Chère Emilie,

Une semaine que tout cela est arrivé, pourtant j'ai l'impression que tout s'est déroulé hier…

Suite de la lettre racontant les évènements du 25 octobre 2007

Comme tu t'en doutes, suite au contre temps que je t'ai narré dans ma précédente lettre, aussi nommé alchimiste sanglant, la mission s'éternisait. Le colonel m'avait laissé entendre que la mission ne durerait pas plus de quelques heures. Je regardais les secondes défiler sur le cadran de ma montre, comme on regarde passer les heures. Mon esprit m'a peut être jouer des tours, mais je suis persuadée d'avoir vu l'aiguille des secondes reculer !

Quoi qu'il en soit, vers onze heures je commençais sérieusement à m'inquiéter. Et Gracia finit par s'apercevoir de mon trouble. Après tout, j'étais aussi bouleversé qu'elle, et des recherches supplémentaires ne seraient pas de trop, de plus j'étais la seule de tous centrale, enfin encore présente, à connaître l'alchimiste sanglant… Je fus prise d'un affreux doute et rester là sans rien faire m'horripilait. Je m'excusais auprès de Gracia et lui demandais si je pouvais la laisser seule.

Demande qu'elle refusât.

Elle me supplia, autant qu'elle m'ordonna, de l'emmener avec moi. Je ne su lui refuser cette requête. Elle m'accompagna donc à Centrale, et je n'eus pas trop de difficulté à la faire pénétrer dans le bâtiment.

Je me dirigeais alors vers le service des renseignements… J'y rencontrais le sergent Guernand, militaire dont j'avais fait la connaissance quelques jours auparavant. Sans plus attendre je lui demandais de me procurer la liste des orphelins portés disparu depuis 3 mois. Il fut surpris par ma demande, mais grâce à force de persuasions, il finit par accepter. Par persuasion comprend les regards assassins que lui lançait Gracia.

Hum… Il finit par accepter. Et une demi heure plus tard, nous découvrions que non plus cinq, mais vingt-six enfants avaient disparu ces derniers mois. Je me maudissais. Pourquoi n'y avions nous pas pensé avant ? Si la personne qui occupait la cellule n'était pas l'alchimiste sanglant, cela veut dire que celui-ci était dans la nature pendant que son double croupissait en prison à sa place ! Je suppose qu'en apprenant sa « mort » il avait ralenti ses activités, mais pas suffisamment pour échapper à l'attention de nos militaires. Pourtant le résultat était là de quelques enfants, nous voila avec une trentaine de disparition ! Je commençais à me demander si l'alchimiste avait réellement agi seul. Nous devions au moins compter quelques complices, ou homme de mains. (À ce moment là il était pour moi impensable que les enfants soient eux-mêmes responsables de la disparition de leurs compagnons) Cette nouvelle donnée chamboulait tous nos plans, et il était fortement probable que la petite équipe que nous avions envoyée sur place ne suffise plus.

La suite s'imposa tout naturellement à mon esprit : il nous fallait des renforts. Seule et du haut de mon mètre soixante sept, je doutais que ma présence puisse influencer les choses, pas plus que celle de Gracia, d'ailleurs. Mais j'étais relativement nouvelle à Centrale, et mon manga préféré ne s'étendait pas plus que cela sur les différents militaires de la base.

Il me fallait donc demander ce renfort à mes supérieurs. Or c'étaient justement MES supérieures qui avaient besoin de renfort. Restait le généralissime. Inconvénients :

1 c'est un homonculus. Encore que il a tenu sa langue concernant mon cas… Pour l'instant.

2 Je doute que le chantage marche deux fois sur lui, j'ai même peur de devoir faire face à la situation inverse : mon secret contre leurs vies.

3 Je pense que le sort qu'il réserverait aux enfants soit plus appréciable que celui réservé par notre alchimiste.

C'est alors que la vérité s'imposa à moi d'elle-même. Si les militaires réglaient cette histoire, j'ai peur que les enfants rescapés finissent comme les chimères du laboratoire n5.

Une idée enchaînant l'autre, un nom s'imposa à mon esprit : Greed !

