Salut !!
Tout le monde va bien après ce week-end de Pâques ? Pas mangé trop de chocolats ? C'est le moment d'en profiter et de faire quelques écarts. Enfin faut pas trop abuser quand même, autrment bonjours la crise de foi (parle en connaissance de cause).
Bon alors au menu aujourd'hui, un petit chapitre de La vie, un long fleuve tranquille que je viens à peine de terminer de taper. Vous en avez de la chance.
Allez je vous laisse le savourer. Bonne lecture.
La vie, un long fleuve tranquille ?
Chapitre 12 : un spectacle improvisé
Il arriva en courant sur les courts du club de tennis. Pour le premier jour de leur entraînement spécial, il avait mal choisi. En même temps Nico ne l'avait pas laissé dormir tranquillement. Il avait insisté pour qu'ils jouent à des jeux vidéo toute la nuit. Hikaru s'était alors réveillé en retard. Le pire c'est qu'il retrouva Nico en pleine forme alors que lui manquait cruellement de sommeil.
Rejoignant le terrain au pas de course, il se fit arrêter par le capitaine qui ne lui dit rien à part « vingt tours de terrain ». Il s'y attendait alors il ne fit sans grogner. De toute manière cela n'aurait servit à rien, sauf peut-être à récolter des tours de terrai supplémentaires. C'est quand il terminait ses tours que Nico arriva suivit des autres. Il était passé les chercher avant de venir voir son entraînement vu qu'ils ne commençaient les répétitions que plus tard. Hikaru ne les vit pas puisqu'il faisait ses étirements pour ne pas subir un quelconque désagrément musculaire. Par contre le vice capitaine vint à leur rencontre.
- Excusez moi. Vous cherchez quelque chose ? Demanda-t-il. Il ne lui fallu pas bien longtemps pour reconnaître les personnes qu'il avait vu quelques jours auparavant en compagnie d'Hikaru à la gare.
- On vient juste regarder. Hikaru nous a dit que si on ne dérangeait pas on pouvait regarder, dit Lucie avec un grand sourire.
- Euh… je ne vois aucune objection. Alors amusez-vous bien.
Il partit comme il était venu, rejoignant le terrain où dans quelques minutes il disputerait un match en double avec Kikumaru. Plus loin Momoshiro qui se disputer avec Kaidoh à propos d'un quelconque coup de raquette que l'un aurait donné à l'autre, arrêta son mouvement où il allait saisir Kaidoh par le col pour dévisager les nouveaux arrivants.
- Oï mais c'est le copain d'Hikaru, Dit-il.
- Nani ? Kaidoh avait l'air éberlué, les yeux en soucoupe.
Ne s'occupant plus de la vipère Momoshiro alla rejoindre son petit ami encerclant sa taille de ses bras puissant et déposant un baiser dans son cou. Ce dernier se mis à rougir, peut habitué à ce genre de geste de la part de Momoshiro en public, d'autant qu'il discutait avec Fuji.
- Le petit ami d'Hikaru est là. Si ça c'est pas un signe, dit-il assez fort malgré leur promiscuité, lui perçant presque le tympan.
Kawamura se retourna discrètement pour observer du côté des vestiaires et effectivement six personnes se tenaient accoudées aux barrières, dont un roux particulièrement visible. Il n'en fallu pas plus pour que Fuji se rende au côtés de son petit ami. Il avait assez peur de sa réaction. Il avait passé la nuit de la veille à la consoler lorsqu'il avait prit conscience de ses sentiments pour le plus jeune. Ce dernier ayant enfin remarqué ses amis, se dirigea vers eux.
- Hikaru ! S'exclama le roux en lui sautant dessus comme il le faisait toujours. Le blond le réceptionna comme il le pu en rigolant.
- Alors comme ça c'est vrai. Tu as pu continuer le tennis, dit Lucie.
- Oui. J'ai vraiment eu de la chance de pouvoir m'inscrire ici en cour d'année.
- Je te comprends, dit-elle en posant son regard sur quelques spécimens qui avait l'air de premier choix.
- Hop là Lucie. Ne t'amourache pas de l'un de ses apollons, l'intercepta Ruby. Tu sais très bien que personne ne vaut Hikaru. Alors contre qui tu vas jouer ?
