Note d'auteur:

Zdravstvuyte à tous! (non, non, rassurez-vous, je n'ai pas tapé au hasard sur les touches de mon clavier ^^, j'ai juste dis "bonjour" en russe :P)

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira...

Bonne lecture!

Lililouna: Nouvelle revieweuse! C'est cool! ^^ Merci pour tes gentils mots, et voici la suite tant attendue ^^

Jenifael09: Contente que le dernier chapitre t'ait plu, en espérant que tu aimeras le nouveau ;)

marjsafi: Contente que la fic te plaise! :D

ophdess : Oui ils ont mis pas mal de temps à se rendre compte, ou plutôt il se voile la face ! Ah ça aura au moins fait rire quelqu'un cette histoire de la vision purement pragmatique de Drago...nan mais un problème médical?! Tu verras que dans ce chapitre ce point sera developpé, en espérant que ça te fera sourire à nouveau! Bisous !:D

Chapitre 12 : Un concert plein de surprise

Drago avait mal dormi et il était de mauvaise humeur. Il s'était réveillé en sursaut plusieurs fois dans la nuit, suite à des cauchemars déconcertants. Les songes qui ne l'avaient pas quitté de toute la soirée, le mettaient en scène dans le Poudlard de 1998, Voldemort était face à lui et lui demandait où était Potter. Comme Drago n'avait aucune information intéressante à lui apporter, le Seigneur des Ténèbres se mettait à chaque fois dans une colère noire et exécutait les parents du jeune homme. A chaque fois, Drago s'était réveillé au moment où il assistait impuissant au sacrifice de ses parents. A la vue de leurs corps sans vie, il avait eu l'impression que le sol s'ouvrait sous ses pieds et qu'un gouffre béant l'engloutissait tout entier dans les ténèbres. Puis plus tôt dans la matinée, lorsque l'épuisement avait été plus fort que sa peur des cauchemars. Il s'était mis à rêver d'Hermione Granger, ce qui était peut-être encore pire pour lui. Il la revoyait le soigner dans l'espace restreint du petit local. Il pouvait sentir la pression de ses doigts contre sa peau et les frissons que cette sensation avait fait naître en lui. Puis, Drago observait de nouveau les traits de son visage et retrouvait la concentration extrême qu'elle avait affichée en se penchant sur sa blessure. Il se réveillait en sursaut chaque fois qu'il en venait à l'examen des lèvres de la jeune femme brune, comme si son subconscient voulait l'empêcher de tomber plus bas, ou bien cherchait à lui cacher une vérité…

A présent, fatigué et mal luné par cette nuit agitée, il avançait d'un pas nonchalant, en direction de l'infirmerie. Il était tout à fait décidé à comprendre les raisons de son état fiévreux et de ses divagations permanentes lorsqu'il se trouvait en présence d'Hermione Granger. Il avait entendu dire que les consultations se déroulaient au sixième étage, car des petits farceurs s'étaient amusés à jeter des billes explosives dans les locaux du troisième étage. Cela avait eu pour conséquence d'endommager la moitié des installations et avait contraint Madame Peachface a déplacer l'infirmerie dans la salle du sixième étage. Lorsque Drago atteignit enfin son but, il remarqua la file impressionnante de malades qui attendaient pour se faire soigner. La file d'attente s'étendait sur toute la longueur du couloir, à croire qu'ils s'étaient tous donné le mot pour tomber malade ce jour-là. Néanmoins, le jeune homme s'avança vers le bout de la file et croisa les bras avec agacement.

Un bon quart d'heure passa sans qu'aucun élève n'entre ou ne sorte de l'infirmerie, et le Serpentard de cœur qui avait l'habitude d'obtenir très vite ce qu'il désirait ne comprenait pas pourquoi la file n'avançait pas.

« Par Merlin ! Cette satanée file n'avancera jamais ou quoi ? s'énerva-t-il à haute voix.

— Il y eu une épidémie de Flegmotomie chez les troisième années, suite à l'exposition prolongée à un Chinchilla à poils longs de Corée », lui expliqua le jeune élève qui le précédait. Il avait le bras en écharpe et le teint pâle. « Selon le professeur de soins aux créatures magique, dans de très rare cas, ils peuvent être porteurs du virus du flegme ce qui entraine une paresse exagérée et une passivité exacerbée chez les personnes qui ont été exposées. »

— Mais bien sûr ! Ce serait pas plutôt en rapport avec cette histoire de concert d'opérette auquel on est tous obligé d'assister ? demanda Drago avec scepticisme.

— Crois ce que tu veux, répondit le jeune sorcier en haussant les épaules, en tout cas je peux te dire que ce virus est dévastateur. Je peux témoigner avec assurance car j'en ai vu les conséquences de mes propres yeux ! Un des amis de mon frère, qui a suivi le cours sur les Chinchillas, est resté avachi dans un des fauteuils de la salle commune de Poufsouffle sans même prendre la peine d'avaler sa salive. C'était impressionnant, il y avait de quoi remplir le lac de Poudlard ! Ensuite tous ceux qui ont été exposés ont été mis en quarantaine, car le virus peut être contagieux.

— Et pourquoi toi, tu ne l'as pas chopé ce sale virus ?

