Bonjour à tous, me revoilà avec un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira autant que les précédents!
Je remercie Lokki1 pour la correction et l'avis qu'elle me donne, m'évitant quelques bourdes!
Guest: Je suis contente que les personnages te plaisent! Bonne lecture!
anonymes92: Mais de rien. J'espères que la nouvelle situation de Bella te plait!
adenoide: Merci pour tout ces commentaires. Je fais en sorte que la suite soit à la hauteur. Harry n'a pas Eileen sous son aile parce qu'elle est restée passive trop longtemps. Mais on la reverra ;)
Je vous laisse à votre lecture! N'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en pensez!
Cens'
Chapitre 11
Là, ça frisait la science-fiction. Hier Bellatrix semblait éprouver une fascination maladive pour Tom, aujourd'hui elle mangeait seule avec son fils en bout de table. Tous les deux clairement mis à l'écart par le reste de la maison. Si on lui posait la question, Harry dirait que c'était dû aux événements de la veille.
Bon sang, son caractère emporté avait encore frappé. Réfléchir avant d'agir, ce n'était pourtant pas si compliqué ! Hier soir, après avoir retrouvé son calme, il s'était maudit. Une petite coupure sur le front de son fils et il en arrivait là ? Merlin, si Severus se retrouvait blessé sérieusement par des sorciers, que Mort veuille sur eux. Harry ne pourrait tout simplement pas se contrôler, il le savait.
Pour couronner le tout, Albus lui avait envoyé un mot hier soir pour l'inviter dans son bureau ce midi. Sérieusement, un mot ? Ne vivaient-ils pas dans le même foutu château ?
L'Entité avait pensé avoir retrouvé son calme ce matin, mais à peine avait-il mis un pied dans la grande salle que ses nerfs avaient été mis à rude épreuve. Rodolphus était complètement remis et jetait des regards noirs à son fils et à la jeune Black. Avait-il été trop doux la veille ? Ça pouvait s'arranger.
D'ailleurs, en y réfléchissant, pourquoi Bellatrix était ostracisée ? Avec son statut, les autres Sangs Purs auraient normalement passé l'éponge. Se concentrant sur les deux jeunes, Harry tenta de trouver un indice. Les deux élèves, face à face, restaient silencieux. Mais en y regardant de plus près, Severus lançait des regards un peu inquiets vers ses camarades de maison, et la jeune femme ramenait toujours son attention sur elle. Discrètement. D'un couvert posé un peu plus bruyamment qu'habituellement. D'un geste un peu trop ample pour être naturel. D'une légère toux.
D'accord, on ne frisait plus la science-fiction, on plongeait dedans. Le cirque de Bellatrix était clairement fait pour obliger son fils à ignorer les autres. Ce qui, dans la maison des verts et argents, s'apparentait à une forme de mépris. Une façon qu'avaient les serpents de se protéger le temps de reprendre les cartes en mains. Harry avait déjà été témoin de ce manège, avec Drago en acteur principal. La logique tombait donc sur cette conclusion : Bellatrix protégeait Severus et lui inculquait, à sa manière, les bases de tout bon Serpentard.
Les yeux marrons de la jeune femme croisèrent les siens et s'y fixèrent. Et le plus sérieusement du monde, elle lui fit un signe révérencieux de la tête avant de se concentrer de nouveau sur le première année. Est-ce que cette folle transie d'amour pour Voldemort venait de le gratifier d'un signe de respect ?
Et soudain, la lumière fût ! Dans sa hâte, hier soir, il avait laissé Bellatrix assister à la punition de Lestrange. Si ses conclusions étaient exactes, et elles reposaient sur des faits hasardeux, la jeune femme avait fait un transfert. Ce n'était plus Voldemort qu'elle vénérait, mais lui, l'Entité-anciennement-cible-de-choix. Harry devrait vérifier son hypothèse, s'il avait raison, aucun doute que l'âme de la jeune femme serait sauvée. Il pourrait la guider comme bon lui semblait. Et elle ferait un parfait bouclier pour Severus. Il sourit, ravi. Avec les antécédents qu'il avait avec cette Black, on l'excusera de ne pas s'émouvoir à l'idée de la sacrifier au besoin. En revanche, il lui donnerait une chance. Elle n'était pas encore la mangemort de ses souvenirs, peut-être pourrait-il l'apprécier dans une certaine mesure. Fort de ses conclusions, il se leva dans un soupir. Direction le bureau du directeur.
