Me voici avec un nouveau petit chapitre, bonne lecture et n'hésitez pas...


Chapitre 12 : Contretemps.

Elle lâcha un gémissement de douleur tandis qu'il tira vers Booth, qui, réagissant tardivement, s'effondra au sol.

_BO… KENSHIN, appela Yorokobi le voyant choir.

Au dehors les policiers étaient maintenant à proximité.

A l'intérieur, Booth attendit que le cambrioleur soit hors champ pour se permettre de bouger.

'B….l' songea-t-il s'attrapant son épaule gauche douloureuse.

Le tintement de la porte d'entrée retentit tandis que des policiers entrèrent, et ce fut à ce moment là que les deux hommes précédemment assommés revinrent à eux. Ils se relevèrent, arme à la main cherchant leurs proies.

_Les mains en l'air et lâchez vos armes, intima une voix féminine.

'Agent Roberts ?' S'étonna Booth la tête lourde… 'Nous sommes si proche de Newburgh ?'

Les deux hommes se voyant cernés s'exécutèrent aussitôt et tandis que certains s'occupèrent de leur arrestation, d'autres firent le tour du magasin.

_On a un mort, fit la voix d'un agent alors proche du caissier.

_Monsieur ? Interrogea Laëlia en découvrant 'Booth' à terre se tenant l'épaule gauche fermement.

_Il… Il y a un troisième homme… Ma femme… lui sert d'otage… Expliqua-t-il au bord de l'inconscience.

_Vous tenez le coup ?

_Ma femme… Occupez-vous de ma femme, rétorqua-t-il perdant finalement connaissance.

_Appelez une ambulance, cria l'agent à ses hommes.

_Elle est déjà en route, lui répondit un autre agent alors à ses côtés.

_Y a-t-il une autre issue ?

_La porte de derrière est sous surveillance.

_Ne tirez pas à vue, il y a encore un otage.

A l'intérieur des sanitaires, l'homme remarqua vite l'arrivée de la cavalerie et l'arrestation de ses compagnons.

_Vous n'avez aucune raison de me retenir, tenta Bones.

_La ferme !

_C'est une évidence, ils vous auront d'une façon ou d'une autre. N'aggravez pas votre cas.

_J'ai dit la ferme, cria le cambrioleur lui tordant le bras davantage.

_Vous… Vous servir de moi ne vous mènera nulle part, continua Yorokobi sans se démonter mais de façon saccadé. La douleur lui irradiait tout le bras.

_Mais tu vas la boucler ! Ragea-t-il la poussant violemment contre le mur en face son front, heurtant le carrelage durement, se mit à saigner de sous son bandage.

Elle se laissa glisser contre le mur, laissant apparaître une traînée rouge à sa suite. Une fois à terre, et le souffle court, elle se tourna légèrement pour faire face à son agresseur. Elle se sentait nauséeuse suite au choc, mais ne se laissa pas vaincre et observa cet homme.

Il était manifestement agité, ne sachant pas quoi faire. Par moment il braquait son arme vers elle, par d'autres il se prenait la tête entre ses mains. Il semblait mener un duel contre lui-même. Des bruits de pas résonnèrent aussi bien dans le couloir proche qu'à l'extérieur.

_Voulez-vous vivre ou mourir ? Demanda Yorokobi calmement se frottant le poignet gauche.

_Je n'irai pas en prison et je ne mourrai pas, mais toi tu risques d'y passer si tu la ramènes encore.

_Si vous gardez votre arme en main à l'arrivée des policiers, vous risquez pourtant d'y laisser votre vie. Et si vous me tuez votre peine risque d'être plus lourde que la prison… Vous n'avez tué personne jusqu'à présent, vous n'avez fait que surveiller l'extérieur… Dit-elle sans savoir.

_Je… Je… Bégaya-t-il.

Les deux portes volèrent soudain en éclat simultanément.

_Lâchez votre arme !

L'homme regarda à gauche, à droite puis devant lui.

_Obéissez, tenta Yorokobi toujours à terre.

_Je… Je suis désolé, dit l'homme levant son arme vers elle.

_NON, cria-t-elle incrédule tandis que les coups de feu fusèrent.

