C'est ainsi, et c'est parfait
Arthur tentait tant bien que mal de maîtriser sa monture. Cependant ce cheval ne l'aimait vraiment pas, c'était un fait.
Sinon il ne se serait pas retrouvé dans une énorme flaque de boue.
« Alors mon lapin ? Tu prends un bain ? » ria Francis qui passa devant lui avec élégance.
Le noble s'amusait de voir son pirate désarmé face à son retour sur terre. Lorsqu'ils étaient sur le bateau Francis avait souffert de cet environnement inconnu et c'était au tour d'Arthur de connaître cela. Bien entendu, il l'aidait à s'habituer même si l'ancien exilé connaissait déjà bien Verdoyant à cause de son enfance.
« Descends de ce canasson et viens te moquer face à moi spèce de lâche ! Marin d'eau douce ! »
Le noble ria et se pencha près de son fiancé pour l'embrasser rapidement avant de repartir au galop. Arthur resta là. Pendant un moment un peu perdu avant de jurer et de repartir A PIED parce que le cheval c'est ( génial ! *l'auteur se fait assommer par Arthur*) bien sympa mais faut pas en exagérer.
Il arriva et laissa les serviteurs s'occuper de sa monture. Devant lui le manoir Bonnefoy se dressait devant lui. Il vit son amant qui enlevait ses gants, il s'approcha et l'attrapa par la taille.
« Alors moussaillon ? On se moque de son capitaine ?
« Je n'oserai pas mon beau pirate. » ria le noble avant de l'embrasser.
Arthur soupira presque de plaisir en sentant les lèvres de son tendre contre les siennes. D'ailleurs celui-ci tentait de prendre les commandes ses derniers temps. Il sourit à cette pensée, ridicule, il serait toujours dominant dans ce couple.
« Non je ne crois pas.
« Eh ? »
« Je vois ce que tu penses mon chéri. Tu es comme un livre ouvert parfois. »
Arthur gonfla ses joues puis lui lança un sourire narquois.
« On verra ça ce soir.
« Oh ? Mais nous allons en voyage !
« …. Ah ? Mais j'ai rien préparé…
« Les serviteurs s'en sont occupés. Merde je suis toujours pas habituée à avoir des gens qui m'écoutent moi ! Enfin… Sur le bateau si mais c'est pas pareil ! » râla Alvida faisant sursauter les deux amoureux qui la foudroyèrent du regard. La jeune femme avait laissé pousser ses cheveux depuis leur séjour sur terre. Sa nuque était à présent cachée par des cheveux noirs fins qui en ce moment étaient attaché en petite queue de cheval. Elle avait une béquille qui remplaçait tristement sa jambe perdue mais elle ne semblait plus autant en souffrir qu'à ses débuts.
« Tu pourrais prévenir quand tu fais ça ? Vraiment j'ai l'impression que tu te plais à nous voir embrasser.
« Non ça va. J'ai déjà quelqu'un pour ça. »
La mâchoire d'Arthur se décrocha.
« Attends, attends. Caligo ? Vigie ? Ils nous a toujours pas dit son nom d'ailleurs… Esteban ?
« Euh… What ? Non, il est bien sympa le souverain mais non. »
« Dis tout à ton cher Arthur…
« Je te savais pas commère mon lapin.
« C'est le pire. » soupira Alvida. « Et non, je ne te dirai rien mon coco. Tu peux toujours rêver ! » sourit la jeune femme en s'éloignant avec sa béquille.
L'ancien pirate l'a regarda et ne put s'empêcher de sentir une vague de tristesse à la vue de la femme, à présent unijambiste. Francis lui caressa le visage doucement et Arthur soupira en fermant les yeux.
« C'est pas tout ça mais tu devrais te préparer, on part ce soir et ton pantalon et couvert de boue.
« c'est ton canasson là ! Il est intenable. » bouda l'ex-pirate.
OoOoOo
« Daddy ! » Arthur sourit et savoura la vue des deux enfants se jetant dans ses bras. Ils avaient mis un peu de temps pour s'habituer à l'appeler ainsi mais le pirate faisait à présent vraiment partie de leur famille. Il ne pouvait s'empêcher de sourire comme un imbécile lorsque son fils venait le voir. Après toutes ses fichues années il pouvait enfin le tenir dans ses bras. Alvida s'amusait à leur faire peur même si Mathieu semblait bien l'apprécier malgré tout.
