Chapitre 11 : Corps et mots
Hey la population ! Ultime chapitre, les amis… Vais-je finir sur une note positive, sur une note négative… A vous de découvrir.
Encore un grand merci pour votre soutien et vos encouragements qui me font toujours autant plaisir Je ne sais même pas comment vous exprimer toute ma gratitude pour vos mots qui sont sources de bonheur et surtout, qui me donne envie de continuer. Vous êtes le plus beau cadeau qu'un « auteur » peut recevoir. Même si je dois avouer que j'ai la pression pour ce chapitre...
Précision, petit Rated M mais je ne vous dis pas pour quelle raison *rire sadique*
Guest : Merci pour le compliment et la review, j'apprécie tes mots.
Il était psychologue depuis maintenant 19 ans, diplômé de l'une des plus grandes universités du pays mais jamais encore, il n'avait vu cela. Certes, il n'était pas spécialiste des thérapies de couple, sa préférence revenant à l'individu mais l'interaction de ces deux sujets le fascinée. On lui avait appris durant ses nombreuses années passées dans l'amphithéâtre que les couples n'existaient pas. Il existe des duos, des relations, des partenariats mais pas de couples. Cette chose n'est qu'une fiction, une pure création de l'homme pour justifier sa présence aux côtés d'un autre individu. Mais ici, il avait bien affaire à un couple : toujours sur la même longueur d'onde, une symbiose aussi bien physique que psychique et cet enrichissement permanent de l'autre.
-Bonjour Kate, bonjour Monsieur Castle.
-Docteur ! Répondirent-ils en cœur.
-Comment ce sont passés ces quinze derniers jours ?
-Bien.
-Avez-vous discuté de ce que nous avions parlé la dernière fois ?
-La confiance en soi ?
-Oui.
-Nous en avons parlé avec Rick et nous avons tenté d'avancer dans cette voie.
-De quelle manière ?
-Des discussions, des gestes… Rougit-elle en y repensant.
-N'ayez pas honte, vous n'avez pas à rougir quoi que vous ayez fait pour résoudre le problème.
-C'est personnel.
-Ne vous inquiétez, je ne vous demanderai pas votre remède.
-Je vous en remercie, sourit la concernée.
-Comment qualifieriez-vous votre relation à vos addictions aujourd'hui ?
-Nulles.
-Vous pouvez développer ?
-Je n'ai rien touché depuis 5 semaines.
-Parfait mais je voulais savoir si vous aviez eu des situations à gérer, des troubles ?
-Oui. Nous avions un dîner en famille et une des personnes s'est servie un verre.
-Ma mère, grimaça Rick.
-Ce n'est rien Rick, je te l'ais déjà dit.
-Comment avez-vous réagi ?
-Normalement, du moins je pense. J'ai eu une légère douleur au ventre mais je n'ai pas eu de réelle tentation de me servir un verre.
-C'est bien car l'une des difficultés du sevrage est le contact aux produits par le biais de tiers personnes.
-Comment l'avez-vous ressenti ?
-Moi ? Se surprit Rick.
-Oui, vous Monsieur Castle.
-J'étais énervé contre ma mère. Je ne veux pas que Kate subisse des tentations inutiles.
-Vous savez que vous ne serez pas toujours présent dans ce genre de situation ?
-Oui.
-Dans ce cas, il serait bon de lui faire confiance.
-Je lui fais confiance mais j'ai peur.
-Je comprends, c'est normal. Vous avez des questions ?
-Non.
-Dans ce cas, nous nous revoyons la semaine prochaine.
-C'est tout pour aujourd'hui ?
-Oui, Kate. Vous êtes sur la bonne pente, il faut donc réapprendre à vivre sans moi.
-D'accord. Dois-je venir seule ou accompagnée ?
-Avec Monsieur Castle.
Besoin de changement, besoin de respirer ou tout simplement besoin de se mêler à l'agitation New-Yorkaise, les amoureux se bécotaient dans le métro. Assis sur une vieille banquette défoncée en plastique où restaient numéros de téléphone et autres déclarations enflammées, ils profitaient des petits bonheurs de la vie. Le métro claquait à chaque changement de railles, des enfants braillaient, des mères les rappelaient à l'ordre…
Bref, la vie.
Des portes s'ouvrirent, des escaliers se gravirent et la pluie apparut.
-On a bien choisi notre jour, râla Castle.
-On peut attendre que l'averse se calme, ici, proposa Beckett alors qu'ils se tenaient à la sortie de la bouche du métro.
-Suivons vos conseils ma chère lieutenant.
-Ce n'est pas ton téléphone qui sonne ?
-Je pencherai plus pour le tien.
Elle se saisit de son IPhone et effectivement, c'était bien le sien.
-Tu ne réponds pas ?
-C'est mon père, grimaça-t-elle.
-Répond.
-Je ne peux pas.
-Pourquoi ?
-Je ne lui ai rien dit et je ne veux pas qu'il se sente coupable de mes erreurs.
-Je comprends mais il faudra peut-être que tu es une discussion avec lui ?