— Je n'ai pas pu assister au cours cette semaine à cause de mes blessures. J'étais bloqué à l'infirmerie jusqu'à ce qu'on la fasse exploser. Du coup, je n'ai pas été exposé assez longtemps au virus pour être contaminé. Mais tous ceux qui se sont moqués de moi après que je sois tombé de mon balai en cours de vol, se sont retrouvés en quarantaine !

— J'en déduis que tu es en première année ?

— Oui, et tu peux aussi en déduire que je ne suis vraiment pas doué avec un balai, dit-il en soulevant son bras plâtré, mais je ne désespère pas de réussir un jour à le maitriser totalement. Mon rêve est de devenir un célèbre joueur de Quidditch comme mon grand-père, le grand Dai Llewellyn ! Mais pour l'instant je fais la queue pour que Madame Peachface m'enlève mon plâtre.

— Un chic type ton grand-père, se contenta d'observer Drago

— Merci, je suis très fier d'être de la même famille que lui ! », annonça avec fierté le petit sorcier en herbe.

Drago connaissait le joueur Dai Llewellyn, dit le « dangereux », qu'il admirait pour ses prouesses techniques. Cette révélation le persuada donc de ne pas maltraiter ce jeune sorcier qui descendait d'une famille au nom illustre. Il se tut et attendit encore un nouveau quart d'heure avant que la porte de l'infirmerie ne s'ouvre et ne laisse entrer un nouveau patient. Entre temps, la file s'était agrandie et dépassait le coin du couloir. Drago, qui commençait à perdre patiente et à se sentir idiot, se décida finalement à agir. Il observa discrètement les élèves qui l'entouraient, puis il porta une main à son front. Bientôt il se laissa glisser au sol, la bouche entrouverte, un filet de bave dégoulinant le long de sa joue pâle. Le sorcier de première année avec qui il avait discuté, s'abaissa et s'inquiéta de ce subit malaise. Quand son regard croisa les yeux hagards du Serpentard de cœur, Drago lui fit un clin d'œil. Le jeune Llewellyn comprit alors le stratagème et entreprit de rentrer dans le jeu de son ainé, car le respect que Drago avait exprimé à l'égard de son aïeul l'avait profondément touché.

« Ecartez-vous, écartez-vous ! Je crois qu'il est atteint de Flegmotomie aiguë ! »

La panique s'empara des élèves voisins et bientôt se propagea dans toute la file. Si bien qu'au bout d'un moment, on appela l'infirmière à la rescousse. Drago était toujours avachi au sol dans un état de relâchement inquiétant quand l'infirmière le souleva et l'emmena à l'intérieur de son bureau de consultation. Elle le déposa sur un lit et entreprit de le ranimer. Drago répondit, évidemment, positivement au traitement et se releva sur les coudes.

« Vous m'avez fait peur. J'ai bien cru que le virus avait atteint toute l'école. Eh bien Monsieur...

— Caleb Windson.

— Monsieur Windson, pour quelle raison êtes-vous venu me consulter puisque selon toute vraisemblance vous ne souffrez pas de Flegmotomie ? l'interrogea-t-elle avec un sourire mi- complice, mi- agacé.

— Eh bien, j'ai des symptômes très inquiétants, commença-t-il à expliquer. Il m'arrive d'avoir des bouffées de chaleur incontrôlées, mes battements de cœur s'accélèrent, et j'ai les idées qui s'embrouillent. J'ai l'impression que mes sensations se contredisent. J'imagine des choses complètement absurdes et j'adopte un comportement maladroit qui ne me ressemble pas du tout. Je dois forcément être victime d'une maladie quelconque, qu'en pensez-vous ? »

L'infirmière l'observa un moment en silence. Elle cherchait à savoir si le jeune homme n'était pas en train de se moquer d'elle, mais finalement elle comprit qu'il se demandait réellement ce qui lui arrivait. Elle ne put réprimer un sourire amusé, puis elle reprit son sérieux et tenta de guider Drago vers la réponse à son interrogation.

« Ces symptômes se manifestent-ils à des moments particuliers ?

— Oui, exactement ! s'exclama le Serpentard de cœur qui s'imaginait déjà que l'infirmière avait trouvé la solution à tous ses problèmes. J'ai le cœur qui s'emballe et de la fièvre chaque fois que je suis en présence d'une certaine élève. Sa proximité est toujours une source de trouble…

— Je vois. Et cette élève, vous entendez-vous bien avec elle ?

— Quoi ? Non, bien sûr que non. C'est une idée absurde et répugnante ! s'écria Drago.

— Calmez-vous, je ne fais que poser des questions afin d'établir un diagnostic fiable, le calma madame Peachface. Ces pensées inhabituelles qui vous viennent à l'esprit en sa présence, diriez-vous qu'elles sont agréables ou bien tout le contraire ? »

Drago réfléchit un moment avant de répondre. Il voulait se montrer sincère afin de donner des informations au plus proche de la réalité, pour que l'infirmière le guérisse au plus vite.

« Je dois avouer que je me sens comme apaisé en sa présence. Mais c'est un sentiment qui ne me ressemble pas du tout. Je déteste cette fille et je voudrais plutôt mourir que de m'inquiéter de son sort.

