Je sais que je suis en retard d'une semaine, et j'en suis désolée. Mais promis, ce chapitre vous plaira, et le suivant bien plus encore. J'essaie de trouver dans mon emploi du temps un moyen de mieux m'organiser et de trouver un jour fixe auquel je me tiendrai pour publier toutes les deux semaines et si la pêche est bonne toutes les semaines :3
En attendant, je vous remercie tous et toutes GRANDEMENT pour vos reviews, et je suis désolée de ne pas vous avoir répondu mais sachez que chaque review, je les lis, je n'en suis pas indifférente, c'est juste que le temps ne s'y prête pas et j'en suis sincèrement désolée T.T Alors je vous répondrais, mais pas forcément à chaque chapitre... Je vous aime, vous êtes tous tellement merveilleux.
Pour finir, si vous êtes friands de science fiction, je vous conseille d'aller voir la page internet sur facebook de "Mentalement Instable" qui écrit des merveilles. Je vous jure. Cette personne a de grandes capacités d'imagination, et comme toutes personnes je pense que le tout est juste de l'encourager un peu plus à nous faire partager ses écrits ! Ensuite, niveau fandom, pour Supernatural, une très jolie traduction en cours de Momiji-sama avec My Empire Of Dirt. Mais gardez votre coeur bien accroché parce que ça va secouer.
Et pour répondre à la review guest de MariMagda : En effet lors du chapitre précédent, j'ai changé au dernier moment les calculs et n'ai pas bien modifié. Je m'en suis rendue compte après avoir posté et puis finalement, je me suis dit que ça serait drôle de voir si quelqu'un le remarquait. Et... ben ça a pas raté ! Merci à toi :3
VOILAAAAA. UNE TRES BONNE LECTURE A VOUS (et heureuse de voir que vous ne m'avez pas assassinée après vous avoir abandonné avec ce chapitre 11 pour trois semaines...) ~
LES VACANCES DE LA TOUSSAINT
Dean observa Castiel ranger ses affaires dans sa valise, appuyé contre le cadre de la porte.
Il ne savait pas trop comment se comporter avec lui, alors que cette nouvelle venait de leur tomber dessus il n'y avait pas vingt-quatre heures. Son éducation lui intimait de l'aider, mais il n'osait pas. Castiel avait ses propres affaires, il les gérait. Si Dean s'interposait pour soit-disant « l'aider », il ne ferait rien d'autre que de prendre un vêtement entre ses mains, le regarder et demander : « Je le mets où ? ». Autant dire qu'il se sentirait encore plus bête. Et puis il n'avait pas tellement envie de l'aider à partir.
Castiel attrapa son sac après l'avoir soigneusement refermé avant de sourire tristement à Dean. Quelques vêtements appartenant à son correspondant gisaient sur le dossier d'un siège ou avaient tout simplement été abandonné dans un coin de l'armoire que lui avait prêté Dean pour les six mois.
- Tu ne prends que ça ? interrogea Dean.
- Hey, Dean, je ne pars pas pour l'éternité. C'est juste pour deux semaines.
C'est vrai. Sa famille avait ordonné son retour, mais seulement pour les vacances.
- Il faut y aller, Dean, déclara Castiel après avoir jeté un coup d'œil à sa montre.
Ce fût Charlie qui les ramena à la gare. Depuis l'arrivée de leurs correspondants, Sam et Dean faisaient tout pour ne pas déranger Bobby si cela leur était possible. Et Charlie était, la plupart du temps, la personne qui leur sauvait dorénavant la mise. Dean songea qu'il faudrait qu'il pense à reprendre son code qu'il avait abandonné il y a quelques mois pour conduire. D'ailleurs, il savait très bien conduire, son père le lui avait appris en cas de problème. Seulement, il avait un peu trop aimé cette sensation que de tenir un volant et s'était fait coincer par la police, et la sanction avait été assez menaçante pour qu'il retienne l'idée d'avoir son permis pour reprendre la conduite. Ainsi, il pourrait à nouveau conduire l'Impala de son père.
Une fois sur le quai, Castiel salua poliment Dean, Sam et Gabriel en leur serrant la main. Puis il embarqua, le contrôleur siffla, et le train démarra.
Et rien de tout ce qu'ils avaient pu faire depuis que Castiel était venu ne lui avait paru aussi irréel.
