Re les gens!

Me voici pour le chapitre 11 de cette fiction!

Bon... On va dire que je suis un petit peu en retard.. Mais le chapitre est posté, c'est mieux que rien!

Je tiens comme d'habitude à remercier toutes celles qui reviews, mettent en fav' et follows. Tous vos compliments c'est juste... Whoaw. Merci beaucoup!

Je suis contente de voir que le dernier chapitre presque entièrement consacré au Hippie a été bien reçu, ainsi que chacune des personnalités (Sauf Prof et Fille) en auront un dédié.

lea89: Génial c'est bien t'inquiète :P Contente que t'aimes cette idée de chapitres dédiés aux personnalités! Toi aussi tu rentres en 3ème xD Moi je me motive en me disant qu'après j'ai fini le collège! Courage à nous! (Et à tous ceux qui rentrent, par la même occasion)

Luna-la-lune: Merci ^^ Contente que ça te plaise toujours autant! Voici la suite ;)

Binette: Merci beaucoup :) J'essaye de mettre autant que possible les personnalités en avant, même si Mathieu reste le perso principal. Oui, je ne l'ai pas encore mentionné, mais il viendra! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant!

moi: Ça fait trois fois que quelqu'un me dit que j'ai rendu le personnage du Hippie intéressant à ses yeux, alors qu'avant il ne l'appréciait pas particulièrement... C'est le plus bel honneur qu'on m'est jamais fait *ç* J'aime beaucoup ton image du Patron et du Hippie... Le Ying et le Yang... C'est très représentatif! Antoine est pas si con, pas d'inquiétude xD Et ma foi voilà la suite, alors bonne lecture!

Mlle Pikachu: Hello Mlle Pika! Haha! La famille avant tout voyons xD Mais je suis flattée de causer pareil effet ù_ù C'est Neko? Oh, bah merci Neko! ^^ Mais non, c'est marrant! Même si j'ai dû renoncé à sa demande en mariage... Ce n'était pas contre elle! xD Merci! Contente que ma fic te plaise tant. :D Qui ne s'est pas reconnu en le Hippie pour ça ? xD C'est marrant moi c'était cette année... Bon j'étais loin d'être aussi déprimée quand même T_T Oui, le Hippie rend le Patron kawaii, ce qui nous sort un couple top 10 de l'échelle de cutestitude! Le pauvre, tout le monde veut le frapper... Nan j'déconne il l'a mérité. Faudrait qu'il ouvre un peu les yeux nonmého! Hum...*réfléchit* Le scolaire arrive à peu près à la 100ème place des choses importantes dans ma vie... Mais t'inquiète, je vais pas foirer ma 3ème pour cette fic xD Même si cette histoire me tient beaucoup à cœur! Merci de te montrer si compréhensif :3 C'est sûr que ça va pas être évident, et le rythme de publication va changer... parce que j'écris toujours de nuit, c'est là que me vient l'inspiration. Et avec le rythme scolaire, va falloir changer... Mais je me débrouillerai ^^ A toi aussi je te souhaite une très bonne rentrée, et j'espère que ce chapitre va te plaire ^^ Bisous!

Neko: Hello! Ca va bien ma foi, j'essaye de me remettre dans le rythme scolaire T_T Merci de tous tes compliments, ils me touchent beaucoup et me poussent à avancer! Je me suis bien douté que tu n'es pas une fan du harcèlement t'inquiète x) Je connais ça les tablettes qui pètent un câble... -_-

Inconnue: Merci beaucoup ^^ Contente que tu aimes l'idée des prénoms ;) Ça me fait super plaisir que tu dises ça, parce que j'adore travailler sur la psychologie des personnages, je base presque toute mon histoire là-dessus. Alors merci encore pour tous ses compliments et j'espère que la suite te plaira :) Contente de pas t'avoir vexé x) Mais c'est pas grave de vouloir se marier avec tout le monde! Ça prouve que t'as euh... La joie de vivre? Oh tiens, on partage le même point de vue! Le Hippie: Câliiiin! Le Patron: ENCULLEEEEE! C'est pas possible de faire autant souffrir notre pacifiste national :'( Pauvre Antoine, s'en prend plein la gueule dans les reviews... J'espère que tu changeras d'avis sur lui à ce chapitre, héhé.. Tomber dans les bras de Mathieu, hnn... Surtout avec ses lunettes *_* Bah pour prendre le temps j'ai pris le temps... x) Bon, je pense ne pas avoir abusé, mais j'ai eu un peu de mal à vous pondre ce chapitre... J'espère qu'il te plaira ^^ !

missichan: Merci, je suis contente que mon travail te plaise ;) Le Hippie est mon personnage préféré, alors j'ai tout donné sur ce chapitre, il a été bien reçu, je suis super contente ^^ En espérant que la suite te plaise tout autant!

EmeuTheLittleCat: Merci :D Tant de compliments... Ca me touche *è* Le Hippie est très torturé, c'est vrai, mais c'est mon personnage préféré, alors c'est normal xD (J'aime torturer mes persos préférés :p) Je vois que pas mal de gens se questionnent sur le prénom du Patron, ça m'inquiète presque, j'espère ne pas décevoir. :p Enfin merci encore, et bonne lecture pour ce chapitre!