— Récapitulons, vous le voulez bien ? Vous ressentez un malaise physique et moral lorsque vous êtes en présence de cette jeune femme. Votre cœur bat plus fort, et vous devenez fiévreux. De plus, vous avez des pensées contradictoires avec votre personnalité et vous agissez avec maladresse quand vous êtes près d'elle. Pour moi, Monsieur Windson, le diagnostic est clair…

— Vraiment ? Vous allez pouvoir me soigner alors ? s'émerveilla Drago plein d'espoir.

— Je crains de ne pouvoir rien faire contre votre état actuel.

— Mais vous venez de me dire que vous saviez de quoi je souffrais !

— En effet, mais ce n'est pas une maladie qui se soigne. Elle échappe à tous les remèdes existants.

— C'est aussi grave que ça ? Dites-moi de quoi il s'agit à la fin ! s'écria Drago d'une voix enrouée par l'inquiétude.

— Je crains que vous ne soyez amoureux mon garçon. »

Amoureux ? Comment ça amoureux ? Drago n'arrivait pas à croire ce que venait de lui révéler l'infirmière de Poudlard. Il avait dû mal entendre, il ne pouvait pas avoir compris qu'elle le soupçonnait de ressentir de l'amour pour la Sang de Bourbe qu'était Hermione Granger. Non, non, cela n'était pas possible, c'était invraisemblable. Rien que le fait d'éprouver de l'attachement était prohibé dans sa famille, alors être amoureux ? Et d'une né-moldue par-dessus le marché !

Son père l'avait souvent mis en garde contre ce sentiment stupide qu'était l'amour. Il l'avait prévenu qu'il était source de désagréments et de perte d'énergie. Drago l'avait même entendu qualifier l'amour de futile et d'abrutissant. Alors lui, qui avait toujours été persuadé de la véracité de ses dires, avait ignoré la part de lui-même qui voulait laisser s'exprimer de tels sentiments et n'avait jamais trouvé d'intérêt dans les histoires de cœur de ses camarades. Lui-même ne s'était jamais penché sur la question puisqu'il était persuadé que le sentiment amoureux était une perte de temps, dont il ne tirerait jamais aucun bénéfice.

Ainsi, lorsque Pansy Parkinson avait montré plus d'insistance dans sa volonté d'approfondir leur relation, il s'était éloigné de la jeune fille et l'avait snobée. Il savait l'avoir fait souffrir et cela l'avait chagriné un temps, car il appréciait la compagnie de Pansy malgré son mauvais caractère. Mais le martèlement éducatif avait été plus fort que l'affection qui les liait et il avait scrupuleusement suivi la voie de la raison. D'ailleurs le schéma se répétait à l'infini et le peu de jeunes filles qu'il avait jugées dignes de son intérêt n'avaient pas connu un meilleur sort, car il les avait toutes dupées et obtenu d'elle ce qu'il voulait avant de s'en éloigner aussi vite qu'il s'en était approché. Finalement, il n'avait jamais écouté son cœur et ne savait pas ce que signifiait être amoureux, car en réalité c'était bien de cela dont il s'agissait : la maladie qui s'était emparée de lui. Mais il continuait de refuser d'affronter cette réalité…

« Vous n'êtes qu'une imposteur ! s'exclama Drago avec colère. Attendez que je m'occupe de votre cas ! Je me demande bien, où vous avez pu obtenir vos qualifications pour exercer dans cette école ! Moi, AMOUREUX d'elle ? Mais c'est vous qu'il faut faire soigner vieille harpie ! Jamais je ne tomberai aussi bas ! Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous faire radier du corps médical. Non mais, proférer de pareilles inepties ! »

Il sorti en trombe de la pièce, sous le regard médusé des élèves qui patientaient dans le couloir. Il continua de faire référence à l'incompétence de l'infirmière à haute voix et cria haut et fort qu'il n'était pas amoureux à tous ceux qu'il croisait.

De son côté, Hermione avait passé l'une des meilleures nuits de toute son existence. Les moments qu'elle avait partagés avec la mère de Mable Wright lui avaient redonnés de l'espoir. Elle ne considérait plus sa situation comme dramatique et préférait chercher à positiver les choses. Après avoir petit-déjeuner, elle se dirigea vers la bibliothèque où elle avait donné rendez-vous à Drago afin de finaliser les derniers détails de leur plan pour se rendre à la réserve pendant le concert. En chemin, la jeune femme fut interceptée par Scott Hopkins. Cette soudaine apparition surprit Hermione qui avait complètement occulté l'existence du beau jeune homme. Elle s'en voulut un peu, car il s'était toujours montré très amical, tandis qu'elle l'avait délaissé ces derniers jours. Elle se promit de se rattraper à l'avenir et de lui prêter toute l'attention qu'il méritait.

« Bonjour Mable, cela fait longtemps que nous n'avons pas eu l'occasion de discuter, lui fit-il remarquer. Oh, je ne te reproche rien, rassures-toi. Avec l'enlèvement de Simmons et toute l'agitation produite par le concert de ta mère, c'est normal que tu ne sois pas très disponible.

