
-Mais ?
-A cet instant, ma jalousie revient et j'ai simplement envie de bondir, de l'arracher de là, de la garder pour moi seul.
-Drago, surtout ne la laisse à aucun homme ...
-Pourquoi tu me dis ça comme ça ?
-Parce que tu vas la détruire si tu la rejette et qu'alors j'ai peur que tu ne puisses plus jamais l'avoir.
-Merci du conseil. Maintenant habille toi, le Maître déteste attendre. Je vais t'envoyer la domestique.
-Non, s'il te plait. J'aimerais m'occuper de mes cheveux moi-même ...
-Très bien mais ne traîne pas."
Il repartit sans dire un mot de plus. La lionne voyait bien que son ami était sous pression. Durant tout leur entretien, il n'avait pas arrêté de se frotter les mains ou de les essuyer sur sa robe de sorcier. Il était nerveux et tendu, ça ne faisait aucun doute.
À contre cœur, elle passa la robe, l'attachant en essayant d'oublier le fait qu'elle ressemblait à une belle entrecôte emballée. Elle se trouvait provocante, vulgaire et objet. Voilà elle avait l'impression qu'elle n'était qu'un vulgaire objet que les invités allaient se passer de mains en mains. Le bon côté des choses, c'est qu'elle était toujours plus habillée que la dernière fois qu'elle avait été emmenée ici. Cette fois au moins, elle avait le droit à une chambre luxueuse, des mets tout aussi formidable, un confort de princesse comme si en réalité, elle était une invitée des Malefoy.
Elle enfila une paire d'escarpins de la même couleur que sa robe ainsi que le fin lacet de cuir qu'elle noua en raz de cou. Elle regarda son reflet dans le miroir. Son reflet ne lui plaisait absolument pas, mais elle gardait quand même un semblant de rébellion dans ses cheveux. La domestique n'avait pas su, ni les brosser, ni les lisser. Ils avaient leur allure indomptable, folle et comme s'ils menaient leur propre vie. Ils étaient tout autour de son visage, en boucles folles, un peu à la manière des crinières des lions. Fière de sa chevelure, dernier signe extérieur de sa révolte, elle mit un soupçon de laque afin de garder sa coiffure toute la soirée.
Un dernier soupir, elle redressa bien la tête, installant un masque de marbre sur son visage et sortit de sa chambre. Du haut de l'escalier, elle pouvait déjà entendre de la musique et des bruits de conversations. C'était donc un repas qui aurait lieu. Mais pourquoi la convier à un repas ? Elle n'était pas vraiment certaine de la réponse à cette question, elle voulait des certitudes, elle ne pouvait plus se fier qu'à ça : les certitudes.
Elle descendit progressivement les marches du grand escalier, légèrement anxieuse, mais le masquant bien. Ce soir, elle prouverait à tout ce beau monde qu'Hermione Granger était toujours aussi forte, combative et fière.
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L'odeur de la nourriture sembla attirer quelques pairs d'yeux curieux, et de gourmands aussi. Un à uns, Romane les avait vus arriver : d'abord Ron, qui avait dû être attiré par l'odeur de nourriture, ensuite Molly, suivie très vite d'Arthur, Tonks et Remus ainsi que Fred et Georges, Ginny et enfin Harry et Océane. Sirius semblait vouloir rester enfermé dans sa bibliothèque à ruminer on ne savait trop quoi et Dumbledore avait visiblement décidé d'aller donner une petite visite à son protégé.
« Romane ?
-C'est moi …
-Qu'est-ce que tu nous prépare de bon ?, demanda Ron, l'eau à la bouche.
-Un hachis Parmentier et en dessert une mousse au chocolat.
-Voyons, j'aurais pu le préparer …, protesta Molly.
-Oh, ne vous inquiétez pas, j'avais envie de me rendre un peu utile.
-Voyons, vous êtes notre invitée …
-Je sais, mais je ne supporte pas de rester là à ne rien faire. En plus, vous êtes tous là chacun dans votre coin.
-Et quel est le problème ?, dit d'un air acerbe Sirius en rentrant.
-Oh, toi ne commence pas …, le prévient Molly.