Guest: Bah voilà postée :3 Je sais j'ai mis longtemps.. Mais la reprise m'a complètement cassé mon rythme T_T O.o Je vois que mon histoire te fait de l'effet, ça me fait plaisir xD En espérant que ta famille ne te prendra pas trop pour une dingue à cause de moi! .. xD J'ai déçu tout le monde avec le coup du Patron et du Hippie je crois, désolé :p (Sachant que j'ai été la première à être déçu merde T_T) Merci encore de tous ces compliments ^^ Ca m'encourage énormément, alors bonne lecture et j'espère que la suite te plaira tout autant! (Je viens de voir ta deuxième review, voilà la suite ^^)

Mikki-Hime: ^-^ Je suis contente que tu apprécies mon histoire, et son côté psychologique. J'ai peur que ça saoule les gens à la longue, mais je c'est avec la psychologie de mes personnages que je suis le plus à l'aise, alors bon... Oui le Geek est aussi adorable et attachant que le Patron en est détestable. Désolé si c'était ton perso préféré xD Euh.. Même si elle avance de façon négative, envoie-moi des ondes positives, c'est ce qui me motive à avancer xD En espérant que la suite te plaise! ^^

Oui, j'ai changé "La douleur d'un Hippie", par "La douleur du Hippie". Parce que j'trouvais ça plus classe.

Et, à toutes celles (ceux?) qui me lisent... Ma promesse est honorée, j'ai rattrapée le cas d'Antoine. (C'était pas trop prévu comme ça, mais c'était VRAIMENT trop Ooc)

Sinon, je crois que ça s'est senti, j'ai eu vraiment du mal pour ce chapitre. J'ai bloqué quelques jours, pas envie, pas l'inspi, la reprise des cours... Je tente quand même de bosser cette année, juste histoire d'avoir mon brevet... :p Alors le rythme de publication sera sûrement lent. Un chapitre par semaine je pense, voir par deux semaines. Ce que je vais essayer de faire, c'est sortir un chapitre le dimanche, et le mercredi de la deuxième semaine suivante. Et quand postée le mercredi, le dimanche de la deuxième semaine suivante... Ou alors j'arriverais en une semaine... Tout dépend de ma motivation ^^

Et, comme pas mal d'auteurs je pense... Je suis un peu embêtée par les nouvelles particularités physiques de Mathieu xD Je vais l'intégrer dans ma fic, puisque j'y suis un peu obligé, mais ça me perturbe :3 Mais contrairement à beaucoup, chauve, je le trouve juste... *w* Ca fait moins gamin, mais il est toujours aussi sexy. C'est parfait!

Désolé si ce chapitre vous parait pas dingue par rapport à l'attente que j'ai mis, j'essaierais d'écrire plus vite ^^'

Bonne lecture!

Chapitre 11: Ce dont on a rêvé.

_Ensuite on pourrait prendre une réservation pour cet hôtel. Qu'est ce que t'en dis?

Antoine poussa un bref marmonnement pour acquiescer sa copine.

Marion soupira, puis posa un peu trop brutalement son stylo sur la table.

_Si tu ne veux pas faire ce voyage dis le moi tout de suite! Ça m'évitera de me casser la tête pour nous trouver des places.

_Quoi? Non non, c'est pas ça... C'est juste... C'est dans un an! On à le temps de se poser tu crois pas? Et d'y réfléchir encore. C'est quand même un gros voyage.

_Mais si on s'y prend tôt les billets sont à -60%! Je croyais que c'était ce que tu voulais: le moins cher possible.

_Bordel on est même pas sûr d'être encore ensemble dans un an!

Ca claqua dans l'air avec la force d'un coup de tonnerre. Marion entrouvrit la bouche, stupéfaite, et un drôle d'étau lui tomba soudainement sur le cœur. A peine la phrase lancée, le brun le regretta. Mais il ne revint pas dessus pour autant.

_Marion... Excuse-moi, mais c'est vrai... Ça fait trois mois qu'on se connait, et tu prévois déjà ce qui se passera dans un an... C'est... Flippant.

La blonde resta figée quelques secondes, avant de se reprendre et de lancer un faux sourire à Antoine.

_Ne t'inquiète pas... Je comprends. T'as raison. Tout ça va trop vite. On reverra dans quelques mois... Excuse mais, j'avais prévu de ranger la chambre. Je vais m'y mettre avant de préparer le repas.

Silencieux, Antoine la regarda partir, l'allure pressée et tendue. Avec un soupir, il se laissa retomber sur le canapé, complètement vide.

Il ne voulait pas faire de peine à Marion. C'était même la dernière de ses intentions. Il ne voulait en aucun cas blesser la femme dont il était amoureux.

La femme dont il était amoureux...

C'était la première fois. Marion, c'était son premier vrai coup de foudre. Y'en avait eu d'autre avant, bien sûr. Des petits flash au collège, des amourettes au lycée. Mais jamais une femme comme elle. Marion, c'était la perfection. Le calme, la douceur, la bonté et la beauté. Une fille comme ça? Faîte pour lui? La blague. Et pourtant...

Deux mois. Et chaque jours passés à côté d'elle lui apparaissait comme une véritable bénédiction. Putain, elle, elle envoyait du "pâté ouzbek" comme dirait Links.

Et le bonheur avait commencé. Un mois et demi de pure perfection. Vivre avec cette fille, c'était la plus belle chose qui lui soit arrivée. Tout coulait, tout était simple, tout roulait avec une facilité déconcertante. Comme s'il ils étaient fait l'un pour l'autre.

