I'm back !

Un peu en retard, certes, mais c'est parce que ce chapitre était assez dur à écrire.

Je tiens aussi à préciser que je passe souvent des heures dans les dictionnaires (normaux et de synonymes) pour que chacune de mes phrases comportent les mots corrects. Dans ce chapitre, par-exemple, j'ai du faire usage de certaine expressions difficiles, donc cela m'a prit pas mal de temps en recherche pour voir si celle-ci existaient vraiment.

Bref ! Dans tous les cas j'ai fini le chapitre, je vous laisse donc à votre lecture, mais seulement après avoir répondu aux Guest :

Abc : Merci ! Les review comme ça font toujours plaisirs ^^

Cyclamen : Woah ! Merci ! Ne t'inquiète pas pour le coté humour, il y en aura toujours un peu (c'est plus fort que moi, faut que je mette des bêtises, aussi stupides soient-elles à chaque fois). Je suis particulièrement contente que Thorn et Hitomi te plaise. Honnêtement, lorsque j'ai mis des Oc dans ma fics, je pensais que les gens seraient agacés. Mais tout le monde semble les aimer ^^ Quant-à Izuna… Malheureusement je ne compte pas le faire revenir… Sa mort est un élément très important pour ma fic… Sinon encore merci pour avoir prit le temps de me laisser un mot !

Guest : Personne ne protège personne dans ma fic ^^ Ils se soutiennent mutuellement. C'est la base pour une relation heureuse, et réussie, selon moi ^^

333 : Ah ok ^^ En effet, ça aurait pu être logique. Je n'y avais pas pensé de cette manière.

Nrixo : (Je ne me rappelle plus si je t'ai répondu en pm ou non, alors excuse moi si je me répète ^^) Contente que mon précédent chapitre t'ait plus. Pour Hitomi sinon… Ton vœu pourrait très bien être exaucé plus tard dans la fic.


Chapitre 11

Madara se sentait confus.

Les événements de ce matin. Le comportement plus qu'étrange d'Hashirama. Tout cela était un ensemble de petites choses qui le troublaient profondément.

En entrant dans le bureau de l'Hokage, il s'était préparé à disputer son ami au sujet des dégâts matériels qu'avait causé Mito le jour précédent. Or, jamais il ne serait attendu à ce qu'Hashirama lui saute dessus, et fonde en larme, à peine avait-il fait un pas dans la pièce.

Au final, il n'avait pas pu se résoudre à déranger l'homme avec de pareilles broutilles, telles que quelques assiettes et verres brisés. A la place, il lui avait simplement hurlé qu'il lui devait soixante Ryo, puis avait fait volte-face avant de claquer la porte du bureau.

Il était d'ailleurs resté un moment derrière celle-ci, tentant tant bien que mal de refréner la rougeur qu'il savait parsemer ses joues, et calmer son cœur battant à la chamade.

Hashirama l'avait enlacé. Et il avait aimé ça.

Il y avait quelque chose d'extrêmement mauvais chez lui : Il avait apprécié une étreinte qui n'avait que pour but un self-réconfort, dont Hashirama avait apparemment terriblement besoin. Il avait profité du fait de se retrouver dans les bras d'un autre homme.

Ce n'était certainement pas normal, ou même juste.

Beaucoup penseraient surement que c'était répugnant.

Gémissant de frustration, il traversa les bois à toute vitesse, sautant de branches en branches, jusqu'à finalement parvenir devant la porte de sa maison qu'il poussa, s'attendant à la trouver vide.

Quelle ne fut sa surprise d'apercevoir en entrant, Uzumaki Mito, en sous-vêtements, ses cheveux roux cascadant le long de son dos, et assise en tailleur sur son canapé, tandis qu'elle s'adressait avec animation à une Hitomi aux yeux brillants, ainsi qu'à Thorn et Nadja, installées sur un autre fauteuil.

-Mais qu'est ce que tu fais encore ici ! S'étrangla-t-il, et dans cet accoutrement ! Ajouta-t-il.

-Madara ! S'écria la femme en l'apercevant, comment ça va ? Tu as l'air un peu pâlichon, tu sais.

Elle agita une main dans sa direction, et glapit lorsqu'il se posta soudain devant elle, écartant Hitomi du passage, pour la fixer avec son regard le plus meurtrier.

-Tu n'as pas répondu à ma question, déclara-t-il d'une voix tremblante de rage contenue.

-Ah… Euh… Déglutit Mito, mes habits empestaient l'alcool… Alors je les aie lavés, et j'attends qu'ils sèchent.

-Et tu ne pouvais pas faire ça chez toi ?

-Surement pas ! Mon père se serait aperçu que j'ai bu ! Tu imagines le scandale que ça aurait crée ?

Madara soupira, et une énorme vague de fatigue s'abatis sur lui alors qu'il sentait une migraine poindre. Cette femme allait le rendre fou. Sans parler de la familiarité avec laquelle elle s'adressait à lui.

-En parlant de boire, déclara-t-il en examinant Mito de haut en bas, comment se fait-il que tu n'aies pas minimum la gueule de bois ? Avec tout ce que tu as avalé hier, je pensais que tu aurais à peine la force de te trainer hors du lit.

-Ah, ça ? J'ai prit de l'aspirine. Celle dans ton placard. Au fait, hors sujet, mais tu ne penses pas être un peu hypocrite en disant lit ? Tu m'as fait dormir sur ce canapé.

Elle pointa alors un doigt accusateur sur lui, les joues gonflé puérilement.

-C'était très inconfortable !

-Ce n'est pas un hôtel cinq étoiles ici, rétorqua Madara.

-Et alors ? Tu aurais pu m'offrir ton lit !

-Mito… C'est à moi qu'il à laissé son lit, intervint Hitomi.

D'un même mouvement, les deux adultes tournèrent la tête vers la jeune fille qui se recroquevilla. La femme rousse eut d'ailleurs l'air choquée.

-Il a fait ça ? S'étonna-t-elle.

Elle lui envoya un regard interrogateur, et Madara hocha sèchement la tête, confirmant les propos de son élève.

-Voilà qui est inattendu, commenta Mito, tu n'as pourtant pas l'air d'être une personne ayant un sens de la compassion très développé. Bien que je doive admettre que tu as été bien gentil de m'accueillir chez toi. Même si c'est moche ici.

- Ne te fourvoie pas, grogna Madara en tachant d'ignorer le besoin de plus en plus pressant d'enrouler ses mains autours du cou de la kunoichi. –Je ne t'ai aidé qu'uniquement parce que tu es la future femme d'Hashirama.

A cette mention, l'expression de Mito s'assombrie :

-Hashirama par-ci, Hashirama par-là, grommela-t-elle, tu n'as que ce nom à la bouche. Change un peu de disque veux-tu.

-Non, répliqua l'homme en croisant les bras.

Il sourit victorieusement, ravis d'avoir trouvé un sujet qui semblait contrarier la jeune femme.

-A ce sujet, susurra-t-il en ne dissimulant même pas une expression réjouie lorsque Mito lâcha un soupir exaspéré. –Savais-tu que j'avais été le voir ce matin ?

-Et alors ? Maugréa la kunoichi avec mauvaise humeur.

-Nous avons parlé du mariage.

Cette fois, Mito eut l'air sincèrement intéressée. Elle voulut se mettre debout, mais s'emmêla les pieds dans une des nombreuses couvertures sur le canapé, et se mangea littéralement le sol.

Ses longs cheveux rouges s'éparpillèrent autours d'elle, créant un contraste saisissant avec le parquet acajou. Pourtant, loin d'être embarrassée, elle se redressa sur ses coudes, le haut de son corps toujours empêtré dans les couvertures, et ignora une Hitomi paniquée lui demandant si elle allait bien.

A la place, elle haleta :

-Qu'à-t-il dit à ce sujet ! Hurla-t-elle.

-Tiens, tu t'intéresses à Hashirama finalement ?

Mito se renfrogna, rougissant d'embarra, ou peut-être bien de rage.

-Je ne rigole pas ! Siffla-t-elle, je dois vraiment savoir : Veut-il m'épouser ?

Pendant un bref instant, Madara se demanda s'il devait lui dire la vérité ou non. Après tout ce qu'elle lui avait fait subir ces dernière heure, ce ne serait que juste qu'il rende la pareille, et la fasse tourner chèvre à son tour.

Mais ensuite, il se rappela de la détresse d'Hashirama, de la manière dont celui-ci l'avait serré dans ses bras, et n'eut plus le cœur à la tourmenter :

-Non, répondit-il d'une voix blanche, il ne veut pas t'épouser.

Une expression de stupeur totale vint prendre place sur le visage de la kunoichi, ainsi que sur celui d'Hitomi qui ne pu retenir une exclamation choquée.

Les seuls qui demeurèrent de marbre furent évidemment Nadja, bien plus occupée à tenter d'attraper une araignée en vadrouille au sol, et Thorn qui se contenta de croiser ses pattes avant d'y poser son museau moustachu.

-Quoi ? Bégaya Mito, estomaqué, quelques secondes plus tard.

Elle déglutit, pale comme un linge :

-C'est impossible, marmonna-t-elle, quel homme célibataire ne serait pas heureux d'épouser une femme comme moi ?

-Si par comme toi, tu veux dire alcoolique, stupide, arrogante, vulgaire-

-La ferme ! L'interrompit Mito en lui jetant un regard noir.

Madara lui sourit narquoisement, et elle s'hérissa comme un chat, avant qu'elle ne tente aussitôt de se calmer du mieux qu'elle puisse.

-Ce que je voulais dire par là, reprit-elle aussi doucement que possible, c'est que je suis un bon parti contrairement à ce que certains peuvent penser.

