Lovino dormit paisiblement et profondément dans les bras d'Antonio. Il était tellement épuisé qu'il eut un sommeil sans rêve. Antonio avait la moitié du visage enfoui dans une partie des oreillers et l'autre dans les cheveux de Lovino. Ce dernier avait à peine bougé dans son sommeil. Son corps avait reçu tant de plaisir la veille au soir qu'il n'avait littéralement plus de force. Les vagues bercèrent le bateau et ses occupants jusqu'au petit matin.

Quelques heures plus tard, les rayons du soleil filtrèrent dans la chambre et chauffèrent doucement la pièce. Antonio fut le premier à ouvrir les yeux. Il frotta son visage encore ensommeillé et posa son regard fatigué sur Lovino. Il dormait comme un bébé et était resté blotti contre lui toute la nuit. Il respirait doucement, quelques mèches couvraient ses yeux et son nez. Antonio enfouit un peu plus son visage dans ses cheveux doux et huma son odeur. Il soupira et se mit à lui caresser les cheveux comme s'il était une poupée de porcelaine. Lovino tilta un peu la tête dans son sommeil et resserra son étreinte autour de lui.

Antonio embrassa sa tête et laissa sa main glisser derrière lui, dans le creux de sa nuque. Il lui massa le cou avec douceur. Lovino commença à ouvrir les yeux. Il battit un peu des cils, mais garda les yeux clos un moment. Puis il inspira profondément et étira un bras, ainsi que ses jambes. Une moue matinale sur le visage, Lovino se réveilla vraiment et ouvrit les yeux. En face de lui se trouvait le torse musclé d'Antonio. Lovino, les yeux mi-clos, laissa ses doigts vagabonder sur sa peau, l'air ailleurs. Il posa sa tête contre son torse et frotta légèrement sa joue conte lui. Antonio laissa échapper un petit soupir amusé qui surprit Lovino. Il releva les yeux vers lui et se rendit compte que son amant était également réveillé et qu'il l'avait vu faire. À peine sorti de son sommeil, Lovino se mit à rougir.

« Bonjour mon cœur~ susurra Antonio,

– Bonjour... marmonna-t-il en rougissant un peu plus. »

Antonio se pencha vers lui et l'embrassa tendrement. Lovino émit un faible gémissement et ferma les yeux pour lui rendre timidement son baiser. Antonio mordilla gentiment sa lèvre inférieure avant de rompre le baiser et de regarder Lovino à nouveau.

« Comment tu te sens ? demanda-t-il,

– Ça peut aller... Je crois. répondit-il d'une voix discrète. »

Antonio lui sourit et caressa ses cheveux. Il se redressa doucement et s'assit dans le lit. Il observa Lovino, les cheveux ébouriffés et l'air encore légèrement ensommeillé. Il laissa sa main vagabonder le long de ses formes dissimulées par la couverture. Lovino émit une petite protestation et rougit.

« T'es bizarre... ! »

Antonio rit et se glissa hors du lit. Il trouva rapidement son pantalon et l'enfila aussitôt. Lovino se rendit à peine compte qu'il avait le regard fixé sur son postérieur. Il tenta de se redresser à son tour mais une douleur dans le bas du dos le coupa dans son élan et le fit grincer des dents. Antonio se retourna vite et le regarda.

« Ça va ? demanda-t-il en revenant vers lui,

– Je sais pas... ! J'ai mal ! grogna-t-il. »

Antonio se pinça les lèvres et posa doucement sa main sur la joue de son amant, l'air sérieux. Il le caressa un peu avec son pouce puis dit tout bas.

« Je suis désolé, j'ai dû y aller un peu trop fort pour ta première fois... »

Lovino rougit et cligna des yeux. Il se mordit la lèvre et baissa son regard.

« Ça va... C'était... agréable. »

Le jeune homme prit un peu plus de couleurs et tourna la tête sur le côté pour qu'Antonio ne puisse pas voir son expression de gêne. Cela n'empêcha en rien Antonio de sourire jusqu'aux oreilles.

« Ooh~ ? C'était ''agréable'' ? dit-il en haussant un sourcil. »

Lovino grogna et tira la couverture au dessus de sa tête. Antonio sourit et se blottit contre lui en l'enlaçant à travers la couverture.

« Je t'aime Lovi~ »

Lovino se sentit fondre dans sa petite cachette et voulut se recroqueviller, mais le bas de son dos recommença à lui faire mal. Il poussa un couinement malgré lui. Antonio l'entendit et retira légèrement la couverture pour pouvoir voir son visage.