C'était sûrement y'a deux semaines, que ça avait changé. Parce qu'à côté de ça, à côté de cette idylle avec la blonde, il y'avait Mathieu. Le meilleur pote par excellence. Celui qui te sortira toujours de la merde quoique t'es fait, qu'est toujours partant pour une bonne bière et une partie de jeux vidéo. Le pote à la belle gueule de déterré toujours en manque de sommeil, et complètement accro à son chat et à la caféine. Ouais, Mathieu, c'était un pote cool.

Non... Ca datait de plus longtemps. Au moment où il était passé chez lui. Après son voyage avec Marion. Quelque chose avait changé. Les cernes étaient plus creusées, le teint plus cireux, les gestes plus lent. Mathieu lui avait semblait... Amorphe. Vide. Malade. Mal. De quelque manière que ce soit. La fatigue peut-être? Du prochain Slg qui se promettait grandiose, des problèmes familiaux... Le châtain ne lui avait pas dit grand-chose, mais il était loin d'être stupide.

Puis, autre chose était arrivé... Il ne s'en était pas aperçu tout de suite. C'était plus subtil, moins flagrant. Plus compliqué à dénicher...

Antoine ferma les yeux, respirant profondément pour tenter de mettre de l'ordre dans ses pensées.

Une légère caresse, tout d'abord. Puis un sourire un peu trop enjôleur, une bise un peu trop proche des lèvres, des frôlements subjectifs. Puis ses yeux. Ses yeux qui ressemblaient à deux orbes trop bleus pour que ce soit vrai. Ces deux orbes magnifiques qui le hantaient. Et les regards. Tellement, tellement évident entre son ami et sa petite copine.

Il ne savait pas. Il ne savait plus quoi penser. A part qu'il avait était stupide. Si stupide. C'était pourtant tellement évident! La, sous ses yeux, lui crachant une vérité qu'il ne voulait pas voir.

Des regards, des gestes, des paroles... Tout était si ambiguë.

Puis vint l'heure ou le doute n'est plus permis. Le coup de la banane avec la crème, la tenue de sport à ras du corps, ne laissant aucune place à l'imagination, le film...

La vérité lui avait explosé à la gueule. Alors que tout allait bien. Qu'il était avec Marion, qu'on le surnommait "Le Boss final des Internets."

Mathieu le draguait.

Et pas qu'un peu. La situation l'aurait presque fait rire si elle n'était pas si dramatique.

Alors il avait fait comme si de rien n'était. Il n'était pas sûr de quel comportement adopter, de toute façon. Le châtain jouait-il un jeu? Et ces regards lancés entre Marion et lui, que voulaient-ils dirent? La blonde était au courant. En avaient-ils parlé? L'avaient-ils suggéré? Jouaient-ils un jeu à deux, finalement? N'était-il qu'un pion au milieu de tout ce foutoir?

Son meilleur pote le draguait, oui. Et outre l'aspect dérangeant de la situation, un autre facteur l'était encore plus.

Il appréciait ça.

Il aimait voir Mathieu se pointer devant lui si peu habillé, déverser la chantilly dans sa bouche avec un air si suggestif... Il aimait ça, et il en avait peur.

Alors il ne cessait de se répéter: "Ressaisis toi putain, c'est pas un jeu!"

Il allait finir par faire souffrir tout le monde. Marion, Mathieu, et lui-même. Et il n'avait pas les couilles d'aller voir le schizophrène pour lui parler de tout ça. Peut-être se faisait-il des films, après tout? Peut-être n'était-ce qu'un jeu stupide, un pari que la châtain s'était lancé.

Tout était flou. Pourquoi y'a rien qu'est jamais clair?

Il n'osait même pas pousser ses propres réflexions. Par peur de découvrir quelque chose qu'il valait mieux laisser cacher. Il faisait peut-être souffrir Mathieu de son ignorance, mais tant pis.

Prendre le risque de perdre Marion tout ça pour une lubie de son meilleur pote, c'était stupide. Tout autant que lui. Alors fallait attendre. Voir ce qui se passait. Mais surtout, attendre.

Quel merde...

Le brun se leva du canapé, comptant chasser ses pensées déprimantes à l'aide d'une bonne bière.

Parce que pour une raison x ou y, le cerveau humain est fait ainsi, Antoine ne se rendit pas compte d'une chose.

Marion l'avait agacée.

Pour la première fois depuis deux mois, il lui avait trouvé un défaut.

Peut-être que tout ça, ce n'était pas exactement ce dont il avait rêvé.

Marion:1 / Mathieu:1


Tous avaient hurlés.

Même le Patron s'était complètement figé.

C'était prévisible, mais si... Particulier. Mathieu s'était jeté sur lui, horrifié. Un regard dans ses yeux bleus qu'il n'avait pas vu depuis longtemps.

Ça lui avait fait plaisir, en quelque sorte. De savoir qu'ils lui portaient tous quand même un peu attention. Il en avait presque besoin. Et d'un coup, ses bandages et ses bleus lui avaient semblait cool. Il aurait presque remercié les deux monsieur du parc.

Ouais...

"Merci, les deux monsieur du parc."

La tête plongée dans l'oreiller, il respira avec curiosité l'odeur qui s'en dégageait. Le coussin du Hippie sentait bizarre. Comme tous ces cartons qui lui avaient ranimés. Cette herbe qu'il faisait pousser. Comment ça s'appeler déjà?

