Chapitre 12 :
Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons. –André Gide
Flash Back :
« Derek ?
-Hum ?
-Je peux te poser une question ?
-Hum.
-Ça te plairait, toi, d'avoir des enfants ? »
Surpris par la question, Derek se redressa de sur le canapé tout en toussant, sa salive s'étant subitement bloqué dans sa gorge. Stiles, dont la tête était posé sur les genoux de Derek, du relever celle-ci dut au brusque mouvement de Derek.
« Je ne sais pas comment je suis supposé prendre ça. Grimaça Stiles
-Non, non ! Ne le prend pas mal. C'est juste que j'ai était… surpris.
-Oui, je vois ça. Lui répondit Stiles en se redressant …Alors ?
-Euh… je… je pense que oui, je ne sais pas. Je n'y ai jamais vraiment… réfléchie.
-Sérieux ? Attend Derek, tu vas avoir 25 ans et tu n'as jamais pensé à avoir des minis bébés Derek ?
-Non…
-Ok, je retire ce que j'ai dit l'autre jour quand tu m'as dit que tu n'aimais pas le chocolat pour le mettre sur ce jour. Tu es vraiment bizarre.
-Moi ? Bizarre ? Peut être. Mais au moins on se complète, non ? »
Stiles sourit et se rapprocha de Derek, posant sa tête sur son épaule.
« Vrai. Et donc… pour les enfants ?
-On verra Stiles. Lui répondit Derek en rigolant »
Fin flash back :
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« Derek ? Qu'est ce qu'il se passe ? Demandala voix ensommeillée de Scott au travers du combiné
-C'est à propos de Stiles. Il s'est passé quelque chose, dépêche toi de venir au loft. J'ai déjà prévenu les autres. »
Sans hésiter une seule seconde, Scott sauta de son lit, s'habilla rapidement et descendit en bas de ses escaliers pour s'enfuir dehors en courant, prenant sa forme lupine. Son frère avait encore des problèmes, il n'y avait donc aucun temps à perdre.
OOO
En attendant que Scott et le reste de la meute arrive, Derek était assis sur son canapé, des vagues de souvenirs le frappant de pleins fouet.
Flash Back :
« J'adore ton canapé… souffla de contentement Stiles
-Vu comment tu es affalé dessus, je pense que j'avais deviné, oui.
-Nan mais sérieux ! Attend Der', c'est le canapé le plus moche, mais le plus confortable sur lequel je ne me suis jamais allongé ! Il est magique !
-Oui, je voudrais bien te croire, si seulement tu me laissais une place pour m'asseoir sur ce canapé.
-Roh c'est bon… ronchonna Stiles en s'asseyant sur le canapé
-Qu'est ce qu'il y a, tu fais la tête ? Lui demanda finalement Derek quand Stiles ne bougea pas de sa position tout en gardant ses bras croisés sur son torse
-Mmmmh…
-C'est censé être un oui ?
-Mmmmh…
-Tu sais quoi Stiles, je viens de me rendre compte que tu vas bientôt avoir 18 ans et que tu te comporte comme si tu en avais toujours 16.
-Et c'est une mauvaise chose ? S'inquiéta soudain Stiles en se retournant vers lui, sourcils froncés
-Non, sourit Derek, j'adore ça. »
Le loup garou se pencha vers Stiles, avant de poser délicatement sa main sur sa joue et de l'embrasser délicatement. Automatiquement, Stiles se mit à frissonner de la tête au pied, que ce soit pour les lèvres douces de Derek sur les sienne ou pour le sourire qu'il avait aperçut quelques secondes auparavant sur les lèvres de son compagnon. Se séparant finalement, Stiles regarda Derek dans les yeux tout en lui disant :
« Je déteste quand tu fais ça alors que je suis supposé te faire la tête…
-Faire quoi ?