- Alors il rentre vraiment ?
- Apparemment.
Sur la vidéo en direct de l'ordinateur de Sam, Lucifer fronça des sourcils.
- Ils ne changeront jamais.
- C'est normal qu'il doive rentrer pour les vacances, non ?
Sam essayait de son mieux de se convaincre, ainsi que Dean, que si Castiel devait partir pour rejoindre sa famille – et heureusement temporairement : on pouvait dire que Castiel leur avait fait peur en leur annonçant qu'il devait partir sans rien préciser de plus – c'était parce qu'il était le cadet, qu'ils étaient unis, qu'ils voulaient profiter de lui et que s'éloigner aussi longtemps de ses proches devait être quelque chose de très dur pour eux.
- Bien sûr ! Bien sûr, avec ces égoïstes, il n'y a rien de plus normal, ricana amèrement Lucifer.
- Égoïstes ?
- Ne soit pas naïf Sam. Castiel rentre uniquement parce qu'ils ont besoin d'une nounou à la maison qui gère les affaires et que mon oncle a décidé de faire chier son monde, rien de plus. Je le sais, mes... parents sont exactement pareils. Ils n'en ont absolument rien à faire de ce que pourrait dire ou faire Castiel, le plus important c'est que maintenant qu'ils ont réalisé son absence et certainement les manques que cela engendrait à la famille, tu peux être sûr qu'ils ne le laisseront pas s'échapper plus longtemps et qu'à la moindre occasion, ils le rappelleront.
- Et Gabriel ?
Sam regretta sa question à l'instant où il la posa lorsque le demi-sourire de Lucifer se crispa. Mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Depuis l'appel de Raphaël, il n'avait cessé d'y songer : Et Gabriel ? Devrait-t-il rentrer lui aussi ? Avec Castiel... définitivement ?
Luci se portait mieux. A vrai dire, il paraissait même plutôt en bonne forme. Son visage semblait plus détendu, même s'il gardait ce regard dur et froid, même dans les moments les plus in-importants au monde, de même que cette petite ride sur le front trahissait sa méfiance.
D'après ce qu'il avait pu lui dire, il pouvait à nouveau marcher normalement, et était enfin capable de prendre son train de manière autonome, comme tout le monde. Chose qui serait aujourd'hui d'actualité si le psychologue de son lycée n'avait pas exigé de Lucifer qu'il reste encore sur les lieux pour une durée indéterminée à cause du « traumatisme » qu'il avait vécu. Il avait fallu une bonne semaine à Sam pour calmer la fureur de son correspondant. Sam s'était senti mal pour Lucifer, mais d'un autre côté... il appréciait Gabriel et son caractère, sa manière d'être. ...Même si parfois il le gonflait particulièrement et n'avait qu'une envie, c'était de le mettre à la porte – ce qui s'était déjà fait d'ailleurs. Pourtant Gabriel avait le don de réchauffer l'ambiance par sa seule présence. Contrairement à la relation glaciale qu'il entretenait avec Lucifer.
Elle avait toujours été fragile, d'autant plus fragilisée par la présence de Gabriel. Lucifer enviait son petit frère, et c'était évident. Pourtant, quelque part Sam le comprenait et savait « qu'il avait raison. » Il aurait dû être à sa place. Et pourtant, il ne l'était pas. Enfin, pas pour le moment.
- Gabriel fait ce qu'il veut, cracha-t-il. Père n'a jamais été capable de le tenir de toute façon. Ce n'est certainement plus maintenant que Gabriel se laissera dicter sa conduite comme un gentil petit toutou.
Sam hocha de la tête et rechercha à toute vitesse un moyen de changer de sujet avant qu'il n'entrent à nouveau en conflit.
C'était tellement facile avec Lucifer. Et il ne savait jamais si c'était parce qu'il était blessé ou bien si c'était parce qu'il était seulement offensé. Il préférait opter pour la deuxième option, qui était certainement la bonne. Lucifer avait une âme bien accrochée : ce n'est pas le genre d'homme à se comporter de cette manière.
- A ce propos, je t'ai parlé de Phoenix ?
- Qu'est-ce que Phoenix vient faire là-dedans ?
- Absolument rien. Je me suis juste dit que tu aimerais connaître les derniers épiques affrontement qui opposèrent Dean Le Malchanceux et Phoenix Le Suicidaire.