- Ryoma, dit-il ne pointant le petit brun à la casquette blanche qui réglait son cordage.
- D'ailleurs je vais aller le rejoindre. Ryoma se dirigeait vers le court et se plaça d'un côté attendant visiblement son partenaire de jeu.
- Bonne chance, lui chuchota Nico à l'oreille avant de la lui embrasser et de le laisser s'éloigner.
Kikumaru et Fuji qui observaient de loin serrèrent les poings. Décidemment ses deux-là paraissaient trop proches. A tel point que Kikumaru voulu aller les rejoindre, mais il fut retenu par le châtain qui lui informait que le match allait commencer.
Les différents matchs commencèrent et chacun des membres du groupe se dispersèrent pour y assister. Seuls Nico et Lucie restèrent sur celui d'Hikaru. Il jouait aussi bien que dans leur souvenir repoussant Ryoma et contre attaquant. Ils étaient présentement du même niveau. Un match intense où chacun ne voulait facilement un point à l'autre. Nico regardait l'échange avec un léger sourire flânant sur ses lèvres.
- Tu t'es décidé à lui dire ? Demanda Lucie ne lâchant pas le match des yeux mais devinant le regard de son ami sur elle.
- Peut-être bien.
- Décide-toi. Tu devais déjà lui dire avant qu'il parte.
- Tu peux me dire l'intérêt si je ne le vois plus après ?
- Justement ! Au moins il le saura. Nico, dis-lui tes sentiments.
- Je ne crois pas que je pourrai. Et puis… j'ai le sentiment qu'il a rencontré quelqu'un ici.
- Raison de plus ! Dis-lui. Tu as trois semaines pour le faire. Et t'as intérêt à lui dire mon vieux. Sinon t'auras à faire à moi ! Sur ses dernier mots, elle lui donna un coup de poing sur l'épaule puis s'éloigna vers un autre court.
- Lui dire hein… Nico soupira avant de refiler son attention sur le match. C'est vrai qu'il devait lui dire. Après des années à l'aimer en silence, il devait le faire. Même s'il devait être repoussé. Une chose était sûre, il ne le laisserait pas à n'importe qui en cas de refus.
Le match se termina bientôt sur une défaite d'Hikaru. Qui selon le roux n'était qu'un coup de chance puisque le balle avait atterri sur le filet et que c'était totalement par hasard qu'elle était retombé du côté du terrai d'Hikaru. Le voyant revenir vers lui assez essoufflé, Nico lui sortir de son sac une petite bouteille d'eau et une serviette.
- Tiens, dit-il en les lui tendant. J'ai l'impression que tu t'es assez ramolli depuis que tu es ici.
- Tu trouves ?
- C'était bien loin de valoir ton jeu habituel. Me dis pas que tu joues à ce niveau par plaisir !
- Nico arrête.
Le regard du jeune blond s'était voilé, ce qui décida Nico à le prendre dans ses bras et déposer un baiser sur son front. Il avait oublié tous les problèmes qu'avait eu Hikaru à une époque et qui avaient bien failli le faire arrêter le tennis. Celui-ci ne chercha pas à se dérober sachant parfaitement qu'il agissait de cette manière pour le consoler. S'est presque à regret qu'il se sépara par la suite de lui. Ses étreintes avaient toujours eu le don de le réconforter et de l'apaiser. Cependant il ne le fit pas assez vite pour que le nouvel arrivant ne les surprennent dans les bras l'un de l'autre.
- Hikaru, Tezuka nous accorde vingt minutes de pause. Après on reprend.
- Ah, merci Fuji-senpai/
- Tu ne me présentes pas ton ami, dit-il en un peu, un sourire faux accroché au visage.
Hikaru en eu de sueurs froides. Comment quelqu'un d'aussi gentil que son senpai pouvait avoir des expressions faciales aussi inquiétantes. A l'instant présent, il avait vraiment l'air d'un psychopathe avec ce pur sourire sadique étirant ses lèvres.
- Euh bien sûr. Excuses-moi mon impolitesse. Fuji-senpai, je te présentes Nicolas du Moulin. Nico voici Fuji-senpai un aîné du club qui est en troisième année.