Elle acheva sa phrase en jetant coup d'œil appuyé à l'unique homme de la pièce qui renifla dédaigneusement.

-Si tu le dis… Susurra-t-il

Offusquée, la Kunoichi ouvrit la bouche, probablement avec l'intention d'emmètre une réplique cinglante, mais se vit coupée par la voix d'Hitomi :

-Elle dit vrai Sensei, intervint celle-ci, Mito est tellement belle. Je suis vraiment surprise qu'Hokage-sama ne veuille pas se marier avec elle !

-Voilà ! S'écria Mito –victorieuse- en désignant la fillette de ses deux mains, elle est d'accord avec moi ! Pourquoi diable un homme ne se marierait pas avec une beauté telle que moi ?

-Peut-être parce qu'il n'a simplement pas envie d'épouser une inconnue, rétorqua Madara, clairement agacé.

Les deux femmes lui envoyèrent un regard désabusé.

-J'ai du mal à y croire, grogna la plus âgé, quelle raison pourrait-il bien avoir pour refuser une puissante kunoichi comme moi en tant que compagne ?

Elle se tût, les sourcils froncés, perdue dans ses pensés, tout comme Hitomi, et Madara qui ne pouvait qu'admettre que Mito avait raison. En effet, pourquoi Hashirama refuserait-il la compagnie d'une femme aussi magnifique, ainsi que la possibilité de fonder une famille ?

Dans le futur, ou du moins sa précédente vie, il avait fait la rencontre de Senju Tsunade, la petite-fille de son ami, que celui-ci avait semblé énormément aimer.

Il ne comprenait pas : Etait-ce de sa faute si Hashirama refusait de se marier ? Avait-il fait, ou provoqué quelque chose en décidant de ne pas quitter le village, contrairement à sa première existence ?

-Moi je connais la raison de ce refus.

Soudain, la voix de Thorn les fit sursauter. Ayant complètement oubliés la présence de l'invocation sur le fauteuil à deux pas d'eux, ils tournèrent vers elle des yeux arrondis comme des soucoupes, tandis que le porc-épic se léchait nonchalamment les griffes, agissant comme si détenir la réponse au mystère n'était qu'une chose tout à fait triviale.

Au sol, à ses cotés, Nadja émit un gazouillement étouffé, comme si elle aussi savait de quoi il en retournait. Dans son bec, l'araignée, qu'elle poursuivait précédemment, s'agitait faiblement.

-Pardon ? S'étonna Madara.

-Et oui, ricana Thorn, je sais pourquoi il ne veut pas épouser Mito.

Elle descendit du fauteuil, et se pavana devant eux.

-Vous voulez le savoir n'est-ce pas ? Gloussa-t-elle malicieusement.

-Crache le morceau, lui ordonna Madara.

Il n'avait pas envie de jouer aux devinettes avec son invocation, peu importe à quel point il excellait dans ce domaine.

Thorn lui jeta un regard sévère :

-Pas de ça avec moi mon chou, gronda-t-elle, tu es cent ans trop jeune pour me donner des ordres.

-S'il-te-plais Thorn ! S'exclama Hitomi en venant s'accroupir devant l'invocation.

Elle fit alors une moue délibérément adorable, faisant flancher le porc-épic qui ne pu que lâcher un soupir en comprenant qu'elle ne pourrait pas résister à ce visage :

-Très bien, grommela celle-ci, je vais vous le dire. Mais seulement car Hitomi est assez gentille pour me le demander.

Thorn se racla la gorge, visiblement déterminée à faire durer le suspens.

-Si Hashirama ne veux pas se marier, commença-t-elle, c'est parce qu'il aime déjà quelqu'un. Même s'il l'ignore lui-même.

Sa déclaration fut accueillie par un silence retentissant.

Hashirama, amoureux ? A peine cette pensé se frayait-elle un chemin dans son esprit, que Madara avait terriblement du mal à se l'imaginer. Il savait déjà que son ami était une personne tactile. Sachant cela, il était facile de deviner que celui-ci se transformait en un véritable pot-de-colle dès qu'il voyait la personne aimé.

Cependant, jamais Madara n'avait vu l'Hokage se comporter de cette manière avec quelqu'un qui n'étais pas lui.

-Tu en es sûre ? Demanda-t-il.

-On n'est jamais sûr de rien, rétorqua immédiatement Thorn de manière sibylline, mais je peux vous assurer une chose : J'ai vécu suffisamment longtemps pour savoir quand une personne, ou bien un animal, veut, consciemment ou non, s'accoupler.

-Eurk ! Commenta Hitomi, dégoutée, en fronçant le nez.

-Et qui peut bien être cette personne ? S'enquit soudain Mito.

C'était la question que tous se posaient, mais à laquelle le porc-épic ne parut pas disposé à répondre :

-Ce n'est pas à moi de le dire, renifla-t-elle.

-Pas juste, geignit Hitomi, j'étais vraiment curieuse de savoir qui avait attiré l'attention de l'Hokage.

-La vie est injuste, lui répondit Thorn avec sagesse alors, qu'un peu plus loin, Mito et Madara se concertaient du regard, se demandant chacun qui pouvait bien être cette mystérieuse personne.

-Tu ne diras rien n'est-ce pas ? Soupira la femme rousse en se dépêtrant enfin des couvertures la maintenant au sol.

Elle se releva, et s'épousseta bien qu'elle ne porte aucun vêtement à l'exception de sa culotte et de son soutien-gorge.

-Yep, dit joyeusement le porc-épic.

Madara ne fit pas attention à leur échange : il était bien trop perdu dans ses pensées pour cela, cherchant dans ses souvenirs un moment ou Hashirama avait eut un comportement suspect envers une personne qu'il côtoyait, ou aurait croisé.

Son intérêt amoureux était-il même quelqu'un qu'il connaissait ? Toka peut-être ?

Non, songea-t-il, impossible : La femme était sa cousine. Les deux passaient plus de temps à se chamailler sur des choses futiles plutôt qu'à avoir l'air amoureux.

Il essaya de penser à quelqu'un d'autre, mais aucune personne, autre qu'évidemment Toka, ne lui vint à l'esprit.

-Dara ?

La voix de Mito le sortit de ses pensées, et il manqua de s'étrangler :

-Comment est-ce que tu viens de m'appeler ?! S'exclama-t-il, choqué.

La femme balaya sa question de geste désinvolte de la main, et reprit :

-Mes vêtements doivent être secs, déclara-t-elle, je crois que je vais devoir partir. Le soleil est déjà haut dans le ciel, et mon clan va finir par se demander où je suis passée.

Sans attendre de réponse, elle se dirigea alors vers la cheminé où, Madara ne le remarqua que maintenant, ses vêtements avaient été posés sur le bord, et les enfila rapidement avant de faire volte-face pour fixer son hôte droit dans les yeux :

-Il va falloir que je rencontre l'Hokage en privé, lui dit-elle sérieusement. –Nous pourrons peut-être ainsi trouver un moyen d'éviter le mariage sans causer d'incident diplomatique.

-C'est… Une bonne idée, répondit Madara quelque peu étonné par la logique de la réflexion de Mito.

La femme roula des yeux :

-Bien sûr. Quand ai-je dit, ou fait quelque chose qui n'était pas intelligeant ?

-Juste hier, lorsque tu as décidé d'aller t'enivrer à onze heure du soir.

Thorn ricana, et Mito grimaça :

-Oh c'est bon ! Râla-t-elle, tu es horrible tu le sais ça ?

-Je vais prendre ça comme un compliment, répliqua-t-il en enrageant davantage la femme.

-Tu ne devrais pas, lui dit-elle.

Tout en secouant la tête, elle rejoignit le hall, la tête haute, ses cheveux écarlates suivant le mouvement, avant de soudainement marquer une halte devant la porte :

-Dara, déclara en manqua de nouveau de faire s'étouffer Madara.

Elle se retourna :

-Je suis sérieuse, dit-elle, il fait vraiment que je rencontre l'Hokage au plus vite, et avec toi de préférence. Le délai qu'à donner mon père prend fin d'ici trois jours. Le temps presse.

-Trois jours ? Répéta le ninja, hébété.

La kunoichi hocha la tête, puis ouvrit la porte de la maisonnée, y laissant entrer un air froid tandis qu'elle s'aventurait à l'extérieur. La neige sous ses pieds craqua lorsqu'elle marcha en direction de l'orée de la clairière. Apparemment, elle paraissait connaitre le chemin pour revenir au village.

-Une dernière chose, s'écria-t-elle, sans se retourner, une fois parvenue au niveau des arbres bordant le petit chemin menant à Konoha. –Merci de m'avoir accueillie chez toi cette nuit ! Je suis agréablement surprise d'avoir appris que les rumeurs qui courent à ton sujet sont fausses !

Elle agita une main dans un signe d'adieu et, soudain, un vent fort se leva, soulevant la neige qui vint se mettre à tourbillonner violement autours d'elle, créant une tornade blanche, avant que Mito ne s'évapore littéralement au sein de ce blizzard artificiel.

Seul demeura derrière elle, l'écho d'un rire amusé qui résonna un long moment aux oreilles de Madara.

Le vent retomba, et la neige avec. Sidéré, l'homme fixa longtemps l'endroit ou elle avait disparue, jusqu'à qu'un tiraillement au niveau de sa large manche ne le sorte de sa contemplation. Il n'eut pas besoin de baisser le regard pour savoir qu'il s'agissait d'Hitomi.

-Elle est tellement cool… Souffla alors son élève, admirative, les yeux emplis d'étoiles.

A cette mention, Madara ne pu empêcher sa bouche de se tordre. C'était la dernière chose qu'il souhaitait : Qu'Hitomi ne développe une sorte de culte du héro sur cette femme à moitié folle, et ne la prenne pour modèle.

