Auteur: Katoru87
Rating: M
Couple: moi je sais et pour l'instant c'est suffisant.
Résumé: Harry est un jeune étudiant désargenté et seul qui fait de son mieux pour survivre à Londres., une ville hors de prix. Il va jusqu'à vendre la seule chose qu'il possède vraiment: son corps.
And all that music
Chapitre 12
Neville est le petit fils de monsieur Ollivander et il se destine à reprendre la boutique quand son aîné partira à la retraite, c'est son rêve depuis toujours et le seul fait d'en parler illuminait ses yeux quand nous étions à Poudlard – il était mon compagnon de chambre et nous parlions souvent de ce que nous voulions faire comme métier. Il m'a fait jurer de ne jamais aller voir ailleurs que chez lui.
Pourtant, ce mec n'a pas du tout le physique épais et la mine bourrue de son grand-père. Il a plutôt le physique éthéré d'un mannequin ingénu. Son visage trop fin est totalement androgyne et cette impression de féminité qu'il dégage – et qui est loin d'être désagréable je dois dire, même si elle n'est pas mon style – est renforcée par les mèches qu'il laisse s'échapper de sa queue de cheval et qui encadrent artistiquement ses joues. Il est plus grand que moi – on s'en doute! - mais son corps ressemble au mien dans le sens où il n'a pas du tout l'air musclé, comme s'il était juste très mince. Par contre, j'ai passé assez de temps avec lui dans les douches communes du lycée pour savoir que ce n'est qu'une impression, il a pas l'air mais il est costaud le bougre. Comme moi quoi.
Chaque fois que je le vois, je me dis qu'il n'est pas né avec le bon sexe. Ceci dit, je pense que son corps partage mon avis et que son physique délicat est justement là pour faire oublier cette présence presque déplacée entre ses jambes.
- Tom, j'ai réussi. J'ai eu la meilleure note à mon examen!
Neville continue d'embrasser celui qui est visiblement son amant, sans faire attention à tous les sourires qui fleurissent sur les visages. Je me demande s'il a seulement remarqué qu'ils ne sont pas seuls. Et d'abord, depuis quand sont-ils ensemble tous les deux?
Je me doute de la façon dont ils se sont rencontrés, c'est pas très difficile étant donné que Tom Riddle est un habitué de la boutique Ollivander, mais j'aimerais savoir comment ça s'est passé. Mon petit Nev', je sens que demain je vais te traîner au restaurant. Ça fait des mois qu'on a pas eu l'occasion de se voir, crois-moi, je ne vais pas te louper.
Et Dean et Seamus non plus. Gniark!
- Dis Neville, si on te gêne tu le dis. On ira faire un tour du pâté de maison.
- Harry?
Ça y est, il a remarqué que j'étais là. Vu la couleur qu'il prend, il a aussi remarqué que je n'étais pas tout seul. Après le spectacle qu'il vient de nous offrir, j'ai presque du mal à croire qu'il soit toujours aussi timide en public.
- Qu'est-ce que tu fais là?
- Présentement, je te regarde rouler un patin au plus célèbre violoniste de cette planète.
Quand il rougit il est encore plus craquant. Je suis sûr qu'on aurait fait un beau couple si l'un de nous deux avait été un peu plus viril: inutile de charrier, nous sommes tous les deux ce qu'on appelle des « passifs » - je comprends pas pourquoi, parce-que même si j'aime me faire prendre, dans un lit je suis pas vraiment du genre à attendre que ça se passe. Au contraire, j'aime prendre des initiatives, surtout quand il est question d'éviter les positions que je n'aime pas.
Par exemple, je suis contre la levrette. Avec Lucius, ça me dérangeait pas vu qu'il n'y avait pas d'amour entre nous. À vrai dire, jusqu'à ce qu'on le fasse dans sa voiture, il n'y avait même pas de plaisir de mon côté. Mais quand je suis avec un petit-ami, je l'évite de mon mieux. C'est vachement impersonnel comme position, on ne peut pas s'embrasser, on ne peut pas se regarder, à vrai dire on ne se voit même pas. Alors où elle est la communion avec le partenaire? Quand je fais l'amour je préfère regarder des yeux ou un visage plutôt que des draps couverts de foutre ou des moisissures sur des paroies de douche. Je suis un grand romantique.