— Merci de faire preuve de compréhension Scott. Mais je dois avouer que j'ai pas mal négligé notre amitié ces derniers temps. Je te promets de rattraper le temps perdu dès que tu le souhaiteras ! dit Hermione avec enthousiasme.

— Vraiment ? Eh bien pourquoi ne pas le faire maintenant ! J'ai un peu de temps libre avant le concert. Le club de lecture est fermé pour l'occasion, alors on pourrait peut-être aller se procurer des brioches beurrées aux cuisines, je connais un elfe qui m'apprécie particulièrement. Ensuite, on pourrait aller faire un tour près du lac. La pluie a cessé de tomber et j'ai entrevu le magnifique paysage qu'elle a laissé derrière elle. »

Scott semblait se réjouir d'avance de tous ces projets qu'il exposait avec un naturel déconcertant. Et Hermione resta bouche bée devant sa proposition. Elle se maudit intérieurement de faire des promesses aussi facilement et se promit de ne plus jamais recommencer. Cependant, elle ne pouvait pas décliner totalement l'offre de Scott, car elle ne voulait pas revenir sur sa parole. Elle décida donc de parvenir à un compromis.

« En fait je comptais me rendre à la bibliothèque, si ça t'intéresse tu peux m'accompagner. Ça nous permettra de discuter jusqu'à ce que le concert débute. »

La Gryffondor de cœur savait pertinemment que cette idée ne plairait pas à Drago, mais peu lui importait. Après tout, elle n'était pas censée se montrer agréable envers lui. C'est donc dans la bonne humeur que les deux adolescents se dirigèrent ensemble vers la bibliothèque.

Une fois arrivée à destination, Hermione entreprit de chercher Drago. Ils s'étaient mis d'accord pour s'installer dans un endroit isolé, c'est pourquoi elle opta pour le fond de la pièce. Elle remarqua très vite le jeune homme blond, avachi sur une table, la tête enfouie dans ses bras, comme s'il était accablé par tous les malheurs du monde.

« Caleb ? Caleb tu m'entends ? », demanda la jeune femme d'une voix douce.

Mais Drago ne se leva pas. Elle se mit à le secouer avec vigueur pour le faire réagir.

« Bon sang, s'écria soudain le Serpentard de cœur, tu vas me laisser en paix oui ou non ?

— Calme-toi mon chéri, annonça Hermione en serrant des dents. J'ai invité un ami à nous rejoindre. Regarde », conclut-elle en se tournant vers Scott.

Drago lança un regard renfrogné en direction de l'invité mystère et dès qu'il s'aperçut qu'il s'agissait de Scott, il ne put réprimer un rictus d'incrédulité.

« T'es la descendante du plus débile des Trolls ou bien t'as juste hérité du cerveau d'un scroutt à pétard ?

— Ne t'énerves pas, ce n'est pas le moment…

— Je vais me gêner ! Si tu crois que cet abruti va venir déranger la paix que je tente de conserver, tu te mets le doigt dans l'œil. J'ai passé une sale nuit, et la pire matinée de toute ma vie. Et je t'assure que j'en ai eues des pas banales ! Mais si je dois subir en plus la présence de ce Mr. Perfection pendant plus d'une minute, ça risque de mal finir !

— Tiens-toi tranquille Caleb ! », lui intima Hermione. Puis se tournant vers Scott elle ajouta : « Ne fais pas attention, il est très fatigué depuis la soirée d'halloween…

— N'en rajoute pas en me rappelant cette horrible soirée ! Je préfère devenir sourd plutôt que d'en entendre davantage…

— Je crois que je vais vous laisser tous les deux, intervint Scott. Ce n'est pas grave Mable, on pourra se voir quand tu seras seule, proposa le jeune homme en posant une main sur l'épaule d'Hermione.

— Hé ! Oh ! Le Don Juan, je suis là si t'as pas remarqué ! Tu voudrais bien enlever tes sales pattes de ma copine et cesser de la draguer sous mon nez !

— Tu me considères comme un rival Windson ? Pourtant quand on est sur de ses sentiments, on ne devrait craindre personne ! annonça Scott, avec sarcasme.

— Espèce de… »

Mais il n'eut pas la patience de finir sa phrase et se jeta sur Scott. Les deux rivaux ne se firent aucun cadeau et se rouèrent de coups avec violence. Quand ils commencèrent à attirer l'attention, malgré leur position en retrait, Hermione fut forcée d'intervenir. Elle les stupéfia et les sépara. Elle libéra Scott qui avait une trace rouge inquiétante au niveau de l'œil droit et un bleu sur sa pommette. Elle s'excusa du comportement de Drago et lui conseilla de s'en aller. Scott ne protesta pas, mais avant de partir définitivement il posa ses mains sur les avant-bras de la jeune femme et y exerça une légère pression pour lui signifier qu'il ne lui en voulait pas. Puis il jeta un regard de défi à Drago qui était toujours emprisonné par le sort d'Hermione.