Lucifer éclata de rire et, semblant au passage avoir déjà oublié le précédent sujet, l'encouragea d'un air complice :
- Raconte-moi ça.
C'était maintenant officiel : Dean haïssait Gordon. Cet abruti passait son temps à lui poser des lapins à tous les rendez-vous qu'ils s'était donnés jusqu'à présent pour travailler leur devoir. Au moins Sam, avec Kevin, avait de la chance d'être tombé sur quelqu'un de sérieux, lui-même étant très sérieux – et puis il savait bien que son petit frère ne pourrait jamais supporter de travailler avec quelqu'un comme Gordon.
Il détestait travailler seul, parce que « travailler », après une grosse journée de cours, relevait de l'insurmontable. Il avait juste la flemme. Mais c'était excusable. Tandis qu'aujourd'hui... ils étaient en vacances, il n'avait pas d'autre excuse que « mais c'est les vacances ! » qui ne marchait pas. Leur père était passé pour trois jours, ce qui l'avait ravi en un sens, mais il se trouvait que John Winchester paraissait de plus en plus sévère sur leurs bulletins. Et ça, c'était pas cool. Du moins pas pour lui.
Parce que, travailler, il pouvait le faire. Mais travailler, chez lui, c'était impossible. Il n'y arrivait pas. Comment est-ce que les étudiants pouvaient-ils passer autant de temps enfermés dans leur chambre à travailler ? Il ne connaissait pas grand monde qui était capable de tels exploits. Kevin peut-être. Il travaillait tout le temps. Pour ses ambitions de président, qu'il dit. Sam était très organisé, donc il ne passait jamais beaucoup de temps derrière ses devoirs.
D'ailleurs, Sam et Kevin achevaient leur projet, eux, aujourd'hui. Ils avaient été très efficaces. En deux jours, tout était bouclé. Lui, voulant profiter un maximum des vacances, avait pensé s'y prendre au dernier moment... c'était sans compter l'arrivée-surprise de Papa Winchester qui avait décrété que « le repos et le plaisir viennent bien mérités après les moments de durs labeurs. » Par conséquent, à peine la première semaine de vacances entamée, il se retrouvait déjà derrière son bureau depuis déjà 76 heures à se fracasser la tête contre la table en espérant que l'au-delà qui l'accueillerait serait bien plus indulgent. Parce que ceci n'étaient pas des vacances. Ceci était de la torture mentale. Et il avait besoin de retrouver son milieu naturel. Ses activités quotidiennes.
Walker. Walker. Waaaalker. Réponds, abruti. Réponds. Réponds ou tu le regretteras passablement. Dis-moi que tu arrives.
Il jeta un coup d'œil à son téléphone.
- Mroaaah... grogna-t-il, abattu, en abandonnant définitivement l'idée d'espérer la venue de son binôme depuis une demi-heure.
Il avait espéré que Gordon fasse au moins sa partie. Un minimum. C'était seulement 30 % du travail. Mais non. Gordon Walker avait la chance de ne pas avoir la malchance d'avoir un Papa-John-Winchester de passage. Papa-John-Winchester qui avait d'ailleurs engagé Second-Papa-Pas-Papa-(Du-Moins-Pas-Officiel)-Bobby-Singer pour les – le – surveiller et de vérifier leur devoirs. Ouais. Exactement. Dean Winchester, quinze ans, était contrôlé comme un enfant de sept ans qui refusait de fournir son travail de lecture à sa maîtresse. Mauvais garçon.
Mais par l'Enfer.
Depuis le départ de Castiel, il avait l'impression que le monde entier s'amusait à le torturer et à lui en faire voir des vertes et des pas mûres.
Peut-être qui si Castiel revenait ça irait mieux ? Peut-être que le monde se lasserait de lui ? Peut-être qu'il trouverait un nouveau joujou ? Peut-être même que ça serait Gordon.
Faites que ça soit Gordon.
Ça faisait 8 jours.
8 jours. 8 jours qu'il était parti.