Neville et moi sommes pareils à ce niveau-là, même si on a jamais couché ensemble.
Bon, bien sûr, on a fait des trucs tous les deux dans notre chambre d'adolescents bourrés d'hormones, mais on utilisait surtout nos mains. Parfois nos langues, mais nous n'avons jamais tenté la pénétration anale, c'est pour ça que je ne le compte pas dans la liste de mes amants.
Et entre parenthèses, il est toujours rouge.
- Tu pensais me dire quand que tu étais casé? Je lui demande en souriant. Il est gêné, mais ils rayonnent littéralement tous les deux. Je me demande si un jour on pourra en dire autant de moi.
- Ben en fait, je voulais attendre encore un peu, mais tant pis.
- Tu es conscient que je vais me sentir obligé de t'inviter au restaurant, histoire que tu me racontes un peu ce que tu as fait ces derniers temps?
- Chez Dean et Seamus je suppose?
- Qui c'est ceux-là? Intervient Tom, en serrant un peu plus Neville dans ses bras. Tiens, un jaloux.
- Un couple d'amis.
C'est marrant, il se calme direct au mot « couple ».
- Tiens au fait Tom, je t'ai entendu jouer en arrivant. Qui t'accompagnait? Il était franchement doué.
J'admire son talent pour changer de sujet, ça marche à tous les coups. Et je suis très flatté qu'il me trouve doué.
- C'est ton ami.
- Harry, tu as énormément progressé depuis la sixième.
Si je ne le connaissais pas aussi bien, je serais presque vexé de voir cette surprise dans ses yeux. Mais bon, il a supporté mes « couacs » pendant des années;
- Je trouve aussi. Mais si ce n'était pas le cas je n'aurais pas intégré le conservatoire.
- Exact, mais vu le nombre de fois où tu m'as cassé les oreilles quand on était à l'école, je pense avoir le droit de m'étonner.
Pas la peine d'en rajouter, faux frère!
- On faisait la paire. Moi au violon, toi au violoncelle.
Il rougit. C'est bon la vengeance!
On se donne rendez-vous pour la semaine prochaine. J'ai pas mal de trucs à lui dire.
Il ne me demande pas ce que je fais là, à mon avis, il est encore un peu gêné et sur le coup, ça m'arrange. Quand je me retourne, Snape est derrière moi et me regarde en souriant. Je l'avais presque oublié. Il est magnifique quand il sourit, ça illumine ses yeux et lui creuse deux adorables fossettes sur les joues. Si je n'étais pas aussi conscient de la présence des musiciens qui attendent que la répétition reprenne, si j'étais son amant, je l'embrasserais sans attendre. Il vient de me faire un cadeau magnifique. Je ne sais pas si je pourrais lui montrer un jour à quel point je lui suis reconnaissant.
Merde!
Il me plaît beaucoup trop.
Neville et moi nous asseyons au premier rang et nous écoutons la musique reprendre. Je tremble quand Snape chante. J'ai l'impression que sa voix me caresse sur tout le corps, je vibre en rythme. Ce n'est qu'une répétition mais il dégage un charisme incroyable.
Il est beau.
Et moi, encore une fois, je suis dans la merde.
o0O0o
Aprés la répétition, j'ai pu encore jouer avec Tom Riddle. Deux longs morceaux qui m'ont fait éprouver la même sensation que tout à l'heure. C'est magnifique de jouer avec un homme aussi talentueux.
Après ça, Snape m'a emmené dîner dans un petit restaurant de Marylebone Road. C'était agréable, mais je préfère l'autre. Je m'y sens plus à l'aise et surtout, les serveurs ne m'y regardent pas comme si j'étais une tâche dans le décors – quand ils n'essayent pas de me peloter. Bon, c'est vrai que mon pantalon est trop large pour moi et que l'absence de trou ne l'empêche pas d'être franchement délavé et élimé, que mes grosses godasses vertes ne sont pas très élégantes et que mon gros pull à col roulé pourrait être plus sexy, mais on était pas non plus dans un resto quatre étoiles. Mon écharpe fait trois fois le tour de mon cou et elle traîne un peu par terre, mais c'est pas une raison pour me regarder comme si j'étais un clodo.