« Je sais où on va moi ! Je sais ! » ria son fils aux yeux bleus.
« Et ben dis moi tout petit moussaillon.
« Non, papa voulait que ce soit une surprise. » annonça solennellement Mathieu.
« Mmmm… Je n'ai plus qu'à vous faire parler. » fit, semblant d'être menaçant, Arthur qui se mit à leur courir après dans le manoir. Francis les regarda passer, soupira, et donna les ordres à ses serviteurs pour leur affaires.
Le noble sourit lorsqu'un jeune serviteur demanda à Alvida, quelque chose, qui le regardait les yeux ronds. Il l'entendit dire : « Mais je veux pas de robe moi ! Ni de chaise roulante. Je suis très bien en pantalon et avec ma béquille !
« Un soucis Alvida ? » demanda Francis, tout sourire.
« Francis. Tu m'as déjà vu porter une robe ? Tu m'as jamais vu porter de robe. Je ne porterai jamais de foutu robe alors qu'on arrête de me demander si je veux prendre des ROBES avec moi.
« Elles t'iraient bien. » dit il alors qu'il se retenait de rire. Il savait que la pirate n'aimait pas ses vêtements trop chic ou richement décorés. Elle avait raison car même dans une simple chemise elle était resplendissante. Le regard que le jeune serviteur laissait glisser de temps en temps vers le visage de la jeune femme en disait long sur son avis. Mmmm… Ce serait lui ?
Francis sourit lorsqu'alors qu'il s'éloignait Alvida se remit à faire la conversation avec le domestique avec entrain. Ah jeunesse !
Il sentit des mains l'entourer à la taille et des cheveux dans son cou.
« Qu'es ce qu'il y a Arthur ?
« Rien de particulier pourquoi ? » demanda innocemment le pirate.
« Tu es prêt ?
« Non… J'ai envie de prendre un bain avant et… » il pinça les hanches de son amant « J'ai besoin de compagnie.
« On va être assis pendant plusieurs heures donc ce n'est pas possible.
« Fr…
« Non. Va te rincer seul comme un grand. »
Arthur fronça les sourcils, saisit Francis et l'emporta sur son épaule sous les yeux ébahis de tous les serviteurs de la maison. Un pirate reste un pirate. Francis se débattit mollement, se retenant de rire.
« Cherche pas darling, t'as pas toujours le choix avec moi. »
OoOoOoO
Dans la voiture, Arthur ferma les yeux. Il repensa à sa vie au manoir, surtout à ses amis exilés qui, grâce à Francis, avaient pu refaire leur vie sur Verdoyant.
Doc est devenu médecin dans un village non loin d'ici. Il parlait de temps en temps de ses aventures sur les mers.
« J'ai été le capitaine avant Arthur… »
Francis avait recraché le verre d'eau qu'il buvait, ses enfants étaient venus pour un léger rhume et lui avaient demandés des histoires sur l'Enfer de Saphir.
« Et oui… Je me faisais vieux et notre cher Artie s'en sortait déjà bien en tant que marin. Avec Alv à ses cotés, tous les deux ils ont fait connaître au Dragon d'Ecume son apogée.
« Pourquoi le ''Dragon d'Ecume'' » demanda timidement Mathieu. Le vieil homme leur tendit des médicaments puis ébouriffa les cheveux de l'enfant.
« Arthur n'est pas le seul à connaître les secrets de la mer. Les gens ne regardent pas assez l'écume. »
Le petit mousse roux lisait des mots sur un papier en fronçant les sourcils. Devant le haussement de sourcil du noble, l'ancien exilé s'expliqua.
« Je lui apprend à lire et à écrire. Comme je l'ai toujours fait et… Je suis le seul qu'il écoute sans se plaindre. Allez savoir pourquoi. »
Caligo et Vigie ont trouvé du travail dans le village et viennent de temps en temps visiter leur ancien capitaine avec Doc' et le mousse. Vigie a trouvé un boulot chez un fourgeron et Caligo fait partie des chasseurs du village. Francis se doutait bien que cela devait être leurs anciennes activités avant qu'ils soient exilés. Ils avaient refusés poliment l'aide monétaire que leur proposa le noble et Arthur.
« Capitaine, tu restes des nôtres mais on ne va pas dépendre des uns des autres. Allez, garde ton or on va se faire notre vie à présent. Passe nous voir au village toi aussi. Caligo nous cuisinera une de ses prises !