_Et alors là Gros, je lui ai dit que jamais fallait toucher aux antilopes. Parce que les antilopes, c'est le bien de l'humanité. Elles nourrissent les lions, et font avancer le cycle de la vie gros! T'imagines si y'avais plus d'antilopes?

Le Geek écoutait, des étoiles pleins les yeux, serein comme il ne l'avait pas été depuis longtemps.

Le Hippie le passionnait. Le camé avait pleins d'histoires, pleins d'aventures à lui raconter. La fois, par exemple, ou il était partit en Afrique du sud avec une copine et son petit sac à dos. Ou il y avait rencontré un lézard qu'ils avaient appelés Shiva et où ils avaient aidé des tas d'enfants pauvres à se nourrir et à aller à l'école.

C'est ce qu'il voudrait faire aussi. Il voudrait tellement aider ces gens qui avaient besoin d'une maison et de nourriture. Un jour, il irait en Afrique, et il sauverait tous ces enfants.

Ses belles pensées furent interrompues par le drogué, qui continua à raconter son histoire.

L'ambiance avait changée. Finit pour un temps le cauchemar des larmes et de l'angoisse blottit dans les bras de son ami, de l'agitation oppressante et des vérités qu'on ne veut pas voir. Tout ce qu'il y'a, c'est un beau soleil, et deux frères confortablement installés dans un van coloré. L'un fumant un joint, racontant des histoires magnifiques avec une assurance et une simplicité enfantine. Tandis que l'autre écoutait, serrant contre lui un doudou de fortune, un immense sourire aux lèvres.

Le récit, tel qu'il soit, était magnifique.

Le Hippie était allé partout. En Afrique, en Alaska, en Inde, au Tibet, au Japon, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, au Pérou, au Brésil, et bien d'autre encore. Et partout ou il avait pu aider, il l'avait fait.

Il transportait le petit Gamer au-delà des collines et des marais, au-delà du ciel et des champs de roses, par-dessus les nuages et dessous les mers. Sans savoir qu'il l'émouvait au point de pleurer.

Le Geek aimerait voyager. Tellement. Tout avait l'air si beau, si grand, si doux et paisible, en même temps que périlleux et sauvage. Tout avait l'air tellement contraire à cette maison. Cette maison qui l'emprisonnait...

_Dis Hippie...

_Ouais?

_T'es allé en Nouvelle-Zélande? C'est là qu'a été tourné le Seigneur des Anneaux!

_La Nouvelle-Zélande? Bien sûr Gros!

Et c'est repartit.

Pour la première fois depuis longtemps, le Hippie semblait heureux.

Et cela ne faisait que plus sourire le gamer.

Il se sentait un peu stupide, d'avoir cru que le Patron avait réellement levé la main sur le camé. Mais pas d'avoir pris tant de risques pour le réconforter. Pas quand il voyait l'air émerveillé de son grand frère, qui l'avait engloutit dans une étreinte lorsqu'il avait su d'où venait le cadeau.

Si c'était à refaire...

_Tu sais, tout est cool là-bas Gros...

_Ou?

_Là-bas. Dehors, derrière ses murs. Dépasser les frontières, faire pleins de rencontres, sauver les bébés phoques... C'est ça la liberté.

Le Geek médita quelques secondes là-dessus.

Il s'imagina, laissant son esprit vagabonder. Toutes les barrières qui séparaient le rationnel de l'imagination tombèrent les unes à côtés des autres.

Il sentit presque le sable chaud se mouver sous son corps étendu, le bruit de la mer le bercer doucement. Puis la neige le recouvrir de la tête au pied, et le froid l'engloutir, avant de se couvrir d'un épais manteau. Le senteur des fleurs lui parvint aussi, puis le vent fouettant son visage au-dessus d'une falaise. La vue d'une montagne enneigée, l'odeur du bois mouillé dans la forêt, à l'heure de la rosée. Sa paume contre le cou d'un dauphin, son front contre celui d'un zèbre, ou la sensation de vertige lorsque l'éléphant tangue un peu trop à droite.

"C'est ça, la liberté."

_Hippie...

_Ouais Gros?

_Je crois que... Je crois que j'ai trouvé mon rêve.


Dans la vie, rien n'est droit.

L'existence n'est pas un fil bien tendu. Tout est penché, tout bascule dans le vide. Et tout est courbé. Des pentes et des virages. Voilà comment est modelé ce fil. Quiconque le conteste est un idiot.

Il y'a des trous. Des moments où on grimpe la pente, que l'on aperçoit le soleil, et que l'on se dit: "Tiens, il fait chaud aujourd'hui." Et d'autre ou on reglisse, qu'on se prend les pieds dans la liane et qu'on tombe tête la première.

C'est ce qu'on appelle le vrai désespoir.

Aujourd'hui, tout est mitigé.

La famille Sommet est l'exemple parfaite de ce fil. Avec eux, soit tout va bien, soit c'est le chaos.

C'est un peu ce qui se passe pour celui qu'on appelle "le Geek".

C'est beaucoup de choses le Geek. Ce n'est pas une simple personnalité de Mathieu, avec un caractère attribué d'office, sans réel âme, rêves ou raisonnement.

C'est un être, même si profondément rattaché à sa famille, finira par prendre son envol. Il est comme la mer, le bel horizon bleu. Avec son calme, sa sérénité, sa douceur et ses vagues dévastatrices.

