Myriam : Salut, belle et impatiente cousine de mon cœur. Qu'est-ce que je ne ferais pas pour toi!… Je te remercie pour tes encouragements et commentaires qui me font toujours rire. Bon! J'ai fini par le découper ce fameux chapitre qui m'en a fait voir de toutes les couleurs. Merci d'être si loyale et prête à endurer les pires tortures. Je te revaudrai ça. À tout de suite!

Frenchnuts : Bonsoir, chère Frenchnuts. Tout d'abord, merci pour tes commentaires. Je trouve toujours cela motivant d'en recevoir car cela m'incite à me dépasser. Effectivement, ton petit doigt n'a pas tort. Le personnage de la mystérieuse Cathy n'est pas là pour rien. Et avec ce qui s'en vient, Mulder, Scully et les "Tigres » vont devoir « attacher leurs tuques » comme on dit au Québec.

À bientôt et au plaisir de vous relire encore, Mimi et Frenchnuts!

PRIS AU CENTRE DU CERCLE

Dans les bois qui surplombait l'amphithéâtre naturel des collines et des vallées, un homme marchait en direction de la rivière. Il cherchait sa fille.

Arrivé au sommet de la colline, il s'arrêta, toujours caché par la forêt.

Il regarda les champs et le village au delà de la colline et des arbres. Il ne vit pas sa fille mais entendit des enfants dont les voix résonnaient, très claires, en ce milieu d'après-midi où le soleil commençait à décliner.

L'homme ne pouvait voir les enfants dans l'herbe haute mais il suivit leurs voix et comprit qu'ils montaient la colline. Puis leurs têtes apparurent.

On aurait dit des jeunes faons bondissant au milieu des longues herbes.

"Ces mômes s'amusent à cueillir des fleurs sauvages sur mes terres.", pensa-t-il avec irritation.

Les deux enfants, un garçon et une fillette qui se nommait Debbie, feuilletaient un livre dont les illustrations montraient les plantes et les fleurs dont ils avaient besoin pour leur retour en classe le lendemain. Mais il était difficile de les trouver parmi toutes ces herbes hautes et touffues. Aussi, dès que l'un des enfants trouvait la plante recherchée, il annonçait sa découverte à grands cris.

À cette hauteur, la pente était trop raide pour les animaux de la ferme et seuls les faisans et les biches venaient parfois s'abriter sur la crête. Mais maintenant, les enfants du nouveau site de développement menaçaient l'isolement de la citadelle rocheuse en haut de la colline.

- Regarde, Benjamin! C'est un œillet sauvage! s'exclama tout à coup Debbie en montrant du doigt la touffe de fleurs qui poussait dans une fissure de la pierre.

- Mais non!

Benjamin Williams, le fils de Laura Williams, en voulait à Debbie de l'avoir vue en premier. Il vérifia dans le livre en espérant qu'elle s'était trompée.

- Si! Je t'assure! cria encore Debbie.

Sans attendre son camarade, la fillette grimpa en haut du tertre et rampa sur sa surface rugueuse vers le magnifique bouquet sauvage.

C'était leur joie qui mettait l'homme en colère. La vivacité et l'intelligence des autres enfants l'énervaient toujours. Puis il vit Cathy, debout près des deux enfants. Dissimulée par la lisière du bois et une ancienne sépulture indienne, elle fixait de son regard vide la petite Debbie qui arrachait d'un geste vif son œillet sauvage.

Village en Banlieue de Los Angeles

Jeudi : 15h.01 P.M.

Des femmes couraient sur la route de la ferme sous les yeux de Sarah qui revenait du « Refuge » où elle avait laissé les enfants à Ellie. Les deux amies avaient discuté longuement du plan de « match » imaginé par Ellie et Sindy pour protéger les fillettes.

Au retour, Sarah avait déposé Keven chez un client. Tous deux étaient des analystes programmeurs.

Sarah possédait également une majeure en archéologie. Pour sa part, Keven avait des notions en astronomie.

D'un commun accord, lors de leur mariage, les époux avaient décidé d'exercer leurs activités professionnelles en partenariat.

Sarah avait son bureau à domicile et s'apprêtait justement à aller travailler lorsqu'elle fut arrêtée par un groupe de femmes en détresse. Deux femmes qu'elles connaissaient de vue accoururent vers elle.

- Que s'est il passé? demanda-t-elle aux femmes.

La mère de Debbie qui s'appelait Hélène Peterson ne répondit pas. Elle berçait sa fille contre elle et ne quittait pas son visage des yeux.

- Elle jouait sur la crête avec mon fils, Benjy, dit Laura Williams paniquée. Il est arrivé en courant et m'a dit que Debbie était tombée et qu'elle ne bougeait plus. C'est comme ça que nous l'avons trouvée.

Aussitôt, Sarah sortit une couverture de sa fourgonnette et la tendit à Laura.