-Ça. Lui expliqua Stiles en capturant de nouveau les lèvres de Derek »
Fin flash back :
Maintenant qu'il savait que Stiles ne tiendrais plus longtemps, Derek se posait des questions. Il y a de cela une semaine, lorsqu'il avait dit au revoir à Stiles sur cet air de bus, était-ce la dernière fois qu'il le voyait vivant ? Et il y a de ça à peine un mois, quand Stiles avait évoqué leur avenir… si avenir il y avait toujours. Non ! Il ne pouvait se permettre de penser comme ça, il ne pouvait abandonner, pas alors qu'ils étaient si près du but. Si près…
L'Alpha fut coupé dans ses pensées quand la porte du loft s'ouvrit sur sa meute entière, les cheveux décoiffés et les yeux bouffis d'avoir étaient réveillé de leur sommeil. Derek se leva, fixant sa meute.
« Stiles a de gros problèmes. Et j'ai bien peur de devoir commencer l'expédition à Sacramento plus tôt que prévu. »
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« Qu'est ce que vous dîtes ?! S'écria l'homme en se relevant brutalement de son fauteuil
-Que Phillips à tué un de vos protégé, monsieur.
-Comment cela s'est-il produit ?!
-Il semblerait que le garçon l'ai provoqué tout en se rebellant, et que donc, par instinct de défense, Phillips ai tenté de le tuer, comme l'indiquaient vos ordres à propos des personnes se rebellant.
-N'aurez-vous, ne serait-ce une seconde, écoutez ce que je vous ai dit la dernière fois ?! S'énerva t-il
-Oui, oui bien sûr, monsieur. Balbutia l'homme
-Oh, vraiment ?! Alors, pourquoi, avez-vous tué l'une des deux personnes qui était supposé rester en vie, hein ?
-Euh… je pense que… certaines personnes n'ont pas bien… compris vos ordres, monsieur.
-Vous croyez ?! Hurla t-il en se relevant de son siège Maintenant dégagez de ma vue avant qu'une balle ne se loge malencontreusement dans votre tête ! Et à l'avenir, essayez d'écoutez mes ordres, car je vous préviens, si le deuxième meurt à son tour, ce ne sera pas la torture que vous subirez, mais bien pire. »
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« …ok, mais faîtes attention à vous.
-C'est promis shérif. »
Derek raccrocha le téléphone et le fourra dans sa poche arrière, avant de se retourner vers sa meute qui était tous agglutinés sur les voitures de chacun, attendant les ordres de Derek.
« C'est bon, le shérif est prévenu. On peut y aller.
-Ok. Donc ont fait comment pour les voitures ? Demanda Scott
-Kira prend sa voiture avec Aiden, Danny et Allison. Je prends la mienne avec Scott, Ethan et Isaac et Lydia. C'est bon ?
La meute acquiesça. Ils étaient près.
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Après avoir raccroché son téléphone, le shérif s'assit sur sa chaise de bureau, soupirant de fatigue. Il n'arrivait pas à croire que ces adolescents d'à peine 18 ans ai fait tous ce travail. C'était lui le policier, c'était lui qui devait se consacrer à la recherche de ces adolescents, mais non. C'était les amis de son fils qui, malgré leurs études, passaient le plus claire de leurs temps à rechercher les disparues. Etait-il si mauvais dans son métier qu'il n'arrivait même plus à trouver de simples kidnappeurs ? Non, il ne pouvait penser ça. Il devait se montrer fort, et surtout, espérer que tous ce passeraient bien.
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Dans les deux voitures, chaque personne était stressées, chacun appréhendant ce qui allait prochainement se passer. Durant le trajet, personne ne prononça un seul mot, de peur de briser le silence religieux qui s'était installé.
En début d'après midi, ils arrivèrent finalement à Sacramento, les bouches toujours close mais leurs yeux respirant de confiance et de détermination. Oui, ils allaient le faire.
Ils firent plusieurs fois le tour de la ville, cherchant dans les moindres recoins de la ville le moindre signe de possible usine, bâtiment inutilisé ou école pouvant montrer les indices dont ils avaient besoin. Ce fut Kira, qui, après avoir cherché de nombreuse fois sur son téléphone trouva enfin quelque chose possible de correspondre à leurs attentes.