Le trajet se fit trop rapidement. Il voyait encore le regard calculateur que Dumbledore avait posé sur lui à son premier cours particulier, et il avait le vague sentiment que cette entrevue l'éclairerait sur les intentions du directeur.
Il alla s'asseoir dans un fauteuil dès qu'il fût entré au tribunal...non, dans le bureau. Lapsus.
« Bonjour Mr Famula. Avez-vous passé une agréable matinée ? »
Ce vieux fou ne lui avait plus jamais proposé de bonbon depuis la première fois. Ils étaient même cachés quelque part loin de sa vue. Hilarant comme le moindre détail lui sautait aux yeux lorsqu'il s'agissait d'Albus.
« Bien, merci. Mais je doute que le déroulement de ma matinée soit la raison de ma présence, n'est-ce pas ? »
« Vous m'avez percé à jour ! »
Et en plus il s'amusait comme un petit fou. Super ! Un Albus Dumbledore qui s'amuse est un danger pour la santé mentale de l'Entité. Peut-être même pour sa santé tout court. Dans cette situation, il en vint à remercier son immortalité.
Albus comprit, au sourire complice de son jeune professeur, que celui-ci avait vu claire dans son jeu. Peut-être savait-il depuis un moment. Il aimait bien ce jeune homme, c'était rafraichissant de rencontrer un esprit capable de comprendre un peu le sien.
« Bien, je voulais vous demander une faveur. Votre cours de la dernière fois a été très instructif. Et croyez-moi, ça fait longtemps que je n'avais pas appris quelque chose ailleurs que dans un livre. » Il s'appuya contre son dossier, passant une main le long de sa barbe. « L'enseignement que vous donnez le samedi matin est sans doute une chose dont les sorciers avaient besoin depuis longtemps. Sans doute le savez-vous, puisque ceci est votre idée. Maintenant, je me dis que les enfants ne devraient pas être les seuls à en bénéficier. Voici ma requête : Si je choisis quelques sorciers adultes, accepteriez-vous de leur inculquer le même savoir ? »
O-K. Il ne s'attendait pas à ça. Il pensait plus à un enrôlement dans ce qui serait plus tard l'Ordre du Phoenix. Pourtant, cette proposition était attrayante. Tout en restant professeur et en guidant les jeunes âmes, il pourrait peut-être en aider de plus âgées. Avec un peu d'ambition, et beaucoup de chance, la vraie magie pourrait se répandre dans la population. Les sorciers pourraient retrouver ce lien qu'ils avaient perdu et bafoués pendant tant d'années. L'idée paraissait un peu utopique, mais c'était son but, et son rôle. Cependant...
« Quand vous dîtes adultes, avez-vous déjà des idées de noms ? »
« Oh quelques vagues idées. Le premier nom sur la liste est le mien. J'avoue que le lien dont vous avez parlé m'est inconnu et que ma curiosité a été stimulée. Même un vieillard comme moi peut encore prendre des cours. » Un sourire joueur vint flotter sur les lèvres du directeur. « Pour les autres, j'ai quelques noms en tête, comme Fleamont Potter que vous connaissez. Je n'ai encore contacté personne, je n'ai donc pas de liste précise. Mais si vous acceptez, je vous l'envoie dès ce soir. »
Pas encore de liste précise hein ? Il faudra lui expliquer, dans ce cas, comment il comptait la peaufiner en seulement une après-midi.