- Étalez la sur la pelouse, et allongez la petite dessus.

Il recommençait à faire froid, pensa rapidement Sarah et la chaleur s'estompait de plus en plus; il allait leur falloir d'autres couvertures, mais elle n'envoya pas Laura en chercher. Elle savait dans son cœur que la fillette n'en aurait pas besoin.

Elle s'agenouilla sur la couverture à côté de l'enfant, puis, avec des gestes doux et rapides, elle aida Hélène à l'installer. Comme elle l'avait appris dans ses cours de secouriste, elle prit le poignet de la petite fille dans sa main et chercha son pouls. Ensuite, se penchant au-dessus de Debbie, elle souleva ses paupières closes et dut reconnaître que la malheureuse enfant était morte. Le souffle lui manqua et ses mains se mirent à trembler de manière incontrôlable. Tout doucement, Sarah effleura le visage blanc de la fillette, et là, au bord de la route, elle téléphona d'urgence au 911, puis elle essaya de joindre Keven. N'y parvenant pas, elle appela son ami, le docteur Stéphanos.

- Paul! lui cria-t-elle d'un ton paniqué. Il faut absolument que tu rejoignes Mulder, Dana et Sindy! Une enfant vient de mourir!

N'en pouvant plus, la jeune femme éclata en larmes avec ses compagnes d'infortune.

- Ne bouge pas, Sarah, ordonna Paul d'un ton ferme en l'entendant sangloter. Je viens te chercher. Dis-moi seulement à quel endroit je peux te trouver. Tu n'es pas seule, mon petit!

D'une voix tremblante, Sarah lui indiqua sa position et répondit :

- Merci, Paul… Mais je t'en prie. Viens vite. Et si tu le peux, essaie de joindre Keven.

Elle sentait un début de migraine et une étrange impression qu'on l'observait. Mal à l'aise, elle frissonna ainsi que les femmes qui l'accompagnait.

- C'est d'accord, Sarah. Ne t'inquiète pas. J'appelle Keven et je te retrouve le plus rapidement possible. Ensuite, nous tenterons de contacter Sindy, Dana et Fox.

Aussitôt qu'il eut raccroché, Paul donna des recommandations et des consignes à son secrétaire.

Il prit sa trousse médicale et son téléphone cellulaire avec le pressentiment que la journée serait longue et chargée.

Memorial Hospital Californie

jeudi : 15h.47 P.M .

Dana étaient en train de terminer d'écrire son rapport sur son ordinateur portable lorsqu'elle fut prise d'un malaise. Tout comme Sindy dans sa voiture, Scully sentit une forte douleur lui transpercer le crâne et une violente nausée la saisit. Ce n'était pas une simple migraine. Elle le savait. Les picotements électriques montaient de nouveau de ses cuisses vers son bassin et son plexus solaire. Elle tenta de lutter contre les spasmes qui la secouait et s'agrippa sur les rebords de sa table de travail. Elle avait le sentiment paniquant d'étouffer. Il fallait qu'elle se lève et qu'elle sorte de la pièce.

Mulder arriva soudain sur l'entrefaite. Il blêmit terriblement en apercevant dans quel état était sa collègue. Quelque chose était en train d'arriver à Scully. Quelque chose de grave et d'incompréhensible. On aurait dit qu'elle était victime d'une attaque invisible qui la secouait comme si elle était sous l'emprise d'une violente décharge électrique. Il accourut rapidement vers elle.

Malgré son désarroi et sa souffrance, Scully fit un geste de la main pour arrêter son collègue.

- Nom de Dieu, Scully! Qu'est ce qui se passe? Cela ne va pas?

- Ma tête, souffla la pauvre Scully. Regarde, Mulder.

Scully haleta et leva son visage vers son collègue.

« Mes yeux! Est ce que tu vois quelque chose? »

Mulder prit le visage de Scully dans ses mains et l'immobilisa. Comme Sindy un peu plus tôt, les yeux bleus de Dana flamboyaient, lançant des éclairs de toutes les couleurs. En même temps, Fox remarqua que le visage de sa partenaire devenait brûlant de fièvre.

- Aide-moi, Mulder…

Dana faisait appel à toutes ses forces pour rester consciente. Elle savait qu'elle n'arriverait pas à se lever et encore moins à sortir de la pièce. Alors, elle dégagea son visage des mains de Mulder et vomit sur le plancher.

- Oh, mon Dieu! murmura Scully tandis que son corps sur lequel elle avait perdu tout contrôle se contractait et rejetait sur le plancher le peu de liquide qui restait encore dans son estomac.

- Doucement, Dana, lui dit Mulder en essayant de calmer sa collègue qu'il tenait dans ses bras.

Scully se mit soudain à trembler et sa fièvre tomba comme par magie.