Et son incompréhension.

La journée avait plutôt bien commencée.

Le Panda se tient devant lui, gêné, se triturant les mains. Ce n'est tellement pas lui que c'en est étrange. Et le petit Gamer en vient presque à en avoir pitié.

Presque.

_Qu'est-ce que tu veux?

Il regrette un instant que le Démon ne soit pas là pour le soutenir en cas de besoin, comme il sait si bien le faire. Il jeta un coup d'œil à Wifi. Le chat pourrait lui être d'un réconfort précieux.

_Te parler. Et... M'excuser.

L'autre ne répondit rien. Il attendit simplement les explications de l'ursidé, se traitant mentalement d'idiot.

_Je suis désolé pour ce que je t'ai fait croire. Et qu'à cause de ça... Tu es du allé te faire casser la figure.

Sa voix était devenue plus dure aux derniers mots, promesses de milles tourments. Le Geek ne doutait pas que son grand frère se soit déjà rendu au parc pour donner une bonne leçon de ses propres mains aux deux abrutis qui l'avaient tabassé.

_Je savais que le Patron ne faisait rien au Hippie. Sinon je serais intervenu bien sûr.

Le bien sûr était en trop. Le gamer renifla amèrement, preuve qu'il ne croyait pas tant que ça à ses paroles. L'homme animal se mordit la lèvre, retenant un coup de colère capricieux mal placé. Comment faire pour que le Geek lui fasse confiance? Il avait l'impression de s'enfoncer dans une spirale sans fin. Sans que quiconque ne puisse les en sortir.

Prendre les choses en mains, ne pas foncer tête baisser, y aller en douceur.

Le Panda s'assit délicatement sur la canapé moelleux de l'appartement. Il releva légèrement les yeux, pour les poser sans but sur l'écran de la télé. Cherchant du réconfort dans les champignons et les étoiles de Mario. Dans le monde de son monde à lui.

D'une main un peu déplacé, dans une situation qu'il n'aurait pas imaginée trois jours plus tôt, il se saisit de celle du Geek. Ignorant le léger débattement de l'autre, il la serra plus fort. Les doigts s'entrelacèrent, rependant une douce chaleur dans leur corps. Une chaleur qu'il manquait depuis trop longtemps.

_Tu sais que je ne te ferais jamais de mal…

L'autre main s'égara dans les cheveux châtains dépassant de la casquette grise. Le pouce dégagea une mèche un peu trop longue, lui laissant admirer entièrement le magnifique visage à quelques centimètres du sien.

Ils étaient différents. Bien que personnalités et sosie de Mathieu, ils avaient tous les deux un petit quelque chose qui les différenciaient. Le visage du Panda était plus dur, plus masculin, plus affirmé que celui du Geek, plus doux, plus triste, plus enfantin. Ses yeux paraissaient plus grands, dû à la brillance constamment présente. Sa barbichette était rasé, et son nez un tout petit peu plus rouge que celui de l'animal. Ce qui lui donnait un air adorable.

_Alors arrête. Avec le Patron… Arrête.

Sa petite voix aiguë et suppliante lui fit l'effet d'une lance en plein cœur. Un enfant. Il était amoureux d'un enfant. A qui... A qui il faisait du mal.

_Je ne peux pas. Lui souffla-t-il. Je ne peux pas..

_Si tu peux!

_Si j'arrête, tu sais ce qu'il fera? Ce qu'il te fera? Je ne laisserais jamais ça se produire. Je t'ai promis de te protéger.

L'autre ne répondit rien. Il se contenta de déglutir, laissant une fois de plus la tristesse le submerger. Et cette main si douce qui lui caressait toujours le visage, et cette chaleur qui ne le quittait pas, effet d'un baume au cœur.

"Dommage qu'il n'y ai pas de crème pour le cœur..."

Deux lagons bleus se rencontrèrent.

Le temps s'arrêta.

Et un sentiment trop familier se nicha confortablement dans la poitrine du Geek, cactus dans une niche construit de soie.

_Alors pourquoi tu es la seule personne dans cette maison à me faire souffrir?

Là ou le Patron et le Hippie avait brisé le lien, ou le criminel avait préféré renoncer et le drogué laisser tomber, le Geek et le Panda écrasèrent leurs lèvres l'une contre l'autre.

Ce n'était pas d'un premier baiser comme ça dont le gamer avait rêvé. Avec le Panda, sur le canapé en pleine partie de Mario Bros, pas loin de battre le boss final du niveau.

C'était exactement de ça dont avait rêvé le Panda. Sans la dernière phrase de son amour, dont l'acidité lui brûlait tout ce qu'il restait d'amour propre. S'il ne pouvait le rendre heureux, alors autant l'embrasser, la tout de suite.

Mais alors qu'il pensait que le plus jeune allait s'écarter, effrayé et dégoûté, il entrouvrit les lèvres pour laisser passer sa langue.

Leur deux cœurs loupèrent un battement.

Assis là entrelacés sur le divan, les deux frères s'embrassèrent à en perdre leur souffle. Le Panda lui transmettait tout son amour, toute sa passion et son acharnement dans ce baiser. Dans un baiser qu'aucun des deux n'oublieraient jamais.

Des pas discrets se firent entendre dans le couloir, sans qu'aucun des deux ne le remarquent. Le Prof pénétra le salon, tombant sur une vision qu'il avait prédit depuis longtemps. Il resta quelques secondes à les observer, puis repartit sans un bruit, aussi silencieux qu'un fantôme.