La première semaine, tout allait bien. Bien sûr, ça lui avait paru tout étrange de se retrouver à nouveau seul dans sa chambre, sans avoir ce côté tout bien rangé de la chambre, mais pas plus que ça. Les premiers jours, ils avaient continués à correspondre sur Skype, mais rapidement Castiel fut arraché à son ordinateur par les obligations familiales. Castiel n'étant pas non plus un adepte du téléphone, ils ne s'étaient pas envoyés de SMS. Et en conséquences, il n'y avait absolument plus aucun contact entre eux maintenant.
Mais aujourd'hui, après une semaine et un jour, Dean s'était levé le ventre serré. Parce que la réalité lui asséna une très belle gifle : son ami lui manquait. On ne pouvait pas se débarrasser des habitudes qu'on avait prises avec quelqu'un après plus d'un mois de vie commune. C'était comme si, soudainement, Sam devait partir pour ses études avant lui, et qu'il se retrouvait tout seul dans cette maison... même si son cadet n'était pas vraiment un exemple.
Ce matin en se levant, Dean souffla un bon coup après avoir jeté un coup d'œil au lit vide à ses côtés. Dans une semaine il rentrerait, alors peut-être devait-il songer à profiter de sa présence faisant ce qu'il voulait plutôt qu'en restant là, à ne rien faire.
Il se leva, enfila ses vêtements et se précipita dehors pour enfourcher son vélo.
30 octobre. Dean fronça des sourcils en apprenant la date sur son téléphone portable tout en marchant vers la cuisine où il croisa Sam. Il s'apprêta à lui demander où se trouvait Gabriel avant de se rappeler qu'il traînait dehors avec Samandriel et ses autres camarades du lycée pour s'aérer un peu. Alors il ne prononça qu'un :
- Hey Sammy.
Auquel Sam répondit tout simplement :
- Salut Dean.
- C'est le 30 octobre aujourd'hui, murmura-t-il.
- Yep.
- Tu as prévu de fêter Halloween avec Gabriel demain soir ?
- … Je sais pas trop. Vu que Castiel n'est pas là, on n'y a pas vraiment réfléchi. Ce n'est pas forcément important, tu sais.
- Vous faites ce que vous voulez, au contraire tu devrais en profiter avec Gabe, ça serait sympa. Et puis j'ai entendu dire que Chuck organisait un truc.
- Et toi ?
- Disons que ça ne me dit pas grand chose.
- Et ?
- Et quoi ?
- Ça va... ?
- Oui oui, et toi ?
- Nickel. D'ailleurs, tu l'as fini toi le DM à faire pour la rentrée ?
- Ouais. Sans Gordon.
- Fallait s'y attendre.
- Ouais, j'imagine.
- …
- … Quoi ?
- T'es sûr que ça va ?
- Bah oui. Pourquoi ?
- Ben, on te voit plus trop ces derniers temps...
- Pourtant y'a rien d'anormal, j'ai toujours été comme ça, Sammy, sourit Dean en sortant une bière.
Sam fit la moue, ce que Dean ne manqua pas de remarquer.
- … Quoi ? interrogea-t-il en écartant les bras sur lui même.
- Disons que tu l'étais. Depuis la rentrée, ça avait changé. Enfin, je croyais.
- Ah ouais ? Et alors ? Ça te déçoit, Sammy ?
- Honnêtement ? Je ne sais pas.
Dean grimaça.
- Hey. Tu peux pas m'empêcher de faire ce que je veux, Sammy. J'ai le droit de sortir, comme tout le monde, et de rentrer tard, comme tout le monde.
- Pas forcément tous les jours. J'avais juste l'impression de voir pour la première fois de ma vie Dean Winchester grandir et devenir mature. Tu sais, en usant de cette devise que tu dois sans doute avoir connue mais aussitôt oublié : réfléchir avant d'agir.
Il éclata de rire.
- Mature ? Il te faut quoi pour être mature ? Ça te dérange tant que ça, que je sois en compagnie de filles aussi sexy ? …D'ailleurs, depuis quand t'as pas de copines toi ?
Sam fronça des sourcils à cette question.
- Je ne sors pas avec n'importe qui, Dean, grogna-t-il. Je ne suis pas un Dom Juan ou juste ce genre de personne qui soit capable de sortir avec une nouvelle copine trois secondes après avoir jeté la précédente, avec laquelle tu es sorti pendant seulement deux jours, exactement trois secondes après avoir jeté celle d'encore avant.
