Quand il ouvrit à nouveau les yeux, ce fut pour se retrouver face à un ciel teinté de jaune et d'orange. Une brise douce et chaleureuse jouait avec les mèches de ses cheveux et il pouvait sentir en dessous de lui l'odeur de l'herbe fraîche mais confortable d'une journée d'été. Ici, sans savoir où il se trouvait, il se sentait plus vivant que lorsqu'il s'était éveillé dans la maison abandonnée.
Un sourire étira ses lèvres alors qu'il tendait une main vers le ciel comme pour saisir l'incroyable couleur du ciel. Il fut cependant surpris et laissa échapper un petit cris de stupeur quand une main se saisit de la sienne et le tira en avant pour le relever sans le moindre effort. En voyant le visage souriant de Yamamoto, il poussa un soupir de soulagement avant de se replonger dans son environnement.
Il n'y avait rien d'autre qu'une immense étendu herbeuse et un ciel dégagé brillant d'un éclat particulier qu'on associait généralement au coucher du soleil, mais rien ne semblait indiqué que l'astre du jour se trouvait dans le ciel. Encore une bizarrerie qui aurait dû l'inquiéter, mais il se sentait en sécurité. Comme il ne l'avait pas été depuis une éternité lui semblait-il.
" Salut...Je suis Yamamoto Takeshi" Commença Yamamoto en se grattant la nuque avec sa main libre, l'autre serrant toujours la sienne. "On ne se connait pas mais sans toi, je crois que j'aurais fini en bouillit sur le pavé de l'école! Pourtant va pas croire que j'ai des envies de suicide, c'est juste que l'épée en bois est un souvenir de mon père et que je ne pouvais pas la laisser se fracasser sur le sol..."
Il secoua la tête et porta sa main libre à sa poitrine, tirant pour récupérer sa main mais Yamamoto ne semblait pas décidé à la lui rendre. Il avait arrêté d'écouter le discours du lycéen brun juste après que celui-ci ait reconnut ne pas le connaitre. Cela faisait trop mal. Il avait la preuve définitive que ceux qu'il avait reconnu, ne se souvenaient pas de lui. Pourquoi sa mémoire le torturait avec des souvenirs de personnes qui ne se rappelaient même pas son existence?
Il sentait son intuition le titiller. D'une manière ou d'une autre la réponse à cette question avait un lien avec son étrange situation et à sa condition d'égaré.
"Quelque chose ne va pas?" Questionna le brun
Il tenta d'ouvrir la bouche pour parler, mais seul un son inarticulé sortit. Tout en se mordant la lèvre inférieure, il tapa du pied sur le sol se sentant de plus en plus frustré. Luttant pour garder ses émotions sous contrôle, il articula aussi distinctement qu'il le pu sans prononcer le moindre son.
"Moi, je te connais"