Lorsque le bruit cessa, elle ouvrit les yeux et aperçu l'homme à terre, inerte. Elle sentait son cœur tambouriner fortement dans sa poitrine, elle tremblait et porta machinalement sa main à sa joue gauche. Puis le bruit environnant se fait plus fort tandis que ses oreilles arrêtent de bourdonner. Elle sent une présence à ses côtés, et, levant les yeux aperçoit une policière… Elle la connaît, elle l'a déjà vue…

_Madame, madame, répète-t-elle la faisant sortir de sa torpeur.

_Je vais bien. Où est mon mari ? Demande-t-elle encore à terre.

_Il doit être condit à l'hôpital, lui réponds la policière l'aidant à se lever.

_Merci.

_Vous êtes blessée ? Demande-t-elle en la voyant grimacer.

_Ce n'est rien… Ma tête a heurté le mur.

_Je vous accompagne à l'hôpital, un choc à la tête n'est jamais rien.

_Et notre véhicule ?

_Ne vous inquiétez pas pour ça, nous ne sommes pas très loin de la ville. Un de mes hommes s'en occupera.

_La ville ?

_Oui… A Newburgh.

_Nous en sommes si près, dit Yorokobi faisant un premier pas aidé de sa canne.

_Vous êtes sure que vous vous sentez bien ? Demanda la policière la voyant vacillante.

_Oui… La tension se relâche, le contrecoup de l'émotion pet reprendre le dessus violemment, mais c'est passager… En théorie, expliqua-t-elle.

Elle marcha ainsi quelques pas et s'arrêta brusquement. Elle porta ne main à son front douloureux et se sentit déséquilibrer. Elle tenta alors de retrouver un peu de stabilité. Finalement la policière se posta à sa gauche et la soutint dans sa marche.

_Merci, souffla-t-elle.

Une fois au dehors, Yorokobi aperçoit les ambulanciers prêts à embarquer Booth.

_Kenshin ?

_Il a perdu connaissance. Ne vous inquiétez pas tout ira bien.

_Nous vous suivons, leur dit la policière en leur faisant signe.

Et tandis que des policiers restèrent faire 'le ménage', la jeune agent emmena Yorokobi…

… Bien plus tard, hôpital de Newburgh…

_Comment vous sentez-vos maintenant Madame… ?

_Sessei… Yorokobi Sessei… Je me sens reposée… Où est mon mari ? Demanda-t-elle reprenant conscience et sans oublier son accent asiatique.

_Aux dernières nouvelles il est toujours en réanimation… Nous allons avoir besoin de votre déposition.

_Bien sur ! Dès que mon mari sera sur pied nous passerons la faire. Agent, inspecteur…

_Agent Roberts, Laëlia Roberts, sourit la policière lui tendant la main.

'Oh !' Songea Bones en lui attrapant la main et échangeant une poignée ferme avec celle-ci.

_Votre mari est bien le journaliste qui voulait interviewer mon père ?

_Le Général Roberts est votre père ?

_Oui.

_Je crains que son interview soit ajournée.

_N'hésitez pas à me joindre dès que votre mari sera sorti. Mon père sera très compréhensif sur cet empêchement.

_Bien. Merci pour tout.

_Bon après-midi Madame Sessei.

_Merci, vous aussi agent Roberts.

_Appelez-moi Laëlia, sourit la policière avant de sortir.

Sans perfusion, ni surveillance quelconque, Yorokobi hésita néanmoins avant de se lever. Sans canne, il était hors de question de bouger malgré l'envie tenace d'aller trouver Booth. Elle se décida finalement à appeler l'infirmière de garde qui s'avéra être un infirmier.

_Bonjour, vous avez un souci ?

_J'aimerai sortir de ma chambre, mais je ne trouve pas ma canne.

_Pour le moment, si vous voulez vous déplacer, ce sera avec ceci, expliqua l'infirmier en sortant une chaise roulante du placard.

_Pardon ! S'exclama-t-elle oubliant presque son accent.

_Je vous rassure, dès que vous sortirez vous pourrez récupérer votre canne.

_Merci… Soupira-t-elle.

_Vous voulez un peu d'aide ?