La sonnerie s'arrêta.
-Trop tard.
-Tu ne pourras pas garder ça juste pour toi, pour moi et pour Lanie.
-Je sais, répondit-elle déconcertée.
-C'est le mien, grimaça Rick en brandissant son téléphone. C'est ton père.
-Pourquoi, il t'appelle ?
-Tu ne lui réponds pas, c'est normal.
-Oui mais je ne vois pas le rapport avec toi.
-Il m'a dit qu'il fallait que je veille sur toi pendant son absence… Ce à quoi j'ai failli…
-Répond.
-Et je lui dis quoi ? S'exclama l'écrivain.
-Je ne sais pas c'est toi qui invente des histoires.
-Monsieur Beckett.
-Rick, excuse-moi de te déranger mais sais-tu où est ma Katie ?
-Elle est avec moi, ne vous inquiétez pas.
-Elle ne prend plus mes appels ?
-Si mais… Le temps qu'elle trouve son portable dans son sac, vous savez les femmes.
A cette remarque machiste, Kate lui asséna un coup de coude dans les côtes.
-Arrête ou je te le passe, murmura Rick en cachant l'interphone.
-Vous êtes sûr que tout va bien ?
-Oui, quelle question !
-Simplement que Kate n'a jamais eu de sac à main.
-J'ai dit ça moi… Pfff, je me suis trompé, c'était dans son manteau. Vous savez avec les gants, l'écharpe et le portable qui sonne.
-Vous me diriez s'il se passait quelque chose avec ma fille ?
-Monsieur Beckett, elle est ce qu'il m'est de plus précieux.
-Je peux lui parler ?
-Bien sûr.
-Il veut te parler, chuchota l'écrivain.
-Papa !
-Katie, comment vas-tu ?
-Très bien.
-Le travail, pas trop fatigant ?
-Non, mentit-elle.
-C'est moi ou j'ai l'impression de déranger ? S'enquit l'aîné.
Beckett vit dans cette phrase, le moyen plus ou moins juste de se défaire des questions de son père.
-Tu ne tombes pas au meilleur moment, si je puis dire.
Cette phrase lâchée, Rick lui lança un air paniqué.
-Non, mais ça va pas la tête. Je vais passer pour quoi auprès de ton père ? Murmura-t-il énervé.
-Tais-toi.
-Désolé, je ne savais pas, bredouilla le patriarche gêné. Je vais vous laissais, à plus tard les enfants.
-Tu n'as rien trouvé de mieux à dire à ton père que nous étions en train de passer du bon temps pour se débarrasser de lui ?
Kate se mit à rire devant la stupidité de la situation.
-Et ça te fait rire ?
-Oui.
Ses pommettes souriantes, ses dents blanches exposées, l'éclat de son rire, il n'en fallut pas plus à Rick pour la rejoindre dans ce fou rire alors que la pluie laissait place à un magnifique soleil, accompagné de son fidèle arc-en-ciel.
…
-Au lit Mademoiselle Beckett ?
-Si c'est un moyen pour me faire succomber, l'écrivain qui est en toi va devoir faire mieux.
-Est-ce un défi ?
-Peut-être… Peut-être pas.
Ce soir, elle était d'humeur rieuse et sensuelle. Elle ne portait plus qu'un long tee-shirt emprunté à son homme et Rick, son boxer.
-Pas la peine, dit-elle en prenant le tee-shirt que son partenaire s'apprêtait à mettre.
Il la regarda septique, un sourcil arqué.
-Viens.
Main dans la main, elle s'allongea sur le lit l'entraînant dans sa chute. Il s'appuya in extremis sur ses poings pour ne pas l'écraser de tout son poids.
-Quel réflexe Monsieur Castle !
-Je sais de qui tenir, susurra-t-il à son oreille.
Elle caressa sa joue et leurs bouches pour l'instant prudes se rencontrèrent. Elles se frôlèrent, se gouttèrent et se happèrent. Ils ne formaient plus qu'un imbroglio de soupirs tenu en haleine par le respect qu'ils se réservaient. Seulement, respect, délicatesse et sensualité furent métamorphosés en cette ardeur qui se consumait au fil des délices, câlineries et autres attouchements. Le baiser s'anima, s'emballa, les langues se lièrent, glissantes et chaudes, les dents s'entrechoquèrent. Rick grondait sous les assauts impétueux de sa muse qu'il finit par refréner pour s'abandonner dans le cou offert de celle-ci. Il s'étourdissait de son arôme, il s'abreuvait de sa transpiration, il léchait la salinité de sa sueur, il suçotait sa jugulaire, il mordillait sa peau, il la faisait sienne.
-Oh Rick…
Gémissement après gémissement, le souffle de Kate se fit plus court. Elle lui releva la tête, impatiente de cueillir ses râles dans son bouche.
Pendant que leurs langues se flattaient, Castle glissa sa main le long de sa cuisse dénudée, en la caressant, la palpant toujours plus près de son corps. Leurs intimités maintenant collées l'une à l'autre, il n'y avait plus que les mains brûlantes de Katherine sur le postérieur de son homme.
