Chapitre 11 : Dossier controversé
Shaolan entra la clé dans la serrure et ouvrit la porte de l'appartement, reconnaissant la décoration que sa sœur y avait pratiquée. Comme la dernière fois où il y était entré, le lieu dans un ordre étrangement parfait semblait vide malgré le fait que plusieurs meubles s'y trouvaient. Bien que la décoration l'époustouflait par le nombre d'œuvres de tout genre que l'on y trouvait, il n'y jeta pas un regard et se dirigea tout de suite après son entrée vers une des chambres de l'endroit. Shaolan y entra ouvrit la penderie avant d'ouvrir la seconde porte qui s'y trouvait. Comme la première fois, ce qui l'y vit l'étonna. Des objets de tout genre partant de la peinture à la sculpture passant par des bijoux, des appareils photo et autre objet technologique. Il y vit divers porte-monnaie et babioles qui se retrouvaient en grand nombre. Dans un coin se trouvait une rangée de rouleaux. Le jeune homme ne pensa même pas à les compter tellement il était nombreux. De cinq mètres de profondeur et d'un et demie de hauteur, la pile de documents, dont chaque rouleur ne faisait pas dix centimètres de diamètre, semblait énorme. À la droite de l'amoncellement se trouvait une table de travail avec une lumière au néon accroché au mur. Sous celle-ci se trouvait son interrupteur.
Shaolan l'alluma et attrapa un premier rouleau dans l'intention de savoir ce quel type de donné il contenait. Il resta ébahi devant ce qu'il tenait dans ses mains, car sur ce papier se trouvaient les plans de la bâtisse où vivait le président de la Chine. Tout se trouvait à y être inscrit, pas un pouce carré de la superficie n'avait pas été inscrit. Joint au papier du premier étage se trouvait des plans rapprocher ou Shaolan n'en put croire ses yeux. Écrit à la main, l'endroit des coffres fort y était inscrit. Shaolan regarda la page du deuxième étage et trouva aussi d'autres feuilles joint celles-ci contenaient diverses informations comme les emploie du temps de toutes les personnes qui avait à se trouver à cet endroit. Des descriptions détaillées de toutes les personnes ne permettaient pas à l'erreur. Des frissons parcoururent son échine lorsqu'il arriva à la dernière page qui indiquait une fiche avec la photo de la petite fille du président. Sur la fiche apparaissaient plusieurs données personnelles de la petite ainsi qu'un ordre de mission. L'ordre ordonnait que la petite soit enlevée. Aucun détail de plus ne permettait de précision, mais l'estampe : mission accomplie signée de sa sœur lui brisait le cœur.
Décidé à en savoir plus sur la vie qu'elle semblait menée en secret, il arpenta quelques allées presque trop minces pour qu'il puisse s'y glisser. Ce n'est que lorsqu'il arriva devant le mur du fond qu'il comprit que ce qu'il n'avait vu n'était qu'un début. Une ouverture avait été pratiquée dans le mur afin de donner sur l'appartement voisin. Cet endroit vide contenait pourtant des dizaines de boite rectangulaire et mince. Shaolan s'approcha d'une boîte et découvrit qu'il s'agissait en fait de table. Il arpenta l'appartement et remarqua que des affiches se trouvaient sur les portes. Sur une, il put y lire : technologie. Sur une autre : plan, une troisième : peinture et sur la dernière se trouvait sculpture. Shaolan comprit aisément le but des pièces et déballa une table qu'il commença à l'assemblé dans la pièce technologique. Une fois cela fait, il attrapa une boîte carrée qui trainait dans la grande pièce et retourna dans la première pièce afin d'y remplir le carton. Après cela il retourna tant bien que mal vu le pois du carton dans la salle technologique et commença à les placer sur la surface. Il remarqua rapidement qu'une seule boite ne pouvait rentrer sur une seule surface aussi monta-t-il une autre table avant de continuer.
C'est ainsi que se passèrent les deux jours suivants pour le chinois. La journée il travaillait à l'agence ou il était bien accepté alors que le soir il classait les nombreux objets volés que sa sœur s'était appropriés. Jeudi arriva et Shaolan s'installa devant la télévision alors que Alfred, un majordome français que sa mère lui avait envoyé, préparait le souper. Alors que le journal télévisé commençait, Shaolan se remémora les événements de la veille.
Flash Back :
Sakura cogna à la porte ne se doutant pas qu'un majordome répondrait. Elle sursauta, mais reprit rapidement son aplomb demandant à parler à Shaolan.
— Il n'est pas là pour l'instant puis-je faire un message, demanda l'homme courtois.