-Sinon quoi ?
-Ecoute-moi bien, Sirius Black. Cette petite n'a absolument rien demandé de tout ça. On est venue la chercher en plein milieu de la nuit, on l'a mise à l'écart de sa famille, on lui a imposé de vivre avec nous, en cavale et elle veut se rendre utile en nous préparant le repas. Alors je crois que le minimum à faire, ce serait au moins de la remercier ou de lui témoigner du respect.
-Je n'ai jamais demandé à ce qu'elle fasse partie de la bataille moi ! Elle pouvait très bien rester dans son monde !
-Sirius. Je te prie de bien vouloir calmer tes ardeurs, intervint Dumbledore en faisant irruption dans la pièce.
-Albus …
-Tu as prêté serment à l'Ordre du Phoenix … Si tu veux revenir sur tes dires et partir, tu peux, rien ne t'en empêches. Tu es libre de faire tes choix …, continua calmement le vieil homme
-Alors quoi ? Parce qu'un duo de gamines débarque ici, je dois absolument m'écraser ?
-Sirius, je te prie de bien vouloir te calmer …
-J'en ai marre ! On nous tanne depuis des mois qu'il faut rester cacher, qu'il faut attendre, économiser nos forces, qu'il faut réfléchir à des plans, on nous dit qu'il faut rationner toutes nos denrées et ensuite quoi ? Parce qu'elle a envie de se rendre utile, elle peut décider de dépenser comme ça la nourriture.
-Il ne s'agit de presque rien !, se défendit Romane.
-Presque rien ?
-Des pommes de terre, un peu de viande, de la sauce en conserve et pour le dessert, des œufs, du sucre, du beurre et du chocolat.
-Voilà … Tu vois Sirius, il n'y a pas de quoi s'inquiéter …
-Sirius, s'il te plait. Assied toi et viens manger », lui dit plus calmement Molly.
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Il y avait tout le gratin de l'aristocratie Mangemort à cette réception mais également des journalistes, et des photographes.
A quoi allait bien servir tout ce monde ? Quel était le but de Voldemort avec cette machination ? En y regardant de plus près, elle remarqua qu'elle n'était pas la seule « résistante » conviée à la fête. Elle ne les connaissait pas tous personnellement, mais quelques visages n'associaient facilement à des noms dans son esprit. Tous, même s'ils ne faisaient pas forcément partie de l'Ordre du Phœnix avaient déjà pris publiquement position pour la Lumière.
Le plan du Seigneur des Ténèbres se profilait doucement dans son esprit, elle y voyait bien plus clair.
« Miss Granger, c'est bien vous, n'est-ce pas ?, l'aborda un photographe tandis qu'un majordome lui forçait un peu la main pour qu'elle prenne une coupe de champagne.
-Heu … Oui …
-Oh, puis-je fais une photo et vous poser quelques questions sur cette réceptions ?
-Et bien …
-C'est pour la Gazette du Sorcier, lui dit-il joyeusement en lui faisant un clin d'œil.
-Non, je …, dit-elle en voulant partir, mais déjà, Lucius Malefoy s'avançait vers elle.
-Miss Granger ne veut pas voler la vedette à ses hôtes, prenez-nous donc ensemble », dit-il en passant un bras autour de sa taille.
Le photographe s'exécuta, trop heureux de pouvoir immortalisé Hermione Granger et Lucius Malefoy a une même réception, l'un à côté de l'autre de plus.
« Merci, ça fera la une demain !, s'exclama-t-il avant de repartir se perdre au milieu des invités.
-Qu'est-ce que tout ce cirque signifie ?, questionna la lionne d'un ton agressif.
-Voyons, la sorcière la plus intelligente de sa génération a perdu ses neurones ?, répondit l'aristocrate, sarcastique.
-Certainement à Azkaban, après les tortures que j'ai subies, dit-elle en crachant son acide venin.
-Et bien, profitez donc de cette petite fête … », dit-il en trinquant, s'éloignant avec un sourire aux lèvres.