« Attend… sérieusement ? Lui demanda Scott, les yeux ébahi devant l'usine devant lui Une usine de lait ?
-Mais non, idiot, retourne toi ! Lui souffla d'exaspération Kira
-Et… euh… je suis supposé voir quoi ? Enfin… à part le pont ?
-Sérieusement ? Qui est le loup garou ici ? Marmonna Allison en roulant des yeux »
La jeune chasseuse s'avança prudemment sur la grande route avant de rapidement la traverser et d'aller se réfugier au milieu de la route, entre les deux barrières sécurisés. Elle se dirigea vers l'immense poutre soutenant le pont, avant de sourire. Elle l'avait trouvé. Elle se retourna vers sa meute qui était toujours à l'autre bout de la route, la regardant sans pour autant comprendre. Elle leurs fit signe de la rejoindre, signalant qu'elle avait trouvé quelque chose.
Comprenant qu'Allison avait sans doute trouvée quelque chose, la meute la rejoignit au milieu de la route, devant un des principaux piliers du pont.
« Qu'est ce que tu as trouvé. Lui demanda Derek
-Ça. Lui répondit-elle en s'avançant rapidement dans les hautes herbes »
Elle posa sa mains sur le pilier du pont avant de la descendre doucement, laissant sur le béton une trace de ses doigts grâce à la rosée su matin, et de finalement écartée l'herbe près du mur de son autre mains, tandis que derrière elle, la meute la regardait, ne comprenant pas le moindre du monde ce qu'elle faisait.
Elle arrêta enfin sa main sur quelque chose, caché par les hautes herbes qui avaient repris leur place. Elle tourna son visage vers eux, un sourire éclairant son visage.
« Je l'ai trouvé. »
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Il ne s'avait plus combien de temps il était resté sur le corps de son amie, criant de détresse et pleurant autant qu'il le pouvait. Il savait juste qu'une personne l'avait tiré en arrière, le repoussant du corps de Jade, celle qui était morte par sa faute. Il s'était alors débattu autant qu'il le pouvait, essayant de se rapprocher d'elle… en vain. Il avait alors abandonné, laissant le corps de son amie seul au milieu de la pièce. Ses larmes, bien que moins présente, ne s'arrêtèrent pas pour autant. Sa tristesse le brulant entièrement.
Une fois qu'il se fut assuré que la personne derrière ne le tenait plus aussi fermement qu'avant, il se détacha lentement d'elle, et courut précipitamment vers la porte en fer que tous craignaient tant, et frappa violemment dessus, écrasant ses poings contre les parois de métal. Sa voix s'éleva soudain, forte et vibrante dans la pièce silencieuse.
« Aller ! Amenez-vous ! Venez me buter, comme vous faites si bien ! Aller ! Pourquoi vous ne venez pas, vous avez peur ? Peur comme la bande de lâche que vous êtes ? Vous tuez, tuez, et tuez encore des personnes innocentes pour quoi ? Pour vous ? Pour le Oh!grand plaisir de nous voir mort dans une marre de sang ! Vous s'avez quoi ? Maintenant vous pouvez venir et me tuer, je m'en fou ! Car j'accepterai avec plaisir de mourir par des saletés tel que vous si cela pourrais retarder celle des personnes derrière moi ! Parce que moi, contrairement à vous, je veux sauver des vies et non en éliminer. Alors venez et osez encore une fois tuer une personne pour ensuite rentrer chez vous et regardez votre famille dans les yeux ! Osez ! »
Alors qu'il croyait ses espoirs vains, la porte s'ouvrit en grand, dévoilant sous ses yeux une dizaine d'hommes armées jusqu'aux dents. Il frissonna d'horreur. Mais que lui avait-il prit ? Pourquoi avait-il provoqué ses hommes armés alors qu'il s'était promis de rester en vie. Pour son père, pour Scott, pour Derek, pour sa famille, sa meute. Et là, maintenant, aujourd'hui, il allait mourir.
