DISCLAIMER : Tous les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowling.
Rating : M+ 18
Genre : romance / slash / Yaoi
Je sais que je me répète chaque semaine mais du fond du coeur : merci pour votre fidélité et surtout pou vos commentaires ! Même si je n'ai pas toujours le temps d'y répondre, je lis chacun d'entre eux avec plaisir ! Alors, mille mercis !
Comme vous êtes nombreux à attendre l'arrivée à Durmstrang, je poste exceptionnellement trois chapitres !
J'espère que vous ne serez pas déçus !
Chapitre 10 – Don de soi
20 septembre 1996 – Manoir Malefoy, Comté d'Antrim, Irlande
Après son évanouissement dans le bureau de son père, Draco dut garder le lit durant deux jours afin de régénérer sa magie. Harry ne le quitta pas d'une semelle, essayant tant bien que mal d'en savoir plus sur les raisons de son malaise.
Le blond persistait à lui dire qu'il avait ressenti une trop grande émotion par rapport au sacrifice que son parrain consentait à faire pour lui.
Ce qu'Harry ne comprenait cependant pas, c'est pourquoi Draco avait essayé de lui cacher qu'il était bouleversé.
Il n'était donc pas entièrement satisfait de l'explication que son âme sœur voulait bien lui donner.
Les pensées de Harry furent cependant détournées de cette question par l'arrivée d'un aigle royal. Le rapace était immense, ses ailes d'un ébène profond et sa tête toute blanche. Il fixait Harry et Draco de ses yeux jaunes perçants tandis qu'il tenait dans ses serres un paquet long et plat.
A peine l'oiseau eut-il déposé son chargement sur le rebord de la fenêtre qu'il s'envola aussitôt.
- Ce sont les lettres de Durmstrang et nos baguettes ! s'enthousiasma Harry en ouvrant le colis.
Ils s'installèrent sur le lit de Draco et ouvrirent tout d'abord les enveloppes qui contenaient chacune un document identique, étant leur lettre d'inscription à l'école.
« Cher Monsieur Potter,
Nous avons le plaisir de vous confirmer votre inscription à l'école de Sorcellerie de Durmstrang.
La rentrée scolaire est fixée au 1er octobre. Vous trouverez ci-joint les billets pour l'embarquement sur le Dimitrov qui appareillera le 1er octobre à 10 heures précises du terminal – 2 du port de Hull, Yorkshire.
La liste des fournitures et manuels scolaires de 6ème année est jointe en annexe.
Veuillez agréer, Monsieur Potter, notre considération distinguée.
Haldir Grindelwald
Directeur
Yvan Oxenov
Directeur adjoint »
- Le Dimitrov … tu crois que c'est le même bateau que celui qui a amené les élèves à Poudlard pour le Tournoi des Trois Sorciers ? demanda Harry.
- Aucune idée … Mais si c'est le cas, ça promet d'être rude ! Plusieurs élèves m'ont raconté que si le bateau est magnifique de l'extérieur, à l'intérieur, c'est spartiate ! Seuls Viktor Krum et Karkarov avaient droit à une cabine. Les autres élèves étaient entassés dans la cale …
- Hmhm … je sens qu'on va regretter le confort du Poudlard Express, soupira Harry.
- Et le confort de Poudlard tout court … Apparemment Durmstrang n'est pas l'endroit le plus chaleureux du monde, ajouta Draco.
Harry resta pensif un instant.
- Tu regrettes ? demanda-t-il au blond.
- Quoi donc ?
- De venir avec moi à Durmstrang ? Égoïstement, je n'y avais pas pensé avant mais tu vas abandonner plein de choses en quittant Poudlard. Tes amis pour commencer … ton statut … tu étais leur Prince après tout …
Draco eut un petit rire bref et moqueur.
- Mes amis ? Si tu parles de Crabbe et Goyle ou de cette sangsue de Parkinson, je n'appellerais pas ça des amis. Le seul que je vais regretter vraiment c'est Blaise Zabini. Lui, c'était un ami, un vrai … Le reste, ça m'est égal. Et peu importe le confort … Le seul endroit confortable, c'est toi, dit le blond avec un sourire.