— Euh! Dis-lui de me contacter avant la tombée de la nuit, car je dois lui parler en face à face. Je suis bête vous ne me connaissez pas, je m'appelle Sakura Kinomoto.
— Très bien, je ferai le message. Bonne journée Mademoiselle, finit le majordome en attendant qu'elle soit repartie avant de fermer la porte.
Il n'eut pas le temps de se retourner que Shaolan lui demandait qui était la personne qui était venue tout en essuyant ses cheveux une serviette au tour de la taille.
— Mlle Kinomoto, monsieur.
— Quoi? Pourquoi ne pas l'avoir fait entrer? demanda Shaolan en courant vers sa chambre pour s'habiller le plus rapidement possible alors qu'Alfred le suivait.
— Vous m'aviez demandé que personne ne vous dérange, monsieur.
— Cela ne s'applique pas à elle ou à ma famille, répondit Shaolan en ressortant de la chambre vêtue d'un pantalon seulement.
Shaolan sortit de l'appartement en courant et prit les escaliers qu'il dévala le plus rapidement possible. Il ouvrit la porte du rez-de-chaussée à la volée faisant sursauter les personnes qui se trouvait dans le hall. Shaolan chercha du regard Sakura à l'intérieur et la remarqua à l'extérieur qui attendait un taxi pour repartir. Soulager de l'avoir rattrapé il sortit le plus rapidement possible et posa sa main sur son épaule. Il put voir l'éclat de peur qui brillait dans les deux émeraudes qui lui servaient d'iris. Il la fit lentement tournée vers lui et entoura ses épaules de son bras la ramenant lentement vers l'intérieur. Il lui fit monter les escaliers toujours aussi lentement sachant qu'elle n'allait pas très bien, la ramenant vers son appartement. Alfred avait paru surpris de voir la réaction de son jeune maitre et allait poser une question lorsque Shaolan lui avait fait signe que ce n'était pas le temps. Ils s'assirent tous les deux dans le salon et Shaolan fit signe à Alfred d'aller faire les courses en voyant que la jeune fille n'était pas à l'aise en sa présence.
— Que se passa-t-il? Tu ne viendrais pas me voir si ce n'était pas sérieux.
— J'ai un problème avec mon logement. Celui que je croyais avoir n'est plus disponible et je ne peux pas retourner avec mon frère et Tomoyo.
— Tu sais que ce n'est pas la raison pour laquelle tu te trouves ici, mais tu sais bien que je n'ai aucun problème à ce que tu viennes habiter ici.
Sakura mal à l'aise essaya d'éviter le sujet, mais Shaolan ne démordait pas. Il la regarda et compris qu'elle avait peur de parler du véritable sujet de sa présence chez lui. Il décida donc de l'attendre. Il avait sa journée libre et savait qu'il pouvait la prendre pour s'occuper d'elle puisqu'elle semblait très effrayée. De plus, le fait de s'occuper d'elle ne le dérangeait pas du tout, au contraire savoir qu'elle se remettait à lui lorsqu'elle avait des problèmes lui réchauffait le cœur.
— Tu vas rester assis ici jusqu'à ce que je parle, demanda Sakura d'une petite voix.
— Tu as totalement raison, répondit-il. Pourquoi es-tu venu ici et pourquoi est-ce que je voix que tu as peur dans tes yeux?
— Comment peux-tu le remarquer alors que ma meilleure amie ne le voit même pas?
Shaolan pesta contre lui-même sachant que cela pourrait créer un problème qu'elle apprenne qu'il tenait beaucoup plus à elle qu'il ne le disait. Pour lui, elle était un peu comme sa sœur quoique les sentiments étaient légèrement différents et il s'en était rendu compte. Cherchant une alternative, il ne réussit qu'à miser sur l'instinct.
— Mon instinct.
— Ouais. Tu te rappelles la première fois que nous nous sommes rencontrés? J'avais croisé un des hommes qui m'avaient kidnappée.
— Oui je me souviens assez bien, mais où veux-tu en venir? demanda Shaolan en prenant Sakura dans ses bras puisqu'il avait remarqué qu'elle avait commencé à trembler.
— Ils m'ont retrouvée, ma maison était pleine de traces de leur passage.
— Comment peux-tu savoir qu'il s'agissait d'eux?
— Notre marque se retrouvait sur tous les murs. Sur celui de ma chambre était écrit que je ne pourrais plus m'échapper, finit-elle en se serrant contre lui.
Le majordome qui était revenu regarda la scène en souriant discrètement. Entendant le téléphone sonné il le prit et répondit. Il parla quelques minutes avec la personne n'oubliant pas de lui annoncer que son souhait avait été réalisé. Une fois l'appel terminé, il retourna dans le salon ou il demanda à son maitre s'il devait ajouter une assiette sur la table pour la soirée. Le jeune homme lui répondit que ce serait probablement le cas.