Bref, j'ai demandé à Snape de ne plus jamais m'y emmener et j'ai piqué le pourboire pendant qu'il mettait son manteau. Un service aussi agréable et aussi souriant ne mérite même pas un cent.
Nous sommes remontés dans sa voiture et il m'a ramené dans le même hôtel que la dernière fois – celui dont il est propriétaire et où il possède des appartements et un ascenseur privé. Et comme la dernière fois, je n'ai même pas eu le temps d'admirer le papier peint, j'ai directement été aspiré par la couette.
Après le merveilleux aprés-midi que j'ai passé grâce à lui, il mérite de monter au septième ciel.
Cet homme est comme Draco.
Trop bien pour moi.
Mais...
o0O0o
Severus cloua le jeune homme sous lui, prenant soin de ne pas le blesser. Harry était si petit qu'il avait toujours peur de lui faire mal, de le briser. Il savait qu'il n'était pas fragile mais c'était très dur de s'en souvenir à certains moments. Quand une lueur de tristesse, furtive mais intense, troublait les beaux yeux verts par exemple.
Ils se déshabillèrent mutuellement, envoyant les vêtements dans tous les coins, n'importe où du moment que c'était loin d'eux. Seul la peau avait encore de l'importance. Pressés l'un contre l'autre, ils savouraient leur chaleur, le simple contact de leurs deux corps nus.
S'embrassant à en perdre haleine, se léchant à en faire fondre les épidermes et se caressant jusqu'à ne plus savoir où commençait l'un, où finissait l'autre, ils atteignirent rapidement le point de non retour.
Harry, à califourchon sur le ventre plat, embrassait et léchait un téton dressé de plaisir tout en caressant un sexe gorgé de sang. Deux doigts de son amant le fouillaient sans pudeur, l'étirant, l'habituant, le préparant à recevoir l'imposant membre prêt à exploser. Ils gémissaient ensemble, une des voix plus grave que l'autre.
Allongé, Snape n'avait d'yeux que pour le jeune homme, presque encore un adolescent, qui lui donnait tant de plaisir. Il avait si peur de le blesser. Les os formaient comme des ombres délicates sur la peau douce et trop fine du jeune homme, mais cette minceur presque extrême sans toutefois être squelettique était séduisante. Le jeune homme avait une beauté de poupée de porcelaine, trop belle pour qu'on laisse quiconque jouer avec. Ses jambes interminables malgré son petit corps, sa taille presque trop marquée, ses hanches étroites et ses épaules menues d'éternel petit garçon, la moue boudeuse de ses lèvres humides et rougies par les baisers et la fièvre de ses magnifiques orbes émeraudes lui conféraient une aura angélique.
Mais son attitude provocatrice et le désir dans ses yeux le rendaient démoniaque. Un jeune démon assoiffé de sexe, trop beau pour rester longtemps au même endroit, trop séduisant pour ne pas plaire – d'ailleurs, il avait entendu parler d'un jeune rouquin qui s'était brûlé les ailes à trop vouloir le posséder, sans connaître la méthode pour y arriver.
Harry était la tentation incarnée, sous de nombreux aspects.
Harry était beau.
À l'intérieur comme à l'extérieur.
Il était inutile de nier un fait qui crevait les yeux de tout le monde. Et un autre fait était que Severus brûlait de désir pour le petit brun. Il avait suffit qu'il pose les yeux sur lui pour le vouloir, aussi sûrement qu'il avait désiré le coeur de son amant à une époque. Son amant qu'il aimait plus que tout et qu'il trompait avec cette créature trop belle pour avoir le droit d'exister.
Il trompait son amant avec le consentement de ce dernier et si, au départ, il s'y était opposé, refusant de partager, il devait admettre qu'il avait eu tord. Peut-être que ça marcherait après tout. Il l'espérait tellement.
L'une de ses mains quitta la rondeur appétissante de la fesse où elle reposait et ouvrit le tiroir de la petite table de chevet où il rangeait les préservatifs. Il ne pouvait plus attendre. Il avait tellement envie du jeune homme qu'il avait l'impression d'en fondre d'impatience sur sa couette.