Mulder la sentit devenir glacée contre lui. Inquiet, il continua de lui parler et de la rassurer. Avec précaution, il aida la jeune femme à s'asseoir dans un petit fauteuil et lui allongea les jambes sur un tabouret de fortune. Puis, il enleva son pardessus et en couvrit sa partenaire. Il ouvrit la porte de la pièce et s'empressa d'appeler un médecin.

Le long corridor était silencieux et désert.

Mulder comprit alors qu'une étrange force s'opposait à ce qu'il trouve un médecin dans cet hôpital. Une force invisible les isolait tous les deux. L'espace d'une seconde, il eut l'impression de voir l'ombre d'une petite silhouette qui se berçait d'avant en arrière contre le mur.

- Je vais téléphoner à Paul! décida-t-il, incapable de lvoir souffrir Dana plus longtemps.

Scully essaya de secouer la tête, mais la douleur s'enroula de nouveau sous son crâne, rendant tout mouvement impossible.

- Je vous en prie… Mon Dieu! Arrêtez cette souffrance, souffla-t-elle péniblement.

Dana s'efforça de regarder son collègue et ajouta d'un ton faible :

« Mulder… Il faut que tu… retrouves Sindy… Elle aussi est… atteinte… » finit-elle par articuler d'une voix saccadée.

Une fois de plus, son pauvre visage se tordit de douleur. Saisissant désespérément les mains de Mulder, elle s'effondra soudain dans ses bras, inconsciente.

- Scully! cria Mulder qui s'efforçait de contenir sa panique.

Doucement, Il souleva la jeune femme dans ses bras.

Elle était toute molle.

Avec précaution, Mulder allongea sa collègue sur un lit d'hôpital improvisé. Puis, il la regarda attentivement et s'aperçut que Dana avait une bulle de sang qui venait d'éclater et coulait de sa narine comme un mince filet écarlate. Il fouilla rapidement sur les étagères où s'étalait du matériel médical et s'empara d'un linge propre pour nettoyer le sang sur le visage de Scully. Son cœur battait la chamade.

Scully était plus qu'une collègue pour Mulder. Elle était sa meilleure amie. Et gare à celui ou celle qui oserait toucher un seul cheveux de sa tête.

« Mais que se passait-il à la fin? » se demanda-t-il de plus en plus angoissé.

Au même moment, Fox entendit la sonnerie d'un téléphone. Il regarda autour de lui et remarqua que c'était le cellulaire de Scully. Il répondit tout en jetant un coup d'œil vers Dana et vit qu'elle commençait à bouger légèrement. Sans perdre de temps, il s'empara du téléphone de Scully.

- Fox Mulder à l'appareil… dit-il d'une voix étranglée. C'est toi, Sindy?

- Oui, c'est moi… Comment va Dana, Fox?

Mulder remarqua que sa jeune cousine avait l'air complètement sonné. Elle semblait essoufflée et sa voix était faible et saccadée.

- Elle s'est évanouie, mais je crois qu'elle commence à reprendre conscience. Mais que se passe-t-il, Sindy? Je crois qu'une sérieuse discussion s'impose entre nous trois, lança Mulder d'un ton sec et impatient qui ne lui ressemblait pas.

- Je prends un taxi… et je vous rejoins à l'hôpital…

Sindy fit une légère pause.

« Écoute, Foxi... Nous t'expliquerons ce que nous pourrons », souffa la jeune fille d'une voix épuisée.

Elle raccrocha.

Une fois de plus, Sindy fut prise d'un vertige et d'une seconde nausée. C'est alors qu'elle sut qu'elle allait vomir à nouveau. Elle inspira par petits coups et jeta de la bile dans les buissons en toussant et en hoquetant.

« Seigneur, le Sergent Gaetrer ainsi que Mulder allaient sûrement lui passer un savon ».

Mais heureusement, la voiture de police n'était pas hors course. De toute façon, il y avait bien pire que de « se faire passer un savon » se dit-elle pour s'encourager.

Sur cette pensée héroïque, Sindy se hâta d'appeler un taxi et une dépanneuse.

Dès que Mulder eut terminé sa conversation avec Sindy, il s'empressa d'appeler Paul sur son cellulaire.

Paul répondit presque tout de suite.

Il était justement dans sa voiture avec Sarah.

Keven allait les retrouver bientôt. Sarah le contacterait pour lui fixer le lieu de rendez-vous.

- Bonjour, Paul. C'est Mulder. Nous sommes au Memorial Hospital. Scully s'est trouvée mal tout à l'heure. Alors, je te demande de venir nous rejoindre tout de suite, mon vieux. Nous avons besoin de toi!

- C'est d'accord, Mulder. J'arrive! fit Paul sans poser de questions.

Memorial Hospital de Californie

Une heure plus tard

Tout le groupe d'amis sauf Keven était dans le local de l'hôpital.

