Bonjour! Enfin, j'ai eu un review de ma pote Lizbeth! Ca faisait longtemps et je commençais à m'inquiéter! Pour la peine, je poste la suite, na! Cette histoire tire à sa fin...Grosses surprises au programme! Quant à Envy-sama, on n'a pas fini de le voir! En espérant que la fin soit à la hauteur de vos attentes!
(Et t'inquiète, Lizbeth, je te pardonne)
Donc voilà le nouveau chapitre. Bonne lecture!
"Les enseignements qui se font sans douleur n'ont pas de valeur réelle. Ainsi, on ne peut rien obtenir sans faire de sacrifice."
Extrait de "Alchemy for Dummies"
Chapitre 11: La pire maison hantée d'Angleterre
Fou de douleur, Harry s'était retiré dans le parc pour ressasser en paix la disparition et sans doute la mort d'Alice. Et dire qu'ils commençaient seulement à sortir ensemble...Il avait l'impression d'avoir perdu une partie de lui-même, comme un bras ou une jambe qu'il ne pourrait jamais remplacer. Pourtant, les larmes refusaient de couler pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas accepté l'enlèvement de sa copine. Pas encore.
Il était en vacances de Pâques, mais il avait choisi de rester à l'école au cas où on découvrirait quelque chose de nouveau. Edward avait fait pareil, par solidarité. Plus les jours passaient et plus l'alchimiste était nerveux, comme s'il avait découvert un truc énorme qu'il ne pouvait partager avec personne. Mais Harry n'avait pas la force de le questionner. Jusqu'au soir où son ami revint d'on ne sait où, les yeux luisants d'excitation.
-Harry!
-Quoi?
-J'ai une super nouvelle !
-Ne me dis pas que...
-Si! Je crois que je sais où est Alice!
Le sorcier décolla aussitôt de son banc.
-Quoi?! Où ça?
-Dans une autre ville assez éloignée, mais ...Si mon idée est juste, nous devrons nous battre ensemble pour sauver Alice.
-D'accord, répondit Harry, féroce. On y va?
-Cette nuit, fit Edward.
Vers onze heures et quart, les deux garçons sortirent de l'école sous la cape d'invisibilité d'Harry, prêts à outrepasser le règlement pour retrouver leur amie.
-Comment on va y aller? demanda le brun, qui avait eu tout le temps de réfléchir.
-En balai, on mettra un bon quart d'heure. J'ai mis ton Eclair de Feu et un balai de l'école à l'abri dans un fourré. Il est...là!
Ils enfourchèrent leur balai et s'envolèrent rapidement, la rage au cœur, guidés par la lueur de la pleine Lune.
Au bout d'un moment, Edward fit un signe de la main à son ami et lui indiqua un grand bâtiment isolé et sombre entouré d'arbres squelettiques. Ils se posèrent juste devant et dissimulèrent leur moyen de locomotion dans un tronc creux.
-On est où ici?
-Voici la pire maison hantée d'Angleterre. Elle était habitée il y a cent ans par un mage noir très puissant qui fut défait en combat singulier par un alchimiste et depuis, la maison est vide. Personne ne sait ce qu'il est advenu de son propriétaire, à croire qu'il a juste...disparu sans laisser de trace.
-Et tu crois qu'Alice est là-dedans?
-J'en suis quasi sûr, répondit Edward. L'alchimiste qui a vaincu ce mec, c'est mon père. Il m'a raconté cette histoire quand j'étais petit. Ce mage noir était sataniste et sacrifiait des femmes, des enfants et des adolescents dans sa quête du pouvoir. On dit qu'il leur...arrachait leur âme pour en faire une armée.
-Comme notre tueur.
-Oui. c'est pour ça que ce qui se passe en ce moment m'a rappelé cette vieille histoire. Je crois que quelqu'un essaie de reproduire les actes de ce sale type. Quel meilleur endroit que son ancienne maison? Alors j'ai téléphoné à mon père pour en connaitre l'emplacement et nous y voilà.
-Donc, c'est juste une supposition.
-Heu, oui...mais elle vaut la peine d'être vérifiée, non?
Harry soupira et regarda son ami avec des yeux de tueur.
-Allons-y.
Ils poussèrent la porte moisie et se faufilèrent dans le couloir sans que rien ne vienne les en empêcher. Les deux jeunes hommes fouillèrent rapidement le rez-de-chaussée, puis l'étage mais ne trouvèrent rien de significatif.