« Ah tout de suite c'est forcément moi qui va faire la bouffe !
« Je cuisine pas moi : je travail le fer. A la limite je peux te faire des couverts… »
Arthur avait éclaté de rire et Caligo le suivit avec l'ancienne Vigie.
OoOoOoOo
« On est arrivé !
« Trois heures de calèche… C'est pire que le supplice de la planche. Au moins ça c'est rapide !
« Tais toi et descends, d'ailleurs je dois te bander les yeux.
« What the hell ? Je suis pas dans ce genre de jeux et si c'étais le cas… »
Francis plaqua sa main sur sa bouche en rougissant et lui murmura légèrement gêné.
« Pas devant les enfants bêta !
« Et ce soir ce sera 'More Captain ! More ! Oups, si ton arrière train peut encore en prendre bien sûr.» minauda Arthur en ricanant. Il se prit une claque derrière la tête de la part de son amant mais continua à rire.
Il laissa malgré tout le ruban autour de ses yeux et se laissa guider par Francis. Il entendit Alvida avoir un hoquet de surprise. Cela le fit froncer les sourcils. Pour surprendre celle là ça doit être quelque chose d'important. Arthur se creuser la tête, réfléchissant à ce que pouvait être la surprise.
Il entendit ses pas se mettre à résonner. Il devait se trouver dans un endroit avec de l'écho comme… Comme…
« Bienvenue dans la maison du Seigneur mes fils et filles. »
Une église. D'une main tremblante, Arthur retira ce qui l'empêchait de voir.
Cette vieille bâtisse avec l'hôtel qu'il décorait de fleurs lorsqu'il était qu'un enfant. Ces bancs de bois, ces murs blancs. Alfred couru vers le vieux prêtre.
« Papy ! Papy William !
« Alfred ? »
L'aveugle ria lorsque l'enfant lui prit les mains en sautant de joie. Arthur, lui, avança lentement. Francis sur ses pas. L'ancien pirate se retourna, larmes menaçants de tomber.
« Thank you love… » lui dit il un sourire tremblant sur ses lèvres. Le noble y répondit par un baiser rapide et le poussa en direction du prêtre.
Alvida renifla et tenta de ne pas montrer qu'elle aussi était émue.
L'aveugle entendit les pas se diriger vers lui.
« Mon enfant, êtes vous le tuteur d'Alfred ?
« Non… Je viens vous apporter des nouvelles d'Arthur Kirkland. »
Le pêtre se raidit. Il leva les mains et les posa sur les joues de l'inconnu face à lui pour l'identifier. Malgré les années il reconnut la forme du visage, les cheveux, les sourcils (aussi et oui…) et un chaînon autour du cou.
Ses mains tremblaient à présent.
« Arthur ? … Mon fils… » William tira l'ex pirate contre lui, pleurant soulagé. « Tu es vivant, tu es revenu… »
Arthur le serra dans ses bras en retour. Il ferma les yeux.
Il aimait et était aimé de Francis, son doux amant. Il avait son fils, Alfred, à ses cotés. Alvida et ses plus proches amis étaient vivants. Il était dans son village natal avec son père dans ses bras.
Il était chez lui. Un immense sourire parcouru son visage.
C'était sa vie. C'était parfait.
Oh mon dieu… Je l'ai fini. Oh my god ! Et en plus je l'ai pas ré écrit trente fois celui là !
Arthur : après plusieurs mois, il était temps que tu le finisse !
Francis : *écarte l'auteur et Arthur avant qu'ils ne se disputent* Merci à tous ceux qui nous ont suivis ! Merci pour vos reviews ça nous a beaucoup encouragé ! *se tourne vers son amant* Maintenant Arthur on va voir c'est qui le seme.
Arthur : On est toujours dans le cadre de l'histoire. Donc : MOI !
Merci pour tout, de m'avoir lue, d'avoir fait des commentaires. D'ailleurs merci à… Euh… Y a trop de gens mais pour chaque personne, toi qui me lit, qui a fait un commentaire je te remercie du fond du cœur car cela m'encourageait à chaque fois pour continuer et faire de mon mieux.
« A toi cher lecteur, mon semblable, mon frère » (Baudelaire… Non ça m'appartient pas…^^ »)
Merci ! J'espère que ce dernier chapitre vous a plu et que ça vous a permis de rêver un peu.
Tout le monde : merci et à la prochaine ! *salut les lecteurs*