-Ne prend jamais exemple sur elle, l'avertit-il avec sévérité.

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oOo

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Hikaku s'était toujours considéré comme un homme loyal.

Jamais il n'avait trahis son clan, sa famille, ou bien un camarade et il était fier de pouvoir l'affirmer avec une assurance dont seul pouvait faire preuve ceux qui n'avaient rien à se reprocher.

Pourtant, actuellement, il hésitait à aller se confier à Madara qui n'était plus un membre de ce cercle de personne à qui il devait cette loyauté.

Ayant été bannis du clan Uchiha, l'homme n'avait plus aucun droit sur celui-ci, et n'avait pas son mot à dire dans ses affaires. Ce serait donc une trahison d'aller le visiter pour parler avec lui d'une discussion qu'il avait surpris entre les anciens du clan.

Or, ces temps-ci, Hikaku était confus : Il doutait. Doutait des personnes à qui il avait juré fidélité.

Ces anciens avaient après tout ostracisés Madara, ce qui avait forcé son ex-meneur à aller vivre chez l'Hokage durant un certain temps. Une chose qui avait profondément déplut à Hikaku qui appréciait peu l'homme.

Il ne savait plus où donner la tête. Il désirait ardemment parler à son ancien chef de ses inquiétudes, mais ne pouvait s'y résoudre à cause du serment de fidélité qui l'enchainait au clan.

Néanmoins, il y avait quelque chose dont disposait Madara, et que les anciens n'auraient jamais, qui pourrait le pousser à tout avouer à celui-ci Il s'agissait de ses sentiments, ou plus précisément une émotion en particulier à laquelle il ne pouvait résister : L'amour.

Aussi niais, ridicule, et invraisemblable que cela paraisse, ce qu'il éprouvait pour Madara était bien plus fort qu'un simple sentiment d'amitié. C'était tellement plus.

Il y avait une longue et éreintante histoire sur la raison de son engouement, sur celle qui l'avait poussé à tomber amoureux. Lorsqu'il s'en souvenait, c'était avec une sorte d'amertume, doublé d'une nostalgie qui lui coupait parfois le souffle.

Il n'y avait pas eu de coup de foudre. Surement pas. Hikaku en était simplement venu à aimé Madara avec le temps, à la suite des épreuves que lui et l'autre ninja avaient surmontés ensembles.

Cela remontait à l'époque ou tous deux étaient encore des enfants. A ce moment là, aux yeux d'Hikaku, Madara n'était qu'un des cinq descendant du chef de leur clan. Un gamin freluquet qui passait plus de temps dans les bois on ne savait où, que dans l'enceinte du camp.

De toute manière, à l'exception d'Izuna qui le suivait partout, il ne manquait à personne : Peu de gens voudrait côtoyer celui qu'on surnommait « l'enfant sauvage » à cause de son talent au combat, et sa tendance à faire des ravages dans les rangs ennemis à lui seul.

Hikaku ne lui avait jamais parlé. Et il ne comptait pas de toute façon. Il avait quatre ans de plus que ce morveux, et avait suffisamment d'ami dans le clan pour ne pas avoir à se soucier de s'en faire de nouveau.

Or, parmi ces amis se trouvait un jeune garçon nommé Akira, qui s'avérait être le frère ainé de Madara. Frère ainé qui, après s'être fait blessé au combat, avait contracté une infection qui s'était mué en un gangrène incontrôlable, dont les symptômes l'avaient rongés jusqu'à que son souffle ne soit réduit qu'à un maigre sifflement rauque.

En bon camarade qu'il était, il avait décidé de passer la dernière nuit d'Akira à ses cotés. Après avoir demandé à Uchiha Tajima la permission d'aller voir son fils mourant, il avait pénétré la chambre de son ami, s'attendant à la trouver vide à l'exception de la silhouette meurtris présente dans le futon au centre de la pièce.

Quelle avait été sa surprise de découvrir Madara, et Izuna, au chevet du blessé.

Si le plus jeune l'avait fixé avec étonnement en le voyant entrer, le plus âgé ne lui avait même pas accordé un regard, le laissant venir s'assoir à leur cotés pour la veillée de ce qui serait bientôt une dépouille.

C'était la première fois qu'Hikaku avait pu contempler d'aussi près le visage de celui qu'on surnommait l'enfant sauvage. Un visage tout à fait banal selon lui. Il s'était attendu à quelque chose de plus impressionnant à vrai dire.

Pourtant, Madara ressemblait à un Uchiha lambda : Cheveux noire, yeux onyx, nez droit et peau pale.

Ce n'était que lorsque qu'il avait ouvert la bouche qu'il avait comprit en quoi il était différent des autres membres du clan.

« Il ne me reste plus qu'Izuna maintenant » avait-il déclaré, si doucement qu'Hikaku avait failli ne pas l'entendre.

Il n'avait pas répondu, trop surpris de se voir adresser la parole pour ne serait-ce songer à lui dire quelque chose en retour.

« C'est effrayant tu ne penses pas ? » Avait alors enchainé Madara. « Savoir qu'à cause d'un stupide conflit dont nous ignorons même la raison de son déclanchement, nous forçons nos enfants à aller s'entretuer au lieu de faire la paix ».

« Tu es aussi un enfant » avait failli lui rétorquer Hikaku avant de réaliser pleinement la signification de ces mots. Leur impacte sur lui.

Muet de stupeur, il avait alors dévisagé ouvertement le jeune homme, se demandant soudain si se battre à mort était réellement la solution à leurs problèmes. Depuis son plus tendre âge, il n'avait connus que la guerre, et n'avait jamais pensé que cela changerait.

Lorsqu'il s'imaginait sa vie future, il voyait des champs de batailles.

Pourtant, aussi fou que cela puisse paraitre, Madara, lui, semblait entrevoir un avenir bien plus réjouissant que le siens. Le jeune garçon devait être un idéaliste, songea-t-il.

Prenant son courage à deux mains, Hikaku s'était alors décidé à lui adresser la parole :

« Tu veux la paix ? » Lui avait-il demandé d'une petite voix.

« Je veux surtout que mon dernier frère survive » Avait répondu Madara en caressant la tête d'un Izuna endormit sur ses genoux.

Puis, sans un mot de plus, il s'était penché en avant, et avait attrapé un pend du drap du futon qu'il avait tiré sur Akira, le recouvrant complètement. Il avait ensuite resserré son étreinte sur son jeune frère somnolant, et s'était empressé de quitter la pièce sans rien ajouter.

Pétrifié, Hikaku avait longuement fixé l'endroit ou Madara avait disparu. Le regard vide, il avait ensuite reporté son attention sur Akira, dont le drap blanc le recouvrant faisait désormais office de linceul.

Il était mort.

Le jeune shinobi ne s'en était même pas aperçut trop prit par sa discussion avec son cadet.

Il avait alors prit une inspiration tremblante, murmuré de bref parole d'adieux à son camarade, puis avait à son tout quitter la salle.

Ce jour-ci, aussi funeste soit-il, avait été celui ou il avait pour la première fois interagi avec Uchiha Madara.

Les années avaient alors suivit sans que grand-chose ne se passe. Seul des rumeurs prétendant que Madara aurait été ami avec un membre du clan ennemi, venaient pimenter le quotidien partagé entre le champ de bataille et les affaires de clan.

Evidemment, Hikaku ne les avaient pas cru une seconde.

Cette conviction n'avait été que renforcé que lorsque le père de Madara, Uchiha Tajima, était mort au combat, laissant les rênes du clan à son fils qui avait noblement accepté cette lourde responsabilité sans même montrer de la crainte, ou fléchir un instant.

A peine avait-il jeté le cadavre de leur ancien meneur dans la fosse commune, que l'héritier convoquait le conseil des anciens pour recevoir leurs bénédictions.

Dans le but d'affermir son autorité, chaque nouveau chef Uchiha devait élire un conseiller. Hikaku croyait fermement qu'Izuna serait choisi, car Madara ne parlait presque à personne dans le clan, à l'exception faite de son frère cadet, avec qui il partageait un lien privilégié.

Quelle avait été sa surprise lorsqu'il avait été appelé à rejoindre la tente du chef, et que celui-ci en personne lui avait déclaré qu'il comptait sur lui pour le soutenir à l'avenir.

La seule chose qu'il avait pu dire à ce moment avait été un « Pourquoi ? », emplis de confusion, et de crainte mêlé au respect.

« Parce que tu es un guerrier réfléchit, qui sait penser avant d'agir.» Lui avait répondu Madara. « Pas comme lui » avait-il ajouté en désignant Izuna qui se tenait alors à sa droite.

Comme pour approuver ses paroles, l'adolescent lui avait alors tiré la langue, poussant son frère à lever les yeux au ciel avant qu'il ne s'avance vers le plus jeune pour lui assener une brève pichenette sur le front.

Izuna avait fait la moue, mais n'avait pas protesté.

Hikaku, quant-à lui, avait fixé cet échange avec stupéfaction. Pour une fois, l'expression stoïque qu'abordait perpétuellement Madara s'était muée en un regard emplis de douceur, où seul se reflétait l'incommensurable affection qu'il éprouvait pour son cadet.

A cet instant, quelque chose avait remué à l'intérieur du nouvellement nominé conseiller, au moment même ou il comprenait qu'Izuna était l'unique personne à pouvoir rendre son frère heureux.

S'était alors ensuivit une période de deux ans. Deux ans durant lesquelles il avait côtoyé Madara, avait appris à le connaitre, et voir au-delà que l'homme que tous prétendaient qu'il était.

C'était alors que, petit à petit, un sentiment d'affection s'était immiscé en lui. S'était accrus. Puis l'avait envahi profondément, de la même manière qu'un arbre dont les racines ne cesseraient de croitre, pour finalement le consumer totalement.