Revenue à elle depuis peu, Scully se sentait complètement à plat mais cela ne l'empêcha guère d'écouter Fox expliquer à Paul ce dont il avait été témoin par rapport à son récent malaise.

Puis, Dana, dans son jargon médical fit l'effort de décrire ses symptômes à Paul qui l'examina attentivement. Ne trouvant aucun indice d'un trouble neurologique ou anatomique quelconque, Paul se sentait vraiment intrigué. "Des attaques sous forme d'orgasmes spontanés! " se répéta-t-il intérieurement. De toute son histoire médicale, il n'avait jamais entendu parlé de ce genre de mal.

- Détendez-vous, Dana, recommanda Paul d'un ton calme. Votre corps a subi un grand choc et il faut absolument que vous vous reposiez. Fox… Aide-la à s'allonger et donne-lui beaucoup d'eau. Nous devons vite remplacer le liquide qu'elle a perdu pendant la crise.

Comme la plupart des médecins qui deviennent des patients, Dana commença à rouspéter.

Mulder ne se laissa pas impressionner par le comportement zélé de Scully. Doucement, il la fit boire et l'aida à s'allonger.

- Mais… Mulder! lui dit-elle en s'agitant. Nous avons trop de travail. Sarah nous a dit qu'une autre fillette était morte cet après-midi. Nous devons enquêter, interroger des gens, supporter les parents, poser des questions. Une autopsie doit être faite…

- Chut!… l'interrompit Mulder avec une douceur ferme. Laissons pour l'instant la police locale faire son boulot. En ce moment, tu dois te reposer, Scully. Tu sais très bien que Paul a raison. Actuellement, dans ton état, tu ne peux pas être efficace. Nous continuerons nos investigations dès que toi et Sindy vous serez sur pieds.

Maintenant que Paul venait de terminer l'examen de Scully, il se tourna vers Sindy. Elle aussi avait subi le même malaise que Dana, lui avait-elle expliqué un peu plus tôt d'une voix tremblante. Et cette troisième fois avait failli lui coûter la vie puisqu'elle conduisait son véhicule. La perte de contrôle de son corps et sa cécité temporaire avait provoqué son accident sur la route. Elle avait eu beaucoup de chance de ne pas s'être blessée davantage et elle en était consciente.

Paul prit une profonde inspiration, se lava les mains et se concentra. C'était très difficile quand la patiente était "votre amie de cœur ". Mais compte tenu les circonstances, il devait composer avec cette situation.

Ce n'était pas la première fois que Paul soignait Sindy. Il avait déjà fait son suivi médical. Entre autre, lors d'une agression dont elle avait été victime sur la route pendant qu'elle patrouillait.

Un homme masqué et vêtu de noir avait poussé son véhicule de police avec sa camionnette en bas d'une falaise. Suite à cet accident, Sindy avait sombré pendant plusieurs jours dans un étrange coma. Et à son réveil, elle ne se souvenait de rien si ce n'est de visions étranges au sujet d'une fillette blonde prisonnière de… Mais Sindy avait été incapable d'en dire plus.

Revenant au moment présent, Paul se redressa, inspira de nouveau et se dirigea lentement vers Sindy qui était assise sur la table d'examen.

Étudiant discrètement le visage fermé de son amoureux, la jeune femme sentit son cœur battre rapidement dans sa poitrine.

En cette circonstance précise, Sindy aurait préféré se faire examiner par Dana. Mais malheureusement, son amie n'était pas en état de l'ausculter.

- Maintenant, à nous deux jeune fille, fit Paul d'un ton sourd.

Il la regarda droit dans les yeux et affichaune expression faussement sévère.

« Et inutile de te défiler, mon cœur. Tu sais très bien que nous aurons bientôt à parler. Mais en attendant, je ne veux plus de cachettes entre nous! Bon… Avant tout… je vais examiner tes blessures et tes ecchymoses. Après, nous aviserons ».

Sindy déglutit avec difficulté. Tremblante comme une feuille, elle savait qu'elle était en état de choc. Elle avait encore mal à la tête et ses blessures à la tempe ainsi qu'à son épaule n'arrangeaient pas les choses. Une vilaine ecchymose sur sa pommette droite commençait déjà à changer de couleur.

Très délicatement, elle sentit que Paul dénouait ses cheveux et les ramenaient en arrière avec douceur. Il souleva sa longue frange pour examiner sa blessure à la tempe.

- Détends-toi, ma chérie. Je vais désinfecter la plaie. Ça va picoter un petit peu, mais cela ne durera pas longtemps, dit-il d'une voix calme, presque hypnotique.

Il lui mit du désinfectant.

La jeune femme sursauta et se raidit.

- Aïe!

D'un geste rapide et efficace, Paul nettoya ses blessures et ajouta un pansement. Ensuite, il palpa ses côtes afin de vérifier qu'elle n'avait rien de casser. Elle avait surtout des contusions légères et son épaule gauche semblait disloquée. Mais, ce qui l'intriguait le plus, c'était, tout comme chez Scully, ses saignements de nez (aucune blessure à ce niveau n'était présente) et une déshydratation anormale.