Après tout ces enfants étaient tous orphelins, et ils n'étaient déjà pas heureux dans leur orphelinat, alors une fois transmutés avec je ne sait quel animal, je doute que leur destin soit plus appréciable… Quant à Greed, il avait pris sous son aile les chimères du laboratoire… Pourquoi pas des enfants ? Après tout, qui a dit que les homonculus ne pouvaient pas avoir l'instinct maternel ? Et puis une chimère ce n'est pas forcément sans cœur…

J'ai alors procédé dans l'ordre.

La première étape n'étais pas des plus simple, je devais m'éloigner de Gracia. Ce que j'allais faire était dangereux, je le savais. Comme si cela ne suffisait pas, en plus d'être dangereux, c'était illégal. Mais bon, il était dans les règles universelles que les élèves ne se volatilisent pas de leurs classe de SVT, mais Mère Nature n'a pas eu le bon goût de respecter ses propres lois, pourquoi devrais je respecter le règlement débile d'un sinistre inconnu ? Mais ce n'était pas une raison pour appliquer mon raisonnement débile à Gracia. Je me séparais d'elle, à contre cœur en lui promettant de lui ramener sa fille.

La deuxième étape consistait à trouver Greed. Rien de plus simple pour toute lectrice de FMA qui se respecte. Je pris donc la direction du Devil's nest. J'arrivais devant un établissement à la devanture douteuse. J'inspirais profondément, le bâtiment n'était pas des plus accueillant. Pour me donner du courage je repensais à Gracia et à la petite Nadine qui attendait en tremblant ceux qu'elles aimaient.

Je pénétrais dans le bar, non sans appréhension. Le bar, bien qu'ouvert 24h/24, n'était pas à cette période de la journée des plus fréquenté, pour ne pas dire désert.

Je balayais la salle du regard. Je comptais deux ivrognes endormis sur une table au milieu de cadavres de bouteilles. Quand je me demandais comment attirer l'attention sur moi sans déclencher une émeute, Dolchatte débarqua. L'instinct canin me direz vous ? Bof, cela faisait un quart d'heure que j'étais entrée. Il me dévisagea un moment… Lorsqu'il me demanda ce que je voulais, je lui répondais par un Eeuuuhhh des plus éloquent. Martel arriva alors en renfort. Ce qui eut pour bénéfice de me faire sorti de mes pensées. Je demandais à voir Greed. C'est Martel qui me conduit jusqu'à lui des plus étonnée.

L'homonculus me détailla des pieds à la tête. (C'est une habitude dis moi !) Je vérifiais que je n'étais pas en mini jupe et replongeais mon regard dans celui de mon interlocuteur. Interlocuteur qui mit pas mal de temps à me demander la raison de ma présence, tellement il était surpris.

-Vous êtes de l'armée ? Me demanda-t-il. Curieuse façon de se présenter, mais je ne relevais pas.

- Non, euh, si mais ce n'est pas le plus important.

- Homonculus ?

- Non plus désolée.

- Euh… Chimère ?

- J'ai vraiment une tête de chimère ?

- Non, mais personne de sensée ne s'introduis pas dans mon bar. A plus forte raison à une heure de l'après midi. Alors, que voulez vous ?

- C'est étrange d'entendre ça dans la bouche de l'avidité. Celui-ci m'accorda un sourire… Inqualifiable. Je repris, à peine perturbée…

- Je viens vous demander de l'aide…

- On ne demande rien à l'avidité voyons…

- Sauf si elle y trouve le moyen de s'y enrichir. Appelons cela un marcher, cela vous convient ?

- Disons que vous m'intriguez… Au lieu de vous mettre à la porte immédiatement, je vais attendre un moment.

- Trop généreux.

- Que me proposez vous ?

- Alors, que diriez vous de faire un pied de nez à l'armée ET aux homonculus, tout en vous enrichissant de quelques nouveaux compagnons de route ?

- Et bien si l'on me le proposerait, je demanderais à en savoir un peu plus sur cette intéressante proposition…

J'exposais alors mon plan à l'homonculus.