Elle fulminait de toute cette mise en scène, de plus, elle s'imaginait déjà à la une de la Gazette du Sorcier dans cette tenue avec Lucius Malefoy à ses côtés … Qu'allait penser les autres ?
Voilà donc le plan de Voldemort : semer le doute dans l'esprit de tous.
Les gens n'allaient pas croire à ça quand même … Comment pourraient-ils croire que des alliés de la résistance s'amusent avec le Seigneur des Ténèbres …
Voilà le rôle des journalistes et du photographe de la gazette du sorcier. Parmi tous les journaux sorciers de Grande Bretagne, s'il y en avait bien un auquel on apportait vraiment d'importance et en lequel on avait confiance pour la plupart des gens, c'est bien la Gazette.
Hermione trouvait ça pathétique comme manœuvre, mais vicieusement, une petite voix lui soufflait qu'elle ne serait peut-être pas vaine. Cette voix lui rappelait comment les gens avaient réagis après les dires de la Gazette sur Harry lors de leur 5e année.
"Non ... Les gens ne pouvaient pas être assez stupides pour croire de pareilles inepties ...", Pense-t-elle avec bien plus d'espoir que de certitudes.
La fête semblait battre son plein, pourtant il n'y avait rien à faire, la jeune lionne était toujours sous pression. Elle avait l'impression que quelque chose allait lui tomber dessus d'un moment à l'autre. Elle cherchait des yeux une personne qu'elle pourrait connaître, ses recherches restant vaines pour le moment alors que minuit approchait.
"S'il vous plaît, un peu d'attention ...", Demanda un Lucius Malefoy, toujours avec cet air supérieur qui agaçait royalement la jeune femme.
Presque immédiatement, le silence ce fut, tous les invités écoutant attentivement leur hôte. C'est à cet instant que la Rouge et Or put distinguer les partisans des résistants.
Un peu à l'écart, il y avait un petit groupe de personnes qui continuaient à discuter à voix basse. Elle s'approcha d'eux doucement et commença à distinguer clairement leurs visages.
"Hermione Granger, n'est-ce pas ?, Lui demanda une femme d'une quarantaine d'années, la peau mat et des yeux vert qui portait une luxueuse robe vert d'eau assortie à ses yeux.
-Oui ..., Dit-elle, embarrassée de ne pas reconnaître la femme.
-Appelez-moi simplement Elizabeth, lui dit-elle avec un léger sourire.
-D'accord ... Mais appelez-moi Hermione dans ce cas, dit-elle en lui souriant elle aussi, heureuse de voir des visages, si pas familiers, au moins qui ne lui exprimaient pas continuellement une haine atroce.
-Nous étions en train de discuter de ce que nous savions concernant la Résistance ..., Dit-elle comme pour l'encourager à partager aussi ses informations.
-Oh ... J'aurais bien aimé mais, je n'ai presque rien appris ..., Dit-elle, rougissante et un peu honteuse.
-Tu es comme David ? Ils t'ont enfermée dans le noir ?, Demanda la femme en désignant un jeune homme à l'écart à la mine sombre.
-Pas vraiment non ... Au départ, je n'étais pas en Angleterre, et ...
-Pas en Angleterre ?
-J'ai dû partir en Finlande.
-Désertrice, lui cracha froidement un vieil homme.
-J'ai été obligée de partir. Je ne le voulais pas, se défendit-elle.
-Ensuite ? Que t'est-il arrivé ?, La questionna plutôt Elizabeth.
-Après plusieurs événements, je voulais me venger contre eux et ... J'ai lancé seule une offensive contre le Ministère ...
-C'était donc toi ..., Dit-elle, admirative.
-Mais ensuite, j'ai été enfermée à Azkaban où ils m'ont torturée et, depuis je suis ici ...
-Depuis combien de temps es-tu ici ? Tu as pu entendre certaines choses ? Recueillir des informations ?
-Je ne sais pas, j'ai complétement perdu la notion du temps ... Je ... Je ne sais même pas quel jour sommes-nous ..., Dit-elle perdue sous toutes ces questions.
-Et des informations ?
-Désolée mais ... Je suis maintenue continuellement dans ma chambre ... C'est le premier jour que je peux sortir comme ça et que je ne suis pas prise de fatigue.