« Je vais te nettoyer et te donner de la pommade.

– De la quoi... ? demanda-t-il,

– De la pommade. Une crème. Un petit remède pour ton problème. »

Lovino arqua un sourcil et se pinça la lèvre. Il tira un peu plus sur le bord de la couverture mais Antonio la retint. Il se pencha sur lui et déposa un baiser sur son front. Puis il quitta une nouvelle fois le lit en direction de la baignoire. Il empoigna un flacon de sels de bain et en déposa dans le fond du récipient en porcelaine. Il trouva la chemise qu'il portait la veille et l'enfila. Il se retourna et marcha vers le lit. Il glissa sa main le long de la couverture jusqu'à la tête de Lovino.

« Reste couvert, je vais revenir avec de l'eau chaude pour te nettoyer. Profites-en pour te reposer encore un peu. »

Le jeune homme ne répondit pas et cligna simplement des paupières tout en regardant son amant quitter la pièce. Il entendit le léger son des vagues avant que la porte ne soit refermée. Lovino ferma lentement les yeux et se concentra sur l'eau qui entourait le navire et venait se cogner contre le bois. Il se laissa bercer par ce son à la fois nouveau et familier. Il s'endormit doucement, enroulé dans la couverture. Il ne rêva pas vraiment, il eut seulement la sensation d'être enveloppé dans un voile de douceur, comme une protection. Il partit lentement à la dérive dans les profondeurs obscures de son esprit. Il crut entendre des baleines chanter, accompagnées d'autres voix qui lui rappelaient les siens. Mais il n'en vit pas le bout car après un instant qui lui parut être suspendu dans le temps, des mains et une voix chaleureuse le réveillèrent. Lorsqu'il ouvrit à nouveau les yeux, Antonio se tenait au dessus de lui, un sourire délicat sur le visage.

« Je vais t'aider à aller dans le bain pour te nettoyer. »

Une fois qu'il eut dit cela, Antonio repoussa gentiment une mèche derrière l'oreille de Lovino. Ce dernier fit la moue et fronça les sourcils. Antonio se pencha sur lui et l'embrassa, puis il recula un peu. Il glissa une main dans le dos du jeune homme, puis l'autre sous ses jambes ankylosées par la fatigue. Il le souleva hors du lit et se dirigea vers la baignoire qu'il avait à moitié remplie à l'aide de plusieurs grands sots d'eau chaude qu'il avait rapportés des cuisines. Lovino posa naturellement sa tête au creux du cou d'Antonio et laissa ses doigts jouer avec les boutons de sa chemise. Le capitaine se baissa et aida Lovino à s'installer dans la baignoire en douceur. Une fois assis sur ses fesses, Lovino se crispa un peu et grinça légèrement des dents. Antonio lui offrit un sourire désolé avant d'attraper un gant de toilette et de l'imbiber d'eau et de savon. Il frotta sa main libre contre le gant pour faire mousser le savon sur le tissu délicat. Puis il s'approcha de Lovino et posa l'objet mouillé sur l'épaule de ce dernier, qui frissonna légèrement. Antonio sourit de nouveau et prit tout son temps pour le laver le long des épaules, des omoplates, de la nuque puis le long de son torse fin et de ses bras légèrement musclés. Le jeune homme remarqua quelques marques rouges ici et là, et rougit. Lovino tilta la tête sur le côté, il remarqua le changement de couleur sur le visage de son amant. Il suivit son regard des yeux et vit à son tour les marques. Il cligna des yeux.

« Qu'est-ce que c'est... ? demanda-t-il,

– Des suçons... murmura-t-il en rougissant un peu plus,

– Des su-suçons ? C'est quoi ça ?

– Ce sont... des marques, que je t'ai faites hier soir, avec ma bouche, pendant qu'on faisait l'amour. ajouta-t-il l'air sérieux,

– Oh... il se mit à rougir. »

Lovino baissa les yeux pour éviter le regard du capitaine un moment. Il se concentra sur l'eau chaude qui l'entourait. Antonio, les joues roses, esquissa un sourire et se rapprocha un peu plus du jeune homme pour continuer de le laver tendrement. Il leva un des bras de Lovino et y frotta le gant plein de mousse. Ce dernier frissonna et laissa échapper un petit rire. Antonio cligna des yeux et retint ce son dans un coin de sa tête. Puis il attrapa son deuxième bras et fit de même, provoquant de nouveaux rires de la part de Lovino. Antonio rit à son tour.