_Ca va aller. Merci… Une dernière chose, pourriez-vous me dire où je peux trouver mon mari ? Monsieur Kenshin Sessei. Il a été emmené pour plaie par balle.

_Bien sur, je vais vous y conduire ce sera plus simple.

_Merci encore, sourit-elle une fois sur la chaise.

Une fois avec Booth, elle remercia de nouveau l'infirmier.

_N'hésitez pas à m'appeler, moi, ou mes collègues, lorsque vous voudrez rejoindre votre chambre.

_... Il va se réveiller ?

_Oui, d'un instant à l'autre (logiquement), ne vous inquiétez pas, sourit l'infirmier avant de sortir.

Elle s'approcha un peu plus de lui, attrapant sa main droite et finit par s'endormir à ses côtés.

Lorsqu'elle se réveilla, elle était de nouveau dans sa chambre.

_Bonjour madame Sessei, bien dormi ? Lui demanda l'infirmière en entrant avec le petit déjeuner.

_Je… Oui. Merci… Vous m'avez redescendue dans ma chambre ?

_Pas moi jeune fille, je commence mon service. Il paraît que vous vous êtes endormi auprès de votre époux. Vous étiez tellement fatiguée et si profondément endormie que personne ne vous a réveillé pour le dîner. Et c'est seulement après que l'on vous a reconduit céans…

_Puis je remonter le voir ?

_Pas pour le moment jeune fille, vous devez d'abord prendre des forces. Mais je vous promets qu'une fois votre petit déjeuner avalé je vous raccompagnerai, c'est d'accord ?

_Merci, répondit-elle souriante

Quarante-cinq minutes après Bones était de nouveau avec Booth, toujours inconscient, et lorsque le docteur arriva, elle ne put s'empêchez de poser la question.

_Docteur, quand est-ce que mon mari va revenir à lui ?

_Bonjour à vous Madame Sessei.

_Bonjour, excusez-moi.

_Je vous en prie. Votre mari va revenir à lui, au mieux aujourd'hui, sinon demain… Il n'y a rien d'inquiétant vous savez. Tout s'est bien passé, votre mari a simplement besoin de repos.

_... Merci.

_Je vous en prie madame Sessei. Gardez espoir, il n'est pas dans le coma donc tout va bien.

_Il n'est pas dans le coma, mais il ne se réveille pas…

_Ne vous inquiétez pas.

'J'aimerai vous y voir.' Soupira-t-elle intérieurement tandis que le docteur ressortit.

Elle s'approcha de Booth, et tout comme la veille lui attrapa la main droite.

_Bo… Kenshin, je… je sais que tu ne m'entends sans doute pas mais… C'est idiot, pourquoi je vous parle alors que vous n'allez pas me répondre.

_Si tu me vouvoies, il est clair que je ne répondrai pas, dit-il la voix pâteuse.

_Booth, laissa-t-elle échapper.

_Salut chérie, sourit-il tentant de la remettre sur rail.

_Comment te sens-tu ?

_Comme si on m'avait tiré dessus.

_Ce n'est pas drôle.

_Et toi mon ange, pourquoi ce fauteuil et cette attèle ?

_Le fauteuil, pour reposer mes jambes. L'attèle fait suite au cambriolage. Entorse au poignet, rien de bien méchant. Le médecin vient de partir, veux-tu que je le fasse revenir ?

_Non, pas pour le moment… Combien de temps ?

_Il reste moins de 20 heures.

_Cullen est-il au courant des ennuis de monsieur Sessei ?

_Non…

_Yorokobi ?

_Disons qu'hier, une fois à vos… Une fois à tes côtés, la tension a fini de se relâcher et je me suis endormie.

_Il faut que je l'appelle alors.

_Je préviens une infirmière ?

_Non, je vais en biper une.

_Bon.

_Yorokobi ?

_Oui ?

_Pourrais-tu me libérer la main chérie ?

_Je… oui, rougit-elle réalisant qu'elle ne l'avait toujours pas lâché.

_Merci, dit-il avant d'appuyer sur le bouton.

_Et ta joue ? Demanda-t-il par la suite.

_ ? Oh… Rien d'important, bégaya-t-elle ne voulant pas faire allusion au coup de feu.

L'on toqua à la porte, l'empêchant d'insister sur la question.