-Rien, annonça Harry en haussant un peu la voix.
-Rien non pl...
Ed fut interrompu par un gémissement aigu. Ils s'entreregardèrent.
-Ca venait d'en bas.
-Le sous-sol!
Ils descendirent les marches quatre à quatre et débouchèrent dans une immense cave sombre éclairée par une torche unique, signe qu'il y avait encore des habitants.
-Oh mon dieu! s'exclama Harry en voyant la scène qui s'offrait à lui.
Le sol était couvert de sang, comme si on avait voulu le repeindre avec de la mauvaise peinture rouge qui avait formé des grumeaux noirs et bruns. Sous les taches, on voyait encore un cercle de transmutation noir et brillant, malsain. De l'autre côté de la salle se trouvait une rangée de cages en métal terni dans lesquelles se mouvaient des ombres indistinctes.
-Alice? appelèrent aussitôt les deux garçons.
Ils accoururent dans la direction des geôles et scrutèrent leur contenu. Deux enfants bâillonnés et ligotés remuèrent faiblement en les voyant approcher, les yeux remplis de terreur.
-Chut, murmura Harry, on va vous sortir de là. Alohomora! Merde...Ca ne fonctionne pas! Il y a un sort de protection sur le verrou!
-Harry...fit le jeune alchimiste. Viens voir.
-Viens plutôt m'aider à...!
-C'est Alice!
Harry le rejoignit plus vite qu'il ne l'aurait cru. C'était bien sa petite amie, pâle et inconsciente, couchée à même le sol sans entrave visible.
-Alice! Réveille-toi! Tu penses qu'elle est...?
-Non, elle respire. On dirait qu'elle est dans le coma. Reste avec elle, je m'occupe des petits.
Harry s'exécuta et entendit de loin le claquement des mains de son ami et le grésillement caractéristique de l'alchimie.
-Voilà, tout va bien, maintenant. Vous êtes en sécurité, les rassura le blondinet.
-Tu crois ça? fit une voix rêche comme un vieux paillasson derrière eux.
Ils se retournèrent et les enfants éclatèrent en sanglots en reconnaissant leur ravisseur.
-Vous...? Non, ce n'est pas possible...!
Celui qui avait enlevé six personnes en quelques mois, celui qui les avait massacré d'une si horrible façon, celui qui avait dû se régaler en faisant soupçonner Edward...
-Mr Kerr! s'écria l'alchimiste.
Le concierge ricana en voyant les deux étudiants en proie à la plus vive surprise. Non, en fait, seul le sorcier était étonné. Le sale gamin, en revanche...
-Je m'en doutais, déclara Edward avec assurance. Je me suis renseigné sur les antécédents des profs avant même le début de l'année. Bon, j'ai frémi en voyant le passé de certains, mais c'est le vôtre qui a retenu mon attention. Avant votre entrée en service, il y a quarante ans, vous étiez...invisible. Il n'y avait rien sur vous avant ces quarante années. Comme si vous étiez apparu un jour pour demander un job. Vous êtes encore plus suspect que Mr Ferguson, qui a tenté il y a quelques années de réduire les moldus en esclavage. Et puis, votre grimace en me voyant était totalement différente de celle que font les gens habituellement. Vous me haïssez pour ce que mon père a fait à ce mage, il y a cent ans. De plus, les cadavres étaient tous enterrés dans l'enceinte de l'école et présentaient des symboles alchimiques tout à fait superflus, ce que les profs n'auraient pas su deviner vu qu'aucun d'eux ne s'y connait en alchimie. Evidemment, car vous saviez que j'étais le seul alchimiste du coin, et vous vouliez me faire accuser quel qu'en soit le prix. Le problème, c'est que j'ai vu les corps, et que j'ai pu voir les cercles que vous y aviez laissés. Ils n'avaient absolument rien à voir avec la transmutation humaine. Là, j'ai réalisé qu'il s'agissait d'un coup monté. Vous êtes grillé! Ce que j'ignore encore, c'est ce que vous voulez faire de ces gens. Tout ce que j'ai vu, c'est qu'à chaque fois qu'on retrouvait un cadavre, vous me détestiez encore plus.
Le vieillard sourit, une vision assez atroce dans cet horrible pièce.