Deux, trois mouvements… Deux trois effleurements et son boxer n'était plus qu'une histoire ancienne.
-Hum Kate…
Il la fixait de ses yeux amoureux et mit ses mains sur son tee-shirt cherchant son approbation. Pour toute réponse, elle l'embrassa langoureusement : le temps de la retenue était dépassé.
-Tu es splendide, susurra-t-il, en flattant d'un regard ébloui sa poitrine ronde et nacrée. Il ravissait, presque avec révérence, les courbes parfaitement dessinées de ses seins.
L'écrivain s'extasiait devant ses seins galbés, doux et fermes, dont ses mains contenaient parfaitement l'opulence réservée. Son sang se renouvelait en une lave en fusion, en les sentant se pétrifier au contact de ses doigts où ses mamelons n'étaient que vibratos. Il enfouissait son visage entre ses pommes de Vénus, sans cesser de les agacer voluptueusement quand il sentit un soubresaut la transpercer.
-Doucement Rick… Souffleta-t-elle de plaisir.
L'impact, l'empreinte de cette maudite balle était encore là, à le narguer, à lui prouver qu'il avait failli, qu'il avait manqué à son devoir, qu'il n'avait pas été assez rapide… Mais que Katherine était bel et bien en vie. Sans détacher ses yeux de sa muse, il abaissa sa bouche vers l'un de ses seins, en captura le téton entre ses lèvres et le titilla de sa langue…. Ce qu'il lut alors sur son visage, l'ouragan, le déchainement, le plaisir originel, la lueur qui s'illumina dans ses deux prunelles avant que ses cils ne les voilent et qu'elle ne renverse la tête, le fit chavirer. Il n'avait jamais pris autant de plaisir à en donner. Etait-il possible de partager des émotions ? Etait-il possible de fusionner désir et plaisir ? Etait-il possible de jouir en voyant jouir ?
Peu importait…
Lorsque la bouche gourmande et ardente de son homme quitta son sein, Kate ne put réprimer une plainte. Mais… Elle se mua aussitôt en cri de plaisir quand il engloutit son autre mamelon, la faisant se cambrer en exposant vers lui ses seins palpitants et gorgés de désir. Le bassin incurvé contre le membre tendu de Rick, elle rêvait… Non. Elle ressentait. Cette érection la frôlant à mesure des mouvements, des frictions… Elle ne pouvait plus. Première fois. Elle cajola délicatement son sexe et une douce chaleur irradia sa main. Il était dur, légèrement chancelant… Prêt entre ses doigts appréciateurs.
-S'il te plait Kate, dit-il en retirant sa main.
-Qu'est-ce qu'il y a Rick ?
-Rien. C'est juste que je ne vais pas tenir, j'ai tellement envie de te faire l'amour.
-Moi aussi.
L'envie les assaillait, déchus de cette tentation primaire, originelle à deux plaintes de se saisir de ce rêve qui se trouvait pourtant à portée de main.
-On ne peut pas Kate, dit-il en s'allongeant sur le côté.
-Pourquoi ? J'en ai envie, tu en as envie.
-C'est peut-être ridicule mais j'ai peur de te faire du mal.
-Tu peux m'expliquer, fit-elle perplexe.
-Je me suis renseignée sur les propos de Burke concernant les… relations sexuelles.
-Et alors ?
-La drogue et l'alcool entrainent des effets indésirables sur les rapports intimes, déclara-t-il comme vaincu.
-Développe.
-Tu… Tu ne serais pas assez lubrifiée, rougit-il, mal à l'aise d'avoir cette discussion.
-Excuse-moi chéri mais je pense que tu m'excite assez pour pouvoir t'accueillir, riposta-t-elle.
-Je sais que c'est stupide mais je crains vraiment de te blesser.
-Ce n'est pas stupide babe. Tu es juste attentionné… et si vraiment tu as peur on peut utiliser du lubrifiant.
-Je préfère qu'on attende.
-Ok mais je ne vais pas renier mon plaisir dit-elle en l'enfourchant et en se déhanchant contre sa virilité.
(…)
L'habitude, la routine… Le cap à suivre pour la voie de la guérison… Le travail psychologique. Certains ne trouveraient aucun intérêt à parler, à étaler sa vie devant un illustre inconnu trouvant cela inopportun et inutile. D'autres, trouveraient en ce soi-disant professionnel de la raison, un arnaqueur, un homme de chèques ou bien un escroc mais une minorité ou une majorité, d'ailleurs… Les chiffres n'étant vérifiables… Trouveraient en cet homme d'écoute, un pilier. Une personne avec laquelle échanger est naturelle, et surtout qui ne vous juge pas.
-Cela fait maintenant six semaines que vous êtes sobre. Que ressentez-vous ?
-Quelques sensations de manque mais cela s'estompe au fil des jours.
-D'accord mais psychiquement que ressentez-vous ? Qu'éprouvez-vous ? Insista le médecin.
-Je ne sais pas, je ne vois pas trop que ce vous attendez de moi avec cette question, répondit-elle dubitative.