Sakura ne leva pas les yeux lorsqu'elle entendit le majordome et sortit des bras du jeune homme. Il lui demanda où elle allait, mais elle ne fit que lui montrer les toilettes. Elle ne vit pas le sourire qui apparut sur le visage de son nouveau colocataire lorsqu'elle lui tourna le dos. Il était heureux de savoir qu'elle ne serait plus très loin et qu'il pourrait éviter qu'elle ne soit blessée de nouveau par les démons de son passé. Le jeune homme se leva et marcha jusque dans la cuisine ou Alfred mettait le fruit de ses courses dans le réfrigérateur.
— Monsieur?
— Préparez la deuxième chambre. Je dois m'absenter pour une ou deux heures, accompagnées là chez elle pour qu'elle reprenne certains de ses objets personnels. Profitez-en pour vérifier l'état des lieux.
— Monsieur?
— Oui?
— Votre mère sera enchantée de savoir que vous êtes amoureux de quelqu'un.
— Il n'est pas question que vous lui ne parler.
Sur ces mots le jeune homme sortit, laissant Sakura qui sortait à peine de la salle de bain et le majordome seul. Elle s'approcha de lui et se demanda comment elle pourrait annoncer à cet homme qui semblait faire partit de la vie du photographe alors qu'il n'y était pas une semaine plus tôt. Il sembla anticiper sa question en lui disant qu'il possédait une voiture et qu'ils pouvaient partir immédiatement pour aller chercher quelques objets. Elle accepta préférant ne pas être seule lorsqu'elle allait retourner dans sa maison.
Fin du Flash Back
Il sentit qu'Alfred revenait tranquillement de la buanderie et qu'il venait s'asseoir à ses côtés. La veille au soir, il n'avait pas pu lui expliquer ce qu'il avait vu chez Sakura. Shaolan se retourna vers lui et demanda de quoi en retournait-il chez elle.
— L'état des lieux se trouve à être pire que ce qu'elle a décrit. Des animaux ont été tués sur les lieux tachant à vie beaucoup de ses vêtements qui avaient posé sur le sol. On y voyait au-dessus d'une vingtaine de cadavres. Les intestins des animaux avaient été suspendus au plafond de chez elle. La cave a été peinte au goudron. Toutes les boites de rangement qui n'avaient pas été ouvertes se retrouvaient entassées dans un coin, mais leur contenue dans un autre. La cuisine a été totalement saccagée. Tous les aliments se retrouvaient un peu partout. J'ai retrouvé quelques objets sexuels masculins dans la salle de bain. Des photos d'elle ont été salies par des hommes. À plusieurs endroits se trouvaient des menaces dirigées vers elle ou vers sa meilleure amie ainsi que son frère. Un ensemble de phrases faisaient pourtant tache dans le décor sordide que j'y ai vu. Il était écrit :
Le félin rencontrera la pierre,
Des sacrifices seront exigés,
Ensemble causeront la perte noir,
Alors terminera l'humanité,
L'ange noir sera après eux,
Afin de rétablir équité,
Mais félin et pierre à eux deux,
Trouveront comment évité,
Deux portes ouvertes attendront,
Toute une éternité,
Pareil comme ange et Démon,
Les deux êtres aimés.
— Je ne m'étonne même pas de l'état qu'avaient les lieux, mais ses phrases me laissent sceptique. On dirait bien une prophétie, mais de quoi parle-t-elle, je n'en ai aucune idée.
— À ce que j'ai compris, cela parle de la fin du monde et de deux amants. Monsieur, je dois vous aviser que j'ai trouvé un dossier sur vous dans une salle dont la porte n'avait pas été ouverte et d'où elle venait tout juste de sortir.
— Ce doit être le dossier de la compagnie.
— La porte n'avait pas été ouverte par les visiteurs, si je puis m'exprimer ainsi, parce qu'elle était protégée par un code et qu'apparemment les visiteurs n'ont pas trouvé le code. Le dossier sur vous était complet. Il indiquait de votre couleur préférée à votre marque de vêtements préférés. Votre date de naissance au contenu de votre déjeuner. Tout y figure, votre passé, celui que vous vouliez oublier et surtout faire oublier, y figure aussi dans son intégralité.