Pour confirmer ses dires, il s'allongea sur Harry et l'embrassa tendrement. L'étreinte perdura plusieurs minutes avant que Harry ne s'écarte à regret.
- Et si on jetait un œil à ces fameuses baguettes ?
- Bonne idée, beau brun.
Draco défit l'emballage qui recouvrait un coffret en bois simple.
A l'intérieur, posées sur une étoffe de velours rouge sang, reposaient les deux baguettes avec entre elles, un petit parchemin roulé.
Draco prit le parchemin et le lut à haute voix.
« Cher Monsieur Potter, Cher Monsieur Malefoy,
Vous trouverez dans ce coffret les deux baguettes que j'ai façonnées à votre attention.
Au moment d'écrire ces lignes, je suis encore ému et heureux de l'opportunité que vous m'avez donnée de confectionner ces objets rares. La baguette de Monsieur Potter est en bois d'érable noir, celle de Monsieur Malefoy en bois de magnolia de Kobé.
Le cœur de chaque baguette est composé d'une lamelle provenant de l'écaille que le dieu-dragon Zirnitra donna à un de mes ancêtres. Je n'avais encore jamais utilisé ce composant, trop rare pour être galvaudé dans la première baguette venue. Mais il était parfait pour confectionner les baguettes d'un couple d'âmes sœurs. Je ne m'y suis d'ailleurs pas trompé : la réaction de cet élément rare et du mélange de vos essences magiques a été tout simplement spectaculaire. Peu de fabricants de baguette ont l'occasion de voir cela dans leur vie.
Je ne doute pas que ces baguettes vous apporteront la sagesse et la puissance.
En vous remerciant une nouvelle fois de l'honneur que m'avez fait, je vous prie de recevoir, Messieurs Potter et Malefoy, mes sincères salutations.
Gregorovitch »
- Wahou … le dieu-dragon Zirnitra … souffla Draco.
- Qui est-ce ? demanda Harry.
- Dans la mythologie russe, c'est le dieu de la Sorcellerie. Il est représenté sous forme d'un dragon noir. Zirnitra signifie d'ailleurs « habilité à la magie ». La légende raconte que pour remercier un valeureux sorcier-guerrier, le Dieu lui donna une de ses écailles … Je ne savais pas qu'il s'agissait de l'ancêtre de Gregorovitch …
Pour le coup, Harry était un peu intimidé par la baguette. Il caressa doucement le bois lisse et il ressentit immédiatement un picotement au bout de ses doigts.
Il regarda Draco qui lui dit :
- Ensemble ?
Harry acquiesça et ils s'emparèrent au même moment de leur baguette respective.
La chaleur qui se répandit dans leur corps fut telle qu'ils faillirent presque lâcher leur baguette. Mais l'intensité diminua jusqu'à devenir une agréable sensation, tiède et bienfaisante.
Après cet instant d'acclimatation, les deux baguettes se mirent à briller d'une douce lueur dorée. L'extrémité se para d'un éclat blanc tandis qu'un filament lumineux s'en échappait. Les deux filaments se rejoignirent, s'enroulèrent l'un autour de l'autre pour ensuite disparaître dans un scintillement.
Harry et Draco avaient contemplé le phénomène bouche bée.
Le blond se ressaisit le premier.
- Wingardium leviosa, dit-il en pointant sa nouvelle baguette sur le parchemin écrit par Gregorovitch.
Et celui-ci se souleva doucement dans l'air.
- Essaye Harry ! l'exhorta Draco.
Le brun énonça la même formule mais rien ne se passa. Une angoisse sans nom s'empara du cœur de Harry mais bien vite calmée par Draco.
- Essaye avec l'incantation Surgis supra …
D'un geste tremblant, Harry pointa le parchemin et murmura :
- Surgis supra
Le parchemin lévita immédiatement.