Et avant même qu'il ne le sache, il était tombé amoureux de son meneur.

Le réaliser lui avait prit un très long moment. Mais le fait qu'il ne puisse jamais détacher les yeux de Madara, qu'il s'aperçoive de chaque choses, aussi minuscules soient-elles, à son sujet avait grandement aidé.

C'était sa mère, mourante à cause de l'effroyable disette qui les frappait de plein fouet cet hiver, qui le lui avait fait comprendre au final.

Cette nuit là, il était rentré dans sa tente, et s'était assis face à elle, la suppliant de l'aider à percer le mystère de la vague d'émotion qui s'abattait sur lui dès qu'il était en présence de Madara.

Il n'avait pas mentionné l'identité de la personne qui provoquait ces sentiments, et avait eut le choc de sa vie lorsque sa mère avait lâché un halètement excité, avant que ses yeux ne se mettent à briller de mille-feu.

Elle lui avait ensuite attrapé la main, puis l'avait serré entre les siennes amaigries par la faim :

« Mon chéri » avait-elle déclaré, sa voix débordant d'une joie à peine contenue, « Ce que tu éprouves ici est l'amour ».

Le cœur d'Hikaku avait bondit. Or, les mots qu'avait par la suite prononcés sa mère lui avait fait rater un battement :

« Dit moi qui est la mère de mes futures petits-enfants ».

Les mots avaient résonnés à ses oreilles à la manière d'un glas funeste. Pour la première fois de sa vie, il s'était retrouvé à court de mot, ainsi que déconfit.

Il ne voulait pas décevoir sa mère, mais n'avait aussi aucun désir de lui mentir. Prenant son courage à deux mains, il s'était alors préparer au désaveu :

« Ce n'est pas une femme » avait-il lâché d'une voix blanche.

Aussitôt, le sourire de la femme s'était fané, et elle avait libérer sa main, si brusquement qu'on aurait pu croire que celle-ci l'eut brulé.

Blessé par ce qu'il estimait être un rejet, il s'était préparer à partir, soulever les bâches de la tente pour ne plus y revenir. Pourtant, alors qu'ils s'apprêtaient à quitter ce qui avait été sa maison pendant des années, sa mère le reteint.

« Attend » S'était-t-elle écriée.

Une fois qu'il avait été de nouveau assis, elle avait reposé sa main sur la sienne, mais avec cette fois une certaine réticence dont Hikaku se souviendrait toute sa vie.

« Hikaku, mon chéri » avait-elle commencé avant de s'interrompre pour plonger son regard dans le siens :

« Ce n'est que passager » avait-elle affirmé avec conviction. « Ce sont des choses qui arrivent. Je suis sûre que quand tu rencontreras une jolie fille du clan, tu oublieras tout de suite cet homme dont tu te crois amoureux ».

Elle lui avait répéter ses mots tellement de fois que, même après sa mort, Hikaku les entendaient toujours.

Le shinobi pouvait même témoigner d'à quel point ils étaient faux, alors qu'il dévorait des yeux Madara, s'extasiant sur l'apparence de celui, sans se rappeler qu'il l'avait qualifié de banale durant son enfance.

Il ne lui avait jamais avoué ses sentiments par peur du rejet. La réaction de sa mère avait suffit à lui faire comprendre que l'homosexualité n'était clairement pas quelque chose d'accepté. Ni dans le clan, ou ailleurs.

Si Madara l'apprenait, alors lui aussi serait dégouté, et ne voudrait plus de lui en tant que conseiller.

Il avait tord : Quelques mois plus tard, lors d'une échauffourée entre leur clan et celui de Senju, Izuna se faisait blesser mortellement.

Les derniers instant de sa courte vie avait été passés en compagnie de son frère qui avait interdit à quiconque d'entrer, aussitôt que les guérisseurs avaient déclarés ne rien pouvoir faire.

Hikaku avait été le premier à se risquer dans la salle.

Il y avait découvert son chef, affalé sur le cadavre d'Izuna, ses deux mains serrant quelque chose qu'il ne pouvait pas voir depuis le seuil de la porte.

Doucement, il s'en était approché, et avait découverts avec effrois que les globes oculaire du désormais cadavre avait été arraché. Effrayé, il avait jeté un regard incrédule en direction de Madara qui venait de relever la tête.

« Il me les à donné » avait déclaré faiblement le ninja avant de se remettre sur pied, mais seulement après avoir couvert le corps d'Izuna du drap du futon que lequel il se trouvait, de la même manière qu'il l'avait fait pour Akira des années plus tôt.

Il était sortit, croisant Hikaku qui n'avait même pas pu apercevoir son visage à travers toute cette masse de cheveux. Le conseiller s'était contenté de déglutir, puis avait regardé Izuna une dernière fois avant de faire volte-face.

Peu de gens connaissait le début d'aveuglement qu'avait contracté Madara suite à l'utilisation trop fréquente de son Mangekyo sharingan. Donc, par conséquent, peu de personnes avaient compris pourquoi Izuna avait donné ses yeux à son frère ainé.

S'ils croyaient même qu'il les le lui avait donnés.

Car, à peine le jeune homme était-il sous terre dans une tombe à son nom (une exigence de Madara) que d'horribles rumeurs se mettaient à circuler. D'après elles, leur chef n'aurait pas reçu, mais volé les yeux de son propre frère.

Cette nuit là, après l'enterrement, Hikaku avait décidé d'aller tenir compagnie à Madara. Lui apporter un peu de réconfort.

Pour ça, il avait tout simplement ramené avec lui une bouteille de l'alcool le plus fort qu'il puisse trouver. Se souler lui paraissait une bonne idée à ce moment là.

Silencieusement, il avait parcourut le camp, vide à cet heure tardive, jusqu'à finalement parvenir devant la tente du chef, dont l'entré était encadré par deux torches qui dessinaient des ombres vacillante sur le tissus de l'abri.

Sans perdre une seconde, il avait écarté la bâche et avait pénétrer dans le petit espace pour être accueilli par la vue de son chef, les yeux bandé suite son opération censé lui redonner la vue, allongé sur son futon.

Il ne dormait pas. L'unique bougie qui se trouvait sur une minuscule tale basse, où des piles de papiers s'empilaient, et qui éclairait encore les alentours d'une douce lueur jaunâtre le prouvait. En l'entendant, l'homme avait même redressé la tête dans sa direction.

« Hikaku ? C'est toi ? » Avait-il marmonné d'une voix somnolente.

Dans un premier temps, Hikaku ne lui avait pas répondu, son attention trop focalisé sur son meneur gisant à même le sol pour pouvoir ne-serait-ce emmètre un seul son. Il ne pouvait s'empêcher de laisser ses yeux errer sur la poitrine à moitié exposé de celui-ci par le yukata blanc qu'il portait.

C'était la première fois que le conseiller voyait son chef vêtu d'autre chose que de ses sombres tenues à col haut, ou bien de son armure salie par la poussière des batailles. Il devait d'ailleurs admettre qu'il aimerait le voir habillé ainsi plus souvent : L'ébène de ses cheveux contrastait avec le blanc du yukata dont la couleur s'en retrouvait magnifiée, et amplifiée.

« Hikaku ? »

La voix interrogative de Madara le sortit de sa contemplation. Embarrassé, il remercia les cieux que son chef ne puisse pas voir le regard d'ahuri qu'il lui portait. Ensuite, il souleva la bouteille d'alcool qu'il transportait, et l'agita maladroitement, de manière ce que le second shinobi puisse comprendre la raison de sa venue.

« J'ai apporté de l'alcool, Madara-sama » Balbutia-t-il.

« De l'alcool ? »

« Euh… Oui, j'ai pensé qu'avec… Tout ce qui viens d'arriver, vous désiriez peut-être un peu oublier vos malheurs ».

Madara ne lui répondit pas, se contentant de garder son visage tourné dans sa direction. Et bien même que ses yeux ne puissent le voir, Hikaku se sentit jugé.

Mal-à-l'aise, il se trémoussa sur ses pieds, et se demanda s'il n'avait pas abusé de la patience de son chef. Après tout, celui-ci venait de perdre son frère et ne devait rien vouloir de plus qu'être seul.

Encore une fois, il avait faux : Une personne endeuillé avait plutôt tendance à rechercher la présence des autres contrairement à ce qui était généralement pensé. Il le savait, mais peut-être avait-il tellement admiré Madara qu'il avait inconsciemment finit par le considérer comme un être supérieur, qui n'avait pas les même besoin que les shinobis de base.

Pourtant, cette personne, aussi incroyable soit-elle, demeurait humaine, et avait les besoins naturels qui accompagnait ce statuts.

C'est pour cela qu'Hikaku avait été prit au dépourvu lorsque Madara lui avait fait signe d'approcher.

« Bonne idée » avait-il marmonné tandis que le conseiller s'exécutait, et s'asseyait devant lui à même le sol avant de sortir deux coupelles de sa poche.

Avec toutes les précautions du monde, il y avait versé le saké qu'il avait remit à son chef. L'homme n'avait pas perdu une seconde pour l'engloutir cul-sec, grimaçant face au gout fort qui devait envahir sa bouche, et bruler sa gorge.

Très vite, Hikaku l'imita, et encore plus rapidement, sans même qu'ils ne s'en rendent compte, les deux étaient complètement ivres, et les langues se déliaient.

Madara fut le premier à ouvrir la bouche, commençant à parler d'Izuna d'une voix pâteuse et enroué qu'Hikaku n'avait pu qu'écouter avec une ferveur presque religieuse.

« Il me manque déjà » avait-il prétendu.

Puis, sa voix s'était brisée, et les bandages à ses yeux s'étaient colorés de rouge.