Trop rapide. Trop inattendu. Pourquoi s'embrassaient-il, alors qu'encore ce matin le Geek paraissait prêt à lui cracher au visage?

Ils se séparèrent au bout d'un certain temps, essoufflés, les joues rouges, mais le regard inflexible.

_Pourquoi t'as fait ça?

Les deux mains ne s'étaient pas quittées depuis le début. Et l'ursidé raffermit la prise, posant son front contre celui de l'autre. Et enfin, le petit gamer put voir celui qu'il espérait tant. Derrière la haine, derrière la vanité et la jalousie, l'animal avait fait place à l'homme.

_Lucas...

Le prénom fut soufflé doucement, comme un rêve avoué à mi- mots. Un désir enfoui, inavouable. Le chanteur ne put s'empêcher de sourire en voyant les joues de son double prendre une couleur pivoine en quelques secondes.

_Mon petit Geek…

Une des mains vint se perdre sur sa joue, la caressant tendrement. Et les lèvres s'entrouvrirent, laissant passer les mots tant désirés, tant attendus, tant rêvés.

_Je t'aime... Je t'aime mon ange.

La panique submergea le Geek. Une panique complète, brutale. Et une profonde horreur. Il resta figé ainsi, à moitié dans les bras du chanteur en qui il ne voyait qu'amour à cet instant précis. Et ces mots à qui il ne voulait pas donner de sens.

Le Panda l'aimait. Son grand frère était amoureux de lui. Pas comme lui aimait le Hippie ou le Prof, non. Comme un homme est sensé aimer sa femme. Comme Mario aime Peach, comme Links aime Zelda.

Il sentit les larmes lui piquer les yeux, en même temps que son cœur se fissurer, loin, très loin dans sa poitrine. La même sensation qu'il y'a deux mois, lorsque le Patron l'avait attaché de force à son lit en brisant sa porte et le peu qui lui restait d'amour propre, si un jour il en avait eu. Il l'entend presque craquer, de loin, son cœur. Figé, tremblant, il se recule, avec la désagréable boule de culpabilité coincée dans gorge.

L'homme animal sentit autant qu'il vit le désespoir un peu exagéré du Geek, alors qu'il reculait doucement mais rapidement. Il lui prit le poignet fermement, mais l'autre prit la parole avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoique ce soit.

_Je suis désolé... Pardon...

Le plus vieux écarquilla les yeux sous la surprise, ne comprenant rien.

_Pourquoi tu...

_Je ne t'aime pas.

Bam. Coup de poing. Paf. Coup de pied. Crac. Explosion.

Le Panda s'immobilisa, de la même manière que le Geek.

Jamais il n'aurait pensé que des mots puissent être aussi douloureux à entendre. Il en avait bien joué avec le Patron, et c'est à lui aujourd'hui qu'ils faisaient défaut.

Je ne t'aime pas. Il ne t'aime pas. Il ne m'aime pas.

La douleur est intense, dur, implacable. Une pierre lui écrase le cœur, deux mains lui broient l'organe avec une infinie cruauté. Et l'évidence. L'évidence qui s'impose à lui.

Evidemment. Qu'espérait-il, au fond? Que le gamer l'aimerait en retour? Lui? Le grand frère incapable de le protéger sans lui faire du mal? Le chanteur mi-homme mi- animal? Le petit nouveau de l'équipe?

Mais pourtant... Le Geek l'avait embrassé. Pourquoi? Sous l'effet de surprise, pour l'expérience? En tout cas, pas pour l'amour qu'il lui portait.

_Je suis désolé...

Il pleurait par sa faute. Encore une fois.

Le gamer s'enfuit en courant hors de la pièce.

Le Panda entrouvrit en vain les lèvres. Crier était vain, trouver une excuse ne servirait à rien. Le lien avec son petit frère était définitivement brisé, à présent.

Il essaya de chasser ma pensée que si le Geek ne l'aurait pas repoussé, il serait à cet instant même en train de l'embrasser. Fiévreusement et amoureusement.

Il se leva pour partir, avant qu'un hurlement strident ne le fasse sursauter, en même temps que Wifi endormi dans son panier, peu préoccupé par les problèmes des humains.

La Fille.

Le Panda ne chercha pas à comprendre, malgré la brique au cœur et l'envie de vomir omniprésente, il se précipita dans le jardin.


_J'ai l'impression que ce scénario se répète un peu trop ces derniers temps.

Le Prof ne répondit pas. Peut-être parce qu'il ne savait pas quoi dire. Peut-être parce que les mots étaient inutiles. Sûrement un peu des deux.

_Faut qu'on fasse quelque chose. N'importe quoi. Qu'on l'aide.

_Et qu'est-ce que tu veux qu'on fasse? Fit la voix amère du Prof. On l'a emmené voir un psy, on l'a soutenu pour manger, on a même organisé une fête avec Kriss pour lui changer les idées.

_... Alors qu'est-ce qu'on peut faire?

_Arrêter de te prendre la tête avec le Patron, peut-être?

Le scientifique lança un regard lourd de reproches et de rancœur à son double animal. Ce dernier prit une inspiration pour répondre, mais le myope le devança.

_Tu ne peux pas, je sais.

Ignorant le minuscule mais bien présent regret qui s'installa dans les yeux de son frère, le Prof tourna son regard vers sa principale source de préoccupation.