Par la suite, Paul lui donna un sac de glace pour les ecchymoses et lui ordonna gentiment :

- Maintenant, allonge-toi sur la table, ma chérie. Il faut que je m'occupe de remettre ton épaule en place.

Il soupira et enleva prestement sa ceinture.

Surpris, Sarah et Mulder qui se tenaient debout non loin du médecin ouvrirent de grands yeux et se demandèrent s'il n'était pas devenu fou.

- Si la douleur est trop forte, tu mords dans cette ceinture, ma chérie. Je dois absolument replacer ton épaule. Tu comprends?

- Oui, fais ce que tu dois faire, Paul et ne t'inquiète pas pour moi. J'ai aussi mes propres techniques.

Avec tendresse, le jeune homme caressa son front en sueur à plusieurs reprises.

Il utilisait une technique chinoise ressemblant à une forme d'hypnose afin de d'aider son amoureuse à se détendre.

Sarah, Mulder et Scully qui suivaient les faits et gestes de Paul étaient de tout cœur avec leur amie.

" Courage, Sindy!" songea Dana avec compassion.

Bientôt, tout sera terminé! »

Comme elle était déjà passée par là, Scully savait ce que la jeune femme devait endurer. Mais rassurée par le professionnalisme de Paul, elle comprenait que Sindy était entre bonnes mains. De plus, étant docteur en médecine elle-même, elle trouvait intéressant d'observer les méthodes de travail pour le moins originales de son nouvel ami.

Durant plusieurs minutes, Dana vit Paul continuer d'effleurer le front et les épaules de Sindy pendant que la jeune femme se concentrait sur sa respiration.

- Tu te débrouilles très bien, ma chérie. Maintenant, continuons notre beau travail ensemble.

Avec une grande attention, il observa la jeune fille et l'aida à entrer dans la zone alpha par diverses techniques thérapeutiques. Puis, quand il perçut le ralentissement de sa respiration et vit que son corps était tout à fait relaxe, il donna un coup sec pour ramener son épaule.

Sous l'effet de la souffrance, le regard de Sindy se brouilla. Elle sursauta brusquement et mordit dans la ceinture en poussant un cri étouffé pour laisser sortir la douleur. Épuisée, elle se laissa ensuite tomber avec un soupir de soulagement sur la table d'examen.

Sensible à sa souffrance, Paul essuya de ses pouces ses larmes qui perlaient dans le coin de ses yeux et lui dit d'une voix rassurante.

« C'est fini, mon cœur. Tu as été très courageuse et dans peu de temps, je te promets que tu auras moins mal. En attendant, essaie de te reposer quelques instants ».

Bien qu'encore embué de fatigue et de souffrance, le regard bleu vert de Sindy se posa sur lui. Elle ferma les yeux et murmura doucement :

- Merci, Paul…

- C'est tout naturel, mon ange, répondit le jeune homme d'une voix remplie de tendresse.

Mulder, Scully et Sarah qui avaient observé toute la scène se sentirent émus. Et soudain, Fox pensa :

« Notre cercle se reforme enfin. Et grâce à notre amitié et notre amour, notre complicité en tant que groupe est en train de renaître. »

Tout à coup, l'éclairage changea dans la pièce. Une étrange lumière jaunâtre leur donna à tous un sentiment d'irréalité et de flottement. Un jeu d'ombres mouvantes dessinant des insectes grotesques commença à prendre vie sur les murs et le plafond.

- Quelque chose vient! murmura Sindy en se redressant lentement de la table d'examen.

Elle jeta un regard circulaire autour d'elle.

« Ne l'entendez-vous pas? Ne le sentez-vous pas? »

Mulder observa sa cousine et remarqua qu'elle semblait légèrement en transe. Il vit son regard se diriger vers Sarah.

- Sarah… Téléphone à Keven tout de suite. Dis-lui de rejoindre Dan, Peter, Steve et Martin au magasin de musique, ordonna-t-elle. Il ne doit pas venir ici… sous aucun prétexte ni se retrouver seul à votre domicile.

Sans poser de questions, Sarah s'exécuta immédiatement et laissa un message à Keven, priant qu'il en prenne connaissance rapidement.

Pendant ce temps, Sindy continuait d'inspirer et d'expirer de plus en plus profondément. Elle devait contacter Ellie tout de suite.

- Ellie, lança-t-elle par télépathie. Partez tout de suite à la réserve Navajo avec les enfants. Elles sont en danger. Et vous aussi! Contactez vos Guides et vos Ancêtres. Nous avons besoin de leur énergie blanche. La guerre entre les forces de l'ombre et les forces lumineuses se déclarent. Et nous, nous sommes au centre du cercle.