- Bien essayé, Quasimodo. Ça ne me dit pas pourquoi tu n'as personne. T'es pourtant pas si laid, finit-il en se prenant le menton de la main, esquissant un sourire malicieux tandis que Sam réagit en lui assénant un coup de pied à la jambe de sa chaise, qu'il évita de justesse.
- Dans ce cas, Dean, répondit Sam en arborant un sourire un peu trop sûr de lui, tu peux m'expliquer la raison pour laquelle, par je ne sais quel miracle, tu n'es sorti avec aucune fille depuis deux mois jusqu'à maintenant ?
Et bim.
Cette question lui cloua le bec l'espace de quelques secondes avant qu'il ne se reprenne. Sam se réjouit intérieurement de cette victoire avant de relever la tête et d'apercevoir le visage figé de son frère. Ses traits étaient tendus et il avait perdu toute cette insouciance qu'il dégageait il y avait encore une minute.
- Sam. On ne parle pas de ça.
- Faudra bien pourtant un jour, répliqua-t-il. Que tu m'expliques. Que je comprenne comment par je-ne-sais quel maléfice mon dragueur professionnel de frère a fait pour réussir à stopper ses conquêtes.
- Je t'ai dit que ça ne te concernait pas, Sam.
- Bien sûr que si. Il y a quelque chose qui cloche et visiblement ça t'a marqué. Alors je ne peux juste pas l'ignorer.
Dean déposa sa bière – vide – sur le comptoir. Il semblait s'être détendu.
- Et pourtant tu vas devoir faire avec, p'tit frère, lui murmura-t-il.
Et puis il quitta la pièce.
- Comment ça « Dean ne vient pas fêter Halloween avec nous ce soir ? ». Tu nous fais quoi là, Dean-o ? Hein ? C'est quoi cette crise d'anti-socialismement là ? D'où tu nous lâches comme ça ? C'est le rôle de Sam ça, y'a écrit plagiat sur tes actions là, tu pourras pas t'en sortir à moins de payer cinq cent mille balles ou de juste réparer ta stupide erreur humaine et de t'embarquer avec nous, déclara Gabriel.
- Hey ! s'insurgea Sam à ses côtés. Déjà, « anti-socialismement » ça n'existe pas comme mot, ensuite, je ne suis pas comme ça !
- Bien sûr que si Sammish, répliqua Gabriel en lui donnant un coup de coude. Et puis boucle-la, t'as l'occasion de te faire de l'oseille alors tu vas pas commencer à tout casser.
- Mais je n'...
- Cht, le coupa l'adolescent une nouvelle fois avec un nouveau coup de coude, plus sec cette fois-ci. J'attends la réponse du présumé accusé coupable.
Sam grogna et soupira en songeant qu'il devrait peut-être commencer à porter des cottes de mailles ou juste des énormes ceintures de pantalon de cinq centimètres de longueur, histoire de limiter les bleus qui n'allaient pas tarder à apparaître si son correspondant s'évertuait à l'agresser avec son coude.
- Alors ? insista Gabriel. Tu sais que tu ne pourras pas m'échapper Dean-o, parce que je suis incroyablement chiant quand je n'ai pas ce que je veux, appuya-t-il avec un sourire d'ange censé le conforter dans sa demande de réponse.
Face à lui, Dean paraissait juste totalement blasé. Il avait une mine de « de quoi est-ce que tu me parles depuis trois heures, tu crois pas que je m'en fiche un peu beaucoup ? » ce qui devait certainement être son état intérieur, par ailleurs.
- J'ai pas envie. C'est tout.
- Ceci n'est pas une phrase valide. Veuillez réitérer votre réponse.
- …
- …
- …
- J'ai pas envie.
- Raaaah mais Dean ! T'as aussi peur que ça de tomber sur le grand méchant loup dans les sombres rues de votre ténébreuse petite ville ? Aller... Juste pour qu'on ramène un sachet de bonbons en plus...
- Hum, laisse moi réfléchir... Non.
Gabriel ne se démonta pas.
- … Les autres vont arriver. On a encore deux heures pour se déguiser. Et je sais aussi bien que toi que dès que nous, on ira se gaver de sucreries, toi tu te tireras dans le bar ou la boite la plus proche pour finir droguer dans les toilettes de filles à quatre heure du matin. Ça en vaut pas la peine.
- QUOI ? lâcha la voix de Sam plus aiguë qu'il ne l'aurait voulue.