Un bruit sourd retenti, sifflant brutalement dans l'air. Une déchirure vive surpris Stiles au flan, et avant même qu'il ne puisse réaliser quoi que ce soit, il tomba en arrière, sa tête frappant brutalement le sol. Ses mains se posèrent automatiquement sur l'endroit d'où sa douleur provenait. Il sentait quelque chose de chaud affluer sur ses mains. Il releva sa paume droite vers ses yeux avant de pousser un autre gémissement de douleur quand il vit celle-ci couverte de sang. Il compressa du mieux qu'il put sa blessure, malgré ses mains tremblantes de douleur.
Doucement, ses mains relâchèrent leur pression sur son flan, tandis que sa tête tomba mollement sur le côté. Ses yeux, déjà lourd, se fermèrent tout seul, lorsque la porte de la pièce s'ouvrit brutalement. De nombreuses personnes y entrèrent, poussant chacun une exclamation surprise en voyant le carnage de la grande pièce jaune. Du sang séché ornait tristement les murs pâles, tandis qu'une vingtaine d'adolescents terrifiés étaient regroupés en un gros tas au fond de la pièce. C'est alors que leurs regards se posèrent sur deux personnes au sol, chacun ayant une tâche rouge sur leur buste. Immédiatement, Derek reconnut la personne allongé par terre et se précipita à ses côté. Bien que le shérif et Scott voulurent courir à sa suite, ils ne purent, étant retenu par une équipe médicale leur faisant clairement comprendre que les adolescents avaient besoin d'aide et qu'ils s'occuperaient des blessés à terre. A contre cœur, ils se dirigèrent vers les adolescents, luttant de toute leurs force pour ne pas courir au près de Stiles.
Dès qu'il était arrivés à côté de Stiles, le premier réflexe de Derek fût d'écouter son cœur, qui battait toujours, bien que lentement. Son second geste fut d'appuyer fortement sur l'impacte causé par ce qui lui semblait être une balle. Il voyait déjà le sang de son petit ami recouvrir ses mains. Sans qu'il ne s'en rende compte, des larmes avaient commencé à coulé sur son visage. Lentement, il ramena son compagnon vers lui avant de l'étreindre, son corps inconscients dans ses bras et sa tête sur son épaule. Terrifié pour l'homme qu'il aimait, il commença à lui murmurer toute sorte de mots d'encouragement au creux de l'oreille, le désespoir lui vrillant douloureusement le cœur.
« Je t'en pris, Stiles. Je t'en supplie. Reste avec moi, ne m'abandonnes pas. Stiles… s'il te plait. Ouvre tes yeux. Regarde-moi. »
Derrière lui, les ambulanciers venaient de déclarer la mort de la jeune fille brune, décédée depuis plusieurs heures déjà. Ils voulurent ensuite s'activer sur le corps de Stiles, reposant toujours dans les bras de Derek. En les voyant venir autour de lui et de son compagnon, Derek grogna, son loup désapprouvant totalement de le laisser aux mains de ces inconnus. Mais son côté humain, lui, compris soudainement ce qui était le mieux pour Stiles et pour sa survie. C'est pour ça qu'il commença doucement à lâcher Stiles sur le sol, avant de lui souffler à l'oreille une phrase qui lui serra le cœur.
« Je t'aime, Stiles. »
Et il se leva, tournant le dos à la personne qui avait le plus besoin de lui en ce moment, ses larmes dévalant rageusement ses joues.
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Pour n'importe qu'elle personne présente ce jour là, chacun d'iraient que ce qui s'étaient passé ensuite fut très rapide. Chaque élèves avaient étaient dispersés dans plusieurs véhicules de police, tandis que les ambulanciers étaient partie en urgence après avoir minimisé le saignement de Stiles. La meute, quant à elle, était partie elle aussi en urgence à l'hôpital de Beacon Hills, ou, avant de pouvoir aller attendre en salle d'attente, elle devait déposer une déposition sur comment les choses s'étaient déroulé à Sacramento.
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« Est-ce que tout c'est passé comme prévu ?
-A peu près, monsieur.
