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Remerciements : A Sev, à Neko, de leur amitié, et de me soutenir un peu plus chaque jour… A mes musiques, qui brûlent un peu, et qui me laissent rêver…

Synopsis : Intrigue pleine d'amour, de haine, de vieux fantômes, de magouilles, de sexe, de jeu, de rêves et surtout de pouvoir… Je ne peux pas dire grand-chose de plus, ça casserait tout…

Avertissement : Cette fiction est un A/U c'est à dire un Univers (très) Alternatif.   Harry et Draco ne se connaissent pas, Hogwarts n'existe pas, ce sont les familles qui s'occupent de la formation à la magie. Cette fiction est un slash Harry/Draco, donc si vous êtes homophobes ou petite nature, abstenez vous. Dernier point, le 'rating' est R, donc lisez 'à vos risques et périls'…

Spoilers :  Aucun de bien défini, la plupart des évènements sera inventée, et quelques autres seront pris dans les différents tomes de la saga, donc considérez les spoilers I, II, III, IV et V.

Disclaimer : Les personnages, les noms, les caractères et les lieux sont la propriété de J.K. Rowling, ceci par l'intermédiaire des Editions Bloomsbury © et de la compagnie Warner Bros  ©. Seul l'intitulé de l'intrigue et les évènements relatés sont à moi…

Dernière Chose : Tous les évènements contés ici ne sont que pure fiction, toute ressemblance avec des faits ayant déjà existé serait simple coïncidence… Remarque… C'est pas si sûr finalement

                                                                                                                                                                                                                          

Chapitre Dixième : Pluie de Sang

I.N.R.I

Igne Natura Renovatur Integra

C'est en s'y intégrant, que la nature ressuscite

Un éclair pâle zébra le ciel sombre et les deux adolescents entendirent la pluie marteler les vitres poussiéreuses de l'échoppe de Severus Snape. Draco serrait les dents, et des milliers de souvenirs heurtaient ses consciences, brûlaient le sang dans ses veines meurtries. Le battement de ses temps était de concert avec la pluie glacée qui frappait les pavés malpropres. Harry posa sa main sur son oreille, elle était pleine de sang. Un sang sombre, il n'y avait pas de lune ce soir-là. 'Yeux gris' fit un mouvement avec sa baguette et le fil d'argent qu'il avait pris de l'homme obscur flotta dans la pièce jusqu'à aller se poser dans la coupelle de métal dont s'était servi Snape.

Draco perdit le contrôle, Harry eut un vertige, et ils vacillèrent tous deux. Le blond rangea lentement les effets de Snape dans sa poche droite, et sortit à pas posés de la boutique, suivant un Harry chancelant. Ils se dirigèrent dans cette nuit sans lune jusqu'à la partie Muggle de Londres.

La pluie bruissait dans chacun des recoins des ruelles sombres, des échos de gouttière, des chansons de 'flic floc' s'élevaient de chaque traverse sans issue, Draco crut même entendre un rire d'enfant qui sautait dans les flaques. Ce sourire résonna longtemps dans ses poumons, distillant en lui une sorte de mélancolie empoisonnée. Harry lui prit la main et plongea ses yeux dans les siens. Draco portait toujours la trace du sang de Snape. Le brun l'embrassa dans le cou et voulut le serrer. Le blond frissonna et le repoussa, reprenant route vers le mur gris bleu qui s'élevait à une demi-douzaine de pieds d'eux.

Leurs cœurs accordés s'embrasaient des mêmes inquiétudes alors que la nuit se faisait plus épaisse. Un mainate noir était dessiné vers l'extrême Est du mur, Harry posa ses index et majeur à la place des yeux du volatile, et Draco et lui purent passer à travers le parapet qui sembla pour quelques fractions de secondes n'être qu'un miroir liquide et glacial. Sa texture avait rappelé à 'yeux gris' les mains de sa mère, Narcissa. Elle lui manquait à cet instant. Il se tourna vers Harry et, alors que la circulation des véhicules Muggle devenait moins bruyante, il l'embrassa, du désespoir plein les mains et débordant des lèvres.

Harry répondit à son baiser passionné de coups de langues experts, mais, tandis que leurs mains effrontées allaient deçà, delà, la pluie trempa un peu plus leurs cheveux plus qu'humides. Aussitôt que Draco posait ses doigts de démon angélique sous le lobe de l'oreille du garçon aux yeux émeraude, celle-ci s'arrêta de saigner et devint d'un froid enflammé.

Ils marchèrent vers le Métropolitain. Draco eut pu jurer ressentir les notes d'un violon symphonique à travers le labyrinthe de son âme, et ses veines bouillonnèrent d'une envie d'embruns. Leurs Smoking étaient complètement trempés et les cols cassés de leurs chemises sentaient l'amidon humide. Le blond respira les volutes de parfum qui s'échappaient des plis de la chemise d'Harry Potter, ses sens tournèrent et un vertige délicieux s'empara de son cœur.

La bouche de l'Underground était toute proche. Harry passa devant et descendit les quelques marches qui les mèneraient dans les couloirs malsains des sous-sols londoniens. Alors qu'ils survenaient dans le corridor aux murs pavés, le néon qui éclairait murs et affiches de publicité émit un grésillement singulier et claqua. Comme si leur atmosphère s'alourdissait, l'air devint rare, et ils s'essoufflèrent assez vite. Ils coururent jusqu'aux escalators. Le bruit des wagons prenait de plus en plus de place dans les coursives froides.