Comprenant aussitôt que son chef venait de fondre en larme, Hikaku, trop ivre pour réellement savoir ce qu'il faisait, avait abandonné toute retenue pour s'approcher de lui, et l'entourer de ses bras.

Une sorte de désinhibition provoquée par l'alcool avait alors remplacée son attitude habituellement réservé et timide. Il n'hésita même pas à entrainer Madara dans une étreinte si serré, qu'elle les fit tomber tout deux sur le futon sous eux.

Sans un mot, Hikaku laissa alors son supérieur, en tant normal si fort, sangloter contre sa poitrine alors qu'il lui caressait les cheveux, s'émerveillant de leur texture étonnamment douce.

Il ne sut pas combien te temps ils restèrent enlacés ainsi, mais lorsque la tête de Madara quitta sa poitrine, il ne pu s'empêcher de le retenir.

Etourdit par les vapeurs de l'alcool embrumant son esprit, il avait alors prit la parole :

« Madara… » Avait-il murmuré en un souffle.

Il sentait battre son cœur dans sa poitrine, tandis que sa respiration se mélangeait à celle de l'autre homme, qui ne bougea pas lorsqu'il se redressa sur ses coudes pour mieux le regarder.

« Je peux t'aider à oublier » Avait-il alors reprit en se laissant totalement posséder par l'ivresse qui coulait dans ses veines.

Il ne se contrôlait plus, laissant à son corps le loisir d'agir comme il le souhaitait.

Lentement, il caressa la joue de son chef, laissant sa main courir sur son menton, son cou, la clavicule, puis finalement, sur les bords du yukata blanc auquel il accrocha deux doigts.

Madara n'avait rien dit. Il avait seulement levé une main dans sa direction, tâtonnant aveuglement l'air, jusqu'à qu'Hikaku ne la lui saisisse, et ne la porte à ses lèvres.

Il ne pu s'empêcher l'haleter en la sentant pale et frémissante comme colombe captive.

Au moment même où il resserrait ses doigts autours d'elle, Madara donnait enfin une réponse à sa question :

« Fait le ».

Cette fois, ce fut une véritable exclamation stupéfaire qui échappa à Hikaku. Sans perdre un instant, il fondit sur sa bouche, tel un rapace. Chacune de ses pensées venaient d'être jetées aux oubliettes, remplacées par la myriade de sentiments qui le submergeait actuellement.

Ce qu'il éprouvait était écrasant et exaltant. Seul comptait Madara désormais.

La manière dont il se cramponnait désespérément à lui le rendait fou. Tout de lui le rendait fou : La chaleur étouffante des sa peau, l'onyx de ses cheveux, ses mains -dont l'une d'entre elle abordant une impressionnante marque de brulure- ainsi que sa respiration saccadée.

Jamais Hikaku ne se serait imaginé pouvoir tenir l'objet de ses désirs de cette façon.

En cet instant précis, il ne pensait plus aux paroles de sa mère, celles qui l'avaient empêché d'être lui-même. Ce soir, il s'était débarrassé de tous ses doutes, ses craintes, et ses incertitudes. Seul ne restait qu'une unique conviction :

Celle d'être enfin libre.

Malheureusement, ce moment de pure jouissance n'avait été, justement, qu'un moment.

Au petit matin, il s'était réveillé avec une gueule de bois monstrueuse, et avait mit plusieurs minutes à se rappeler des événements de la veille.

C'était la masse de cheveux noirs qui avait bougé à sa gauche l'avait complètement ramené à la réalité. Effrayé, il avait alors fait un bond de plusieurs mètres en arrière, et s'était empêtré les pieds dans les couvertures.

Par miracle, Madara ne s'était pas réveillé. A la place, il avait simplement marmonné des paroles incompréhensibles avant de se retourner, révélant un dos couvert de diverses marques d'amour.

La gravité de la situation avait heurté Hikaku avec force : Il avait couché avec le meneur du clan. Et maintenant qu'il y réfléchissait attentivement, il n'était pas sûr que celui-ci ait réellement été consentant.

Horrifié, il s'était remit sur ses pieds, puis s'était immobilisé : Il n'avait aucune idée de quoi faire.

Impossible que Madara ne comprennent pas ce qui s'était passé à son réveil. Les draps, salis –ensanglanté à certains endroit même !- le prouvaient largement.

Il ne pouvait pas le laisser savoir que c'était avec lui qu'il avait couché. Il valait mieux qu'il l'ignore, comme il valait mieux qu'Hikaku oublie cette nuit qui, pourtant, avait été la meilleure de toute sa vie. Et ce, malgré le fait qu'il ait été saoul comme une barrique. Littéralement.

Gémissant de frustration, il avait alors porté un dernier regard sur Madara, et son cœur s'était serré douloureusement dans sa poitrine : Une expression dévasté était présente sur son visage, dont les yeux demeuraient encore bandés.

L'homme avait beau être profondément endormit, mais la perte de son jeune frère semblait toujours le tourmenter, même dans ses rêves.

Attristé par cette connaissance, Hikaku secoua la tête, puis, à pas de loup, quitta la tente pour rejoindre celle de sa défunte de mère où il pu enfin se morfondre, mortifié par ses propres actes.

Puis, aussi soudainement qu'un coup de foudre, il avait réalisé quelque chose d'inouï : Madara avait dormit avec lui. Un homme.

La bouche rendue béante par la stupéfaction, il avait prit une inspiration tremblante alors qu'un rayon d'espoir venait éclaircir toute cette brume de culpabilité qui occupait son esprit.

Est-ce que cela signifiait que son chef n'avait aucun intérêt pour les femmes ? Que lui aussi était victime de cette déviance qui le poussait à désirer d'autres hommes ? Etaient-ils tout deux des parias dont le même crime les avait destinés à être ensembles ?

Immédiatement, à peine correctement formulée, cette pensée lui redonna un regain d'énergie, le poussant à se remettre rapidement sur pied, et à se précipiter dehors où il manqua de se heurter au vieux Takeshi qui passait par là.

Ignorant les remontrances que lui lançait le vieil homme au loin, Hikaku fila comme un éclair en direction de la tente de Madara, dont il écarta brusquement les pends une fois à destination.

« Madara-sama ! » S'était-il écrié pour soudainement se figer en s'apercevant que l'endroit était vide.

Le futon dans le coin de la tente, auparavant dans un état déplorable, était désormais de nouveau propre, et ses draps avaient été changés.

« Madara-sama ? » Avait-il appelé de nouveau.

« Quoi ? »

Sortit de nulle part, Madara était apparut. Une serviette était drapée autours de son cou pour éviter que ses cheveux humides n'aille parsemer sa tunique mauve à col-haut de gouttelettes.

Soudain, Hikaku se demanda pourquoi il était venu. Il ne savait pas quel serait la réaction de son meneur s'il mentionnait leur petite aventure. Accepterait-il même d'admettre qu'elle avait bel et bien eut lieu ?

Il devait pourtant en avoir le cœur net :

« Madara-sama... » Commença-t-il avec hésitation pour aussitôt se faire interrompre :

« Hikaku » Déclara Madara en fronçant les sourcils sous ses bandages « As-tu la moindre idée de ce qui s'est passé hier soir après que nous ayons bus ? Suis-je sortis quelque part ? Dans le village d'à coté peut-être ? »

La terre s'arrêta de tourner.

Du moins, ce fut l'impression qu'il eut en voyant le regard désemparé de son leader. Le ninja ne souvenait décidément pas de ce qui s'était passé la nuit dernière.

C'était un grand coup à son moral, et peut-être même un peu à son orgueil : Il avait cru pouvoir rendre cette soirée inoubliable.

Néanmoins, il devait faire face à la dure réalité : Madara avait été bien plus ivre que prévus, et ne se rappelait de rien.

« Quoi ? » Avait-il bêtement bredouillé.

Si c'était possible, la grimace du seconde shinobi s'était accentuée :

« Qu'ais-je fais hier soir ? Sommes-nous sortis ? » Avait-il répété.

Oh dieu ! Madara croyait qu'ils étaient sortis, et qu'il avait rencontré une personne en dehors de l'enceinte qu'il avait ramenée dans sa tente. Il n'avait aucune idée qu'il s'agissait en fait d'Hikaku.

« Je… Oui ? »

Les mots lui avait échappé sans qu'il puisse même les retenir.

Epouvanté, il avait vu le visage du meneur du clan s'éclairer d'un soulagement presque palpable.

« Je vois » avait-il dit. « Je suppose que nous nous sommes séparés à un moment donner pour rentrer chacun de nos cotés. ».

Dans un état second, Hikaku avait hoché mécaniquement la tête, écoutant Madara construire une fausse réalité sur cette soirée.

En son fort intérieur, une voix lui hurlait de lui dire la vérité. De lui rappeler que c'était lui, et personne d'autre, qui l'avait tenu toute la nuit.

Or, à chaque fois qu'il tentait d'ouvrir la bouche, sa gorge se nouait, et les mots s'y retrouvaient bloqués.

Finalement, il n'avait jamais pu lui avouer la vérité.

Aussi pathétique que cela puisse paraitre, Hikaku avait poursuivit sa vie comme si rien ne s'était passé, et comme s'il n'avait pas couché avec son chef –homme de surcroits- dont il avait appris par mégarde l'orientation sexuelle.

Madara savait-il même qu'il préférait les hommes ?

Le conseiller n'en avait aucune idées, mais il savait que son supérieur avait forcement dut comprendre qu'il avait passé une soirée avec un autre male. Le fait qu'il ne mentionna jamais ce qui s'était passé le confirmait largement.

Par la suite, ils n'en avaient plus reparlés. Hikaku avait même décidé d'aller de l'avant, et essayer d'oublier toute cette histoire.