- Mais … qu'est-ce … quelle est cette formule ? questionna Harry.
- C'est l'équivalent en magie noire du wingardium leviosa.
- Ooh … Je vais vraiment devoir tout réapprendre … se lamenta le brun.
- Non pas tout … il y a quand même pas mal de sorts simples qui ont des incantations communes dans les deux magies. Pour le reste, j'ai un livre qui pourra t'aider. Maintenant que tu as de nouveau une baguette, nous pourrons nous entraîner. Je t'aiderai.
Et de fait, les jours qui suivirent, Draco, Lucius, Narcissa et Severus enseignèrent à Harry bon nombre de formules magiques et d'incantations simples de magie noire.
Le brun avait un peu de mal à canaliser le flux de sa magie et ses sorts s'avéraient souvent trop puissants. Mais il progressait indiscutablement et faisait preuve d'énormément de volonté.
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25 septembre 1996 – Manoir Malefoy, Comté d'Antrim, Irlande.
Absorbés par leurs entraînements, Draco et Harry ne virent pas les jours passer jusqu'à ce matin où Lucius et Narcissa entrèrent dans la chambre où se trouvaient les deux jeunes gens.
- Draco … c'est le moment. Nous avons besoin de prélever quelques uns de tes cheveux, lui dit sa mère.
- Ooh …
Le visage du blond se ferma et Harry ressentit toute l'étendue de sa tristesse. Il s'approcha et par la pensée, lui envoya une vague de réconfort et d'amour.
- Merci Harry, dit-il doucement en entrecroisant ses doigts avec ceux de son âme sœur.
Pendant ce temps, Narcissa avait recueilli plusieurs fins fils d'or qu'elle mit précautionneusement dans une petite fiole.
- Comment Severus fera-t-il pour absorber le polynectar toutes les heures ? demanda Harry.
- Il n'en aura pas besoin, dit Lucius. Severus est un vrai génie : il a réussi à modifier la composition de la potion pour que son effet dure au moins 24 heures ! rajouta-t-il avec une note de fierté dans la voix.
Harry et Draco regardaient tout de même les adultes d'un air inquiet.
- Tout va bien se passer, mes enfants, dit Lucius. Severus sait ce qu'il fait. Ne vous inquiétez pas.
Le reste de la journée s'écoula très lentement, dans un climat de morosité et de tension qu'Harry, malgré tous ses efforts, peinait à dissiper.
Quand 20 heures sonnèrent à la pendule du grand salon, Draco s'écroula en pleurs.
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25 septembre 1996 – Manoir Malefoy, Wiltshire
- Draco, mon cher Draco … comme je suis heureux de te voir, susurra Voldemort.
- Maître, c'est un honneur que vous me faites de m'accepter dans vos rangs, dit Severus/Draco en s'inclinant respectueusement.
Voldemort se tourna vers Lucius et Narcissa.
- Comment se fait-il que ce cher Severus soit absent ? Il est le parrain de Draco, non ? Il aurait dû assister à l'intronisation de son filleul … Cela lui aurait rappelé de bons souvenirs, dit Voldemort pensivement.
- Severus a malheureusement été retenu à Poudlard par Dumbledore, répondit Lucius. Il est très contrarié de ne pouvoir être présent ce soir Maître.
- Hmhm … se contenta de répliquer le Lord. Bien, il est presque 20 heures, nous allons commencer. Approchez-vous mes fidèles ! Et toi Draco, place-toi ici, dit Voldemort en lui indiquant le centre de la pièce.
La cérémonie allait se dérouler dans ce qui était autrefois le grand salon de réception du Manoir.
Tous les mangemorts étaient présents, habillés de leur longue robe noire, le capuchon relevé sur leur tête et leur visage recouvert par un masque en fer blanc.
Ils se positionnèrent en cercle autour de leur Maître et du faux Draco.
- A genoux, Draco ! ordonna le Lord et Severus obtempéra.