-Comme on pouvait s'y attendre de la part du petit génie d'Hohenheim. Tu as tout bon, sauf concernant un détail.
-Lequel?
-Je ne suis pas un copieur du mage. Je suis ce mage!
Harry s'étrangla.
-Mais c'est impossible! Vous devriez avoir plus de cent ans!
-C'est pourtant le cas. Voyez-vous, du temps où j'étais encore jeune, j'ai fait un acte avec le diable. je lui ai offert une quantité d'âmes astronomique et en échange, il m'a offert de vivre plus longtemps que les autres. Cependant, sans la Pierre philosophale, je vivais, oui, mais au fur et à mesure du temps j'ai commencé à vieillir. Et voilà le résultat. Les seuls à pouvoir bénéficier de la jeunesse éternelle sont les Elric et je vous déteste encore plus pour ça!
-Vous êtes un assassin, dit Harry. Et vous vous étonnez d'avoir été vaincu par un "gentil"? Vous avez la vie sauve, non? Essayez d'en faire quelque chose au lieu de tuer des gens pour une simple vengeance!
-Une vengeance? Humm, c'est vrai que j'aimerais beaucoup pouvoir faire payer ma défaite à Hohenheim, mais ce que je fais a avant tout le but de ressusciter ma bien-aimé, que ce salopard a tuée!
-Q-Quoi? lâcha Edward. Vous étiez marié? Je l'ignorais...
-Oh, bien sûr que tout le monde l'ignore! Tu ne pensais quand-même pas que ton père, ce héros, allait se vanter d'avoir tué une femme innocente!?
-Mon père n'est pas comme ça!
-Il faut croire que si! Maintenant, vous allez pouvoir assister au retour de ma chère et tendre Ellasbeth!
-Vous êtes fou! Personne n'a jamais réussi la transmutation humaine! Vous allez juste créer un homonculus! s'écria Edward.
-Mais qui t'a dit que je n'avais pas déjà tous les ingrédients? Un corps, fit le mage en montrant Alice, un esprit, et une âme contenue dans le coffre que Satan lui-même m'a donné pour conserver ma bien-aimée.
Le mage leva la main d'un geste négligent et les deux lycéens s'envolèrent avant de retomber lourdement contre un mur et de glisser à terre. Un craquement informa Harry que sa cheville était cassée, information soulignée par une vague de douleur qui déferla le long de sa jambe. A travers ses cils humides, il ne put que regarder, impuissant, le mage trainer Alice et les deux enfants dans le cercle et commencer son rituel bizarre. Une vive lumière rouge apparut et enveloppa les trois personnes immobilisées par un sort. Le vieux croûton sortit un coffret ouvragé de son long manteau et l'ouvrit, révélant son contenu.
Des yeux.
Rouge orangé et remuant dans tous les sens, comme fous.
Au même instant, les deux enfants cessèrent de convulser et retombèrent, inertes.
-Il se sert de leur vie pour lier le corps et l'âme, souffla Edward, cloué au sol et horrifié. Ils sont déjà...
Harry serra les poings et intima à tout son être de bouger, de se lever, enfin, de faire quelque chose, quoi! Mais en vain... Alice ouvrit les paupières, révélant des yeux qui ne lui appartenaient pas normalement. Des yeux rouges comme les flammes de l'Enfer, les yeux d'Ellasbeth.
Lorsque la lumière disparut enfin, la jeune femme se redressa et dévisagea les deux garçons couchés devant elle. Elle sourit, mais ce n'était pas le sourire d'Alice. C'était un rictus horrible et signifiant d'atroces douleurs pour ceux qu'elle prenait pour cible. Elle décocha une œillade langoureuse à son ravisseur.
-Et si on les tuait, maintenant? proposa-t-elle en curant ses longs ongles de sorcière.
Harry et Ed ne tinrent pas longtemps. Ils hurlèrent alors que la revenante s'approchait d'eux, une grimace de joie étalée sur le visage...
To be continued...
J'espère que ce n'était pas trop mal écrit...j'avoue avoir eu un peu de mal avec ce chapitre...Pataper!
Bon, normalement il reste deux chapitres. Tenez bon jusque là!
(Pour une fois, j'ai essayé de passer sur les détails glauques, vous avez vu?)
Quelqu'un avait soupçonné le concierge? C'est sûr qu'on ne l'a pas beaucoup vu...