-Et vous Rick, que ressentez-vous ?
-De la fierté.
-Développez, s'il vous plait.
-Je suis fière de Kate, pour son courage, sa détermination… Sa force de vivre, de passer au-delà de toutes épreuves.
Elle le dévisageait, buvait ses paroles… Elle l'écoutait les larmes au bord des yeux.
-Je ne voulais pas te faire pleurer, dit-il en la prenant dans ses bras.
-Tu es trop mignon, s'émut-elle.
-Excusez-moi de couper le moment mais vous arrive-t-il encore d'avoir des crises de manque ?
-Non, cela fait un peu plus de deux semaines que je n'en ai pas faites. Vous pensez que je suis sur la voix de la guérison ?
-Oui mais je préfère vous mettre en garde. C'est un travail de longue haleine, permanent. Toute votre vie, vous serez confronté à vos troubles. Vous n'aurez plus forcément envie de recouler mais il se peut que par moment, dans des occasions spéciales, quelqu'un vous tende un verre et là, il faudra être forte pour refuser. Une goutte et vous replongerez, c'est certain.
-Je vois.
-Idem pour la drogue, surtout avec votre métier. Quand vous serez en possession de stupéfiants, il faudra puiser dans vos forces pour ne pas flancher.
-Rick sera à mes côtés.
-D'ailleurs, je voulais vous félicitez Monsieur Castle. Peu d'homme aurait fait ce que vous avez fait pour Kate. Les couples se séparent souvent dans des drames pareils. Elle a beaucoup de chance de vous avoir à ses côtés.
-Je l'aime tout simplement, dit-il en enserrant la main de la concernée.
-Je pense que notre couple en sortira plus fort.
-C'est exact. On se revoie dans 15 jours ?
-Parfait. Seule ou… ?
-Seule.
Le couple s'apprêtait à sortir du bureau de consultation quand Kate se stoppa.
-Je peux vous parler quelques instants en privé, dit-elle en direction de Rick.
-Un problème ? S'enquit ce dernier.
-Non, ne t'inquiète pas. Attends-moi dans la voiture.
Le docteur et Rick furent surpris, mais ils acceptèrent la requête. Après tout, Kate était la patiente.
-De quoi voulez-vous parler sans la présence de votre compagnon ?
Elle le regarda, se triturant les doigts et l'esprit. Comment aborder ce sujet ? Certes, c'était un professionnel, certes, il devait tout entendre mais c'était délicat.
-Vous savez que vous pouvez tout me dire, le rassura-t-il.
Elle attendit encore et finit par cracher le morceau.
-Nous sommes en couple depuis maintenant 6 semaines avec Rick…
-Je me doute que c'est avec Rick, plaisanta Burke.
-Vous ne m'aidez pas docteur.
-Désolé, reprenez.
-Nous sommes proches… Très proches mais pas encore totalement proches.
Le professionnel des suggestions et autres métaphores voyait très bien ce qu'elle voulait dire mais le plus important pour lui, était qu'elle verbalise. Si les non-dits revenaient déjà, le travail serait encore long.
-Je ne comprends pas, développez.
-Nous n'avons pas encore franchi le cap, tenta-t-elle.
-Quel cap ?
-Vous le faites exprès ?
-Oui. Je souhaite que vous mettiez un mot sur vos émotions, vos gestes et votre relation. Alors quel est ce cap ?
-Nous n'avons pas encore eu de relations sexuelles. Vous êtes content ! S'emporta-t-elle.
Hallelujah ! Cause désespérée ? Loin de là. Le docteur sourit en regardant sa patiente, mal à l'aise mais enfin franche, elle avait réussi à briser un de ses nombreux remparts.
Toutefois, le rictus de fierté du psy fut mal interprété par son sujet.
-Non, laissez faire c'est stupide. Je ne sais même pas pourquoi, je vous parle de ça.
-Non, ce n'est pas stupide. Je vous écoute.
-En fait, nous avons eu plusieurs fois l'occasion de le faire mais nous ne l'avons pas fait. J'ai très envie de passer à l'acte avec Rick, surtout que nous ne l'avons jamais fait ensemble. Le problème c'est que Rick a peur de passer à l'acte, de me blesser.
-Vous êtes-vous posé des questions à son égard ?
-Comment ça ?
-A-t-il envie de passer à l'acte ?
-Oui, à plusieurs reprises il a eu une érection.
-Cela peut être mécanique.
-Je vous assure que non…
-D'accord.
-Vous pensez que Rick a raison, d'attendre ? L'interrogea Beckett.
-Si vous êtes tous les deux prêts, je ne vois pas pourquoi vous ne sauterez pas le pas. C'est naturel et vous concrétiserez votre amour par l'acte le plus intime que vous puissiez partager.
-Oui mais comment lui faire comprendre ? Je ne vais pas lui sauter dessus, dit-elle en repensant à sa première venue chez Rick.
Burke se mit à rire.
-Vous n'êtes plus une adolescente. Montrez-vous raisonnable, adulte et sérieuse. Monsieur Castle comprendra que vous êtes prête et vous vous laisserez emportez pas l'instant.