— Connaissant mes employeuses, cela ne m'étonne pas. Ce qui me rend encore plus septique est le fait que Sakura veuille encore habiter ici. Alors qu'elle semblait ne plus savoir quoi penser de moi, elle me demande de venir ici. Soit, c'est une technique pour vérifier des informations soit elle… En fait, je ne comprends vraiment pas son choix. J'étais loin d'être un enfant de choeur. Je dois m'absenter ce soir, ne m'attendez pas pour vous coucher.
Shaolan se leva et se dirigea vers sa chambre ou il avait transféré les objets de Sophie. Il attrapa quelques fiches ou il était noté quelques objets qu'il fallait qu'elle se procure. La liste était plus qu'étrange avec ses choses insolites, un livre, une jupe, un collier, un masque, un jeu de tarot et plein d'autres choses dont un des dossiers de la compagnie Daidouji et un ensemble de vêtements qui se trouvait dans le deuxième sous-sol. Une série de chiffres suivait.
Sachant que Sakura ne rentrerait pas avant tard dans la soirée aussi en profiterait-il pour partir sans qu'elle ne lui pose de question. Alfred serait là pour la rassurer et pour s'occuper de tout ce qu'elle voudra. Il s'habilla normalement prenant la peine de regarder l'horloge afin de savoir s'il avait le temps d'aller acheter quelques vêtements. Rassuré, il vit, que son magasin préféré reste encore ouvert pendant une heure. Durée suffisante pour qu'il puisse s'y rendre et acheter ce dont il avait besoin. Rendu il prit quelques vêtements foncés ainsi que quelques noirs et partit vers l'appartement le deuxième appartement. Une fois sur place il s'habilla avec ses nouveaux vêtements.
De tous les objets, seuls le jeu de tarot et la jupe lui semblaient faciles à voler à cause des fiches détaillées des lieux qu'il avait trouvés dans une pochette. La boutique où se trouvait le jeu était en fait une boutique d'ésotérisme qui prétendait détenir des objets procédant un pouvoir magique puissant et bénéfique. Sans aucune difficulté il crocheta la serrure ne prenant pas la peine de faire en sorte que personne ne se rende compte du larcin. Il entra dans la boutique et mut par un pressentiment s'arrêta juste avant que sa position ne déclenche le système de caméra qui aurait pu le repéré. Il savait qu'il avait une minute pour trouver le commutateur de contrôle et désactiver la sécurité. Malheureusement pour lui les numéros inscrits sur le bout de papier se trouvaient à être illisibles dans le noir, mais toute lumière ferait en sorte qu'il soit découvert. Tournant la tête vers la rue, il put voir un véhicule s'approcher et sachant que la forme de celle-ci ne permettait que de tourner vers la gauche forçant ainsi tout les véhicules à passer devant la devanture et éclairant ainsi l'intérieur. Shaolan calcula mentalement la vitesse de la voiture et s'élança à la recherche du boitier qu'il trouva en moins de dix secondes. Son impression l'avait bien guidé et il la remercia mentalement alors que les secondes s'égrainaient et qu'il remarquait que le véhicule ralentissait. Pestant contre le conducteur il espérait de tout cœur qu'il ait le temps de lire et d'inscrire les numéros afin de désactiver l'alarme. Alors qu'il était rendu à près de cinquante-cinq seconde, la lumière des phares éclaira l'intérieur du commerce permettant au jeune homme d'écrire le code juste à temps.
Il se retourna lentement et regarda les nombreuses vitrines cherchant la cible du vol. Il trouva finalement ce qu'il cherchait et fut surpris de voir la couleur des cartes. D'un rose vif elle contenait que des dessins ainsi que la signification sur un ruban dans le bas de la carte. Il crocheta la serrure prise le jeu et verrouilla de nouveau la vitrine. Il prit la peine de remettre le système d'alarme avant de se diriger rapidement vers la porte et de la fermer après avoir mis le verrou. Il repartit tranquillement vers l'endroit où il s'était changé et où il rangea le paquet de tarots dans une des pièces avant de retourner dans la rue. Il prit ensuite la direction du centre-ville ou il entra par effraction dans une boutique de vêtement cherchant la jupe que sa sœur souhaitait. Il en prenait un du bon modèle lorsqu'il réalisa que des sirènes de police se faisaient entendre et qu'il ne connaissait pas la grandeur de la jupe. Il en prit une en souhaitant qu'elle soit de la bonne grandeur avant de sortir par la porte avant.
