Titre : Ephémère
Auteur : Ruines
Rating : G, euhhh… mon charmant ziguiguie m'a fait remarquée que ce rating n'existait plus, pardon, c'est donc T, si j'en crois le guide que j'ai lu. Toute scène dépassant ce rating sera annoncé, rassurez-vous.
Genre : Yaoï (relation amoureuse et sexuelle entre hommes, vous voilà prévenu), UA, Romance
Source : Harry Potter, un grand merci à J.K. Rowling
RAR : Gin : et bien je te souhaite la bienvenue dans le monde de Harry Potter agrémenté à ma sauce perso ! Je crois que je peux déjà mille fois remercier la chance de m'emmener de nouveau lecteur, ça fait toujours plaisir d'avoir des petits mots aussi agréable que les tiens. J'ai cru comprendre que tu étais aussi de celle qui n'appréciait pas grandement Colin… mais qu'est ce qu'il a vous fait cet adorable petit bout d'homme pour que vous ayez une telle dent contre lui ! Bref ! J'espère que ce chapitre ci te fera tout autant sourire, c'est bien mon plus grand plaisir.
Je tenais à m'excuser une fois de plus auprès de toutes les autres personnes à qui je n'avais pu répondre lors des chapitres précédents, malheureusement, il est trop tard et il sera idiot de le faire maintenant. Voila, en tout cas, je vous remercie toutes infiniment.
Bonne lecture (vous avez du remarquez que j'ai récupérée un nouveau bébé, ce chapitre est en son honneur, en espérant qu'il m'inspire un peu sur ce chapitre) Je sais que ce chapitre n'ai pas très drôle et va paraître inutile à certaines personnes, mais, moi il me parait inévitable pour toute les personnes que ça intéresses… donc c'est à vous de juger.
Chapitre 11 – Je dirais : « rien du tout »
Severus se tenait dans l'encadrement et ne semblait rien voir d'autre que Sirius, un air de profond dégoût imprimé sur le visage.
« Va donc sécher tes poils sale clebs, tu salis mon parquet. Et vous deux, allez vous préparer, le soleil est déjà bien assez haut dans le ciel pour qu'on commence les premières prises »
Harry c'était rapidement préparé.
Miss Granger, son éditrice, avait absolument tout prévue pour les prises, allant jusqu'à faire des achats, jugeant que ses tenues vestimentaires ne lui rendaient pas sa beauté. Sur le coup, il avait simplement haussé les épaules, après tout, ce n'était pas comme s'il avait vraiment le choix.
Mais quand, quelques minutes auparavant, il avait eut sous les yeux les vêtements qu'elle c'était fait une joie de payer sur sa propre carte de crédit, ses épaules c'étaient affaissées de découragement et un soupire contrit était passé sur ses lèvres alors qu'il était parti ce changer dans sa salle de bain.
Maintenant, il se tenait dans la salle où devait avoir lieu les prises comme le lui avait indiqué Severus hier, vêtu un pantalon de jeans blanc moulant exagérément ses fesses, sur lequel il tirait désespérément pour l'agrandir ne serais ce qu'un peu, et un délicat pull en Angora à col roulé en mailles couvrant parfaitement le haut de son corps. Ses cheveux, pareil à eux même, hirsutes dans toute leur splendeur, se dressant impérialement sur le haut de son crâne, cachant par certaines mèches ses petites lunettes au verre épais disgracieuse.
Il lui arrivait souvent de se demander ces derniers temps s'il avait bien fait d'accepter de poser pour la page de couverture de son dernier roman. Miss Granger avait beaucoup insistée, lui expliquant par A plus B que cela permettrait de faire augmenter son chiffre d'affaire. Il ne comprenait d'ailleurs toujours pas en quoi le fait qu'il apparaisse sur la couverture de son livre puise permettre de telles choses, mais puisque son éditrice semblait y accorder tellement d'importance, c'est qu'il devait y avoir une raison, n'est ce pas ?
Il en doutait de plus en plus, alors qu'il voyait revenir Sirius Black, dans une somptueuse chemise de soie aussi noir et reluisante que ses cheveux tressés. Il n'avait par contre pas changé de pantalon qu'il arborait avec toujours autant d'élégance et de sensualité. Ses traits de Khôl coulant avaient été remplacés par de fines lignes d'eye-liner aux reflets bleus métalliques, presque en accord avec ses prunelles, quoi qu'un peu plus sauvages. Ses lèvres, elles, étaient toujours peintes de rouge et semblaient être d'un attrait tout particuliers puisque Harry ne pouvait les quitter des yeux.
Cet homme était indéniablement très beau, et Harry ne s'expliquait pas le fait qu'un homme comme Severus Snape puise l'appeler « clebs ». Tout ceci lui passait bien au dessus de la tête.
« Cette tenue vous sied à ravir M. Potter »
Harry rougie quelques peu sous le regard appréciateur que posait l'homme sur lui. Il n'avait vraiment pas l'habitude d'être regardé ainsi. A dire vrai, à part Colin et Malfoy, les gens semblaient même plutôt oublier son existence, comme si son corps ne dégageait rien d'intéressant qui puise permettre à d'autres de remarquer sa présence. Il avait souvent été blessé par ce fait et créait donc des liens étroits avec toutes personnes posant un regard sur lui.