D'un geste, le Lord prit le bras gauche de Severus et releva la manche de sa robe noire, laissant apparaître une peau laiteuse et parfaitement vierge.
Voldemort en caressa la surface de son doigt crochu et glacé, provoquant un frisson de dégoût chez Severus qu'il parvint cependant à maîtriser.
- Ta peau est si douce, Draco. Si tendre. Oh que ma Marque sera belle sur une peau si parfaite … soupira le mage noir.
Voldemort s'empara de sa baguette dont il posa le bout sur l'intérieur de l'avant-bras du jeune homme blond. Une goutte d'un liquide semblable à de l'encre noire en sortit et se déposa sur la peau.
La goutte d'encre brûlait le bras de Severus comme de l'acide. Son visage se crispa sous la douleur mais il ne cria pas. Il savait que le pire restait à venir.
Et de fait, la goutte d'encre se solidifia légèrement et s'allongea comme pour ressembler à un minuscule serpent. Celui-ci pénétra la peau de Severus et commença à onduler sous le derme.
Severus avait le sentiment qu'on lui avait injecté de l'acide directement dans les veines. Il regardait l'ombre noire serpenter sous sa peau et prendre lentement mais sûrement la forme d'un crâne de la bouche duquel sortait un serpent.
La douleur était insupportable et Severus cria, des larmes coulant sur ses joues pâles tandis que l'encre brûlante continuait de faire son chemin sous sa peau.
Voldemort se repaissait littéralement du spectacle, se yeux brillant d'un éclat moqueur et lubrique à la fois.
Quand le processus fut achevé et que la Marque fut entièrement tatouée sous la peau de Severus, la brûlure cessa.
Mais le répit de Severus fut cependant de courte durée car à ce moment, Voldemort reprit le bras en main et pointa sa baguette sur le tatouage. Il prononça bien fort l'incantation :
- MORSMORDRE !
Même si Severus y était préparé, la douleur qu'il ressentit lorsque la Marque prit vie sous sa peau lui fit l'effet de mille poignards chauffés à blanc.
Son cri se répercuta sur les murs de pierre du Manoir, glaçant Narcissa et Lucius jusqu'aux os.
- Te voilà un de mes fidèles serviteurs Draco, dit le Lord. Dorénavant, tu m'obéiras et tu répondras à tous mes désirs.
- Oui Maître, je suis à vos ordres, répondit Severus.
- Bien … monte à l'étage Draco. Attends-moi dans ta chambre. Ce soir, tu auras l'honneur d'être mien … C'est une faveur que je ne donne pas à tout le monde et nombreux sont les mangemorts ici présents qui auraient souhaité être à ta place…
- Je … je vous remercie Maître. J'espère que je me montrerai à la hauteur de vos attentes, dit Severus avec difficulté.
- Oh mais je l'espère Draco … je l'espère.
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25 septembre 1996 – Manoir Malefoy, Comté d'Antrim, Irlande.
POV Harry
Je ne sais plus quoi faire pour calmer les pleurs de Draco.
Je l'ai emmené dans sa chambre et je l'ai allongé sur le lit. Je l'entoure de mes bras en lui murmurant des paroles de réconfort.
- Draco, je t'en prie … ressaisis-toi …
- Harry … comment ais-je pu accepter qu'il se sacrifie pour moi de la sorte ?!
- Tu n'aurais pas pu le faire changer d'avis … Il voulait te protéger … Si … si j'avais pu le faire moi-même, je l'aurais fait aussi !
- Ne dis pas ça Harry ! J'en serais mort de savoir que tu endurais de pareilles souffrances pour moi !
Je tiens fermement Draco dans mes bras, ma main caressant son dos dans un geste apaisant. Je ressens tout le désarroi de mon âme sœur et le sentiment d'être impuissant à l'aider me torture littéralement.
Je fais alors usage du seul remède que je connaisse : je prends le visage de Draco en coupe et lentement, j'embrasse ses joues, recueillant avec ma bouche les larmes qui coulent. Arrivé à ses lèvres, je les caresse tendrement du pouce avant d'en dessiner le contour du bout de la langue.