Lorsque la Gryffondor de cœur fut certaine que Scott était assez éloigné, elle libéra son allié. Mais elle resta sur ses gardes quand le jeune homme retrouva possession de sa liberté de mouvement. Elle prit le temps d'observer ses traits et remarqua une contusion sous son menton, ainsi qu'une légère coupure dans le coin inférieur droit de ses lèvres, d'où s'échappait un fin filet de sang. Le jeune homme essuya avec rage son menton, et fonça brusquement sur la Gryffondor de cœur. Son visage était rouge de colère quand il agrippa le pull vert d'Hermione. Cette dernière ne bougea pas d'un poil et ne baissa pas le regard, malgré la haine explosive qui se lisait dans les yeux de fer de Drago.

« Tu te crois plus maligne que tout le monde Granger ? Toujours à me provoquer ! Je fais pourtant beaucoup d'efforts pour ne pas me montrer désagréable, mais toi tu trouves toujours le moyen de me pourrir l'existence. Oh oui, tu prends un malin plaisir à me rendre dingue, mais à partir de maintenant on va échanger les rôles. Dorénavant c'est moi qui vais faire de ta vie un enfer ! »

Leurs deux visages étaient si proches l'un de l'autre que Drago pouvait sentir le parfum de la sorcière brune. Leurs nez se frôlaient au rythme de leurs respirations saccadées par la colère. Dans sa fureur, il avait sans réfléchir plongé ses yeux dans les prunelles sombres pleines de fierté de la rouge et or. Et instantanément, son irritation s'évanouit, et laissa place aux différents symptômes qu'il avait décrits à l'infirmière le matin même. Toute cette histoire le dépassait complètement, mais il était de moins en moins capable d'ignorer la vérité sur ses sentiments. Soudain une nouvelle envie, plus pressante, le submergea, car il avait laissé glisser son regard sur les lèvres fines d'Hermione et il désira ardemment les goûter.

Hermione, quant à elle, nota le trouble qui s'insinuait graduellement dans le regard du Serpentard de cœur. Elle vit le regard glacial de son allié fondre comme neige au soleil. Et finalement, s'adoucir complètement en un regard d'un profond bleu-gris. Puis, elle observa un nouveau changement, en une fraction de seconde ses prunelles radoucies s'embrasèrent et devinrent agitées comme si un feu intérieur les avait animées. Mais, il ne s'agissait pas de colère, en observant attentivement, elle en arriva à penser à un feu ardent et dévastateur. Un feu qui sous-entendait le désir…

Elle poussa violemment Drago loin d'elle, et le toisa avec incompréhension.

« Si tu as envie de te venger en me frappant, fais-le ! Mais sache que j'ai plus de répondant que n'importe quelle autre Gryffondor ! s'exclama Hermione, cherchant tant bien que mal à cacher le malaise qu'elle ressentait face à l'attitude étrange du jeune homme.

— J'ai encore besoin de toi Granger. Alors garde tes répliques cinglantes pour le jour où nous seront rentrés chez nous et que j'aurais enfin le plaisir de te voir pleurer la mort de ton copain le Balafré ! »

Maintenant qu'il se trouvait à distance raisonnable de la sorcière brune, Drago avait retrouvé tout son calme. Il décida d'éviter à tout prix de se retrouver de nouveau dans cette situation et il se promit alors de ne plus jamais s'approcher à moins d'un mètre de son alliée. Puis dans la froideur la plus totale, ils finirent de se mettre d'accord sur le stratagème visant à s'éclipser du concert donné par Dana Sprite. Chacun veillant à rester à une distance raisonnable de l'autre.

Finalement, l'heure de se rendre au concert arriva vite et les deux adolescents se dirigèrent vers la Grande Salle où devait se dérouler les festivités. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la pièce au haut plafond, ils purent admirer les tentures de soie rouges qui avaient été installées tout autour de la salle, les murs étaient habillés de mille parures brillantes, et les tables avaient été remplacées par une série de sièges recouverts de tissu couleur ocre. La métamorphose était encore plus spectaculaire que celle de la soirée d'Halloween et Hermione ne put détacher ses yeux de la décoration raffinée. Ils s'avancèrent un peu plus à l'intérieur, et Stanley Applewick s'aperçut alors de leur présence. Il affichait une mine épuisée, car les préfets avaient été chargés d'assurer le placement de tous les élèves et du maintien de l'ordre à l'arrivée des invités de marque. Quand il les interpella, il remarqua le visage blessé de son ami :

« Hé Caleb, qu'est-ce qui t'es arrivé ? On dirait qu'un cognard t'a percuté de plein fouet !

— Un petit malentendu. Mais je te promets que l'autre type est dans un pire état que moi ! A qui sont destinées ces places? demanda ensuite Drago, en désignant les sièges majestueux du premier rang.

— Ces sièges sont réservés aux invités de marque. Mais vous pouvez vous placer tout près du Ministre du département des mystères là-bas. Il est soi-disant passé à l'improviste, rendre visite à son vieil ami Alistair Chubby, et il en a profité pour assister gratuitement au concert de son idole. Ce sont de véritables radins au Ministère.

— On va rester dans le fond, ce sera mieux, annonça Drago.

— C'est trop bête, je vous ai gardé les meilleures places. Il y aura les plus grosses figures du monde sorcier. Vous ne pouvez pas sérieusement préférer rester derrière ?

— Ecoute c'est sympa d'avoir pensé à nous, mais on est du genre à désirer un peu d'intimité, si tu vois ce que je veux dire ? expliqua le jeune homme blond en affichant un sourire lubrique tandis qu'Hermione levait les yeux au ciel.