-Comment ça, à peu près ?!
-Et bien, comme vous l'aviez prédit, la police a retrouvée les adolescents et croit avoir les cartes en mains, mais pendant cette intervention, votre protégé à était blessé.
-Quoi ?! Que me dîtes- vous ?
-Je… je suis désolé, monsieur.
-Va-t-il survivre ?
-… Je m'en assurerais, monsieur.
-Bien. Et vous ferez deux choses pour moi. En premier, tuer la personne qui à blessé mon protégé, et en second, assurez vous de lui rendre visite à l'hôpital, histoire… de le convaincre ?
-Oui, bien sur monsieur. Répliqua t-il, un sourire sournois s'emparant de son visage »
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Derek tournait en rond dans la salle d'attente de l'hôpital quand le shérif y débarqua brusquement, un regard terriblement inquiet sur le visage. Il se précipita vers Derek, le prenant dans ses bras.
« Tu as fini ta déposition ? Demanda t-il à Derek tout en s'éloignant de lui
-Oui, i peine 5 minutes, répondit t-il, encore gêné des soudains élans d'affection du shérif
-Bien, et les autres ?
-Ils vont bientôt arriver. »
Le shérif acquiesça, ses yeux se voilant soudainement d'une peine incommensurable.
« Tu n'as aucune nouvelle ?
-Non, je suis désole.
-Ce n'est pas grave, fiston, j'aurais du m'en douter. »
Le shérif s'éclaircit la gorge avant de finalement lâcher :
« Merci. Merci pour tout ce que vous avez fait, chacun d'entre vous.
-Le mérite ne me revient pas à moi shérif, mais à Scott. C'est lui qui a trouvé le chloroforme, mené la mission et…
-Derek… Derek, ne donne pas toute la victoire aux autres. Tu as toi aussi aidé Scott et tout les autres à retrouver Stiles, et sans vous, ces adolescents seraient en effet encore dans cette affreuse pièce immaculé de sang. OK ? Donc arrête de t'apitoyer sur ton sort, tu n'as pas à le faire, rien n'est de ta faute mon garçon. »
C'est ce moment là que choisie la meute pour rentrer dans la pièce, abordant tous une mine sombre sur le visage. Par instinct de protection, Derek se dirigea vers eux, les questionnant du regard sur comment ils se sentaient. Ne devant sentir aucun problème venant d'eux, il s'éloigna, regagnant sa place initiale. Les regards convergèrent ensuite vers le shérif, attendant de bonne nouvelles concernant leur ami. Semblant comprendre leur question, le shérif hocha négativement la tête.
« Je suis désolé, mais je suis comme vous. Je n'ai aucune nouvelle depuis son admission ici.
-Je crois qu'il ne nous reste plus qu'à attendre. Souffla Scott »
Chacun approuvèrent ses dires en allant s'asseoir sur une chaise, attendant impatiemment. Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes que le shérif vit les mains immaculées de sang de Derek qu'il ne cesser de bouger frénétiquement. Ses mains portaient le sang de son fils.
« Va te laver les mains, fils. Enlève tes remords par la même occasion, OK ? »
Comprenant où il venait en venir, Derek acquiesça. Il se leva, attirant le regard de la meute par la même occasion, mais il réussi à les ignorer parfaitement en passant devant eux et en allant dans le couloir, cherchant un lavabo. Quand il en trouva finalement un dans les vestiaires des hommes, il s'apprêta à l'ouvrir, mais quelque chose devant lui le glaça d'effroi.
Il voyait son reflet dans le miroir, celui-ci dévoilant son teint terni de fatigue et ses cheveux noir ébouriffées. Quant à ses mains, elles étaient dans un terrible état. Ses paumes étaient entièrement recouvertes de sang, tandis que son tee-shirt n'était pas dans un était plus convenable. De toute part, l'ont pouvait y apercevoir plusieurs variation de tâche de sang.
De rage, il ouvrit le robinet et se frotta brusquement les mains, regardant le sang de son compagnon couler dans le lavabo. Sans qu'il ne s'en rende compte, des larmes s'étaient mélangés à la substance rougeâtre de l'eau, il pleurait.