« Je ne vois aucun inconvénient à parler de la magie à des adultes. À partir du moment où ils acceptent de recevoir l'enseignement d'un homme plus jeune qu'eux. Je vous laisse le loisir d'en parler à qui de droit, faîtes-moi simplement parvenir les détails. Je suppose que des hommes occupés n'ont pas un emploi du temps très flexible, sans doute le dimanche serait le jour idéal. »
« J'en parlerais moi-même avec eux, mais vous avez raison, sans doute le dimanche mettra-t-il tout le monde d'accord. Avez-vous des...restrictions à soumettre ? »
« Non, aucunes. Faîtes comme bon vous semble. Les adultes seront triés de la même façon que les élèves. Certains ne seront pas intéressés, d'autres ne seront peut-être pas aptes... Je laisse la magie juger seule. »
« Juger seule ? Vous en parlez comme si elle avait une conscience. »
Oh là ! Le directeur serait-il un mauvais élève ? N'avait-il pas déjà dit que la magie était leur Mère ? Qu'elle pouvait, d'elle-même, empêcher l'abus du lien ? Harry laissa un rire enfantin étirer sa bouche et plisser ses yeux.
« Il faudra faire vos devoirs professeur Dumbledore. Bien, je vais vous laisser, ma classe va commencer, et je ne voudrais pas laisser les enfants seuls. Ils en seraient trop heureux. J'attends de vos nouvelles concernant les cours particuliers. Bon après-midi Directeur. »
Avec un petit rire, il quitta le bureau. Inculquer des connaissances à Albus le rendait orgueilleux. L'ancien petit Gryffondor allait donner des cours au grand Dumbledore. Et accessoirement à son grand père et sans doute d'autres éminents messieurs. Nom d'un scrout ! Sa tête ne passait déjà plus les portes maintenant qu'il était une Entité. Bientôt son orgueil allait exploser.
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Fleamont Potter disait de lui-même qu'il était un homme heureux. Un mari comblé. Un père fier. Un politicien avisé. Mais ce soir, assis dans son bureau personnel au manoir familial, son avis avait changé. Si le discours que venait de tenir Mr Famula, dans une salle de Poudlard, était exact, Fleamont pouvait maintenant dire de lui qu'il était un sorcier médiocre.
Oh, bien sûr, il avait toujours respecté les créatures magiques. Mais honnêtement ? Il possédait des elfes de maison, il avait participé à la condamnation de loups garous... Et bien d'autres actions qui lui avaient semblées justes. Mais maintenant ? La magie, le lien... Il se demandait finalement s'il était un homme bien.
Bizarrement, il ne doutait pas d'Harry Famula. Et les preuves avancées étaient bien assez parlantes. Alors où avait-il échoué ? Aurait-il dû aller à l'encontre des traditions de son peuple ? Aurait-il dû, dans sa jeunesse, faire preuve de plus de curiosité ? Peu importe, le passé ne pouvait être changé. Mais l'avenir... Son fils, James, suivait les cours particuliers du samedi. Il ferait de même avec ceux du dimanche. Peut-être les sorciers avaient-ils trahi la Magie, mais il n'était jamais trop tard pour faire amende honorable.
Parmi les quelques personnes présentes cet après-midi-là, personnes triées sur le volet par Albus, beaucoup avaient réagi comme lui. Très peu s'étaient retiré, en les traitants de fou au passage. Tous faisaient partie du « haut du panier » de la société sorcière. Dumbledore avait visé juste, encore. Aucun doute que, petit à petit, les choses allaient bouger.
Fleamont ferait de son mieux. Le directeur de Poudlard et son jeune professeur pouvaient compter sur lui !
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Severus en venait à se demander si la vie à la maison n'était pas mieux. Il avait rêvé de Poudlard depuis que son père lui en avait parlé. Si l'école était à la hauteur, les occupants du château l'étaient beaucoup moins. D'un côté il y avait les fans de son père. Et le mot « fan » était bien gentil. Certains élèves le harcelaient littéralement, que ce soit pour connaître la vie privée d'Harry, ou pour de l'aide pour le cours. Et d'un autre côté, il y avait les anti-Famula. Les blagues humiliantes s'enchaînaient, et les insultes volaient. Ces idiots se rendaient-ils compte que la situation était très pesante pour lui ? Pas qu'il était touché par toutes ces attentions, bonnes ou mauvaises. Non. Mais il devait déployer des trésors d'ingéniosité pour que son père ne le découvre pas.