Soudain, un grondement caverneux accompagné d'un sifflement aigu et terrifiant se fit entendre jusqu'à devenir insupportable. Sarah se boucha les oreilles en poussant un cri de terreur. Le plafond et les murs se mirent à onduler et se gonfler de façon obscène. Les yeux agrandis, Scully chercha Mulder du regard. Un vent puissant venu de nulle part traversa la pièce en tourbillonnant et rasa tous les obstacles sur son passage.

- Il faut sortir d'ici! cria Mulder.

Il empoigna Scully, la soulevant presque de terre et l'entraîna avec lui vers la porte. Mais la violence du vent les empêcha de se mouvoir et d'avancer rapidement.

Des objets coupants et tranchants volaient dans tous les sens tandis que d'autres se fracassaient contre les murs et le plafond.

Sarah qui était tombée à genou se protégeait la tête du mieux qu'elle le pouvait. Instinctivement, elle leva les yeux et vit qu'une tuile du plafond était sur le point de tomber sur Paul.

- Attention, Paul! cria-t-elle.

Paul eut tout juste le temps de plonger au sol et de faire une roulade en attrapant Sarah sur son passage. Il la couvrit de son corps pour la protéger de la tuile qui se fracassait dans un bruit infernal.

Malgré la douleur à son épaule et l'adrénaline aidant, Sindy était descendue de la table d'examen. Elle s'empressa de ramper en dessous pour se protéger des objets qui volaient dans tous les sens.

- Cachez-vous sous la table. Vite! cria-t-elle.

Paul et Sarah, bientôt suivi de Mulder et Scully la rejoignirent en se glissant péniblement sous la table d'examen. Ils sentaient tous le plancher qui tanguait comme un bateau en mer prit dans une violente tempête.

- Nous devons sortir d'ici ou nous sommes cuits! répéta Mulder en criant pour se faire entendre au travers le vacarme infernal.

- Pas par la porte! hurla Sindy à son tour. Regardez!.

Le groupe des « Tigres » regarda et fut saisi d'une terreur sans nom.

Sur la porte, les murs et le plafond, un liquide vert et visqueux suintait. Un rugissement épouvantable fit trembler la pièce entière et les cinq amis entendirent des bruits de vitres qui éclataient violemment.

Scully et Mulder avaient déjà vécu des phénomènes surnaturels lors de leurs nombreuses enquêtes sur le paranormal, mais jamais ils ne s'étaient sentis si impuissants.

De gros insectes hybrides se dirigeaient vers eux dans un sifflement affolant et personne ne pouvait fuir ces horreurs. Mulder et Scully sortirent prestement leurs armes et tirèrent sur les insectes, les faisant exploser en bouilli.

Pendant que Dana visait et tirait, une image inexplicable se présenta soudain dans son esprit.

« Elle voyait une fillette rousse d'environ six ans s'avancer vers une salle pleine de livres pour enfants. La petite rouquine se tenait dans l'encadrement de la porte. Elle avait peur d'entrer car elle entendait un bruit étrange de succion comme si quelqu'un buvait un fond de liquide épais avec une paille mais elle savait que ce n'était pas cela. Le regard bleu de la petite rouquine s'était dirigé de nouveau vers la pièce qui ressemblait à une bibliothèque pour enfants. La fillette rousse eut un mouvement de recul lorsqu'elle vit une dizaine d'enfants assis, la tête penchée vers le plancher et les yeux vitreux. Ils semblaient dans un état catatonique.

La petite rouquine avait l'impression qu'un monstre géant ou quelque chose comme cela se dirigeait vers elle et les autres enfants pour les dévorer vivants. Terrifiée, la fillette s'était enfuie à toutes jambes en percevant ce son étrange de succion, de frottement et de sifflement qui approchait de plus en plus près… »

Revenant brusquement à la réalité et incapable de s'expliquer cette image qui avait surgi de son esprit, Dana secoua la tête pour effacer ces horreurs de son esprit.

« Mais d'où venait ces insectes atroces? » pensa-t-elle en continuant de tirer.

Effrayé, Mulder voyait les insectes s'approcher de lui rapidement et il sentait que la pièce se contractait, rapetissait et s'agrandissait.

Il commença à paniquer.

Le couinement des insectes devenait de plus en plus perceptible à son oreille. Ces horreurs commencèrent à monter sur ses main et ses bras.

Écœuré, Mulder secoua ses mains avec un grimace de dégoût et vit Paul, Sarah et Scully faire de même alors que Sindy, les yeux agrandis, le regard dirigé droit devant elle, ne bougeait plus. Soudain, une forte intuition aussi limpide que l'eau claire d'une rivière se présenta dans son esprit :

« Tout cette mascarade n'est pas réel. C'est un jeu… un piège pour se débarrasser de nous et ce quelque chose a peut-être peur de notre force qui se construit peu à peu? »

C'est alors que Mulder observa Sindy.