- Enchanté, dit Fuji en lui tendant une main qui n'avait pas l'air amicale. Il gardait en plus ce sourire inquiétant, mais, fait étrange cela ne sembla pas gêner Nico, qui au contraire s'en accommoda fort bien.
- Moi de même. La réponse avait été rendue sur le même ton. Là c'était totalement innovant. Nico n'était pas du tout du genre à parler de cette manière à quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Il était même d'un naturel très sociable. Alors pourquoi l'atmosphère venait-elle de se charger d'électricité ? Se pouvait-il qu'ils se détestent alors même qu'ils ne se connaissent pas ? Finalement ce n'était peut-être pas une si formidable idée d'avoir invité Nico à regarder leur entraînement. Après ce qui sembla une éternité pour Hikaru, Fuji détourna le regard que Nico n'avait pas hésité à soutenir tout ce temps.
- Ne Echizen, il me sembla que l'un de tes amis à la carrure imposante et au regard meurtrier te cherche.
- Oups…
Il reposa vite fait sa raquette sur l'un des bancs et partit en courant sans aucun doute vers l'ami en question. Tout ça sous le rire amusé de Fuji qui devait apprécier de genre de situation. Surtout quand il avait l'occasion de voir celui que l'on surnomme le prince du tennis être tout gêné. Pour sa part, le blond s'émerveilla de la voix de cristal qu'avait son senpai. C'était quelque chose de l'entendre parler, l'écouter rire en était une autre. Il devait l'avouer il se sentait lui aussi euphorique rien qu'en l'entendant.
- Ha ! J'ai une super idée, dit Nico en empoignant Hikaru par le bras pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille.
Fuji assistait à la scène ses fins sourcils légèrement froncés. Voila qu'il attrapait la maladie d'Eiji. Il devenait un poil jaloux de la relation privilégiée qui existait entre le roux et son kohai. Cette amitié très forte, si c'en était une, commençait à lui courir sur le haricot, même si tout restait à l'intérieur.
- Hein ! Mais Nico je ne sais pas si…
- Mais si, mais si. Je suis certain que tu t'e sortiras comme un chef.
- Ce n'est pas ça le problème… mais… ici…
- Quoi, tu ne veux pas montrer ton talent alors que tu es si doué ?
Hikaru baissa la tête gêné. Cela faisait plusieurs mois quel n'avait pas interprété cette chorégraphie et il avait honte de devoir le faire devant ses senpai. Ils se moqueraient très certainement de lui, à plus forte raison s'il échouait.
- C'est décidé. Alors je rassemble les autres et on pourra commencer dans une dizaine de minute. Nico partit ensuite au pas de course en direction des autres courts où étaient disséminé les autres, afin de rassembler la troupe.
De son côté Hikaru soupira de dépit. Encore une fois Nico avait trouvé une idée qui le ferait paraître complètement ridicule s'il échouait. De mauvaise grâce et bougonnant contre sa malchance, il effectua une série de mouvements d'étirement. Il semblait qu'il y avait un nuage noir qui planait au dessus de sa tête.
Fuji alla s'asseoir sur un banc dans les environs et le regarda faire curieusement. Il se demandait ce qu'avait bien pu lui dire le roux pour qu'il agisse si bizarrement. Hikaru n'avait pas l'air très content et puis cet air sombre ne lui allait pas du tout. Il quitta sa contemplation des yeux quand il remarqua que le jeune homme s'était retourné. Il avait du sentir le regard insistant qu'il lui lançait. Il s'approcha de lui.
- Ne Fuji-senpai… euh… tu… enfin tu n'aurais pas quelque chose à faire. Ça me gêne que tu me fixes comme ça.
- Mais je m'intéresse à ce que tu fais, répondit-il dans un sourire.
Hikaru devin t encore plus rouge qu'il ne l'était. Ce n'est pas qu'il voulait se débarrasser de Fuji, enfin si d'un sens. Il ne voulait pas qu'il assiste à ce que Nico avait prévu. Se ridiculiser était une chose, mais devant une personne qu'il aimait, là ça devenait plus compliqué.
- Ah… c'est que c'est gênant, dit Hikaru en se grattant la tête.
Il n'eut pas le temps de penser à une excuse pour que Fuji s'en aille que Nico lui tombait littéralement sur le dos.