Mathieu.

Une rechute, encore. La Fille l'avait vu tomber sur le dur pavé de la cour, en sortant de sa voiture, chancelant, blanc comme un linge.

Savoir qu'il avait pris la route dans cet état les rendaient tous malades. Il n'y avait eu personne ce matin pour l'arrêter, tous trop préoccupés par leurs hobbies journaliers.

Le scientifique lui passa un gant d'eau sur le front, les sourcils froncés, veillant à ne pas toucher la blessure que c'était fait son créateur en tombant.

Le Hippie, et maintenant Mathieu. Les lits de la maison Sommet accueillaient décidément trop d'inconscients ces derniers temps.

_Il faut qu'on arrive à le faire manger. On demandera à la Fille de nous faire sa meilleure cuisine, et on essaiera de le convaincre...

_Ça ne sert à rien.

La voix claqua dans l'air. Froide, tranchante.

_Mathieu à un problème plus profond que ça... Un problème qu'il n'est pas prêt de nous révéler, mais que je compte bien comprendre de moi- même.

Il lâcha un rire cynique, dirigé entièrement à lui-même.

_Alors c'est ça, la science infuse? Ne pas être capable de savoir pourquoi son créateur se laisse dépérir à petit feu?

_C'est pas ta faute, Prof. Et tu le sais.

_Et ce n'est pas de la tienne non plus. .. J'y ai pensé, au début. Que ça pourrait être à cause de vous, qu'il se retrouvait dans cet état. Mais c'est impossible. C'est plus compliqué, plus profond.

Les yeux du scientifique se perdirent dans le visage si semblables aux siens de son créateur.

Son teint blanc comme la neige se fondait dans la couleur des draps, ses cheveux eux-mêmes semblaient avoir perdu de leur couleur. Et ses joues étaient tellement creuse. Mathieu était maigre, tellement maigre.

Il fallait faire quelque chose. Tout de suite. Leur créateur était une bombe à retardement, raccroché à un yoyo. Il avait repris du poil de la bête, il y'a quelques jours. Après sa dépression qui avait surpris tout le monde. Et le voilà qui replongeait, tiré vers le fond.

Le Prof n'était pas stupide. Malgré son ignorance de la souffrance de Mathieu, il était doté de la science infuse. Il avait le savoir. Ce savoir, qu'il n'aurait à cet instant préféré ne pas avoir.

La souffrance était partout. Dans chaque mur, chaque meuble. Sous chaque fenêtre, chaque lit. La souffrance déchirante de Mathieu, du Hippie, du Geek. Celle du Panda et du Patron, enveloppé de colère. Une colère qui ne rimait à rien, à part se faire mal, comme toujours.

Et celle de la Fille, de son trésor à lui, qui pleurait chaque soir dans ses bras de voir sa famille ainsi.

Parce qu'ils étaient les plus effacés ne voulaient pas dire qu'ils en étaient moins touchés.

Qu'est ce qui a changé?

Il caressa du bout des doigts, très légèrement, la blessure mauve et écarlate de Mathieu, contrastant avec la pâleur de son visage. Dans son dos, il entendit le bruit de la poignée de la porte.

_Panda?

_Oui?

_...Fait attention avec le Geek.

Oublier qu'ils n'avaient peut-être plus rien à faire ensemble, finalement. Que le bonheur avait trop duré. Oublier la tristesse des mois précédents.

Rêvez d'un avenir meilleur.


Le flou.

Les voitures qui arrivent. Qui roulent vite. Trop vite.

...Des arbres au milieu de la route?

Mathieu se rend compte à temps qu'il louche, et parvient à s'arrêter juste au bon moment au feu rouge.

Il a l'impression qu'un incendie vient de s'embraser dans son ventre. Des mains en fer lui tordent les boyaux, lui noue les tripes les unes aux autres, dans un joyeux feu de joie.

La faim le rend fou.

Elle a frappé sans qu'il ne s'y attende, en pleine rue. Ses pas l'ont mené jusqu'à une boulangerie, mais il en est ressortit en courant, la bile dans la gorge. Certains passants l'ont regardé avec inquiétude, mais il n'y a pas fait attention.

Il s'était assis sur un muret au coin d'un grand bâtiment, et avait attendu que la nausée passe. Sa tête lui lançait déjà moins lorsqu'il était remonté dans sa voiture. Mais pas l'atroce douleur au ventre.

S'apitoyer n'était pas le genre de Mathieu.

Mais tout cela... Tout cela était trop.

Sa famille s'entre tue sans qu'il ne puisse rien y faire, son meilleur ami est trop con pour s'apercevoir qu'il est fou amoureux de lui, et c'est un putain de psy à la con qui lui a ouvert les yeux sur ses sentiments.

Il n'a même pas d'idées pour le prochain épisode d'Slg.

Il n'y a que la souffrance. La douleur, qui l'accompagne depuis trop longtemps. Quand partira-t-elle enfin? A se décider à faire ses valises et partir très loin?

La peine et le tourment ont toujours été ses meilleures amies, et ce depuis bien longtemps. Sa niaque l'avait quitté, aussi fragile qu'un moineau, soufflé par la brise de printemps du désespoir. A quoi bon? Antoine aimait Marion, Marion aimait Antoine. Et il ne pouvait rien faire sous peine de risquer la vie d'un homme.

Il avait terriblement envie de boire, tient.