Que ferait-il s'il retrouvait Severus enfermé dans une classe avec un épouvantard ? Il en avait des frissons. Heureusement, l'aide inopiné de Bellatrix était d'un grand secours. Elle n'était jamais à côté de lui, sauf aux heures des repas. Pourtant, au moindre obstacle, elle apparaissait pour le sauver. Avait-il la tête d'une princesse en détresse ? Mais Severus ne faisait pas le difficile. Même s'il refusait encore de se lier d'amitié avec qui que ce soit, la jeune Black avait malgré tout gagné son respect.
En tournant à l'angle d'un couloir, pour aller déjeuner, il n'eut d'autre choix que de se stopper et de laisser un souffle amer quitter ses lèvres. Trois Serpentard venaient dans sa direction, et l'heure n'était plus à la fuite puisqu'ils l'avaient déjà repéré. Magnifique. Soit il trouvait une parade, soit il faisait en sorte que l'altercation reste secrète. Parce que ce n'était clairement pas des fans. Le sourire mauvais qu'ils arboreraient le lui faisait comprendre.
« Eh bien, eh bien, eh bien. Aurais-tu perdu ton fidèle toutou ? Bella n'est pas avec toi ? »
Goyle, quatrième année, plus-bête-tu-meurs. Suivit de Crabbe, jumeau-de-la-bêtise. Et un peu en arrière, silencieux, le meneur des serpents, Lucius. Si Malefoy ne l'avait jamais chahuté, ça ne l'empêchait pas d'admirer le spectacle à chaque fois. Il donnait clairement les ordres, mais en bon lâche, ne se salissait jamais les mains.
Lançant un coup d'œil derrière lui, Severus espéra apercevoir l'ombre de Bellatrix. Son « toutou » était peut-être incompréhensible, puisqu'il ne savait pas pourquoi elle était subitement de son côté, mais elle était diablement efficace. Et miracle ! Ombre il y avait. Mais le corps qui apparut dans la lumière était trop petit pour le sauver. Pire, c'était Lily Evans. Et la jeune née-moldue allait empirer la situation. Il n'y avait plus une victime, mais bien deux.
« Bonjour Severus. Ça va ? »
Elle faisait naviguer son regard perplexe du première année aux trois élèves plus âgés. Et en avisant le blason sur les robes d'école des trois autres, elle sauta à la conclusion. Problème. Ils étaient seuls dans le couloir, pas âme qui vive aux alentours et, son camarade et elle, étaient bien trop faibles pour se défendre si les choses tournaient mal.
« Oh ! C'est une réunion de déchets ! Z'avez vu les gars, c'est comme une fête juste pour nous. »
Et vas-y que Goyle-le-débile rigole à la blague de Crabbe-le-lourd. Lucius restait silencieux, mais son petit air satisfait ne pouvait signifier qu'une chose : fallait pas compter sur un élan de générosité, il ne ferait que regarder. Alors Severus fit comme son père, agir sans réfléchir. Il attrapa la main de Lily et se mit à courir en sens inverse. De toute façon il ne voyait pas ce qu'il pourrait dire ou faire pour sortir de ce guêpier indemne. Le mieux restait de courir vers des lieux plus fréquentés.
« HE ! Revenez ici les mioches ! On n'a même pas commencé ! »
Et le bruit de course engendré par les pas lourds des deux brutes donna des ailes aux deux plus jeunes. Un premier sort passa au-dessus de leurs têtes, que Severus et Lily identifièrent à la couleur. Stupefix. Ils voulaient les immobiliser. C'était déjà un point positif. Le petit brun attrapa sa baguette et répliqua par des informulés. Peut-être un peu moins inoffensifs, mais là, il en avait sa claque. Si ça continuait, il laisserait juste son père tout découvrir, et tant pis pour les autres. Il voulait bien être sympa, mais protéger ses bourreaux avait tendance à le mettre sur les nerfs.