« Eh bien alors ? On est chatouilleux ? demanda-t-il en esquissant un sourire narquois. »

Lovino ronchonna et retira son bras de son emprise pour le plonger dans l'eau.

« Ne dis pas n'importe quoi... ! grogna-t-il,

– Pourtant~ Je t'ai bien entendu rire tu sais.

– Tu as cru entendre...

– Ne me tente pas Lovi~ murmura-t-il,

– Hein... ? AAH ! »

Lovino se mit à pousser des cris hilares, Antonio avait lâché le gant dans le fond de la baignoire et s'attaquait maintenant à son amant. Il se redressa pour se trouver plus haut que Lovino et le chatouilla partout où il le pouvait. Le pauvre garçon gesticula dans tous les sens, le feu aux joues et à bout de souffle.

« Mais arrête ! cria-t-il. »

Lovino se débattit tant bien que mal et finit par se laisser engloutir par l'eau de la baignoire. Antonio cessa enfin son attaque de chatouilles et s'assit de nouveau sur son siège, attendant que son jeune amant veuille bien ressortir la tête de l'eau. Antonio se mit à rire et se pencha au dessus de lui et plongea sa main dans l'eau pour lui caresser le visage.

« Sors de là voyons... murmura-t-il »

Lovino tendit lentement la main hors de l'eau et frôla le bras de l'autre homme aussi haut qu'il le put. Il sortit la tête de l'eau et commença à entortiller ses doigts autour de ses longs cheveux. Antonio déposa un petit baiser sur sa main et reprit son ouvrage de l'aider à se nettoyer. Cependant, quelques minutes plus tard il ne se sentit pas satisfait de sa façon de faire et laissa tomber le morceau de tissu dans l'eau. Lovino le regarda, l'air surpris, et le vit s'éloigner un peu de la baignoire. Le plus âgé commença à se dévêtir et lança un regard amusé à son amant. Il revint auprès de lui et entra à son tour dans la grande bassine d'eau. Il se glissa derrière le plus jeune et récupéra le gant, puis il versa encore un peu de savon dessus. Il frotta les bras de Lovino avec le doux produit puis laissa sa main gantée descendre le long de son torse, jusqu'à la naissance de ses hanches et cuisses. Lovino se sentit frissonner et baissa les yeux vers la main d'Antonio. Ce dernier se mit à murmurer une mélodie tandis qu'il prenait soin de sa jolie créature.

Lovino laissa sa tête se poser contre l'épaule du capitaine et ferma les yeux, appréciant ce moment d'intimité. Antonio embrassa le creux de son oreille.

« Je vais te nettoyer derrière, dis-moi si ça te fait mal. le prévint-il »

Lovino ouvrit les yeux et l'observa. Antonio déposa le gant sur le bord de la baignoire et glissa sa main le long du dos de Lovino jusqu'à ses fesses. Il le maintint au niveau de l'estomac avec sa main libre et l'aida à se soulever légèrement. Il se mit à tâter doucement l'intimité de Lovino et ce dernier eut un hoquet de surprise et inspira fortement il devint rouge tomate. Antonio s'arrêta plusieurs secondes avant de reprendre.

« Ça a l'air d'être un peu gonflé... Est-ce que ça te fait mal quand je touche ? »

Lovino hocha la tête en fermant les yeux.

« Un peu... ! couina-t-il »

Antonio se mordit la lèvre et continua en douceur, faisant attention aux réactions de Lovino. Il inséra un doigt à l'intérieur de son intimité et le sortit aussitôt, le liquide qu'il cherchait à faire sortir s'écoula et se mélangea à l'eau du bain. Lovino frissonna fortement et s'agrippa au bras qui le tenait.

« Aïe... ! C'est... C'est trop bizarre !

– Détends-toi Lovi, c'est presque fini~ »

Lovino trembla tandis que les restes de sperme d'Antonio s'échappait de son corps. Le plus âgé l'encouragea en déposant des petits baisers dans son cou et en faisant une nouvelle fois pénétrer son doigt. Il le caressa alors tendrement de l'intérieur et laissa le bout de ses autres doigts frôler sa peau. Lovino se cambra en arrière et poussa un léger gémissement.

« Que... Ah... ! Attends, qu'est-ce que tu fais... ?