Elle inspirait et expirait lentement. Concentré, son regard bleu vert pointait toujours droit devant elle tandis que Paul et Sarah continuaient de se secouer les mains en criant et en tentant de se débarrasser de ces bestioles dégoûtantes.

- Tout cela n'est pas réel! hurla Mulder sans se soucier du vacarme qui lui perforait les tympans. Sindy! Contacte Ellie et tes Guides. Vite!.

Sindy qui était déjà en communication avec ses alliés célestes tressaillit à peine.

Dans son monde, elle se reconnut sous les traits d'une jeune prêtresse celtique. Elle portait une longue tunique aux reflets brillants et argentés comme lors de son étrange rêve où elle avait rencontré Vickie pour la première fois.

- Ellie, ainsi que vous, mes guides, clama-t-elle d'unevoix grave, je vous demande la permission de combiner nos énergies de Lumière pour combattre ces forces noires. Je vous en prie, par la puissance de nos ancêtres communs, guidez-moi.

- L'abîme, Cynthia! Souviens-toi de l'épreuve de l'abîme! lui cria Ellie par la voix de l'esprit. Et rappelle-toi de cette importante leçon que monsieur Wong t'a enseigné : « Le chemin de la vérité ne se déploie que dans l'harmonie globale et l'unicité du cœur, du corps et de l'esprit. Alors, écoute ta voix intérieure, Cinnie, et tu sauras… »

Sur les sages conseils de son mentor, Sindy entra en elle et écouta la voix de sa source.

« N'écoute que ton cœur et évite de te laisser aspirer par ceux qui tenteront de puiser en toi sans avoir la volonté de se transformer eux-mêmes. »

Puis, se laissant guider par la sagesse de son gourou, la jeune femme connecta son âme aux énergies lumineuses.

- Je vous rejette, démons! s'exclama-t-elle avec fermeté. Illusion! Vous n'êtes qu'illusion et mensonge. Disparaissez! Nous ne vous avons pas choisi et nous ne le ferons jamais! Dana… Montre leur ta croix… Ils ne font pas parti de notre réalité terrestre. Ce n'est qu'un piège. Ils se servent de notre mental.

Et aussi incroyable que cela puisse lui paraître, Dana brandit sa croix qui devint phosphorescente.

- Allez-vous en, sales vermines! s'exclama-t-elle avec détermination. Vous n'existez pas… Fichez-nous la paix!.

- Foutez le camps! rugit alors Mulder. Retournez dans votre néant.

- On ne veut rien savoir de vous, sales coquerelles dégueulasses! cracha Sarah d'une voix furieuse.

- Et allez vous faire bouffer par les chauve-souris! Vous n'avez rien à faire ici. Vous n'êtes que des lâches! gronda Paul du plus profond de lui-même.

Et tous ensemble, les « Tigres » s'écrièrent :

- Foutez le camp!

Puis, d'une voix ferme et assurée, Sindy conclut :

- Retournez dans vos ténèbres. Nous vous fermons la porte à jamais.

Par la suite, la jeune fille baissa les yeux, prit une profonde inspiration et tendit l'oreille.

- Ils s'en vont. Nous avons réussi à gagner cette première bataille mais il y en aura d'autres.

Toujours dans une transe légère, Sindy remercia Ellie et leurs Guides communs pour leur assistance. Elle en profita également pour recommander à Ellie de garder les deux fillette dans l'aile de protection de la réserve Navajo jusqu'à nouvel ordre.

Comme par enchantement, le petit groupe s'aperçut soudain que la pièce était redevenue calme et intacte. Les cinq amis se pressèrent les uns contre les autres en poussant un soupir de soulagement.

Reprenant conscience, Sindy chancela mais Paul la retint solidement.

- Ça va, mon amour? demanda-t-il en plongeant son regard gris dans les yeux de sa compagne.

Il l'observa attentivement.

Les pupilles de la jeune femme étaient encore un peu dilatée, mais rien d'alarmant remarqua-t-il soulagé.

Sindy ne répondit pas tout de suite, mais à la grande surprise de tous, elle pouffa pour finalement s'esclaffer dans un fou rire contagieux et libérateur. Des larmes coulèrent sur ses joues mais elle ne pouvait s'arrêter même si cela lui donnait mal aux côtes. Ses compagnons, bien qu'ignorant les motifs de son fou rire, rigolèrent à leur tour.

- Mais qu'est-ce qui se passe, Sindy? demanda Dana qui riait aux larmes elle aussi.

- « Nous ne voulons rien savoir de vous autres, sales coquerelles dégueulasses! » répéta Sindy toujours prise de fou rire. Bien envoyé, Sarah!

Étonnée, Sarah ne put s'empêcher de s'esclaffer.