-Merci docteur.
-De rien.
…
Le trajet du retour au loft n'avait pas été… Comment dire ? Habituel. Il avait perçu dans les gestes, le regard et les quelques paroles de sa moitié que quelque chose n'allait pas. Il avait tenté de lui faire avouer à demi-mots le problème mais elle était hermétique à ses tentatives, à son humour… Récoltant seulement un faux sourire ou petit mot doux. Il ne savait si c'était le cœur ou la raison qui n'y était pas mais cette discussion en tête à tête avec Burke avait définitivement chamboulé sa partenaire. Seulement Castle se trompait… Il se vantait de la connaître, certes mais l'esprit d'une personne est bien plus complexe que ce qu'il ne pouvait croire. Elle s'était peut-être refermée, oui… Uniquement pour réfléchir.
Comment avouer à Rick qu'elle était prête, qu'il était prêt, qu'ils étaient prêts ? Comment lui faire comprendre qu'elle ne risquait plus rien ?
Se posait-elle les bonnes questions ? Elle doutait…
Se montrer adulte et raisonnable… Voilà, les phrases de Burke qui résonnaient dans sa tête.
Ne devait-elle pas tout simplement avouer clairement les sentiments qu'elle portait à son homme ? L'autoriser à lire dans ses états d'âmes ? Lui dire ce qu'elle n'avait jamais dit à un homme ? Tant de questions qui entrainaient à leur tour une multitude d'interrogations…
Quels moyens utiliser pour ces déclarations ? Des paroles qui s'envolent ? Des mots qui s'effacent ? Des écrits qui restent ? Oui. Des écrits… Quoi de plus beau pour un écrivain, maître des mots, de recevoir de la femme qu'il aime, une lettre ? Son choix était fixé.
Elle s'était mise à la rédaction de sa lettre après avoir vaguement entendu Rick lui dire qu'il allait se promener et après avoir reçu une légère caresse sur la joue.
Cher Rick,
Je t'aime
Katherine grimaça à peine ces quatre mots déposés sur le papier. La formulation était bien trop directe… Néanmoins véridique. Elle fit donc une boule de ces prémices peu concluantes et se remit à la tâche.
Cher Rick,
Le stylo levé, le nez au vent, elle ne trouvait pas les mots. Elle voulait quelque chose de fort, quelque chose dont il se rappellerait toute sa vie.
Cher Rick,
Tu es l'homme le plus merveilleux et le plus
Rageant de colère, elle envoya valser cette feuille à côté des deux premières. Le dépeindre ne servait à rien il fallait qu'elle se dévoile, qu'elle se montre.
Cher Rick,
Les sentiments que j'ai pour toi sont inégalables
Nouvelle boulette. L'intonation n'était pas là, n'était pas la bonne… Il fallait qu'elle parle de ses émotions, de ses sentiments… Qu'elle parle avec son cœur.
Cher Rick,
J'aurai préféré t'avouer mes sentiments dans d'autres circonstances, sans drames, sans haine, sans larmes mais… Il faut croire que nous ne ferons...
La raison et le cœur enfin réunis, l'encre coulait à flots sur le papier, sans anicroche, sans hésitation aucune… Son cœur parlait, son cerveau traduisait, sa main écrivait.
Ce n'est que deux heures plus tard qu'elle revint à la réalité.
Le bouchon retrouva sa place sur la mine, son regard revint à l'horizon. Le point final venait de sonner le glas de cet aveu… Comme la vingtaine de boulettes de papiers étalés sur le sol telles de vulgaires essais sentimentaux.
La porte du loft claqua et elle s'empressa de se débarrasser des cadavres littéraires gisant sur la moquette du bureau de Rick.
-Hey babe !
-Kate, sourit-il sceptique quant à ce changement d'humeur.
Chacun à un bout du loft, ils restaient de marbre. L'écrivain restait en retrait, comme incertain. De ça deux heures, sa muse était discrète, impénétrable et là, hop ! Elle était redevenue joviale et souriante.
Un mystère qu'il ne résoudrait jamais…
Toutefois, tous ses doutes se volatilisèrent quand les bras de sa douce entourèrent son cou. Il l'enlaça à son tour, sentit ses lèvres se pressaient contre les siennes et sa langue quémander l'accès à son intimité. L'embrassade devint plus langoureuse, plus tendre, plus lente… Au gré des mouvements de leurs langues.
-Tu vas bien ? S'enquit-elle.
-Oui, j'ai été me promener au parc.
-Tout ce temps ?
-Il fallait que je réfléchisse.
-De nous ? S'inquiéta-t-elle en le dévisageant.
-En autre…
-Dois-je m'inquiéter ?
-Non par contre, je suis curieux de savoir ce que tu faisais dans mon bureau.
-Je profitais de ton fauteuil.
-Moelleux à souhait.
-Parfaitement usé par ton postérieur plutôt, plaisanta-t-elle.
-Moque-toi de moi mais si je ne m'abuse tu apprécies mes fesses.