Un cri de Lily attira son attention. Sa manche était déchirée, et son bras gauche saignait. Donc les sorts avaient évolué. Repérant une porte à quelques pas sur leur gauche, Severus l'ouvrit d'un alohomora sonore et se jeta dessus, tirant la rousse à sa suite. Il referma le battant en vitesse, et tenta de la sceller. Mais l'adrénaline avait engourdi ses capacités de réflexion. Aucun de ses sorts ne ferait le poids face à des quatrièmes années. D'ailleurs, Goyle le lui signala aimablement.
« Bah alors, on s'enfuit pour se jeter dans une cage ? Vous vous montrez enfin raisonnable ! »
Et les deux Serpentard se mirent à jouer. Cognant à la porte. Faisant durer le plaisir. Tentant de les effrayer. Et ça marchait. Que faire ? Que faire !? Le jeune Famula n'arrivait plus à réfléchir correctement. C'était la première fois que la situation lui échappait et allait si loin. Il devait trouver une solution. Maintenant !
« Severus... Severus. » Lily tentait d'attirer son attention en tirant sur sa manche. « Severus ! » La claque qu'il reçut le calma.
Elle venait de le baffer ? La gentille, studieuse et douce Gryffondor ? Ah oui, Gryffondor. Il s'occuperait de son ego blessé plus tard.
« Désolé Severus, mais tu paniquais. Tu sais, ce n'est pas grave. Ce ne sera sans doute pas agréable, mais on ne va pas mourir non plus. C'est des enfants, comme nous. Et on est dans une école. Alors calme-toi. »
Oh qu'elle est mignonne. Bien sûr que c'est grave. Harry allait... Oh mais...Est-ce qu'il était en train de paniquer juste à l'idée que son père découvre le problème ? Il paniquait à la place de ces deux brutes ? Finalement, la meilleure solution serait sans doute de sortir, et de laisser ces idiots être puni, non ? Et pourtant, Severus sentit l'angoisse revenir. Il n'aimait pas ces crétins, d'accord. Mais voulait-il pour autant voir son père en colère contre eux ?
Jusqu'ici, en sept ans, ça n'était arrivé qu'une fois. Lors d'une mission d'Émissaire Magique de son père. L'enfant, alors âgé de 8 ans, l'avait accompagné. Mais la horde de harpies qu'ils étaient allés rencontrer n'avait pas fait le lien entre eux. Sans doute parce que Severus était resté à l'orée de la forêt, admirant les petits esprits de l'eau de la rivière. Les harpies l'avaient attaqué. Criant à l'intrus, hurlant à l'ennemi. L'une d'entre elle avait refermé ses griffes sur son épaule, et l'avait jeté à l'eau. Son père avait dû entendre son cri. Lorsque le petit garçon avait sorti la tête de l'eau, il avait d'abord aperçu Harry, ses cheveux dansant violemment, presque dressés sur sa tête, sa cape fouettant l'air. Puis tout s'était calmé. Il s'était tourné vers lui, et l'avait attiré dans ses bras d'un simple geste. Et quand son père avait fait demi-tour, reprenant le chemin de la maison, Severus avait pu voir ce qui faisait précédemment face à l'homme. Les harpies, des centaines par Merlin, étaient éparpillées sur le sol. Mortes. Toutes mortes, sans exception.
Harry ne lui avait jamais expliqué les quelques 20 secondes qu'il avait ratées. Mais il avait retenu une chose. Ne jamais mettre papa en colère. C'était un peu sa ligne de vie. Il était fier de son père, il voulait ressembler à son père, il admirait son père, mais il était aussi sûr d'une chose. Son père était dangereux.
Alors oui, il paniquait un peu de ce qui pourrait se passer. Rodolphus Lestrange n'était pas mort, ok. Mais il n'avait jamais plus voulu s'approcher du petit première année ou de Bellatrix. C'est ça ! Bellatrix ! Se concentrant sur sa magie, le petit brun fit le tri dans le lien, cherchant la connexion avec la brune. Une fois qu'il l'eut trouvé, il tira dessus de toutes ses forces. Aucun doute qu'elle avait plongé tête la première. Mais au moins elle savait qu'il avait besoin d'elle. Et elle savait quelle direction suivre. Il ne restait plus qu'à espérer que Crabbe et Goyle continuent leur petit jeu malsain jusqu'à son arrivée.
La suite bientôt...