– Je te câline... susurra-t-il,

– Anh... ! »

Un sourire au coin des lèvres, Antonio pencha la tête sur le côté et embrassa son jeune amant, étouffant un nouveau gémissement. Il l'embrassa sur le bout du nez et sortit son doigt de son intimité. Lovino se mordit la lèvre tout en grognant. Il sentit Antonio se repositionner derrière lui et reprendre le gant pour lui frotter les jambes. Le jeune homme se sentit rougir en sentant qu'il avait une érection et que les mains d'Antonio étaient dangereusement proches de l'intérieur de ses cuisses. Il serra alors les jambes et bloqua la main gantée de son amant. Il tenta de s'allonger un peu plus contre lui et enfouit une partie de son visage dans le cou et les cheveux du plus âgé. Ce dernier tilta la tête et lui lança un regard amusé.

« Qu'est-ce qu'il y a mon cœur ? demanda-t-il d'une voix suave,

– Tu as fini... ? demanda-t-il à son tour, plusieurs émotions dans les yeux,

– Je pense que tout est sorti~ ajouta-t-il,

– Ah bon... dit-il tout bas, le feu aux joues. »

Antonio sourit de plus belle et lui mordilla l'oreille. Il laissa couler le gant et remonta ses mains le long du corps de l'ancien homme-poisson. Il frôla chaque partie qui était à sa portée, envoyant des frissons à Lovino. Ce dernier gémit et se couvrit à moitié le visage avec sa main. Antonio refit passer la sienne dans son dos et la glissa là où elle était plus tôt.

« Tu veux que je recommence ? demanda-t-il en déposant des baisers papillons sur la nuque de sa moitié,

– Nngh ! couina-t-il pour s'empêcher de gémir,

– J'aime tant ta voix... murmura-t-il,

– Ah... ! Tais-toi ! grogna-t-il »

Antonio se mit à rire puis fit lentement entrer son index au creux des fesses de Lovino. Ce dernier se crispa légèrement et serra la bouche. Il sentit alors le petit membre chaud se faufiler à l'intérieur de lui une nouvelle fois, mais pour une toute autre raison. Cette fois-ci, Antonio prit son temps pour faire des petits va-et-viens, tout en lui caressant le reste du corps avec son autre main. Lovino frissonna et gémit tendrement avant de tourner la tête pour embrasser l'autre homme. Antonio accepta le baiser avec joie et le lui rendit. Il poussa un second doigt à l'intérieur et fit différents mouvements, il les enfonça un peu plus profondément, cherchant cette petite partie du corps qui faisait tant d'étincelles. Ce ne fut pas long et Lovino poussa un gémissement qu'il ne put retenir cette fois. Il balança la tête en arrière et s'agrippa à la main qui lui caressait le corps, tout en respirant bruyamment. Antonio laissa la pointe de sa langue courir le long de son cou.

« Est-ce que tu as encore mal ?

– P-Pas vraiment... ! Ah ! »

Le capitaine laissa alors son autre main vagabonder vers l'entre-jambe de son amant alors qu'il continuait ses mouvements de doigts. Il s'empara du sexe tendu de Lovino et se mit à le caresser de haut en bas, au grand dam de Lovino qui n'en pouvait déjà plus car il manquait d'expérience. Antonio se délectait des sons émis par son bel homme, cela envoyait des petites décharges électriques dans son bas-ventre et son membre qui était déjà dressé. Il sentit le rouge lui monter lentement aux joues et se mordit la lèvre.

« Et moi qui voulait prendre soin de toi et te mettre de la pommade... »

Lovino, la tête ailleurs, cligna des yeux. Il enroula lentement son bras derrière lui, autour du cou d'Antonio, pour l'embrasser avec passion. Chose qu'il faisait encore assez rarement. Le plus âgé se retrouva collé contre le bord de la baignoire. Il approfondit le baiser, Lovino laissa accès à sa langue. Lovino avait chaud, le plaisir se propageait en lui jusqu'au bout de chaque extrémité. Il se mit alors à bouger les hanches malgré lui au contact d'Antonio. Ses fesses frôlèrent le membre brûlant de ce dernier et Lovino rompit le baiser pour le regarder, l'air hagard. Il se lécha un peu la lèvre inférieure et se colla encore plus à Antonio qui poussa un long soupir remplit de chaleur. Il sortit ses doigts de son intimité et l'attrapa par les hanches.

« Viens là... dit-il d'une voix sensuelle. »

Les deux amoureux se câlinèrent alors en se collant le plus possible l'un à l'autre, dans le peu d'espace qu'ils avaient dans la baignoire. Antonio caressa ses cheveux auburn. Il toucha sa drôle de mèche et reçu un long gémissement en retour. Antonio sourit d'un air carnassier et s'empara à nouveau de ses lèvres. Il caressa son propre membre pour se donner un peu de plaisir – avant de soulever légèrement le postérieur de Lovino pour le placer au dessus de lui. Le jeune homme serra les lèvres tandis que l'autre le faisait lentement descendre sur son sexe brûlant. Il sentit alors la hampe de chair le pénétrer tout en douceur. Cette sensation qu'il connaissait tout juste lui plaisait déjà tant... Il n'avait jamais vécu cela autrefois... Même pour des plaisirs solitaires. Lovino se sentait important, aimé, au creux des bras de l'humain de son cœur.