-Tu as complètement raison, répliqua-t-elle en les pressant.
…
L'après-midi déjà bien entamée, l'heure du dîner n'avait tardé. Le repas s'était bien passé, un peu étrange à quatre, un écrivain, une étudiante, une actrice et une lieutenant de police : une attablée hétérogène digne d'un vaudeville. Katherine s'était sentie plus à l'aise lorsque les conversations s'étaient dirigées vers Castle. Elle avait pu récolter de nombreuses anecdotes aussi croustillantes que déroutantes… Qu'elles ne manqueraient pas de ressortir à son homme en cas de besoin.
Après, tout s'enchaîna très vite et pour le meilleur : Katherine allait pouvoir mettre à exécution son plan romantique. Martha passait la nuit avec l'un de ses nombreux prétendants ce qui traumatisa légèrement Rick, qui même à son âge détestait connaître les soirées agitées de sa mère. Quant à Alexis, elle faisait une nuit astronomique avec sa classe : la tête dans les étoiles et l'esprit dans les livres. En somme, ils étaient seuls ce soir… Plutôt arrangeant car si son plan fonctionnait, la brunette se laisserait porter par son écrivain… Et pour rien au monde, elle ne souhaitait retenir son plaisir. Toutefois en y réfléchissant, son but premier n'était pas le rapport en lui-même ou faire succomber Rick -même si on pouvait le croire- mais c'était de lui prouver son amour.
-A quoi tu penses ? Demanda-t-il en sortant de la salle de bain.
-A notre avenir, répondit-elle en rentrant à son tour dans la salle d'eau.
Il regarda la porte se refermer et songea aux dires de sa muse… L'avenir… Cette chose incertaine qui se profilait à lui mais qui maintenant à ses côtés revêtait une toute autre saveur…Bien plus positive, bien plus heureuse.
Déposant sa montre sur la table de nuit, il remarqua une lettre. Il s'en saisit et reconnu immédiatement l'écriture, celle de son équipière : Always. L'écriture était manuscrite, bien plus profonde bien plus personnelle qu'une vulgaire feuille imprimée par une machine sans âme.
Cher Rick,
J'aurai préféré t'avouer mes sentiments dans d'autres circonstances, sans drame, sans haine, sans larme mais… Il faut croire que nous ne ferons jamais rien comme personne. Sache néanmoins que les émotions que je ressens pour toi sont sincères. Je n'ai, de toute ma vie, éprouvé de chose si belle et si grisante que l'amour que je te porte. Tout simplement parce que je n'étais pas tombée amoureuse.
Je n'étais pas prête… Peut-être.
J'avais peur… Sûrement.
Aujourd'hui, je ne suis effrayée de cet amour. Tu chasseras mes démons, tu dissiperas mes craintes, tu traqueras mes mauvaises habitudes… Tu m'aimeras de ton cœur.
J'arrive difficilement à me faire à l'idée que moi, Katherine Beckett… J'ai besoin de quelqu'un…A ce point. J'ai besoin de toi à mes côtés, derrière moi, dans mes pas… Partout et tout le temps.
Tu as été mon plus grand et mon plus lourd secret depuis ces trois dernières années mais bien au-delà, tu as été ma révélation. Chaque fois que je perdais mon regard sur toi ou dans tes yeux perçants, je fondais. C'était comme une fatalité face à laquelle je ne pouvais me battre… Ou face à laquelle, je ne voulais me battre.
Tout cela pour te dire que nous sommes ensemble depuis plus de trois ans… Certes, nous ne formions pas un couple mais nous agissions comme tel. J'ai caché mes sentiments pour ne pas voir l'évidence : grossière erreur.
Je ne me suis jamais senti si épanouie depuis que je t'ai déclaré ces trois petits mots.
Je te remercie donc de m'avoir ouvert les yeux, d'être resté, de m'aimer, de toujours m'épauler dans les pires moments de la vie… Que ce soit l'enquête de ma mère, le travail et cette fichue descente aux enfers.
Tu es l'amour de ma vie, le remède de mes maux.
Je t'aime Richard Castle, de tout mon cœur.
Kate.
Elle était accoudée au chambranle de la porte, l'admirant. Il était ému, chassant de ses mains viriles les larmes persistantes de ses yeux. Lui, l'écrivain, l'auteur, prenait en pleine face ses propres armes. Il savait que les mots valaient souvent plus que des paroles mais là, sa moitié l'avait atteint en plein cœur. Bien plus qu'une lettre, qu'une déclaration, c'était une hymne, une ode à l'amour. Des mots, des phrases qu'ils retiendraient au fil des années, comme une chanson entêtante, comme un poème enivrant. Le papier serait usé par les nombreuses lectures et relectures et jauni par le temps, l'avenir et le futur. Une sorte de rappel comme quoi l'homme n'est rien sans la femme de sa vie… Comme quoi l'amour entre deux personnes est bien plus fort que l'esprit.
-Kate, c'est merveilleux mais en quel honneur ?
-Pour t'avouer mes sentiments, dit-elle en s'asseyant à ses côtés.