Pendant ce temps dans l'entrepôt de l'alchimiste sanglant, mes compagnons étaient prisonniers. Tu t'en doutes, ils ne savaient rien de mes petits arrangements avec l'homonculus. Ils n'étaient pas dans une position des plus confortables. Ils étaient attachés et gardés par pas moins de sept chimères hautes comme trois pommes dont Max. Pourtant malgré la situation des plus délicates, Alphonse parvint à établir le dialogue avec eux. Fin diplomate, il proposa d'abord à Maxime de lui parler de son amie Nadine restée à l'orphelinat. Visiblement cette jeune fille l'avait plus marqué que nous ne l'aurions tous cru. Il s'inquiétait beaucoup pour elle. En réalité, c'est à cause des violences répétées des plus grands sur sa petite sœur qu'il avait quitté l'orphelinat pour rejoindre le mouvement de rébellion de l'alchimiste sanglant. Il ne lui avait rien dit de tout ça, elle ne l'aurait pas supporté. Mais il avait le sentiment de défendre une juste cause, il voulait protéger ceux qui comme Nadine étaient maltraités. Petit à petit ils découvrirent que chacun de ces enfants soldats avait une histoire similaire. Une enfance malheureuse et rejeté par les adultes. Pendant qu'un enfant lion du nom de Julien racontait l'alcoolisme de son père, le lieutenant colonel se mit à pleurer. Après tout quoi de plus normal pour un père auquel on a enlevé sa fille chérie ? Quand les enfants l'interrogèrent afin de savoir s'il avait mal il répondit qu'il avait peur pour sa fille.

- Votre fille ? Répéta interloqué le plus petit d'entre eux.

- Oui, la petite Elicia. Elle a été enlevée hier et nous somme venu la récupéré.

- Mais comment ? IL nous a assuré que tous les militaires n'avaient que faire des enfants. IL a affirmé que l'armée voulait récupérer ses recherches…

- C'est faux, nous sommes venu pour proteger les enfants disparus, nous pensions que vous aviez été enlevé. Mais puisque ce n'est pas le cas, je souhaite juste retrouver ma fille.

- Pourquoi ? Demanda simplement Max.

- Parce que c'est ma fille et que je l'aime.

Cette déclaration eut un effet impressionnant sur l'assemblée d'enfant. Une petite fille ailée accorda un regard à ses camarades puis s'avança pour détacher les liens du soldat. Quand une main l'arrêta.

- Il ment. Affirma Maxime.

- Non Maxime, je te jure que c'est la vérité. Je tiens à elle autant que je tiens à ma propre vie, et autant que tu tiens à celle de Nadine.

- Prouvez le.

- Approche toi demanda Hugues. C'est bien. Prend ma veste, regarde dans ses poches. Non pas celle-ci, la poche intérieure gauche, celle que je garde contre mon cœur. Voila maintenant prend le portefeuille. Ce sont…

Des photos de ma petite Elicia !! Elle n'est pas belle ? Regarde, sur celle-ci, elle na que deux ans et elle fait du vélo sur celui que tonton mustang lui a acheté, sur celle-ci on la voit dans son bain. Elle n'est pas mignonne avec son petit canard ? Et celle-ci…

Bien je vais t'abréger la description des 562 photos qui composaient le porte feuille du merveilleux papa. Après tout qui eut cru que ces photos lui sauveraient un jour la vie ? Sûrement pas moi !

Les enfants, qu'ils soient à plume à griffes ou à écailles, furent totalement convaincus. Ils détachèrent alors les militaires, leur rendirent leurs armes. La résistance s'organise alors autour de Julien qui semblait s'imposer comme le chef des enfants rebelles. Même Max, au caractère au combien indomptable, semblait de plier à ses ordres.

- Combien êtes vous demanda subitement Alphonse.

- Pardon ? S'étonna le jeune fauve

- Combien y a-t-il d'enfant/chimère ici ? Et combien d'entre eux souhaiteraient quitter l'alchimiste sanglant ?

- Et bien en tout, nous sommes 13 survivants aux expériences. IL répète que nous avons été choisi, choisi pour faire justice. Nos compagnons qui sont mort sont des faibles, ils ne méritaient pas le destin de héros qui nous attend.

- Tu y crois toi ?

- Non, mon frère jumeau est mort pendant une de ces expériences… Même si nous étions tous volontaire au départ, le doute a commencé à s'installer. Et particulièrement depuis qu'il les a fait venir… Maintenant on ne peut plus faire marche arrière. Le moins que l'on puisse faire c'est vous aider.

- Comment ça les ?