« Merci, mais appelez moi Harry »
« Très bien, mais seulement si tu m'appelles Sirius et que tu arrêtes de me vouvoyer. Je ne suis pas si vieux que ça, si ? » Il dirigea sur Harry un regard mélodramatique et une bouille absolument adorable qui lui fit penser à un petit chiot des bords de routes, finalement, il était vrai que Sirius avait quelques mimiques qui faisaient que « clebs » ne lui allait pas trop mal, bien qu'un brin vulgaire.
« Quand vous aurez fini de vous regarder dans le blanc des yeux, vous pourrez peut-être prêter attention à ce qui vous entoure. M. Potter, vous devriez définitivement vous séparer de vos lunettes, parce qu'en plus de vous êtes inutiles, elles vous enlaidissent. Retirez donc ces horreurs de votre visage et tachez d'afficher un air un peu moins abrutis lors des prises »
Draco, magnifique dans sa chemise de soie noir et son jeans blanc identique à ceux de Sirius, ris doucement et afficha un sourire narquois, alors qu'il c'était rapproché de Harry et qu'il lui retirait ses lunettes.
Se penchant doucement à son oreille, il lui dit dans un murmure, son souffle chaud frôlant délicieusement la mâchoire et le lobe de Harry :
« Tu apprendras Potter qu'on ne marche pas sur les plates bandes d'un Snape »
Harry sembla s'offusqué mais ne répondit rien alors que Severus les fixait suspectement.
« Bien, puisque M. Potter a enlevé ses affreuses binocles, nous allons donc pouvoir commencer »
Ils avaient passés la matinée entière à faire des essais et même quelques prises. Severus refusait de prendre des photos l'après midi, où le soir, ce plaignant de la trop grande –ou trop faible- luminosité.
Ils avaient donc eut quartier libre alors que le photographe partait s'isoler dans sa chambre noire pour voir les résultats de cette «abominable matinée» comme il n'avait cessé de leur rabattre les oreilles.
Harry avait passé le reste de sa journée enfermé dans sa chambre, tentant d'éviter au maximum d'autres confrontations avec Malfoy alors que celui-ci cherchait désespérément sa présence, en câlinant Ankou d'une main, tournant les pages d'un livre d'une autre, écoutant d'un oreilles Colin lui dire combien il l'aimait et lui manquait et de l'autres les disputes de Severus et Sirius qui ne n'avait de cesse de se pourrir la vie.
C'est ainsi que passèrent trois jours, toujours la même rengaine. Les mêmes vêtements et les mêmes sarcasmes de Snape toutes la matinée. La fuite et l'ennuie l'après midi.
Mais c'est aussi ainsi qu'il avait appris à connaître Sirius. Il ne passait pas tout son après midi à s'engueuler avec Snape. Généralement, après, il remontait dans la chambre d'Harry, s'allongeait à ses cotés sur le lit –le plus loin possible d'Ankou- et ils discutaient, de tout et de rien, mais surtout de leurs vies respectives et des deux autres personnes présentes dans le manoir.
C'est aussi ainsi qu'appris Harry pour Severus et Sirius. C'était hier, alors qu'il venait d'avoir une violente dispute avec Severus, il était doucement entré dans sa chambre, l'avait trouvé allongé sur son lit -un énième livre à la main-, et s'était lové contre lui, se laissant doucement rassurer par la chaleur du corps du jeune homme brun. Et il avait décidé d'être honnête, vraiment, de tout lâcher, parce que le point pesait trop lourd sur son cœur, beaucoup plus qu'il ne pouvait en supporter, et le rejet de Severus le brisait encore plus, une fois de plus et certainement pas la dernière. C'était triste, oui, c'était sa triste vie.