— Oh, je comprends, les avantages d'une petite amie canon, chuchota Stanley à l'intention de son ami. Vous pouvez aller vous installer dans le coin au fond à droite, près des portes. Personne ne vous ennuiera là-bas. »

Puis Stanley reporta son attention sur un groupe d'élèves qui s'étaient installés aux places réservées.

« Hé ! Vous là-bas, enlevez vos fesses de ces sièges ! »

L'installation de tous les étudiants de Poudlard, des professeurs et des invités prestigieux, prit un certain temps, puis enfin, le directeur monta sur la majestueuse scène qui avait été installée pour l'occasion.

« Bonjour à tous ! Je tiens tous d'abord à remercier tous les invités ici présents. Je ne pensais pas qu'un tel évènement attirerait autant de monde », il hésita un moment avant d'ajouter : « Et même quelques invités surprises ! Mais en même temps, je dois avouer qu'il n'est pas facile de résister à une voix aussi sublime que celle de Dana Sprite. Bien je ne vais pas m'éterniser en discours inutile, et je vais directement vous demandez de faire un accueil chaleureux à la divine Diva Dana ! »

Le professeur Chubby commença à applaudir avec enthousiasme et tous les spectateurs l'imitèrent. La belle cantatrice fit son entrée sur scène accompagnée de ses musiciens. Le directeur lui baisa la main avec galanterie avant de lui laisser la place. Du fond de la salle, Hermione observait la mère de Mable s'installer au milieu de l'estrade. Elle portait une magnifique robe rouge dont le buste était orné de filaments dorés, et des perles étaient brodées sur la traine, ce qui donnait du relief aux voiles satinés de la robe. Dana Sprite avait opté pour un maquillage de soirée très raffiné qui mettait en valeur ses yeux bleus et sa chevelure dorée. Puis les musiciens commencèrent à jouer un air mélancolique et la cantatrice se mit à chanter. Les notes volaient dans les airs et se mélangeaient les unes aux autres, formant ainsi une incantation envoutante. La voix de la Diva Dana était sublime. Parfois douce puis à d'autres moments violente et sonore. Elle accompagnait son solo musical par des gestes amples et une expression scénique bouleversante. Hermione fut émue par ce moment de grâce.

Cependant, Drago mit fin à sa contemplation, en lui décochant un coup de coude dans les côtes. Hermione le regarda d'un air mauvais, en frottant ses côtes douloureuses. Le jeune homme avait réussi à l'agacer, et il se félicita intérieurement de cette petite victoire. Puis d'un hochement de tête en direction de la sortie, il indiqua qu'il était temps de s'échapper de la Grande Salle. Le moment de mettre en œuvre leur projet de recherche était arrivé. Hermione lui fit signe qu'elle était prête et ils se levèrent discrètement. Personne ne les remarqua se faufiler hors de la salle, car les spectateurs étaient tous hypnotisés par ce qui se déroulait sur la scène.

Une fois dans le couloir, ils se dirigèrent d'un pas rapide en direction de la bibliothèque. Et lorsqu'ils furent arrivés sur place, ils commencèrent leurs recherches dans la réserve sans échanger un seul mot. Les deux jeunes sorciers se plongèrent dans la lecture des ouvrages volumineux et ils passèrent une bonne demi-heure à éplucher les livres sans aucun succès.

« Ce n'est pas possible ! s'énerva Drago. Cette fille a bien dû trouver la potion quelque part ! Tu es certaine de n'avoir rien retrouvé dans ses affaires ?

— Oui certaine. Elle trop maligne pour laisser des traces…

— Peut-être que tu as mal cherché ? insinua avec agacement Drago.

— Non, je suis sûre de moi ! Et toi alors tu n'as rien trouvé dans les nombreux manuscrits de Caleb ? rétorqua Hermione.

— Ce type n'est intéressé que par l'étude de sujets complètement soporifiques. Le vrai cerveau de leur duo c'est Wright. »

Ils continuèrent à parcourir les différents livres présents sur l'étagère de la réserve, même ceux qui traitaient de sujets qui n'avaient aucun lien avec les potions ou le transfert de corps. Mais bientôt le temps leur manqua, car s'ils s'absentaient trop longtemps, ils risquaient de manquer la fin du concert, et leur absence serait remarquée. C'est pourquoi, malgré leur recherche infructueuse, ils se résignèrent à abandonner leur tâche.

En chemin vers la Grande Salle, Hermione et Drago étaient tous deux plongés dans leurs pensées, la tête baissée, complètement abattus de ne pas avoir trouvé un nouvel indice dans la réserve. Mais lorsqu'ils atteignirent le deuxième étage, un bruit de pas résonna dans le couloir. Les deux sorciers échangèrent un regard paniqué, et cherchèrent des yeux un endroit pour se cacher, mais ils se rendirent vite compte qu'ils n'avaient aucune issue. Ils étaient pris au piège, car l'individu qui arrivait n'était plus qu'à quelques mètres à présent de leur position. Et même s'ils tentaient de retourner sur leur pas, les deux adolescents se doutaient qu'ils seraient vus et identifiés. Ils n'avaient aucune raison de se trouver hors de la Grande Salle, donc leur présence dans les couloirs de l'école serait d'autant plus suspecte. Et ils avaient bien assez de problèmes comme ça pour y ajouter un interrogatoire approfondi sur les raisons de leur petite excursion. Surtout que les deux alliés n'avaient pas pris la peine de se mettre d'accord sur un alibi commun.