Il renversa Harry sous lui et l'embrassa, leur enfilant d'un geste assuré de quoi se protéger.
Le brun écarta les cuisses pour laisser le passage à Snape, s'exposant aux regards avides de l'homme à la voix d'or. Un baiser lui coupa le souffle et il se cambra en gémissant en sentant la texture particulière du caoutchouc frotter son intimité, quémandant le droit d'y entrer. Il enroula ses jambes autour de la taille de son amant, l'autorisant implicitement à aller plus loin. Le gland pourpre et volumineux se fraya un passage, lui arrachant un cri. Il avait oublié à quel point le baryton était gâté niveau outillage.
Ses chairs s'étirèrent et se dilatèrent à mesure qu'il prenait en lui l'intrus. Ça faisait mal mais en même temps, c'était si bon qu'il en demanda davantage, mouvant ses hanches pour amener toujours plus loin l'objet de son plaisir. Il se sentait complètement empli, possédé et il ne regrettait qu'une chose, que les sentiments n'existent pas entre eux.
Jusque là, il n'avait jamais eu le temps de tomber amoureux de ses partenaires – il n'avait pas aimé Ron, en dépit de ce qu'il avait cru à l'époque – et il ignorait ce que ça pouvait changer dans l'acte. Dean et Seamus lui avaient un jour dit que c'était meilleur que tout, que l'impression de ne faire qu'un avec l'être aimé n'avait pas d'égal et il rêvait de connaître ça un jour.
Il aurait aimé connaître ça avec Draco.
Il aurait voulu faire l'amour avec le blond, pas à cause d'une cuite ou d'un coup de tête, mais parce-que ses sentiments aurait été partagé avec la même force.
C'était peut-être trop demander.
Il sentit contre ses fesses les bourses gonflées de Snape et il préféra oublier tout ce qui n'était pas cet homme magnifique, charmant et talentueux.
Ils s'embrassèrent, ne bougeant pas encore, comme pour profiter le plus longtemps possible de la présence et de la chaleur de l'autre. Le sang pulsait dans leurs deux membres tendus, dans le corps écartelé d'Harry et le plaisir monta encore d'un cran.
Severus commença à bouger, tout doucement pour ne pas blesser le jeune homme, pour l'amener à la jouissance lentement mais sûrement. Ses mains caressèrent les clavicules proéminentes et ses lèvres retracèrent leur chemin. Harry frémissait sous lui, les mains crispées sur les draps comme s'il cherchait un point d'ancrage dans la réalité. Ses yeux étaient voilés de plaisir, ses lèvres humides étaient entrouvertes sur sa respiration de plus en plus saccadée. L'ange devint démon et se laissa sombrer dans la luxure. Les hanches de Harry se mirent en mouvement à leur tour pour accélérer le rythme imposé par le chanteur.
- Plus vite. Murmura-t-il.
Snape tenta en vain de se contrôler, mais les gémissements qu'il entendait l'excitaient tellement qu'il craqua. Il augmenta la cadence, ses hanches roulant passionnément entre les cuisses blanches qui le ceinturaient.
Les deux corps se rejoignaient avec violence. Le dos de Harry décollait de la couette à chaque fois que lui et Snape se rejoignaient loin dans son corps et au fur et à mesure, ils se retrouvèrent en travers du lit, la tête et les bras d'Harry à deux doigts de tomber dans le vide.
Severus était à genoux, soutenant le jeune homme en s'agrippant à ses hanches et à ses fesses, le pilonnant sans pitié. Leur danse les mena au bord du matelas, Harry s'appuyait sur le sol, les bras tendus derrière son dos, la tête rejetée en arrière et toujours il bougeait, toujours en quête d'un plaisir ultime qu'il sentait se rapprocher de minute en minute.
Le sexe de son amant glissait en lui comme une barre de métal chaud, délicieusement palpitant. Ils sentirent au même moment l'arrivée de l'orgasme. Snape ramena le jeune homme sur la couche, en sécurité, sans jamais se séparer de lui et l'allongea sous son corps, accélérant la cadence pour les libérer enfin d'un désir qu'ils ne parvenaient plus à contenir.
Une vague plus violente que toutes les autres les submergea et ils jouirent dans un même cri.