Pour cela, il avait tenté de rencontrer d'autres hommes ayant les même… Penchants que lui dans le but de passer outre ses sentiments pour Madara.

A son grand étonnement, cela avait marché. Du moins dans un premier temps.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, les hommes aimant les autres hommes n'étaient pas une sorte de race en voie de disparition comme Hikaku l'avait d'abords cru, ni des espèces de créatures rampant dans l'ombre.

Cela ne signifiait pas qu'ils pullulaient partout. Evidemment. Mais cela l'avait conforté dans l'idée qu'il n'était le seul à être atteint de cet étrange symptôme qu'était l'homosexualité.

Malheureusement, l'allégresse de cette découverte avait très vite été atténué lorsque, durant une intense bataille entre Madara et le leader du clan Senju, il avait perdu de vue son chef, et que l'ordre de replis avait été donné.

Il avait eut beau vouloir foncer à sa rencontre, un de ses amis l'avait retenu.

Pendant plusieurs heures, il s'était un sang d'encre, se demandant ce qui était arrivé à son leader. L'inverse de la majorité du clan, excepté quelques personnes, qui ne semblaient pas vraiment affecté par cette absence de mauvaise-augure.

Au bout d'une heure, certain murmuraient déjà qu'il avait été tué, que le chef des Senju l'avait achevé lui-même, et que son corps allait servir de trophée à leur ennemi.

Cependant, Madara était revenu. Echevelé et hagard, mais il était revenu. C'était le plus important selon Hikaku, qui n'avait pu s'empêcher de lui bondir dessus pour une brève étreinte.

Or, ce n'était tout : L'homme prétendait avoir accepté de signer un traité de paix. Une chose qui n'avait pas été très bien accueillie par le reste du clan.

Les gens avaient très vite prétendu qu'il avait échangé sa vie contre cette paix proposé par Senju Hashirama. Un acte lâche et honteux.

Encore une fois, Hikaku ne les avait pas crus. Il avait d'ailleurs confronté Madara à ce sujet. Le ninja lui avait alors expliqué ce qui s'était passé, lui racontant comment son ennemi avait été prêt à se suicidé à sa commande.

Abasourdis, le conseillé en était resté coi, se demandant pourquoi diable le chef des Senju aurait voulut se donner la mort pour une alliance entre leurs clans respectif. C'était incompréhensible, pour ne pas dire insensé.

Mais il avait finit par le comprendre, le jour ou Madara et Hashirama s'était serré la main. En cet instant là, le meneur du clan adverse regardait son propre chef avec tant d'affection et de chaleur qu'Hikaku n'avait pu que se dire qu'il était impossible que ces deux là ne se connaissaient pas.

Les rumeurs contant que Madara avait été ami avec un Senju par le passé, avaient alors fait surface dans son esprit, et il avait comprit. Comprit que cela n'avait pas été des rumeurs, et que Senju Hashirama avait été cette personne.

Soudain, son souffle se bloquait dans le fond de sa gorge, et il ne pouvait qu'observer comment la main d'Hashirama s'attardait sur celle de Madara plus longtemps qu'elle ne devrait, et à quel point leur deux silhouettes avançant cotes à cotes étaient proches, alors qu'ils s'éloignaient du lieu ou avait été sellé le pacte imposant la paix.

Quasiment collés l'un à l'autre, les deux hommes formaient un tableau pour le moins hétéroclite : Hashirama avec son imposante stature, et son sourire ensoleillé, tandis que Madara, son parfait opposé, abordait un air sombre. Dans son dos, ses longs cheveux noirs se balançaient à chacun de ses pas.

Comparé à son compagnon de marche, il paraissait bien plus petit et menu. La terrible famine qui avait frappé leur clan récemment l'avait forcé à perdre énormément poids pour conserver quelques muscles.

Il en était de même pour tout leur clan, à l'inverse de celui des Senju qui, même durant l'hiver, avait bien été nourris grâce aux pouvoirs de leur meneur.

Par la suite, la vie avait suivit son court, et Hikaku s'était bien décidé à se trouver quelqu'un avec qui il pourrait partager une (discrète) vie commune. Dans ce vaste village, il était impossible qu'il ne se déniche pas un compagnon après tout.

Pourtant, à chaque fois que ses yeux s'attardaient sur un partenaire potentiel, ceux-ci finissaient toujours par dériver vers Madara qui était toujours suivit par le récemment nommé Hokage.

Dans un premier temps, il n'y avait pas vraiment fait attention.

Puis, petit à petit, il avait finit par remarquer qu'à chaque endroit où son chef allait, il était suivit par Hashirama.

Il n'aimait pas ça. Vraiment pas.

Ce n'était qu'après que Madara ait été banni, et que l'hokage lui ait demandé de séjourner chez lui, qu'Hikaku avait réalisé qu'il n'arrivait décidemment pas à faire une croix sur son meneur.

Et aussitôt, Hashirama était devenu une sorte de rival. De but à atteindre.

Il ignorait la nature des sentiments que l'homme semblait éprouver pour son chef, mais il soupçonnait grandement que ceux-ci ne soient pas platoniques.

C'était ce qui l'avait poussé à exécrer ce puissant shinobi, encore plus qu'il méprisait les anciens. Anciens qui, tout récemment, avaient eut une conversation plus que suspecte qu'il ferait d'ailleurs mieux de rapporter à Madara au lieu de se perdre dans de lointain souvenirs.

Il secoua la tête, chassant les dernières rémanences de mémoire, puis sauta du toit du bâtiment de réunion de son sur lequel il se trouvait avant de se mettre à la recherche de Madara.

Hikaku espérait que, pour une fois, celui-ci soit seul.

.

oOo

.

-Uzumaki Mito est une femme d'un extrême raffinement, déclara Tobirama.

L'homme posa alors son verre sur le comptoir d'un stand de ramen auquel lui, ses trois élèves, ainsi qu'Hashirama, dinaient. Ensuite, il porta son regard pourpre sur son frère qui déglutit, ne sachant soudain plus quoi faire de la nourriture qui tenait en équilibre sur ses baguettes.

Faute d'attention, celle-ci s'écrasa d'ailleurs dans son bol avec un « floc » retentissant qui lui envoya du bouillon sur le bras.

Un sifflement de douleur lui échappa.

-Surement, oui, marmonna-t-il en s'épongeant.

-Pas surement, répliqua Tobirama, elle l'est : Je lui ai parlé ce matin.

-Oh… Je vois.

Il tenta maladroitement de récupérer les morceaux tombé dans son bol, mais ceux-ci y chutèrent de nouveau. Frustré, il fusilla la nourriture du regard.

-Elle revenait d'une balade en forêt, prétendit son frère sans faire attention à son humeur maussade. -Pour stimuler sa réflexion, ajouta-t-il un instant lus tard en répétant à coup sûr les paroles de la kunoichi.

Il lui jeta un coup d'œil appuyé, comme s'il lui reprochait de ne pas faire la même chose.

-Cette femme saura te tenir en laisse, reprit-il en prenant une nouvelle gorgé de son verre.

-Super, gémit Hashirama.

Mais pas pour la même raison : Pour la énième fois depuis le début de cette conversation, ses baguettes avaient laissés s'échapper les ramens qu'il essayait vainement manger.

Si Madara était là, un sourire moqueur aurait surement été présent au coin de ses lèvres alors qu'il l'observerait se débattre, un coude sur la table, et la joue dans sa paume.

« Le dieu des Shinobis » aurait-il déclaré solennellement. « Vaincu par des pâtes ».

Un sourire fleurit sur les lèvres d'Hashirama à cette pensée.

-Au fait, dit-il en abandonnant son repas, comment ça se passe avec tes élèves ?

A cette mention, le visage de Tobirama s'éclaira alors qu'il posait ses yeux sur ses trois élèves, assis un peu plus loin. Les trois enfants chahutaient joyeusement autours de leur propre nourriture, tandis que la propriétaire du petit restaurant, une jeune femme brune, les observait avec amusement.

-Ils progressent à une vitesse incroyable ! S'exclama-t-il aussitôt avec enthousiasme. –Je suis pratiquement sûr qu'ils passeront les examens Chunin qui auront lieu dans quatre mois haut-la-main !

-C'est une bonne chose, déclara Hashirama en hochant la tête d'un air approbateur.

Il descendit de sa chaise haute :

-Je suis surpris que tu t'entendes bien avec le petit Uchiha, reprit-il, je ne pensais pas que tu l'apprécierais autant à cause de son clan.

Le shinobi fronça les sourcils, plissant ses yeux qui se transformèrent en deux fentes rouges qui paralysèrent Hashirama, et le firent se demander s'il n'avait pas dit quelque chose d'offensant.

-Je ne juge pas les Uchiha par-rapport à leur clan, siffla soudain Tobirama, mais par-rapport à ce qu'ils sont eux-mêmes.

-Mais…

-Tais-toi mon frère ! Le coupa le ninja qui, visiblement, n'avait pas terminé de s'exprimer.

Hashirama s'effondra sur lui-même, tachant de se faire aussi petit que possible sous le regard furieux de son cadet.

-Kagami est un bon enfant, poursuivit celui-ci, contrairement à d'autre membre de son clan, en particulier Madara !

Indigné par ces propos, l'Hokage voulut défendre son ami, mais Tobirama ne lui en laissa pas le temps, et enchaina immédiatement :

-Oui mon frère, dit-il, je pense sérieusement que Madara est instable mentalement. La preuve : Son clan l'à rejeté.

-C'est faux !

Le hurlement d'Hashirama attira l'intention des quelques clients présents. Il ne s'en préoccupa guère, trop concentré sur son frère qui paraissait choqué par son explosion.

-Pardon ? Gronda l'homme, loin de laisser intimider.