Il marcha tranquillement jusqu'à la troisième ruelle et grimpa par l'escalier de secours sur le toit. Sans se presser, il s'étendit, prenant soin de camoufler le butin de son vol. Il ne tarda pas à entendre des pas dans l'escalier qui indiquait que les policiers montaient les marches et qu'ils savaient qu'il se trouvait à cet endroit. Shaolan sourit en repensant au fait qu'il avait enlevé son chandail noir et avait mis un costume cravate noir avec une chemise blanche qu'il avait caché quelques heures plus tôt avec une couverture. Il avait pris la peine de vérifier que ses vêtements étaient trop bien cachés pour que les policiers ne les trouvent pas. Il fit semblant de dormir et imita parfaitement un sursaut lorsque le policier lui demanda de mettre les mains dans son champ de vision. Il le fit et parla avec eux durant plusieurs minutes leur faisant croire qu'il dormait là depuis près de six heures. Il n'eut aucune difficulté à les convaincre et se plia à leur exigence lorsqu'ils lui demandèrent de partir. Il alla chercher son sac qui contenait toutes ses acquisitions de la soirée en expliquant aux policiers qu'il ne souhaitait pas qu'il disparaisse et c'était pour cela qu'il le camouflait. Réussissant à passer au travers des mailles du filet il retourna chez lui en ne revenant pas de la stupidité des agents qu'il avait rencontrés. Il alla rapidement mettre les objets dans leur salle respective et repartit vers l'appartement ou Sakura et Alfred devaient l'attendre.
Il allait ouvrir la porte quand il sentit une odeur de brûlé. Sur ses gardes, il entra et se dirigea vers la cuisine où il trouva les deux autres assis contre les armoires qui riaient.
— Mlle, je dois dire que vous êtes la première personne que je vois avoir se résultat, lança Aflred entre deux rires.
— Je n'ai aucune difficulté à vous croire, laissa-t-elle échapper.
— Que se passe-t-il? demanda Shaolan septique.
— C'est vraiment simple monsieur, j'apprenais à Mlle comment faire un gâteau à trois étages.
— Pour rire, je lui ai dit que j'aimerais bien que les trois étages aient une forme de champignon.
— Et regarder sur le comptoir monsieur.
Shaolan regarda et trouva les trois étages l'un à côté de l'autre. Tous avaient une forme de champignon fortement prononcé. Bien que le résultat fût étrange, il ne comprenait pas la raison de leur hilarité. Il retourna dans sa chambre et consulta un plan qu'il avait trouvé quelques semaines plus tôt.
Ce plan décrivait qu'un feu se déclarerait jeudi le 26 dans la salle des employés de la compagnie à 15 h 30, que la compagnie fermerait la bâtisse le temps des rénovations. La salle des archive, avec le dossier 7-7-9-8-4, se trouvait à être la prochaine de celle ou se déclencherait l'incendie ce qui laissa sceptique le jeune homme, car elle avait plus de chance de brûlé que si elle s'était trouvé à l'autre bout du bâtiment. Il chercha dans les quelques documents qui s'étaient aussi retrouvés dans la penderie de sa sœur et remarqua qu'ils semblaient tous basés sur des informations erronées ou qui n'avait pas encore eu lieu. Tout était décrit, le chemin à emprunter et les personnes à assommer. Il en trouve plusieurs datés et préparés dont certains qu'il pouvait faire à l'avance. Il sortit en riant de sa chambre prenant soin de passer par la cuisine ou il vit Sakura et Alfred qui riait toujours. C'est alors qu'il réalisa qu'il n'avait aucune raison de rire et il appela Jeff afin de lui demander qu'est-ce qui pouvait bien causer cette réaction.
— Jeff... j'aurais… une… question pour toi?
— Oui?
— Qu'est qui peux faire rire trois personnes pour aucune raison?
— Len manque de sommeil, le stress, un produit qui peut-être inhalé? Mais pourquoi veux-tu savoir ça?
— Parce c'est le cas de tous les occupants de mon appartement?
— Vous êtes trois? Depuis quand?
— Quelques jours.
— Pour ce qui est de se fou rire tu étais ou lorsque tu as commencé?
— Dans ma chambre.
— Les deux autres?
— Dans la cuisine.
— Bien dormi c'est jour si?
— Moi oui, mon majordome oui et Sakura non.
— Sakura, ça devient intéressant avec elle, bon une raison de stress pour tout le monde?
— Non pour moi, non pour mon majordome, oui pour Sakura.
— Je vois… Est-ce qu'il y a une odeur de crêpe?
— Oui pourquoi?
— Sortez de l'appartement, il doit y avoir une fuite de gaz au niveau inférieur, allé voir les locataires et refermer leur robinet ça va arranger le problème.
— Il me semblait que le gaz sentait les œufs?
— On s'est fatigué du gout alors on l'a changé.
— Merci, bonne soirée, finit Shaolan en raccrochant tout en riant.
Il prit Sakura sur son épaule et sortit suivit du majordome, les rires cessèrent presque qu'instantanément.