« Lovi... Tu es si chaud à l'intérieur... gémit Antonio,

– Aaah... ! »

Antonio enlaça Lovino par derrière et commença doucement à bouger ses hanches de haut en bas – glissant aisément en lui grâce à l'eau savonneuse et ses caresses précédentes. Antonio saisit le pénis en manque d'attention du plus jeune et le caressa au même rythme que ses mouvements de hanches. L'eau de la baignoire commença à faire des vagues et à déborder un peu sur le sol à cause d'eux. Le capitaine faisait l'amour à son amant là où il ne l'avait jamais imaginé avant. Il se sentait vraiment fou de faire cela à Lovino alors qu'il voulait y aller en douceur... Toutefois, l'intéressé n'avait pas l'air de s'en plaindre, bien au contraire. Il découvrait des choses agréables à faire à deux. Lovino sentit ses forces l'abandonner peu à peu alors que la jouissance se rapprochait. Il se cambra en arrière et se laissa tomber contre le torse humide et musclé d'Antonio. Il échangèrent de chauds baisers tout en remuant du bassin ensemble. Antonio était également proche de la fin et avait le visage presque aussi rouge que celui de sa moitié. Cela ne prit que quelques coups de hanches supplémentaires pour que Lovino soit pris de légers spasmes et se tienne aux bords de la baignoire. Il poussa un gémissement grave et se crispa autour d'Antonio. Les deux jeunes amants se mirent à gémir en chœur, leurs respirations saccadées.

« Aaaah ! gémit l'homme-poisson en jouissant,

– Lo-Lovino... ! dit-t-il à bout de souffle. »

La délivrance les atteint quasiment au même instant. Antonio enveloppa ses bras autour de Lovino et le serra fort contre lui-même tandis que son membre laissait échapper le liquide brûlant dans son intimité. Le jeune homme, soudain épuisé, s'écroula sur le capitaine, encore tout tremblant de plaisir. Antonio reprit un peu son souffle et ses esprits, puis sortit lentement de Lovino. Ce dernier poussa un soupir. Il repoussa quelques mèches du visage de l'auburn. Il déposa des baisers sur son front et laissa courir ses mains sur son corps sensible.

« Oh mon trésor... susurra-t-il, c'était génial... !

– Arrête de parler... ! grogna-t-il, un sourire aux lèvres,

– Un jour, peut-être~ dit-il en riant doucement »

Après avoir repris leur souffle, les deux amants se regardèrent l'un l'autre, sans rien dire. Ils échangèrent quelques baisers tendres, recroquevillés l'un contre l'autre.

Quelques minutes plus tard, Antonio se mit à rire en se redressant dans la baignoire.

« Haha, je vais devoir tout recommencer~ Mais plus sérieusement cette fois !

– Crétin ! dit-il en ricanant »

Antonio sourit affectueusement avant de l'embrasser une nouvelle fois. Il rinça un peu le gant et reprit son ouvrage. Il aida Lovino à se laver correctement assez rapidement cette fois-ci. Cela ne fut pas long avant qu'ils sortent enfin de la baignoire. Antonio sortit une grande serviette et les enveloppa dedans. Il sécha Lovino et le raccompagna sur le lit. Après quelques explications maladroites, Antonio sortit la pommade en question et demanda à Lovino de s'installer de manière à ce qu'il puisse avoir un bon accès à sa zone intime. Cela prit plusieurs longues minutes avant que Lovino comprenne comment se tenir devant Antonio. Ce dernier put enfin déposer une noisette du produit sur la partie sensible et l'étala gentiment. Une fois tout cela terminé, il donna des vêtements confortables à Lovino et ils restèrent encore quelques instants ensemble dans la chambre pour se reposer.

En dehors de la chambre, le reste de l'équipage vaquait à ses occupations tranquillement. L'eau était calme, les vagues également. Il n'y avait aucun autre navire à l'horizon. Il y avait juste assez de vent pour que le bateau puisse continuer à avancer sans trop de difficultés. Les voiles déployées à leur maximum. La journée s'annonçait paisible pour tout le monde.