-Tu m'as très bien entendu, déclara-t-il avec calme, c'est faux. Ce que tu dis est totalement, et complètement faux. Madara est loin d'être fou, et je t'interdis de même le suggérer.

Il ne savait pas ce qui lui prenait. Mais, pour une des rare fois de sa vie, il s'opposait à son frère cadet.

Lorsque celui-ci avait insulté Madara, il avait réagit au quart de tour, et aussitôt répliqué. S'il était sidéré par son propre comportement, Tobirama l'était davantage encore.

Autours d'eux, des personnes s'étaient misent à chuchoter, et les genins, présents à l'autre bout du comptoir de bois, avaient cessés de jouer pour, la place, les espionner discrètement.

Hashirama prit une grande inspiration :

-En parlant de Madara, reprit-il, il m'a envoyé un message qui me disait de le rejoindre sur les terrains d'entrainement.

C'était Nadja, le busard cendrée, qui le lui avait apporté vers midi. La sale bête avait d'ailleurs prit un malin plaisir à le tourmenter pendant qu'il essayait de récupérer le minuscule rouleau de papier attaché à sa patte.

Au final, Hashirama était parvenu à attraper le message, mais avait manqué de perdre deux doigts dans le processus. Une chose dont le maudit piaf avait semblé terriblement fière.

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

La voix de son frère le tira de ses pensés.

-Ce que je veux dire, c'est que je dois partir, répondit Hashirama, je ne veux pas le faire attendre.

A cette mention, Tobirama se tendit :

-Tu ne veux pas le faire attendre ? répéta-t-il avec incrédulité.

Il rit jaune, puis son visage se tordit de dégout :

-Ne me fais pas rire, cracha-t-il en se penchant vers lui, cesse de te comporter ainsi. Cesse de le poursuivre désespérément ! Cette obsession que tu as avec lui est malsaine ! Te rends-tu compte que tu étais prêt à te suicider pour lui ?!

La voix de Tobirama s'était considérablement affaiblie.

-Te rends-tu compte à quel point j'ai été proche de te perdre à cause de lui ? Ajouta-t-il en un souffle.

Bouche-bée, comme la majorité des quelques personnes présentes, Hashirama ne pu que garder le silence.

Soudain, les actions et les mots de son jeune frère ne semblaient plus autant guidés par la soi-disant haine qu'il éprouvait envers les Uchiha. Tout prenait sens, beaucoup trop tard, mais il comprenait maintenant la raison de l'hostilité de Tobirama envers Madara.

Le jeune homme avait simplement peur. Peur que son frère ainé lui soit arraché à cause de l'ex-tête de clan, jadis leur ennemi.

Il en restait coi.

-Oh, Tobirama… Ahana Hashirama d'une voix chevrotante, je…

Il s'interrompit, ne sachant pas quoi dire.

-Cela n'arrivera pas, déclara-t-il à la place, Madara ne me fera pas de mal, je te le jure.

Son frère ne parut pas le croire.

-Va le retrouver, marmonna-t-il cependant, tu ne veux pas le faire attendre n'est-ce pas ?

Hébété, Hashirama hocha la tête.

Lentement, il fit demi-tour, passa sous les morceaux de tissus dissimulant le stand de ramen, et chassa quelques papillons de nuit attiré par la lumière, avant de filer en direction des terrains d'entrainement, l'esprit chamboulé par la nués de pensés qu'y s'y bousculaient.

Et alors qu'il s'éloignait, il entendit les élèves de Tobirama s'adresser à son frère :

-Sensei, gémissaient-il, est-ce que ça va ?

-Ca va… Avait répondu le shinobi.

Le reste de la discussion s'était perdu avec la distance : Hashirama avait déjà tourné à l'angle de la rue.

Bondissant de toits en toits, il ne lui avait fallut à peine quelques minutes pour parvenir aux abords de la forêt où se situaient les terrains d'entrainement.

Là-bas, il eut la surprise d'y découvrir Madara, entouré de ses trois genins qui, malgré l'heure tardive, continuaient à s'entrainer sous la supervision de leur professeur.

Son premier reflexe avait été d'aller le saluer. Or, un éclat de rire discret l'avait forcé à s'immobiliser, le gelant sur place lorsqu'il s'aperçut provenait de son ami pourtant si stoïque habituellement.

Celui-ci pouffait doucement dans sa manche, les yeux rivés sur le chien de son élève Inuzuka qui avait tenté d'escalader un arbre pour se voir chuter lorsque son poids l'avait entrainé vers le bas, le faisant tomber à la renverse.

L'animal gémit piteusement et, cette fois, Hitomi et Kentaro se joignirent à l'hilarité de leur professeur. Le jeune Yuta laissa même un légé sourire venir étirer ses lèvres, alors qu'il croisait ses bras contre sa poitrine dans une démonstration vaine de maturité.

Stupéfait, Hashirama remarqua distraitement que Madara avait de petites rides sur le coté des yeux lorsqu'il riait. Puis, il se rappela qu'il était sensé se manifester, au lieu de les épier comme une sorte de stalker tordu.

Décider à se faire remarquer, il bondit de son perchoir, et atterris en plein milieu des terrains d'entrainements.

Bouleversés par sa soudaine apparition, les genins poussèrent des cris effrayés, et allèrent d'instinct se réfugier derrière Madara.

Amusé par cette réaction qu'il jugeait adorable, Hashirama s'abstint d'afficher un visage trop béat qui pourrait déclencher l'ire de son ami, et se contenta simplement de venir vers lui d'un pas bondissant.

-Hokage-sama, s'étrangla aussitôt Kentaro.

Sa tête jaillie de la droite du dos de Madara, tandis que celle d'Hitomi faisait de même à gauche. Yuta, quant-à lui, avait prit de la distance dès qu'il s'était aperçus qu'il avait été se réfugié auprès de son professeur. Les joues empourprées, il les toisait de loin, une grimace sur le visage.

-Vous travaillez tard, dites-donc ! S'exclama Hashirama une fois devant eux.

Les jeunes gens clignèrent des yeux, avant que ceux-ci ne s'écarquillent, comme s'ils ne réalisaient que maintenant que la nuit était tombée.

-Oh ! S'écria Kentaro, je n'ai pas vu le temps passer !

Chochomaru, son chien, aboya en assentiment.

-Vous feriez mieux de partir dans ce cas, intervint Madara. - Vos parents doivent se demander où vous êtes.

-On ne peut pas s'entrainer un peu plus longtemps ? Gémit Hitomi.

Tout en disant cela, elle attrapa une des longues mèches noires de son professeur qu'elle se mit à tresser machinalement.

Au grand étonnement d'Hashirama, Madara la laissa faire, puis secoua doucement la tête :

-C'est finit pour aujourd'hui. Un bon shinobi doit se reposer aussi surtout que demain un exercice spécial vous attend.

Un exercice spécial ? Répéta Yuta d'un air intéressé.

-Parfaitement : Nous allons travailler sur vos compétences d'observation. Le fait que vous n'avez pas remarqués Hashirama sur ce toit prouve bien qu'elles sont en dessous de la moyenne.

Immédiatement, les adolescents se renfrognèrent.

Madara sembla se retenir de ricaner :

-Allez, dit-il, filez rejoindre vos famille.

Avec un hochement de tête, les jeunes enfants s'exécutèrent, mais seulement après lui avoir fait des adieux chaleureux (dans le cas de Kentaro). Hitomi fut la dernière à quitter les terrains d'entrainement, mais seulement car elle tenait à terminer sa tresse qui tombait désormais du cotés gauche du visage de Madara.

-Hitomi ! Le héla d'ailleurs celui-ci.

La jeune fille marqua un arrêt au seuil de la route terreuse menant au centre de Konoha.

-Oui ? Pépia-t-elle.

-Rentre bien chez toi. Et quand je dis chez toi, cela ne veux surement pas dire à coté d'une benne à ordure dans le froid !

Hitomi grimaça au moment même ou Hashirama haussait un sourcil : Il ne comprenait pas ce qu'insinuait son ami le contraire de la jeune fille qui répondit bien vite :

-Bien sûr Sensei, gazouilla-t-elle, de toute manière je veux voir ma mère. Ne vous inquiétez pas !

Et sans rien ajouter de plus, elle bondit sur un étale, telle une véritable kunoichi, avant de disparaitre dans l'ombre.

Madara fixa avec une sorte de fierté toute paternelle qui manqua de faire éclater de rire Hashirama, qui, une fois assuré que la jeune fille n'était plus dans le coin, vint se poster à deux pas de son ami qui parut se faire violence pour ne pas reculer face à la proximité.

Loin de se formaliser de ce détail, l'homme n'hésita pas une seconde avant prendre la parole :

-Je vois que finalement tu apprécies cette équipe de génins, commença-t-il, taquin. –Il est difficile de croire que tu les haïssais au début.

-C'est faux ! Le contredis aussitôt Madara croisant les bras sur sa poitrine de manière défensive.

Il rougit :

-Je les déteste toujours, maugréa-t-il, bien que son ton manque de mordant contrairement à la dernière fois qu'il avait prononcé ces mots.

Un nouveau pouffement échappa à Hashirama. Aussitôt, il écopa d'un regard noir de la part de son ami.

-Tu sais pourquoi je t'ai fais venir ici, n'est-ce pas ? Grogna celui-ci, visiblement décidé à changer de sujet.

Hashirama hocha la tête :

-Tu voulais me parler de quelque chose d'important, c'est cela ?

-Tout à fait. Plus précisément, au sujet de ton mariage.

A cette mention, l'Hokage sentit un poids dans sa poitrine faire une chute vertigineuse jusqu'à son ventre.

-Comment ça ? Balbutia-t-il.