Ses sens en alerte, il entendit avant de voir un cœur battre de l'autre côté de la porte. Il sécha ses larmes d'un coup brusque de la main avant de regarder Scott dans les yeux qui venait juste de rentrer dans les toilettes pour homme.
« On a des nouvelles de Stiles. »
Sans plus attendre, il passa en courant devant Scott pour se diriger vers la salle d'attente, le cœur battant la chamade. Il apparut à l'encadrement de la porte, regardant toute sa meute trépignant d'impatience devant le docteur. Scott ne tarda pas à arriver derrière lui, regardant de ses yeux suppliant le médecin en face de lui.
« Bon, je ne vais pas vous cacher que votre ami à survécu de justesse. »
Les épaules se détendirent, il était vivant.
« Mais malheureusement il a perdu beaucoup de sang, c'est pour ça que nous l'avons branché à une poche de sang. Nous l'avons également mis sous morphine, pour éviter que la douleur soit trop intense. En se qui concerne le reste. Il aura besoin d'énormément de repos et devra se contenter de peu de chose. Donc aucuns mouvements brusques pendant au moins un bout mois, le temps de se reposer correctement.
-Nous pouvons aller le voir ? Demanda Lydia
-Il a besoin d'énormément de repos…
-Je vous en supplie. Papillonna telle des yeux
-Il ne va se réveiller que d'ici 20 minutes. Vous pourriez y aller dans une demi-heure. Il se trouve chambre 204.
-Merci ! »
Le médecin partit enfin de la salle, laissant un silence pesant dans la salle. Après 30 minutes de silence complet et de d'impatience, tous les regards, y compris celui du shérif, se tournèrent vers Derek, lui posant chacun la même question du regard.
« Quoi ?
-Idiot… souffla Lydia
-Tu veux y aller ? Lui demanda le shérif
-Mais… vous…
-Derek, tu mérites plus que qui qu'onques d'aller voir Stiles en premier. Et puis maintenant qu'il est en sécurité, nous pourrons tous allé le voir après dans sa chambre. »
Derek leurs sourit, les remerciant chacun du regard, et courut vers la porte 204 de cet étage aussi vite qu'il le put. Il pourrait enfin bientôt le voir. Une fois arrivé devant la porte, il hésita. Stiles était-il vraiment près à le revoir, ne voulait-il pas être un peu seul après tous les événements vécu. Alors qu'il aller faire demi-tour, il entendit une voix l'interpellé de l'intérieur de la chambre, faisant tambouriné son cœur incroyablement vite et trembler ses mains.
« Entre. »
Sans hésiter une seconde de plus, il ouvrit la porte, posant directement son regard sur la personne dans le lit en face de lui. Sans même fermer la porte, il se jeta sur son petit ami, le serrant dans ses bras tout en respirant son odeur, son nez dans son coup. Stiles le serra lui aussi, versant discrètement des perles salées dans sa nuque.
Derek le lâcha finalement pour prendre sa tête entre ses mains, et le regarda dans les yeux, avant de fondre sur sa bouche, l'emprisonnant dans un baiser doux et amoureux. Dans un moment rien qu'à eux.
Ils se fixèrent, yeux dans les yeux avant de se sourire. Enfin, ils s'étaient retrouvés.
Ils se parlèrent pendant une vingtaine de minutes, discutant, s'embrassant ou se regardant simplement, appréciant le fait de s'être retrouvé.
Au bout d'un certain temps, ils décidèrent de se séparer, voulant laisser le temps aux autres de profiter de Stiles. Alors qu'il allait fermer le battant derrière lui, Stiles le retint à la dernière minute, lui disant des mots qui firent sourire Derek comme jamais.
« Moi aussi je t'aime. »
OOO
« Vous l'avez en vu ?
-Oui monsieur.
- Bien, maintenant, convainquez-le.
-Oui, monsieur, bien, monsieur. »
Il allait définitivement le faire changer de camps.