Il prit son visage en coupe, les yeux brillants rivés aux siens.
-Je t'aime… Je t'aime tellement Katherine.
-Moi aussi Rick. Je t'aime.
Ils s'embrassaient chastement, langoureusement, frénétiquement si bien qu'il termina sur le corps de sa moitié. L'heure n'était plus aux tâtonnements, aux hésitations. Leurs lèvres s'écartèrent, leurs langues se caressèrent avec une passion qui éveilla un violent désir chez les deux amants.
-J'ai envie de toi, murmura-t-il.
-Moi aussi.
Elle le bascula et se retrouva à califourchon sur ses cuisses. Il remonta délicatement ses mains sous son tee-shirt et le lui retira aussi sensuellement que tendrement. Elle était sublime, il semblait rêver que dire fantasmer. Son ventre plat, ses seins érigés, sa gorge offerte, ses cuisses athlétiques… Son sourire rayonnant, quasi intime… Ses yeux emplis de désir. Elle était avec lui, il était avec elle… Ils étaient enfin ensemble pour se prouver ce qu'ils refreinaient depuis plus de trois ans. Les paroles avaient disparu seuls le silence et les regards demeuraient. Ils se dévoraient du regard, ils patientaient, ils attendaient… Pour quoi ? Pour qui ? Ils ne savaient pas.
Rick se hissa donc sur les coudes pour cueillir les douces ellipses de sa muse qui le fit se rallonger. Leurs lèvres menaient avec brio cette chorale de suçotements, d'étirements pour enfin, laissait place au chef d'œuvre de leurs langues. Elles se faufilaient, se cajolaient pour ne faire plus qu'une, écho de leurs alliances charnelles.
La jeune femme voulant gouter autre chose, voulant s'aventurer sur des terres plus chaudes délaissa la bouche de son amant pour la route des épices. Elle s'appliquait à laisser trainer ses dents le long de sa mâchoire dans un acte sauvage, à déposer de légers baisers le long de sa jugulaire vers son épaule quand elle sentit les mains curieuses de son amant se faufiler sur son corps. L'écrivain appréciait la moindre parcelle de son corps ferme. Il avait l'impression de jouer une partition où la peau de son amante réagissait à son touché. Une pression, un gémissement… Une caresse, un frisson… Un suçon, un cri… Il pressait, il palpait, il caressait. C'était bon, trop bon… Elle commençait à ployer son bassin contre l'envie évidente de son amant… Simulant l'acte qu'elle chérissait. Elle releva la tête vers lui et lui ôta son tee-shirt, non sans bouder son plaisir de déposer un baiser sur son cœur. Ils ne leurs restaient plus qu'un rempart à leur union mais elle continuait de glisser ses mains de son ventre à son torse, de ses épaules à ses bras.
-Je reviens.
Il la regarda intrigué mais quand elle revint, il comprit.
-On sera sûr, sourit-elle en brandissant le gel lubrifiant.
Elle voulait que toutes les éventuelles inquiétudes de son homme disparaissent leur plaisir devait être leur seule préoccupation.
Avant de reprendre sa place, elle posa le gel sur la table de nuit et retira son tanga. Immobile et nue devant lui, elle se mordillait la lèvre. Il n'avait rien perdu au spectacle, savourant cette image fantasmagorique et lourde de sens. Elle se montrait à nue, sans aucune retenue. D'ailleurs, il ne se remit de cette image que lorsqu'elle se rassit sur lui. Plus pressée, plus entreprenante, Kate ne perdit pas une seconde pour lui enlever ce boxer devenu de trop. Libérée, débridée de cette gage de tissu, sa masculinité triomphait entre leurs deux corps.
Ils étaient nus.
Elle renversa la tête sur le côté, envoyant ses cheveux sur le côté et s'abaissa sur son visage pour venir agripper ses lèvres. Son sexe victorieux vibrait contre son bas ventre, ne l'émoustillant que davantage. L'état de son homme n'était guère mieux sous le frôlement de ses seins sur ses pectoraux. Il choyait son dos dans des caresses lascives mais brulantes toujours en proie à plus de contacts. Quand les distractions furent trop usées, elle s'étendit et attrapa la lotion. Une noisette dans la paume de sa main et elle commença, un lent va et vient sur la virilité de son homme. Elle le faisait coulissait entre ses doigts, il était dur, chaud, doux… Elle se sentait flattée d'être la raison de cette réaction.
-Ralenti… Gémit-il.
Il savait qu'il pouvait partir à n'importe quel moment sous les doigts de sa femme. Elle ralentit et ses yeux vrillèrent dans les siens quand elle perçut une main effrontée se glisser près de son intimité. Il se jouait de son plaisir, quand il glissa soigneusement son index en elle. Lentement presque imperceptiblement, il allait et venait dans cette douce intimité.
-Hum…
-Je crois que c'était superflu, dit-il en désignant le gel.
-Je te l'avais dit.
Ils délaissèrent les préliminaires tant consumés et s'embrassèrent pour sonner le glas de la sagesse.