- Hyperbole, Samsquatch, chuchota Gabriel à son oreille.
- Non c'est non, Gabriel. Mêle-toi de tes affaires.
- … Okay. Ne vient pas pleurer après d'avoir raté l'un des meilleurs moments de ta vie, Dean-o.
- Je suis au cour...
Dean s'interrompit de lui-même à la sonnerie de la porte d'entrée.
- Heu... on attendait quelqu'un ?
- Pas avant 20h. Halloween avant, c'est pas drôle.
- Et donc ?
- Donc non.
- Faudrait peut-être ouvrir.
- C'est une solution envisageable.
Dean observa la conversation entre Sam et Gabriel et leva les yeux au ciel. Bon Dieu, Gabriel avait réussi à abaisser son cadet à son niveau : ils arrivaient maintenant à maintenir ce genre de discussions tous les jours, peut-être tous les trois jours s'il était chanceux.
Il se dirigea vers la porte d'entrée et ouvrit, tout simplement, avant que l'un d'eux ne se mette à avoir la stupide idée de voter pour savoir qui devrait y aller ou non. Il n'était que 18h mais il n'était pas rare de voir des enfants commencer la chasse de Halloween avant. Gabriel n'était pas la seule victime de la gourmandise.
- Bonsoir, dit-il en ouvrant la porte, c'est pour...
Les mots s'éteignirent, retenus dans sa gorge au choc qu'il eut en apercevant son visiteur.
- Hey Dean.
La voix. Cette voix.
- C-Cas' ?
Celui-ci lui sourit en retour et l'étreignit sans ne plus rien ajouter, malgré ses bagages qui retenaient ses gestes.
- Comment vas-tu, Dean ?
- Heu... b-bien, et toi ?
- Castiel ?
La voix de Gabriel résonna de l'autre côté de la porte.
- Il est là ? Oh Dieu, Cas' ! Comment t'es arrivé ici ?! Attends, on va t'aider à te décharger. Mais comment t'as pu venir ? Pourquoi tu n'as pas prévenu ? Tu vas bien ?
Pour la première fois, Dean remercia mentalement Gabriel qui arrivait à poser toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête. Castiel n'était pas censé rentrer aujourd'hui. Il ne devait rentrer que dans cinq jours. Alors la question était celle-ci : pourquoi ?
- Je vais bien, Gabriel, le remercia Castiel à sa manière. Et pour répondre à ta question, disons que j'ai pris le train par mes propres moyens.
- Attends, coupa Sam, ça veut dire quoi ? « Par tes propres moyens » ?
- Je n'ai pas vraiment demandé l'autorisation pour repartir aujourd'hui.
Dean, mais aussi Gabriel, ouvrirent des yeux ronds.
Castiel sous-entendrait-il qu'il avait désobéit à sa famille ? Ils ne le voyaient tellement pas de cette manière que cela constituait un véritable choc pour eux.
- Castiel... waw, quel rebelle ! Je m'y attendais pas, cousin, bravo ! J'suis fier de toi ! le félicita Gabriel pendant que Sam le regardait dire, héberlué.
- Non mais non, Gabriel. Cas', explique.
- Oh-oh-oh-oh-oh-oh. On a pas le temps là, Sammymoose. Il est l'heure de se préparer pour Halloween, sinon on donnerait raison à Charlie lorsqu'elle dit que nous sommes toujours en retard.
- Vous fêtez Halloween ? questionna Castiel, légèrement surpris.
- Quoi, tu revenais pas pour ça ?
- Non.
- … Oh. Hé bien, c'est un coup de chance alors, tu pourras tenir compagnie à Dean.
- Je n'emmènerai pas Castiel à nouveau de force dans une boite, déclara Dean qui récupéra enfin la maîtrise de sa langue.
- Je veux bien fêter Halloween avec vous.
- Quoi ?
- Sérieux ?!
- Woah, ça fait déclarations sur déclarations ça. Quelqu'un a autre chose à ajouter, histoire de compléter les annonces du soir ?
- Ferme-la, Gabriel.
- Explique nous ce qu'il t'es arrivé, Cas'.
- Je...
- Désolé, mais on a pas plus le temps de blablater les gens, les interrompit Gabriel. Faut enfiler nos costumes, il est 19h30.