-J'ai rencontré Mito hier, répondit Madara en rejetant ses cheveux derrière ses épaules. –Bonne nouvelle pour toi : Elle non-plus ne veut pas t'épouser.

-Hein ?

Clairement exacerbé par son manque de répartie, l'ex-tête de clan soupira. Longuement.

-Elle ne veut pas t'épouser, répéta-t-il en prenant bien soin d'articuler ses paroles comme s'il s'adressait à un idiot. –Mieux encore : Elle souhaite te rencontrer pour que vous puissiez mettre au point une stratégie pour éviter cela.

Bouche bée, Hashirama le fixa sans piper un mot.

-Tu dis que tu l'as rencontré ? Gargouilla-t-il, incrédule.

Il s'imaginait très mal Madara, avec son caractère de chat sauvage et sa façon de s'exprimer à la limite de la grossièreté, converser avec une femme telle qu'Uzumaki Mito l'incarnation même de la finesse.

-Oui, je l'ai rencontré, grimaça l'homme, qui, pour une raison quelconque, semblait soudain prêt à se fracasser le crane contre un mur.

-Et alors ?

-Et alors quoi ? Elle te donne rendez-vous chez moi demain soir, dès le coucher du soleil.

-Chez-toi ?!

Un frisson d'excitation le parcourut à l'idée de pouvoir mettre les pieds chez Madara.

-Chez moi, oui, grinça son ami avec déplaisir.

-Ah... Euh… D'accord je suppose, lâcha Hashirama.

Il ne savait pas quoi dire après tout. De plus qu'un silence gênant venait de s'installer entre eux, leur laissant le loisir de se dévisager intensément.

Du moins, c'était ce que faisait l'Hokage tandis que Madara se trémoussait maladroitement sur ses pieds, l'air vaguement conscient de cette inspection.

-Je… Commença-t-il pour immédiatement se faire interrompre par son supérieur :

-Tu devrais laisser Hitomi te tresser les cheveux plus souvent. Ca te va bien.

Hashirama ne se rendit compte que trop tard de ce qu'il venait de dire.

Ce n'est que lorsqu'il vit le visage choqué de son ami qu'il comprit qu'encore une fois, il avait parlé trop vite.

Mais qu'y pouvait-il ? Cette minuscule et fine tresse, lui tombant du coté gauche de son visage, lui donnait un air tout à fait exotique, pour ne pas dire charmant, qu'Hashirama se surpris à affectionner tout particulièrement.

Si cela était même possible, le silence embarrassant qui les entourait devint cinq fois plus gênant.

-Merci ?

La voix hésitant de Madara le tira hors de l'auto flagellation qu'il s'infligeait mentalement, et il ne pu s'empêcher de prendre une grande inspiration en réalisant que son compagnon acceptait le compliment.

Rendu euphorique par ce fait, il sourit largement avant de s'approcher de l'autre homme qu'il surplomba. Avec ravissement, il s'empara alors de la mèche tressé qu'il fit tournoyer entre ses doigts.

Comme prévus, Madara se raidit.

-Qu'est-ce que tu fais ? Gronda-t-il.

-Tu me manques, le coupa Hashirama.

Il ne le regarda même pas en disant cela.

-Ma maison semble un vide sans toi, reprit-il, je commençais à avoir l'habitude d'avoir quelqu'un à qui parler. Même Thorn, et son sale caractère, me manque à vrai dire…

-Pardon ?!

Il ignorait pourquoi il disait ça, mais, curieusement, voir son ami avec une telle expression à la fois déconfite et troublé, paraissait faire ronronner le monstre qui avait élu domicile dans les fosses de ses intestins.

Cette créature ne l'avait d'ailleurs plus quitté depuis ce matin même, ou il avait étreint Madara avant que celui-ci ne se mette à lui hurler de le rembourser pour une raison qu'il lui était toujours inconnue.

Bien décidé à contenter davantage ce prédateur, il se pencha en avant :

-Tu ne te sens pas seul dans ta maison au fin fond de la forêt ? S'enquit-il.

Il se rapprocha plus encore, jusqu'à que leur visages ne soient plus qu'à quelques centimètre l'un de l'autre, et qu'il puisse pratiquement compter les cils de son ami.

-Madara-sama !

Soudain, un cri retentit. Fort et puissant, celui-ci résonna à travers tout le terrain d'entrainement au moment même ou Hashirama devait brusquement s'écarter de Madara lorsqu'une forme noire atterris lourdement entre eux.

Il manqua de s'étrangler en reconnaissant Uchiha Hikaku, en particulier grâce au regard absolument meurtrier que celui-ci lui envoya.

« Reste à distance » semblait-il lui dire.

-Hikaku ? S'étonna Madara, que fais-tu ici ?

Pour toute réponse, l'autre shinobi s'approcha de lui, écarta de longues mèches de cheveux de l'oreille de son ex-chef, puis se mit à lui murmurer des paroles frénétiques à l'intérieur.

Aussitôt, Madara eut l'air alarmé.

-Tu en es sûr ? Murmura-t-il nerveusement.

-Je ne vous mentirais jamais, Madara-sama, répliqua Hikaku.

En retrait, Hashirama fronça les sourcils : Que pouvait bien se dire les deux hommes pour provoquer de telles réactions ?

Malheureusement, il n'obtint jamais de réponses à cette question : Les Uchiha faisaient volte-face, et s'éloignaient.

-Hashirama ! Lui cria alors Madara sans même se retourner. –Je suis désolé, je dois y aller.

Essayant de ne pas trop avoir l'air contrarié, l'Hokage se racla la gorge avant de rétorquer :

-Aucun problème, s'écria-t-il, je te dis à demain… Chez-toi, ajouta-t-il rien que pour voir le visage d'Hikaku se tordre.

L'homme s'immobilisa, et lui jeta un regard furibond avant de se rendre compte que Madara ne l'avait pas attendu. Il s'empressa alors d'emboiter le pas à son ex-meneur, mais non sans avoir gratifié Hashirama d'un dernier coup d'œil assassin.

Il devait surement écumer de rage, songea l'Hokage avec un malin plaisir.

Il avait beau n'avoir strictement aucune idée de la raison pour laquelle il prenait son pied à contrarier ce ninja en particulier, mais il ne comptait pas arrêter.

Loin de là.


Et le chapitre 11 prend fin de cette manière…

Sauf que je ne vous quitte pas tout de suite ! En effet, laissez désormais place aux…

Commentaires en Vracs !

-C'est une rubrique, généralement humoristique, ou je peux dire tout ce qui me passe par la tête, et donner des détails/explications sur mes chapitres.

-Commençons donc !

-Vous aurez remarqué dans ce chapitre que Mito paraissait tout aussi tarée que lorsqu'elle était bourrée n'est-ce pas ?

-Ben c'est à cause des aspirines qu'elle à prit. Quand elle dit à Madara « J'ai pris de l'aspirine. Celle dans ton placard » ce qu'elle oublie de mentionner, c'est le fait qu'elle n'en à pas avalé qu'une, mais toute la boite. Depuis, elle est un peu surexcitée.

-Je dis ça, mais en fait elle se comportera toujours ainsi autours de Madara. Et ce, car il est instantanément devenu son BFF au premier regard. (Elle l'a insulté, il l'a insulté. C'était tout de suite le coup de foudre). Le seul truc, c'est que lui ne le sais pas.

-Le pauvre en aura d'ailleurs marre d'entendre des « Uzumaki Mito est si raffinée ! » à tout bout de champ alors qu'elle se comporte comme une sauvage avec lui.

-Et ouais… Mito sera quelque sorte une Switch Girl dans cette fic. Elle sera Nika alors que Madara sera Nino (si vous pigez la référence toute pourrie).

-Autre chose… Vous aurez tous remarquez que Thorn agit comme si Madara était bien plus jeune qu'elle. Eh bien laissez-moi-vous dire que c'est totalement faux. Elle se la pète juste et se prend pour plus grande qu'elle ne l'est en réalité.

-Que dire d'autre sinon ? Ah oui, Hikaku… Vous vous demandez peut-être si cet immense flash-back était nécessaire ? Et bien oui. Même beaucoup : Je ne voulais pas qu'Hikaku soit simplement, ce qu'on pourrait appeler, un obstacle entre Madara et Hashirama. Il devait y avoir une histoire derrière tout ça vous ne pensez pas ?

-Sinon, concluons cette petite rubrique par Hashirama.

-Comme vous le savez probablement, il est terrifié par Nadja.

-D'ailleurs il à récemment rêvé que Madara venait lui annoncer qu'elle allait avoir des bébés. C'était un des pires cauchemars de sa vie. Il à immédiatement gagné une place dans le top 10 de « ce qui lui faisait le plus peur » (à l'exception du « perdre tous les gens que j'aime » évidemment) qui comprend :

1- Nadja elle-même (et tout ce qui se rapporte à elle de près ou de loin).

2-Que le nouveau pot de géranium sur son bureau soit détruit par des morts-vivants d'une autre apocalypse zombies.

3-Que quelqu'un modifie l'ordre de ses shampoings soigneusement classés du plus petit jusqu'au plus grand.

4-Les fantômes (car malgré ce que Tobirama lui dit, il est convaincu qu'ils existent).

5-La paperasse.

6-Son frère (surtout quand il passe des heures à travailler sur un nouveau jutsu).

7-La colère de Madara.

8-Madara qui l'oblige à travailler en le menaçant avec un presse-papier.

9-Le presse-papier en question.

10-Les mariages arrangés (surtout lorsqu'ils le concernent).

-Et c'est tout !

Cette fois je vais vous laisser pour de bon. Je vous dis à la prochaine fois, et espère que vous me laisserez des review.

Il n'y à rien de plus motivant que d'en recevoir après tout.