- Elles n'ont eu que ce qu'elles méritaient, ces saletés de bestioles, répliqua-t-elle.

- Ouais, répondirent Paul et Mulder qui riaient en chœur.

Sarah était pliée en deux tant elle rigolait. Les larmes faisaient couler son maquillage mais elle s'en fichait. C'était bon de rire après avoir vécu tant de terreur. « Une véritable bénédiction! » pensa-t-elle.

- Qu'ils aillent tous se faire foutre ces foutus démons de merde! ajouta Paul avec conviction.

- Et qu'ils engraissent les chauve-souris, hein Paul? le taquina Mulder.

Les deux hommes s'esclaffant toujours se jetèrent dans les bras l'un de l'autre en se tapant amicalement dans le dos.

Peu à peu, le petit groupe finit par se calmer.

Cette séance d'hilarité générale leur avait fait un bien fou et Mulder se rappela que l'été où ils avaient été réunis, enfants, ils avaient souvent vécu ce genre d'émotion. Terreur et fou rire se chevauchaient constamment.

« Le passé rattrape le présent, » songea Mulder en lui-même.

Cette pensée aurait dû lui couper son envie de rigoler mais il n'en fut rien puisque son instinct lui disait que rire tous ensemble contribuait à les unir davantage.

Enfin, d'un commun accord, les « Tigres » s'entendirent pour quitter le sous-sol de l'hôpital.

- Dana?… Sindy?… Est-ce que vous vous sentez suffisamment remises pour une ballade? leur demanda Paul.

Les deux jeunes femmes hochèrent la tête.

Le jeune médecin tourna ensuite son regard vers Sarah.

- Et toi, Sarah, ça va aller?

- Oui, docteur, le taquina-t-elle d'un ton espiègle.

Sindy eut un petit sourire en coin.

- Ne vous en faites pas, les filles, lança-t-elle en riant. N'avez-vous pas remarqué que notre cher toubib est atteint de ce mal mystérieux que l'on nomme « déformation professionnelle ».

- Je connais ça! ironisa Mulder en jetant un œil moqueur sur Scully.

Échangeant un regard complice avec Paul, Dana haussa un sourcil à la « Spooke et pince sans rire, elle répliqua :

- Nous sommes des éternels incompris, cher ami.

- Je sais, répondit Paul sur le même ton.

Il poussa un soupir exagéré.

« Mais consolons-nous, Dana. Au moins, nous sommes des incompris indispensables.

Soulagé, le petit groupe éclata de rire et sortit enfin du Memorial Hospital.

Dehors, le soleil automnal qui déclinait de plus en plus laissa place au crépuscule.

Pour des raisons connues de lui seul, Mulder proposa à sa collègue de l'accompagner. Après l'étrange attaque qu'elle venait de subir, il se refusait de la laisser partir seule.

- Si tu es d'accord, nous viendrons chercher ta voiture, demain, Scully. je préfère que nous voyagions ensemble.

Jugeant la proposition de Mulder raisonnable, Dana accepta car elle ignorait le moment où elle pourrait être victime d'une autre attaque.

Paul imita Mulder. Il invita Sarah et Sindy à monter avec lui pour le retour à la maison.

- Paul… Sarah… dit Sindy. J'ai demandé à Ellie de garder Vickie et Kim à la réserve Navajo ce soir… par mesure de sécurité.

Paul et Sarah se regardèrent intensément et hochèrent la tête en signe d'accord. Ce n'était pas la première fois qu'ils étaient confrontés au surnaturel et ils avaient appris à faire confiance aux intuitions de la jeune fille.

- Les petites vont bien. Ne vous inquiétez pas, reprit Sindy avant que ses compagnons ne lui posent la question.

Après s'être concerté brièvement, le groupe décida de retourner au domicile de Paul et Sindy. Une réunion d'urgence s'imposait. Ils le savaient tous.

Mais auparavant, Scully et Paul avait discuté. En tant que médecins, ils avaient détecté en eux et chez leurs compagnons des signes évidents d'épuisement. Il était primordial que toute la bande se détende et se repose même s'il s'avérait difficile de ne pas intervenir tout de suite pour résoudre les mystères qui les entouraient.

Conscients de ce qu'ils risquaient d'affronter les prochains jours, les membres du club des Tigres décidèrent de se coucher tôt ce soir là et chacun s'endormit d'un sommeil réparateur.

Dehors, une fissure fumante se forma sous la terre du jardin. L'air se figea. Un grondement sourd et terrifiant fit détaler un lapin à toute allure vers les bois.

Les forces de l'ombre n'avaient pas dit leurs derniers mots.

À Suivre…

Que réserve encore cette enquête à Mulder, Scully, Sindy, Paul et les autres « Tigres »? Parviendront-ils à affronter tous les dangers qui les attendent ou bien?… J'attends vos commentaires ou théories. Au plaisir de vous lire. À bientôt! France