Soudain, une idée traversa l'esprit de Drago. Il se doutait que ses récentes résolutions ne s'accommoderaient pas de cette soudaine illumination. Mais il n'était plus temps d'hésiter, car il pouvait déjà entrevoir à l'angle du couloir, l'ombre grandissante du nouvel arrivant. Il s'empara d'Hermione et la plaqua contre le mur de pierre. Se collant contre son corps et abaissant son visage vers le sien. La jeune femme tenta de se débattre mais Drago affirma sa prise, l'empêchant de se dégager. Ses prunelles grises croisèrent les yeux noisette d'Hermione, qui exprimaient une incompréhension totale.

Et de nouveau, l'esprit du jeune homme se troubla. Le même scénario que la matinée se déroulait, sans que Drago ne puisse reprendre le contrôle de ses pensées. Ses mains qui serraient fermement les poignets de la Gryffondor de cœur, glissèrent doucement le long de ses bras. Lentement, il posa sa main droite sur sa hanche, tandis que son autre main s'insinuait dans le creux de son cou. Il la sentit sursauter, mais ignora la panique grandissante de la sorcière. Puis son regard, qui était toujours fixé sur les prunelles chocolat d'Hermione, descendirent imperceptiblement sur ses lèvres. A ce moment-là, il perdit totalement pied. Il ne pouvait plus ignorer le désir que lui insufflait la vue de sa bouche rose et fine. Il avait envie d'y goûter, il rêvait de les effleurer de ses lèvres, il avait besoin qu'elles lui appartiennent. C'était devenu une obsession ces derniers jours. Il avait essayé en vain de refouler ses pulsions, mais il était arrivé à la limite de sa capacité de résistance. Il succomba à la tentation et pressa sa bouche sur celle de son ennemie.

Hermione en eut le souffle coupé. Elle ne s'attendait absolument pas à une telle réaction de la part du Prince de Serpentard. Elle tenta maladroitement de se dégager, les yeux exorbités par l'ébahissement. Surprise de ce qui était en train de se produire. Elle ne voulait pas de ça. Elle n'avait jamais désiré que Ron, et bien qu'il fût loin d'elle, il occupait toutes ses pensées.

Et si Ron te voyait, qu'est-ce qu'il dirait ? songea-t-elle.

Puis elle entendit les pas du nouvel arrivant, qui était tout proche à présent. Elle comprit ce que Drago avait voulu faire croire. Peut-être que s'ils faisaient semblant d'avoir cherché un peu d'intimité, l'individu qui venait à leur rencontre se montrerait plus indulgent. Cependant, il lui était difficile d'accepter une telle stratégie ! Il s'agissait de Drago Malefoy, un garçon qui l'avait persécutée pendant sept années et qui avait rejoint le camp de Voldemort. C'était répugnant, ignoble, immonde de devoir partager une telle intimité avec lui. Néanmoins, son pragmatisme ne lui laissa pas beaucoup de marge de manœuvre. Il était plus prudent de jouer la comédie du couple amoureux. Elle se décida donc à jouer son rôle avec autant de conviction qu'elle en était capable.

Une fois qu'elle eut fermé ses yeux et que le noir eut envahi son esprit, elle ne put compter que sur ses autres sens. Elle sentait avec plus de force l'odeur mentholée qui se dégageait du jeune homme, elle entendait sa respiration saccadée. Elle ressentait avec une intensité redoublée les lèvres de Drago contre les siennes. Son baiser d'abord brutal, qui l'avait surprise et dérangée, s'était transformé en un baiser moins violent, même si l'impatience persistait à travers la pression de ses mains. C'était une expérience terrifiante pour Hermione qui n'avait pas embrassé beaucoup de garçon durant sa courte existence. Le mélange de frustration et d'extase qui se dégageait de ce moment ne ressemblait en rien à ce qu'elle avait pu vivre auparavant. Malgré elle, elle sentit un frisson de plaisir parcourir son dos. Les caresses du jeune homme faisaient naître un désir incontrôlable dans le corps de la jeune sorcière. Saisie par de nouvelles sensations, elle se laissa transporter par l'excitation qu'elle tirait de ce baiser volé.

Près d'eux, l'individu qui les avait rejoint se révéla être un elfe de maison qui faisait une ronde de nettoyage. Il fut surprit de voir deux jeunes adolescents dans les couloirs du château, alors qu'un concert avait lieu dans la Grande Salle. Il détourna son regard lorsqu'il s'aperçut que le couple s'embrassait, et voulut s'excuser. Mais il se rendit vite compte qu'ils ne l'avaient pas remarqué, tout absorbés qu'ils étaient par leur baiser. Il décida alors de s'éclipser discrètement.

Pendant ce temps, Hermione ne désirait qu'une seule chose : se rapprocher encore davantage du jeune homme et prolonger leur étreinte.