Écroulés l'un sur l'autre, luisant de sueur, ils tentaient laborieusement de reprendre leur souffle. Quand Severus se sentit assez remis pour bouger, il se dégagea du jeune homme, le libérant de son poids et de sa présence. Il sourit en voyant que le jeune musicien s'était endormi. Il retira les préservatifs usagés, fit des noeuds aux deux bouts et les jeta dans un cendrier qui traînait sur sa table de chevet – il se demandait d'ailleurs pourquoi vu qu'il ne fumait pas.
Ramenant la couette sur eux deux, il serra le jeune homme dans ses bras et s'endormit à son tour.
o0O0o
Quelques heures plus tard, alors que la nuit ne commençait même pas à s'estomper, Snape se réveilla. Il était l'heure pour lui de rentrer retrouver son amant. Il quitta à regret la chaleur du lit et se rhabilla. D'une poche de son épais manteau, il sortit une lourde enveloppe destinée au brun, toujours endormi. Il posa sur la table du salon ce qu'il fallait pour qu'Harry mange avant de partir et il déposa l'argent à côté du bol en porcelaine blanche.
Il attrapa ses clés de voiture et s'apprêta à sortir quand il rebroussa chemin, il voulait revoir le garçon avant de partir. Avec ce qu'il lui avait donné, il ne le verrait plus avant quelques mois et cela lui faisait presque mal. Il était en train de tomber amoureux et sa nature possessive n'avait pas envie de laisser le jeune homme seul. Surtout après ce qui avait failli lui arriver. Draco, le fils d'un de ses meilleurs amis, lui avait donné de nombreux détails en tant que témoin, et il en avait eu froid dans le dos.
Il retourna donc dans la chambre et caressa les cheveux en pagaille du brun. Ses doigts descendirent vers le cou et le torse et il finit pas repousser complètement les draps pour le voir en entier. À la lumière des réverbères – ils remarqua qu'ils n'avaient pas fermé les volets – il vit apparaître des marques sur les hanches du jeune homme.
Des bleus.
Pas des marques de coups. Ces bleus étaient plutôt les traces laissées par des doigts brutaux serrant un peu trop fort.
Ses doigts.
Il ressentit une sorte de joie étrange à voir Harry ainsi marqué par ses soins. Comme si le jeune homme lui appartenait par la seule présence de ces bleus.
Il préféra partir avant de ne plus pouvoir se contrôler. Embrassant le front du garçon, il remonta soigneusement la couette sur le corps frêle et partit rejoindre son petit-ami.
Dans quelques semaines il pourrait le retrouver.
o0O0o
Quand je me réveille, comme la dernière fois, Snape n'est plus là. J'aurais aimé me réveiller à côté de lui, voir comment il pouvait être au réveil. Est-il toujours aussi beau avec les yeux bouffis et les cheveux dans le même état que les miens? Ou est-il juste adorable comme un enfant qu'on a tiré du lit trop tôt à son goût?
Les draps sont froids et moi je suis glacé.
Glacé d'horreur!
J'ai lutté contre ça mais il faut croire que les andouilles qui prétendent que l'amour est plus fort que la volonté ont raison.
Je me lève et je m'habille. Le petit-déjeuner m'attend, mais je n'ai pas faim. Pas faim du tout. L'enveloppe est épaisse, il m'a donné encore plus que la dernière fois. Assez pour me sortir de mes problèmes financier. Je vais pouvoir payer la totalité de ce que je dois à monsieur Ollivander – pour le violon de mon père et le Red Rose – et vivre normalement un mois ou deux. Je vais devoir rappeler Snape assez rapidement mais je n'aime pas avoir de dette et aussi, j'ai envie de le revoir. Ça risque de le surprendre que j'ai besoin de lui aussi vite, mais si je lui explique les problèmes que j'ai eu avec mon violon il devrait comprendre.
Un petit mot est accroché sur la porte: « En cas de besoin, appelle-moi. », suivi d'un numéro de portable.
Je quitte l'appartement en vitesse.
Dehors, il pleut.
J'ai envie de pleurer parce-que je suis un con.
Il n'y a qu'à moi que ça arrive.
Je l'aime.
Et cette fois, je sais que ce n'est pas une erreur.
À suivre...