Soucieux de sa moitié, Castle s'enquit des moindres détails de leurs imminentes unions.
-Tu préfère quelle position, je ne veux pas que cela te soit douloureux ?
Elle se mit à rire dans son cou.
-Je ne suis pas en sucre.
-Tu dois me trouver nul, rougit-il.
-Non, attentionné.
-Je ne suis pas comme ça, d'habitude.
-Ne t'inquiète pas, je ne me fais aucun soucis sur tes talents.
Il la laissa sur lui mais doucement en pressant ses hanches, il l'installa sur sa virilité et les doigts de Kate se crispèrent dans les siens. Une main sur son épaule et l'autre dans sa main, elle coulissa sur son membre tendu, les yeux rivés à ceux de son homme. Il était concentré sur son regard car la sensation il la percevrait mais son regard, lui était unique et seulement visuel. Et effectivement, quand il fut entièrement en elle, il rencontra un endroit chaud et humide mais ce qu'il vit se révéla encore plus sublime. Ses émeraudes avaient viré au noir et ses pupilles s'étaient dilatées sous l'émotion du nouveau lien qui les unissait.
Complets et enfin réunis, ils soupirèrent d'un même gémissement.
-Oh…
Elle n'aurait pensé ou bien même imaginé qu'un homme ne puisse lui faire du bien, simplement en la comblant. Ils étaient encore figés mais la chaleur la gagnait déjà. Elle débuta une lente et ample ondulation sur sa virilité, savourant cet échange inédit avec son partenaire. Le rythme était alangui mais reflétait la parfaite osmose du couple. Calme, poussif… Quasi jouissif. La bouche entrouverte, elle cherchait un nouveau souffle. Sa main toujours dans celle de Castle et l'autre sur son épaule, elle ne pensait plus à rien à part sur l'affinité qui les rapprochait. Rick pressait de sa main libre son flanc, à la limite de son sein… Caressant simplement de son pouce, ce téton tendu. A l'image de leurs joutes congruentes, leurs corps s'emboitaient à la perfection mais il se devait de lui prouver dans quel état elle le mettait.
D'un coup de hanche précis, il la renversa, si bien qu'elle échappa un soupir de surprise.
-Han…
Il retira ses mèches insolentes de son doux visage et poussa plus durement en elle. Il était puissant, elle le sentait en elle et hors d'elle mais toujours dans un infime respect. Il avait maintenu le tempo sage imposé par sa muse agrémentant simplement l'acte par des coups plus soutenus.
Un regard, un coup de rein raide… Un gémissement.
Un baiser, un coup de rein souple… Un halètement.
Un râle, un coup rein accentué… Un souffle.
Un grognement, un coup de rein agile… Un soupir.
-Oh… Rick…
Elle pensait ne plus jamais ressentir cet étourdissement, cet enivrement, cette sensation de plaisir que lui procuraient d'antan, la drogue et l'alcool mais ce soir, elle replongeait, le sourire aux lèvres. Ses yeux étaient tombés dans ceux de son écrivain, et l'amour qu'elle y lut fut bien plus grisant que la promesse sans lendemain d'une injection, d'une bouteille ou d'un peu de poudre blanche.
D'un geste rageur, d'ultime rédemption, Kate bascula son amant sur le dos et telle une amazone, elle le chevauchait. Ses coups de rein étaient anarchiques, plus rapides… Chaque mouvement était un coup de butoir supplémentaire.
-Oh Kate…
Il subissait, il était tributaire de ses hanches, de son bassin… Le prisonnier de ses ardeurs.
S'en plaindre ? Plutôt crever que de stopper cette douce torture. Jamais, il n'avait senti ça avec une femme. Elle le faisait sien. A chaque va et vient, il butait en elle encore plus profondément que le dernier coup.
-Kate, je vais…
-Oui, babe…
Des étoiles scintillaient sous son regard, son membre vacillait… La tentation.
Un geste autoritaire. Il saisit sa nuque pour la plaquer contre son torse et ils s'embrassèrent furieusement, douloureusement. Plus de contacts, plus de frictions, plus de partage, plus de chaleur, plus de plaisir… Ils éclatèrent en mille éclats sous la pression, la férocité incroyable de leurs orgasmes dévastateurs.
-God Rick…
Soubresauts, respiration ahanante, elle s'effondra comme un jeu de cartes sur le torse de son amant dont elle sentait le plaisir réchauffer son intimité par saccade. Ils haletaient, cherchant à ramener un peu d'air dans leurs poumons.
-Je t'aime, murmurèrent-ils d'une même voix.
Demain, après-demain, dans un mois, dans un an, dans vingt ans, Katherine retomberait peut-être, qui sait… Mais cette nuit, elle avait sa drogue : lui. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait en vie.
C'est terminé ! J'espère que vous aurez pris autant de plaisir à lire que moi à écrire cette histoire même si je reste personnellement sur ma faim pour ce dernier chapitre xD N'hésitez pas à me laisser un message sur vos ressentis, sur vos points négatifs ou positifs…
Je vous dis à la prochaine !
AlwaysCaskett3012