- Depuis quelque temps, IL s'est bien rendu compte que la plupart d'entre nous étaient devenu réticents. Alors IL s'est entouré d'autre individu. IL nous a dit que c'était comme nous des exclu de la société. En réalité ce ne sont que des malfrats, de vraies brutes, ils n'ont que faire de nos idéaux. Ils ne recherchent que la violence et un moyen de se venger de l'armée.

- Combien sont ils ?

- Ils sont sept en tout.

- Bien résumons, nous avons 13 enfants chimères à évacuer, en plus de la petite Elicia. Ainsi que sept ordures et un alchimistes, le tout armés jusqu'aux dents, avec NOS armes qui plus est !

- Depuis quand avons-nous besoin d'arme colonel ? demanda malicieusement Edward.

- Edward, je n'ai plus mes gants donc plus moyen d'utiliser l'alchimie. De plus ce ne sont pas des gangsters ordinaires, ils sont aussi doués voir plus que nous en alchimie. Non, ne m'arrête pas full metal. Il faut aussi rajouter qu'ils sont plus nombreux et enfin, si la situation tourne mal, ce sont les enfants qui risquent d'en partir. Et ça c'est or de question.

- Dans ce cas il faut aller chercher de l'aide…

- Et laisser les enfants seuls avec ces monstres ? Impensable !

- Donc on attend gentiment ici s'en rien faire ? S'emporta le plus jeune des alchimistes.

- Non. On a l'avantage de l'effet de surprise, il nous faut simplement un plan. Mais avec de la chance, le lieutenant Dubois va se rappeler de notre existence et envoyer des renforts !

Je dois avouer que je suis assez fier de l'espoir qu'ils me portaient. Mais bon, je dois avouer qu'ils furent assez surpris du résultat. Il fut décidé que Julien partirait prévenir les autres. Pendants ce temps, un petit groupe mené par Max parti en repérage pour découvrir où la petite Maes était retenu prisonnière. Alors que les militaires attendaient le retour des enfants, ils entendirent une suite d'explosions à l'étage inférieur. Le colonel jura. Sans plus de manière militaires et enfant se précipitèrent vers la source de l'explosion.

Le spectacle que l'on pouvait voir était des plus étonnant. A terre gisaient plusieurs hommes. Leurs carrures étaient impressionnantes, les voir ainsi étalés était déstabilisant. Qu'est ce qui avait pu mettre KO en si peu de temps des combattants aguerris ? En vérité ils n'étaient qu'assommés, mais l'exploit n'en était que plus grand.

Il pénétrèrent finalement dans la salle d'où semblait provenir toute l'agitation. On pouvait voir Greed accompagné de cinq de ses chimères et à leur pied, on pouvait voir les derniers acolytes de l'alchimiste sanglant. Que Greed et ses chimères aiment la bagarre, encore ça ils auraient pu le comprendre… Mais l'homonculus ne se préoccupait en aucun cas de son ancien adversaire. Il était entouré d'une dizaine d'enfants aux yeux ébahie ! Mais ce qui choqua le plus les militaires, c'est qu'il tenait dans les bras une fillette d'une dizaine d'année.

- Oh voila de la compagnie. Il est temps pour nous de décoller. Aller on s'arrache ! Et vous (il s'adressait aux enfants) qui m'aime me suive ! Il y a de la place pour tout le monde et je promets une glace pour les premiers arrivés !

- Qu'est ce que vous… Commença le colonel.

- Du calme, du calme petit soldat ! Je ne viens pas pour vous aujourd'hui. C'est pas pour vous que j'ai fait ça de toute façon, c'est pour eux !

- Tiens de puis quand les homonculus ça a un cœur ? S'indigna Ed

- Du calme le nabot ! Franchement je sais pas ce qui me retiens de te…

- DE QUI DIS TU QU'IL… Mmmffhh (Hugues venait d'avoir le bon sens de bâillonner l'alchimiste.)

-Non oublie ! Ces enfants ont besoin d'une maison, pas d'être disséquées par tous les scientifiques de l'armée ! Donc si vous voulez bien, moi je me casse.