Et peut-être qu'en rentrant, il tomberait sur le Panda et le Patron en train de se foutre dessus, avec la même lueur de haine dans les yeux. Le Hippie les regarder, le corps tendu et les lèvres trop pincées autour de son joint, les mains tremblantes. Et quand il monterait à l'étage, il entendrait le Geek pleurer dans sa chambre, réconforté par le Démon, qui ne lui dirait pas de ne pas pleurer, cette fois.

Croiser encore une fois le regard déçu et chagriné du Prof, au bras d'une Fille maquillée trop rapidement pour en avoir réellement mit du cœur. Elle aimait le Prof. Mais elle se maquillait aussi pour les autres garçons, pour qu'enfin ils la trouvent jolie. Qu'ils réalisent qu'il y'avait un cœur féminin qui battait, sous ses bras d'homme et cette barbe. Mais si plus personne ne la regardait, alors ça ne servait à rien, puisque même le scientifique avait les yeux sur la souffrance de sa famille.

Tout cela était injuste.

La vie est un fil.

Tout est penché, tout est courbé. Certains restent droits, certains basculent dans le vide. Il n'y a qu'une chose qui peut nous faire avancer. Rêver.

Encore un peu, avant la rupture du fil, et la chute.

C'est ce qu'on appellera le vrai désespoir.


Voilà. Oui, c'est déprimant. J'aime me faire du mal apparemment.

Ce chapitre me laisse un avis plutôt mitigé... Mais j'en suis contente quand même.

Alors, je sais qu'avec la reprise des cours, c'est chiant d'écrire même trois mots, et je suis bien placé pour dire ça, mais... Une petite review quand même? ^^

Oui, je remercie encore toutes celles qui follow, review, mettent en fav'.. Vous êtes géniales!

Mais j'avais autre chose d'un peu différent à dire...

Si certaine ont fait un petit tour sur mon profil ces derniers jours, ils se seront peut-être aperçu d'un truc un peu particulier sur mon profil.

Je veux que vous sachiez que personne dans mon entourage ne sait que j'écris cette histoire. Ni famille, ni amis, personne. Donc à part vous lecteurs qui êtes super, je ne peux montrer ma petite fierté, je l'avoue, à personne.

Mais j'ai rencontré une fille, il y'a à peu près deux mois maintenant. Sur ce site. Et je peux dire qu'il fait des miracles. Je l'ai rencontré grâce à une review laissée sur cette histoire. Une review magistrale, de 20 km de long, qui m'a laissé béate pendant 5 minutes tellement elle m'a touchée. On a parlé, par Mp. Une confiance direct s'est installée, sans trop que l'on sache comment ni pourquoi. Puis on s'est donné nos Fb, ce que je ne fais jamais, puisque je veux rester totalement anonyme. Puis j'y ai mis un visage, sur ce simple avatar, et croyez-moi, c'est une des plus belles femmes du monde. Puis ensuite, nos numéros.

Et je sors avec cette fille depuis le 21/08/2014 (très tôt dans la nuit) ou le 20/08/2014 (très tard dans la nuit), tout dépend comment on voit la chose.

Et c'est elle qui me motive à écrire. Oh vous me motivez bien-sûr, sans vos reviews, je n'aurais jamais pu continuer. Et sachez que chacun de vos mots d'encouragements me font sourire, rire, parfois même frissonner tellement ils me touchent. Je n'aurais jamais cru que mon histoire plairait autant, et c'est pour ça que je vous promets de ne jamais l'abandonner.

Mais cette fic, je ne peux en parler à personne. Sauf à ma p'tite femme. La seule à qui quand je la verrais, je pourrais montrer mes écrits, fière et heureuse, en pouvant dire que oui, c'est moi qui les ai écrits. Parce que ça peut paraître bête, mais loin de rechercher une admiration quelque conque ou m'en vanter, j'aimerais pouvoir un jour, entendre quelqu'un me dire en face qu'il apprécie mon travail. Parce que cette fiction me tiens énormément à cœur.

Donc cette histoire, c'est grâce à elle et à vous que je peux la publier, et à ses mots d'encouragement à chaque fois que je me mets à écrire.

Ma Racoon, ma Biche, ma femme, mon cœur... T'es la plus belle à mes yeux.

.. Et non d'habitude, je ne suis pas si niaise. Au contraire même. Mais... Si on peut afficher notre couple ici, alors autant le faire, parce que sur ce fandom, on peut être nous-même ^-^

Le profil de ma femme: www. fanfiction u / 2368423 / Et si le lien ne s'affiche pas ou que vous avez la flemme de le recopier, c'est Miyuki-Cherry-Lemon. Bien qu'elle va peut-être changer de pseudo prochainement, mais flemmarde comme elle est... Ce sera pas tout de suite! Puis elle est sur mon profil. Allez voir ses fictions, elle a une plume superbe, et ses histoires sont géniales.

Bref, c'est tout ce que je voulais dire. Et si quelqu'un se retrouve choqué de mes propos, (ce qui m'étonnerait étant donné qu'à part un couple hétéro, mon histoire est purement yaoi), je l'invite à revoir son jugement, et à apprendre à nous connaître avant de lancer la pierre.

Je ne sais pas du tout quand sortira le prochain chapitre, mais j'essaierais de faire vite, étant donné que c'est bientôt les vacances en plus ;) Alors à la prochaine et merci tout le monde!

Peace and Love. 'Emo.16