Comment peux-tu tomber aussi bas Hermione ? siffla sa conscience. Comment peux-tu désirer un être aussi méprisable que ce Malefoy ?

A ce moment, son esprit était assommé par les contradictions. Elle voulait se détacher de Malefoy et en même temps, elle souhaitait sentir plus fort son emprise. Ses jambes ne répondaient plus et sa tête était engourdie. Elle était si fébrile qu'elle sentait que les mains de Malefoy étaient la seule chose qui la maintenait debout. Poussée par un désir qu'elle ne soupçonnait pas pouvoir ressentir, elle commença à faire glisser lentement ses mains le long du torse du jeune homme. Ce dernier réagit instantanément par un grognement sourd. Et alors que les doigts de sa main gauche se mêlaient à la chevelure blonde de son ennemi, son autre main s'arrêta sur sa poitrine. Elle sentit alors les battements affolés du cœur du jeune homme. Hermione avait l'impression que l'infime espace qui les séparait était encore trop grand.

Leurs cœurs battant à l'unisson et leurs lèvres scellées par un tendre baiser, les deux alliés se sentaient en parfaite osmose. C'était comme si chaque atome de leurs corps réclamait la présence de l'autre et en désirait toujours plus, sans jamais être rassasié. Hermione et Drago ne comprenaient pas ce qui leur arrivait. Ils se laissaient complètement submergés par leur pulsion et avaient l'impression que jamais dans leurs vies respectives, ils n'avaient ressenti les choses avec autant d'intensité.

Cependant, lorsque Drago voulut approfondir leur baiser, la magie de ce moment fut rompue. Hermione reprit le contrôle de son corps et la brume qui brouillait le fil de ses pensées se dissipa. Elle mordit la lèvre inférieure de Drago qui, surprit par cette soudaine attaque, s'éloigna de la jeune femme. La plaie causée par son altercation avec Scott se rouvrit et laissa échapper quelques gouttes de sang.

« Par Merlin ! Mais qu'est-ce qui t'as pris Granger ?! s'exclama Drago.

— Ce qui m'a pris ? A moi ? Tu plaisantes j'espère Malefoy ! C'est toi qui t'es jeté sur moi et qui m'a… et qui m'a…, balbutia la jeune femme, incapable d'exprimer ce qu'elle venait de vivre.

— Peu importe ! C'était juste pour faire diversion ! se justifia Drago avec précipitation. Et on dirait que ça a fonctionné, puisque le type a fait demi-tour. Tu ferais mieux de me remercier au lieu d'afficher cet air dégouté ! »

En effet, Hermione arborait une grimace d'écœurement, car elle sentait encore le goût mentholé des lèvres du jeune homme sur sa bouche. Elle n'arrivait toujours pas à réaliser ce qui venait de se passer et ne comprenait pas plus l'attitude qu'elle avait adoptée quelques instants plus tôt, pendant qu'ils…Mais son esprit bloqua le cours de ses pensées, comme s'il refusait de reconnaître la réalité. Hermione préféra alors s'en prendre au jeune homme :

« Ce type est peut-être allé prévenir quelqu'un de plus important, gros malin !

— Peu importe, ma diversion nous laisse largement le temps de rejoindre la Grande Salle avant son retour et puis ça t'aura fait passer un agréable moment Granger, ajouta-t-il en affichant un sourire narquois. Tu dois vraiment être en manque ou réellement avoir apprécié mon initiative, vu l'implication dont tu as fait preuve…

— Ne parlons plus jamais de cet incident ! le coupa –t-elle. Nous ferions mieux de retourner assister à la fin du concert. »

Sans attendre une réponse de son allié, elle se dirigea vers les escaliers, avec l'espoir qu'elle n'y croiserait personne. Drago, quant à lui, resta un instant à observer Hermione s'éloigner. Il s'en voulait d'avoir succombé à ses pulsions. Malgré l'assurance qu'il avait affiché devant la Gryffondor de cœur, au fond de lui, il se sentait complètement déboussolé. Ce baiser l'avait comblé au-delà de toutes ses espérances. Et il avait dû déployer beaucoup d'énergie pour ne rien laisser transparaître.

Puis, il vit la jeune femme brune se retourner et lui lancer un regard où se mêlaient l'agacement et la gêne.

« Tu te dépêches Malefoy ou bien tu préfères attendre que quelqu'un d'autre te surprenne à errer dans les couloirs ! »

C'était fou comme ses prunelles remplies d'orgueil, pouvaient lui faire de l'effet. Il contempla encore un moment la Gryffondor de cœur qui le toisait d'un air renfrogné. Puis Drago se résigna à la rejoindre. Pendant qu'ils descendaient les escaliers, les paroles de l'infirmière résonnèrent dans sa tête.

« Je crains que vous ne soyez amoureux mon garçon. »

Note:

Ta dam! ^^ Bon alors là, faut dire que le petit Drago il est plutôt long à la détente... Enfin bref, il faudra bien qu'il se rende à l'évidence... N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce nouveau chapitre... Je suis pas trop douée pour décrire les scènes de baiser et tout... Moi je préfère l'action et le sanglant! Gnak gnark gnark XD

Bon allez, je vous dis à la prochaine! Do svidaniya ! ^^