Et il disparu, accompagné de tous les enfants présents dans la salle. Qui eut cru que l'Avidité avait l'instinct paternel ? Mais bon, comme il ne faisait pas les choses à moitié, du jour au lendemain il se retrouvait père, non pas d'un, mais d'une douzaine d'enfants ! Tu penses sûrement que les lui confier était de la folie ? Peut être, mais ces enfants avaient besoin de quelqu'un sur qui compter, et malgré son allure de gros dur, je suis sais que Greed les aimera tous comme ils le méritent. Ensemble, ils découvriront les joies de la famille. Enfin, bien sur, tout n'est pas gagné… Il y aura des ratés, les chimères devront apprendre à ne plus jouer au streep poker au milieu des cuisines, les ivrognes devront se trouver un autre point de rendez vous, Dolchatte apprendra à cuisiner autre chose que son infâme soupe, peut être même que l'avidité apprendra la patience, Martel hurlera au milieu de toutes les explosions et les rires d'enfants, même si au fond elle les aime bien ces gosses.

Je ne dis pas que ce sera facile, mais ils seront heureux…

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos militaires, qui eux n'étaient pas sortis d'affaire. Tu peux te poser la question.

Où était toujours la petite Elicia ?

Un hurlement de rage se fit entendre, ce qui répond sûrement à ta question. Greed avait comme je l'espérais rempli sa part du marché, mais il avait oublié un détail. Un détail d'environ deux mètres et de près de 200 kilos. Oui, parmi tous les cadavres retrouvés, celui de l'alchimiste manquait à l'appel.

Le colonel et ses associés se précipitèrent, pour trouver finalement l'alchimiste en proie dans un combat d'une fureur rare. Le monstre d'alchimie, sentant sa fin venir, s'était précipité vers la cellule d'Elicia. Il y avait trouvé deux de ses anciens enfants soldats prêts à la délivrer. Il était alors entré dans une fureur noire. Il griffait mordait déchiquetait tout ce qui était à sa porté pendant que Max et Julien défendaient vaillamment la petite fille. Le garçon lezard s'était accroché au cou de son ancien maître et tentait de le maîtriser. Mais ses coups répétés ne semblaient pas importuné le monstre plus que ne l'aurait fait un moustique. Au contraire, les attaques répétées des deux héros ne faisaient qu'amplifier sa rage. L'immense créature se secoua et Max, qui se trouvait accroché à sa crinière, fut propulsé contre un mur dans un craquement sourd. Son compagnon d'infortune poussa un gémissement avant de le rejoindre contre le mur.

Edward, le premier à être arrivé sur place, frappa dans ses mains et les déposa sur le sol. Des colonnes de pierres s'élevèrent du sol pour former une prison autour du monstre. L'alchimiste sanglant, hurla et se débâtit, sans grand résultat.

Elicia se précipitât alors auprès de ses deux sauveurs en hurlant, de près par les militaires. La pauvre enfant fondit en larme sur les deux petits corps inertes. Son père l'enserra dans ses bras, en lui murmurant des mots doux à l'oreille.

Le lieutenant s'approcha à son tour des deux enfants. Julien avait été tué sur le coup. Mais le corps de Max frémit sous le contact des doigts glacés de la jeune militaire. Il ouvrit péniblement les yeux, en murmurant dans un dernier souffle.

- Ne dites rien à Nadine.

Le lieutenant versa une larme et serra le pauvre héros dans ses bras alors que la vie quittait son corps. Tous restèrent là un moment, sans bouger, sans rien dire, uniquement perturbés par les sanglots sourds de la petite fille et de Riza Puis le colonel se leva doucement, posa une main sur l'épaule de sa subordonnée.

- Tout est fini maintenant.

Et se fut tout.

PS : Mardi a eu lieu l'enterrement de Julien et celui de Max. Le garçon lion a été enterré, selon son souhait à côté de son frère jumeau, quant à Maxime, son corps repose sous une pierre tombale voisine. Toute l'équipe était présente ainsi que quelques personnes de leurs orphelinats respectifs. J'y ai vu la petite Nadine, d'autres enfants de l'orphelinat dont j'ai oublié le nom, ainsi que la boulangère et le boucher. Personne mis à part nous ne connaît la vérité sur leurs morts. Pas même l'armée. Aux yeux de tous ils sont morts en héros. C'est le principal, mais ce n'a pas empêché la pauvre Nadine de pleurer toutes les larmes de son corps.

PS 2 : Tu seras ravie d'apprendre que la boulangère a adopté (en partie grâce à mon aide) Nadine. Je leur souhaite à elles deux le bonheur qu'elle méritent.

Affectueusement,

Ton amie qui pense à toi,