- C'est bon, je les ai ramené. En plus j'ai trouvé quelques spectateurs.
Le sourire qu'arborait Nico ne le rassura pas. En effet, se retournant, il découvrit que les quelques spectateurs étaient en fait les titulaires de Seigaku. Il y avait aussi ce grand jeune homme à la chevelure hirsute et aux yeux menaçant qui était le petit ami de Ryoma. Hikaru se sentit mal rien qu'en les voyant. Il avait fallu qu'il ameute toutes les personnes des environs. Un regard vers Nico lui indiqua que c'était voulu. Notre pauvre blond souffla de consternation.
- Mais on fait comment pour la musique ? Demanda-t-il soudain dans l'espoir d'annuler toute cette comédie.
- J'ai amené ce qu'il faut, dit Seb dans son habituel air dédaigneux. Il sortit de son sac son MP3 est dans enceintes plutôt impressionnantes. Où est-ce qu'il avait trouver des enceintes pareilles et surtout comment il les avaient fait entrer dans son sac était un mystère.
- T'as pas d'excuse, dit Nico dans un large sourire.
- Je vois, répondit-il amèrement.
- Fais pas la gueule Hikaru, on va reformer notre duo comme avant ! S'exclama Ruby en s'accaparant son bras pour le mener sur la piste de danse improvisée.
- Clem ! S'écria Lucie, on va te faire voir à quoi ressemblait l'ancien groupe. Observe bien, tu pourrais en apprendre beaucoup d'Hikaru.
- Mais arrête ! N'écoute pas ce qu'ils te disent. Je suis sûr que tu dois être doué.
- C'est vrai qu'il est bon, dit Ruby qui était devenu sa partenaire quand Hikaru avait quitté la troupe. Mais il n'égale pas tes capacités.
- Personne n'égale ses capacités, dit amèrement Seb. Ce compliment devait lui valoir beaucoup connaissant le caractère du jeune homme.
Les autres regardèrent l'échange d'un air curieux pour certains, blasés pour d'autre et complètement indifférent pour quelques uns.
- Je ne demande ce qu'ils préparent, dit Oishi.
- Une chorégraphie exécutée sur fond sonore de quelques minutes.
- Ka-chan sait danser ? S'étonna Kikumaru.
- D'après mes renseignements Hikaru a pratiqué plusieurs dizaines de sports depuis sa naissance. Parmi eux, la danse contemporaine et classique ainsi que le tennis, Hikaru ne les a jamais abandonné. Il les pratique depuis quatorze ans.
- Inui-senpai, comment tu peux savoir tout ça ?
- Ne jamais sous-estimer le pouvoir des notes.
- La danse hein… je commence à comprendre.
- Qu'est-ce qu'il y a Syuusuke ?
- Hum ? Je me disais seulement que ça expliquait la grâce et les mouvements fluides d'Hikaru sur le court.
- En jouant avec lui j'ai parfois eu l'impression qu'il exécutait un enchaînement.
- C'est pour ça que t'as perdu plusieurs fois contre lui la vipère, ricana Momo.
- Qu'est-ce que t'as dis ?
- En plus t'es sourd. J'ai dis que t'avais perdu contre lui.
- Quoi ! Je te rappel que toi aussi tu as perdu contre lui !
- Ça compte pas ! J'étais pas dans mon assiette ce jour là !
- Fff… tu essais seulement de cacher ton incompétence.
- Répètes un peu ! C'est…
- Taisez-vous ! Les interrompit le capitaine de son habituel air froid. Si vous continuez ainsi ce sera vingt tours de terrain. Je ne tolérerai aucun trouble à l'ordre.
Sur ces mots cassant et tranchant comme une lame effilée, le calme revint. Tous respectaient le capitaine et surtout son charisme indéniable. Même les danseurs qui finissaient de se préparer s'étaient arrêtés sous le son de sa voix autoritaire mais monocorde.
Après un instant de flottement, la musique fut lancée. De chaque côté se tenaient les garçons et les filles. A peine la musique avait-elle été lancée qu'ils bougèrent. D'abord le rythme était lent puis de plus en plus vif au son des variations de la musique. Bientôt les couples de danseurs se formèrent exécutant leur pas en symbiose.