-Prise de fatigue ? Tu prends des potions d'habitude ?
-Non, enfin, rarement ..., Dit-elle perplexe.
-Charles, qu'en penses-tu ?
Le vieil homme qui l'avait traitée de désertrice un peu plus tôt l'observa d'un œil critique.
-Elle prend des potions, ça se sent à des kilomètres. Potions calmante, apaisante, de sommeil sans aucun doute.
-Mais non ! Je ne prends rien de tout ça !, Dit-elle plus vivement.
-Ça se sent, les plantes ne mentent pas et mon odorat ne me trompe pas non plus !
-Mais je vous dis que non.
-Miss, pour avoir enseigné au meilleur Maître des Potions de Grande-Bretagne et l'avoir précédé dans ce titre, je peux vous affirmer que je ne me trompe jamais concernant des potions.
-Le meilleur Maître des Potions ?, Dit-elle, curieuse.
-Severus Rogue, lui-même, dit-il fièrement.
-Severus ..., Dit-elle dans un souffle, le sourire aux lèvres.
-Vous le connaissez ?
-Oh oui, dit-elle, plus douce, lui souriant.
-Vous avez des nouvelles de lui ? Comment va-t-il ?
-Il ... Il ...
-Oui ? Il se porte bien ? Je ne l'ai pas vu aujourd'hui ... Il est certainement en mission.
-Il est mort ..., Dit-elle douloureusement, se sentant encore plus blessée de devoir le dire à voix haute.
-Oh ... Je ... Je suis désolé ... Excusez-moi ..., Dit-il en voulant partir, visiblement touché lui aussi par cette annonce.
-S'il vous plaît ? Un peu plus tard, est-ce que je pourrais m'entretenir avec vous ?
-Bien sûr, Miss ... Si l'occasion se présente, ce serait avec plaisir, dit-il avec un triste sourire.
-Hermione ?, L'interpela Elizabeth qui s'était éloignée d'eux jusqu'ici.
-Oui ?
-Malefoy en vue."
Ces trois mois suffirent à lui provoquer un désagréable frisson et a la faire se dresser, sur ses gardes.
"Miss Granger, puis-je ?, Demanda l'homme en s'inclinant.
-Que me voulez-vous encore ?, Dit-elle suspicieuse.
-Et bien danser bien sûr ... N'avez-vous pas entendu, le bal vient tout juste d'être ouvert.
-Je suis fatiguée, prétexta-t-elle en voulant s'éloigner.
-Oh non, venez danser."
Elle ne put rien dire qu'il se saisit de son poignet, la tirant jusqu'à la piste.
D'un geste expert, il la colla contre son torse, enserrant sa taille et prenant sa main pour déjà la guider.
"Que pensera votre femme de vous voir danser avec une autre ?, Demanda Hermione avec hargne.
-Que penseront vos amis lorsqu'ils vous verront dans la Gazette, dansant dans mes bras et profitant d'une petite fête dans mon Manoir ?
-Ils seront certainement heureux de me voir vivante et bien portante.
-Narcissa sera heureuse que j'aie pu trouver une cavalière.
-Ayez au moins la décence de ne loucher, Monsieur Malefoy, dit-elle en insistant sur "Monsieur" pour souligner leur différence d'âge alors qu'il lorgnait largement sur sa poitrine.
-Mais voyons Miss, je ne suis qu'un homme.
-Et moi pas un morceau de viande.
-Oh non, jamais un steak ne sera aussi alléchant.
Elle le regarda avec dégout, lui prouvant toute l'aigreur qu'elle avait pour lui.
-Voyons, à quoi vous attendiez vous en mettant une telle robe ?
-Je ne l'ai pas choisie et vous le savez très bien !
-En tout cas, même si vous n'êtes pas la seule à être à ce point à votre avantage, je crois que vous serez fortement demandée."
Les paroles de Lucius n'étaient pas anodines, elle s'en doutait bien. Tous les Résistants, surtout les femmes, étaient habillés luxueusement, certes, mais leurs robes étaient tout aussi aguichantes.
Comment allait se finir cette soirée ?