Harry et Draco courent, comme s'ils étaient perdus, ils courent dans ces escaliers insensés, et tandis que les portes du tout dernier métro menacent de se refermer, ils courent encore plus vite, encore deux pieds, encore un pouce, Draco empoigne sa baguette et brûle les loquets des cochères. Ils sont seuls dans le wagon, les néons grésillent trop fort, le métro tout entier tremble et vacille, la locomotive démarre.

Sept stations plus loin, sept stations de vibrations incontrôlables, de vitres menaçant d'exploser, les deux jeunes hommes de dix-sept ans se retrouvèrent dans un métro qui courait à l'air libre, sur des rails vétustes. La pluie tapait plus fort contre les vitres, et les yeux de Draco étaient encore plus tristes. Harry se sentit s'emplir d'un gris inexpugnable, alors que les rires et pleurs de son passé le prenaient à la gorge, alors qu'il sentait que Draco ne serait plus près de lui pour longtemps, alors que les souvenirs de l'Organisation s'emparaient de ses tripes. Harry laissa sa tête se poser contre les vitres qui tremblaient, juste au-dessous des néons crépitant qui dans un son métallique baignait leurs tristesses mêlées. Ses cheveux tremblèrent devant son front meurtri. Draco s'assit près de lui, et posa ses lèvres sur sa joue froide.

Ils sortirent à la station suivante, grande banlieue de Londres. Draco l'emmena sur un boulevard à demi éclairé, les néons autour d'eux crépitant, plus fort encore. Draco s'abrita sous porche et sortit un étui argenté de la poche intérieure de son veston. Dernier cadeau de son père. Il l'ouvrit en en sortit une longue et fine cigarette. Harry laissa aller le bout de sa baguette sur le bout sombre de la petite tige et l'allumer dans un jaillissement de petites flammes. Chacune des bouffées qu'il avalait et qui se répandait dans tout son corps amenait à ses sens un ancien souvenir, parfois trop caché, parfois pas, des décharges électriques éraflaient ses avant bras, Harry le serra, et il trembla avec lui.

'Yeux gris' posa les yeux sur la serrure de la porte cochère et en un cliquetis, les battants s'ouvrirent, laissant la pluie cogner contre le verre sablé aux grilles en fer forgé. Il passa ses mains derrière la veste d'Harry et la lui enleva en l'embrassant. Harry commença à déboutonner la braguette du pantalon à pinces anthracite du blond. Yeux verts ne resta pas plus d'une minute avec sa chemise, et il fit vite passer ses lèvres sur les tétons durcis de Malfoy. Draco fit descendre ses mains le long du torse nu de Harry. Celui-ci fut parcouru d'un frisson qui alla du bas de son échine jusqu'à la cicatrice de son front. Langoureusement, il enleva le boxer noir du brun. Harry se contenta simplement de laisser ses mains impertinentes virevolter dans l'intimité du blond, il caressa la verge de Draco en l'embrassant. Le blond aida ses mains à caresser les fesses rebondies et humides de Harry, faisant se dresser les poils, l'aimant encore plus fort alors que l'orage éclatait.

Leurs langues se mêlaient, et les poils broussailleux du pubis de Draco crissèrent quand Harry laissa s'y attarder ses doigts. Potter se retourna et guida la main droite de Draco jusqu'à son sexe moite. Draco s'insurgea en Harry, ravalant un gémissement. Les nuages tonnèrent, et le ciel se laissa zébrer à nouveau. L'éclat des nuages et des éclairs diffusait à travers le verre sablé de la porte cochère une lumière en demi-teinte, laissant ombre et obscurité prendre place entre les deux amants. Les cuisses de Draco claquèrent contre le postérieur du brun qui gémit. Les mains expertes du blond rendaient déraisonnables les sens du brun, ainsi qu'il caressait la verge durcie.

Draco embrassa le dos trempé du brun, et dans un râle, il jouit dans son intimité. Harry céda aux caresses du Blond qui souriait et jouit lui aussi, ne pouvant plus ravaler les sanglots saccadés de ses geignements. Il se retourna et embrassa encore le blond, ils s'embrassèrent alors qu'ils s'habillaient l'un l'autre, désespérés de se quitter bientôt, leurs joyaux gris et verts se mêlant dans d'ambres méandres. Ils ressortirent de la cage d'escalier au sol en terre cuite, et Harry ne sut jamais si c'était une larme qui perlait au coin de l'œil de Draco, ou simplement une goutte de pluie perdue dans ses cheveux d'anges.

L'ampoule du lampadaire au dessus d'eux éclata et les bris du verre tombèrent dans un bruit sourd.

Draco retourna à nouveau la bague au double serpent acier, et fouilla dans sa poche. Le parchemin indiquait trois mots de plus.

Jeux, Passions, Violences.

                                                                                                                                                                                                                          

Ce chapitre donne le ton de la fin de la fic (qui n'arrive pas tout de suite, je rassure les inquiets.)

Des reviews me feront plaisir.

Merci à ceux qui lisent, et à ceux qui lisent pas.

Polonius