Aucun des spectateurs ne pipaient mots. Ils avaient tous l'air absorbés par le spectacle. Enfin pour le plupart. La troupe était indéniablement douée. Le spectacle était harmonieux malgré la musique rythmée. Tout à coup Hikaru effectua une figure qui les étonna temps par l'effet qu'elle produisait que par la dangerosité qui en résultait. Les deux autres garçons l'attrapèrent et le balancèrent dans les airs. Le jeune homme effectua une sorte de salto avant de se réceptionner impeccablement au sol. Il continua ensuite son enchaînement pas le moins du monde incommodé par sa figure acrobatique.
Deux minutes plus tard la chorégraphie se termina et des applaudissements se firent entendre.
- Hikaru t'as rien perdu ! S'exclama Nico en s'appuyant essoufflé sur son épaule. C'est pas croyable ça !
Hikaru reprenait lui aussi son souffle, les mains sur les genoux. Finalement tous les pas lui étaient revenus quand la musique était partie. La chorégraphie était inscrite dans son corps à force de l'avoir temps répétée et d'avoir sué sang et eau pour l'apprendre.
- J'espère que ça t'as rappelé de bon souvenirs, dit Lucie en s'approchant.
- Oui. Je n'avais pas ressenti ça depuis longtemps. Je pense que pour la choré c'est pas mal, mais au moment tourner je pense qu'au lien de la pirouette, une reprise serait mieux. Ça permettrait de gagner un temps d'avance et de se retourner plus facilement par la suite sur un meilleur appui. Enfin je dis ça…
- C'est… non mais tu te rends comptes que tu viens juste de la voir et que tu as trouvé ce qui clochait dans la choré ?! S'exclama Nico en ce tapant le front du plat de la main. T'es vraiment un monstre mon gars. Pour ne pas changé le roux se laissa tomber sur ses épaules posant ses lèvres sur le cou du blond, jusqu'à plus tard aller jusqu'à le mordiller.
Le sang d'Eiji ne fit qu'un tour. Encore ! Ce roux était encore collé à Hikaru. Et en plus il lui mordait le cou devant tout le monde sans aucune gène. Il avait été élevé où celui-là ? Avec une bande de chien ? Il avait envie de crier à ce profiteur de se séparer du petit blond et de lui mettre un poing dans la figure, mais il n'en eut pas le plaisir. Syuusuke était déjà près d'eux.
Quand il le vit arriver Hikaru su qu'il allait se passer quelque chose. Encore ce regard. Combien de fois avait-il vu ce regard bleu roi avec une lueur presque… assassine ? Jamais. Même il y a quelques minutes son regard était plus doux. Inconsciemment, il se décala quand Fuji-senpai s'approcha d'eux.
- C'était vraiment magnifique, dit-il. Vous avez du beaucoup vous entraîner pour arriver à un tel résultat.
- Sûr ! On en a bavé. Mais ça nous a permis d'arriver si haut, se venta quelque peu Nico, les mains sur les hanches.
- Oh. En tout cas bien joué Hikaru. Tu as été fantastique.
Les yeux de son senpai le transperçaient de leur lueur douce presque adoratrice. Lentement la main de son vis-à-vis se plaça sur sa joue. Il pouvait sentir la chaleur se diffuser sur son visage. Elle était douce, comme une plume, sur sa peau. Cela lui procura une étrange sensation. Leurs regards étaient toujours accrochés et Hikaru se sentit frémir sous la caresse qui se déplaça bientôt dans son cou. On aurait dit que Fuji-senpai voulait lui faire passer un message. Un fin sourire se dessina sur les lèvres du tensai qui n'avait rien de ce sourire forcé parfois ironique qu'il affichait. Il s'agissait d'un sourire sincère et timide. Le jeune homme se baissa ensuite jusqu'à ce que sa bouche soit à la hauteur de l'oreille du blond. Hikaru pu sentir son souffle chaud le frôler quand il lui murmura quelques mots. Il rougit instantanément alors que son senpai se relevait, amusé, et s'éloignait vers les courts.
- La pause est finie ! Déclara Tezuka.
Tous repartirent vers les courts un peu sonnées par ce qui venait de ce passer sous leurs yeux.
Voilà.
A la prochaine !