Alors Harry avait tendu l'oreille pendant tout son monologue, caressant tendrement la courbe de son dos, son souffle dans le cou, l'encourageant part ses gestes à se laisser aller. Ecoutant la voix rendue rauque par les larmes contenues, des larmes qui devaient brûler la gorge de Sirius :
« Ca doit faire 15ans qu'on se connaît et pratiquement autant de temps qu'on couche ensemble » Sirius marqua une pause, et reprit rapidement son récit
« On sait rencontrer lors d'un défilé, on a échangé quelques mots et on a fini la soirée dans une chambre d'hôtel. C'était pas la première fois que je couchais avec quelqu'un parce que cette personne me plaisait physiquement, je n'avais aucunes intentions de le revoir et lui non plus d'ailleurs. Mais on y a été emmené l'année suivante, Sev' avait été désigné par Versace pour faire des photos de la nouvelle collection, et moi, et bien j'étais un des mannequins. Ca c'est encore fini au lit, mais pour la première fois de ma vie, je n'avais pas envie de quitter les draps de mon amant et lui ne semblait pas décidé à me lâcher. On est resté huit ou neuf mois ensemble, j'étais souvent amener à partir pour la France, mais quand je revenais, j'avais mon 'home sweet home'. Mais j'ai joué au con. J'avais du mal à tenir durant les journée entières de défilé alors j'me suis mis aux réconfortants quand je n'étais pas dans les bras de Severus » Sirius se serra un peu plus dans les bras de Harry agrippant entre ses mains moites des pans de son tee-shirt
« Je prenais quelques doses, de l'héroïne principalement, avant de faire un shooting, comme ça je restais beau et souriant alors que je ne mangeais plus rien de peur de prendre du poids. Je suis devenu très vite dépendant, j'en prenais même quand j'étais avec Severus, et il a fini par s'en apercevoir. Il m'a carrément pris en flagrant délit alors que je prenais un peu d'acide. Il est devenu vert, il m'a menacé de me quitter si je n'arrêtais pas mes conneries alors j'ai arrêté… pendant deux jours. Et puis je m'y suis remis. J'ai réussi à le lui cacher pendant trois mois, mais un jour je suis rentré complètement défoncé… » Harry repris ses caresses sur les cheveux de Sirius tentant de lui transmettre un peu de son courage
« Il était furieux, il m'a hurlé des insanité à la gueule alors qu'il n'arrêtait pas de pleurer. C'était la première fois que je le voyais pleurer, et crois moi, c'était pire qu'une douche froide. Il m'a viré, en plein milieu de la nuit, balançant toutes mes affaires dehors. Je lui ai hurlé que j'étais désolé, que j'allais vraiment arrêter cette fois ci, que je m'y mettrais vraiment, mais qu'il ne fallait pas qu'il me quitte sinon j'en mourrais. Putain c'était la première fois que j'aimais autant quelqu'un et je crois bien que c'était pareil pour lui. Ca ne l'a pas empêché de me traiter de tous les noms. Après ça, il sait écoulé trois mois où tout a été en ce détériorant, une vrai chute libre. Je suis devenu l'ombre de moi-même, personne ne voulait d'un drogué, au corps certes parfait, mais à la gueule détruit par trop de substance et aux bras ravagés par les piqûres. Le patron de ma boite, Remus, un très bon ami, m'a foutu en maison de désintox, j'y ai passé huit très longs mois, dont quatre sans voir, ni pouvoir téléphoner à quiconque, à part mon médecin et les infirmières. Au bout des quatre mois, je devais téléphoner à toutes les personnes à qui j'avais fait du mal, et Severus arrivais loin devant tout le monde en tête de liste. Je suis tombé sur son répondeur, mais j'était sur qu'il était à coté » Sirius pris une très grande inspiration, ravalant les larmes qui menaçaient désormais de se dérober à ses paupières
« Alors je me suis excusé, pour tout. Pour mes conneries, mes caprices, mes désirs, et puis ma déchéance. Mais aussi pour son amour, ses caresses et sa confiance mise à mal. Ses pleurs surtout, que je ne méritais pas. Quatre mois plus tard, je suis sortie clean, et comme l'affaire ne c'était jamais ébruitée, j'ai repris mon train-train. Remus m'a prévenu qu'il m'aurait à l'œil et qu'il contait sur moi pour que je ne fasse plus de connerie. Alors il y a deux jours quand il m'a annoncé que je devais poser pour Severus, j'me suis retrouvée tout con dans son bureau, la bouche ouverte, les yeux écarquillés, marmonnant qu'il n'accepterait jamais. Mais je suis quand même là, et finalement, il m'a laissé entré, bien qu'à contre cœur. J'aurais aimé avoir une conversation avec lui, mais comme tu as dût l'entendre, il refuse de ne serait ce que m'adresser la parole pour autre chose que me dénigrer et m'ordonner de faire quelques choses » Sirius releva le tête et se mit à la hauteur de Harry
« Je m'en veux tellement pour tout le mal que je lui ai fait. Je sais bien que je ne pourrais jamais lui faire oublier toutes les souffrances que je lui ai fait vivre, mais j'aimerais tellement que tu me pardonne Harry »
Harry se redressa brusquement et regarda Sirius étrangement, alors qu'il réalisait que Sirius venait de dire « j'aimerais tellement qu'il me pardonne, Harry ».
Il lui avait un instant semblé entendre la voix de Malfoy, s'excusant auprès de lui, et lui demandant de le pardonner.
Est-ce qu'il serait vraiment capable de pardonner la peine que lui avait causé Malfoy ? Il ne le savait pas, et étrangement, il se sentit très proche de Severus Snape à cet instant.
A suivre…
Voila mes chers lecteurs patients. Je sais que ça ne fini pas sur une note spécialement joyeuse, mais elle est absolument nécessaire.
J'espère qu'il vous aura autant plus de lire ce chapitre qu'à moi de l'écrire, parce que ça me tenait vraiment à cœur. Et puis comme ça, je me permets de relâcher un peu de point sur mon propre cœur.
De très gros Poutous à vous tous, passez une excellente soirée.
Ruines.
PS/ mon ziguiguie, pas trop de fautes ?