Draco s'accroche encore plus à mes épaules, m'attirant vers lui pour approfondir le baiser. Nos langues se trouvent et nous soupirons d'aise à ce contact doux et tiède.
Le baiser est lent et profond, empreint de toute la tendresse que je voulais montrer à mon ange blond. Draco y répond avec ferveur, m'étreignant avec force.
Mais bientôt le souffle vient à nous manquer et nous nous séparons à regret. Jamais un de nos baisers n'avait été empreint d'une telle force, d'une telle urgence, d'un tel désir.
Incapable de résister plus longtemps, je reprends spontanément possession de la bouche de Draco tout en défaisant les boutons de sa chemise. Lorsque mes doigts touchent enfin sa peau nue, c'est comme un déclencheur. Nos vêtements volent dans tous les sens.
Draco continue à m'embrasser passionnément et amoureusement alors que nous sommes complètement nus.
Je me retrouve assis sur lui, les jambes de part et d'autre de son corps. Ma langue descend doucement de sa mâchoire à son cou, mes yeux plantés dans les siens.
Les yeux de Draco ont quelque chose de fascinant. Déjà leur couleur qui varie du gris clair à l'étain, en passant par le pers. Ils ont ensuite cette profondeur, cette acuité qui laisse le sentiment qu'il regarde à travers mon âme.
De ses doigts parfaits, il caresse ma joue avec une douceur infinie et ce contact me fait frissonner.
Je repars alors à l'assaut de chaque parcelle de sa peau de velours à laquelle je peux accéder et je poursuis ma descente vers son bas-ventre.
Un cri rauque s'échappe de sa gorge quand je le prends en bouche, imprimant un lent mouvement que je maîtrise maintenant de mieux en mieux.
Mon va et vient se fait plus rapide, plus insistant mais je l'arrête pour glisser délicatement ma langue sur l'extrémité de son membre. Il se cambre tellement fort sous la caresse que son dos aurait pu se briser.
Subitement, Draco me fait basculer sous lui et entreprend à son tour de me couvrir de baisers.
Il mordille, suçote, embrasse chaque parcelle de ma peau et je gémis à chacun de ses gestes. Sans préavis, il s'empare de moi d'un seul coup m'arrachant un gémissement encore plus fort. C'est tellement bon de me sentir ainsi, logé dans l'antre doux et tiède de sa bouche.
- Draco … je souffle dans l'extase.
Il cesse sa caresse et me regarde alors avec une gravité peu commune.
- Harry … j'ai envie de toi … Oh j'ai tellement envie de toi …
Malgré tout l'amour qu'il me transmet par le lien, je ne peux m'empêcher de paniquer à l'idée de ce qu'il me demande.
Bien entendu, il le sent et alors qu'il s'allonge sur moi, il me murmure à l'oreille :
- Fais-moi l'amour Harry … s'il te plaît …
Je m'écarte de lui et lui dit :
- Quoi ? Moi ? Tu veux dire …
- Oui. Toi en moi. S'il te plaît ... j'en ai besoin …
Curieusement, je n'avais jamais imaginé cette configuration.
- Harry, s'il te plaît, me supplie-t-il dans les larmes dans les yeux.
Incapable de supporter une seconde de plus le désarroi de mon ange, je le fais basculer sur le dos.
Il noue ses jambes autour de ma taille et m'embrasse comme si sa vie en dépendait.
Malheureusement, malgré l'envie que moi aussi j'ai de lui, je ne sais pas quoi faire. Je n'ai jamais fait l'amour à qui que ce soit et j'ai peur de lui faire mal.
Alors, je lui dis :
- Draco, aide-moi … je … ne … je ne sais pas …
Il comprends immédiatement mon trouble et prends délicatement ma main dans la sienne. Il porte mes doigts à sa bouche et les suce avec application. Rien que ce geste me retourne les sens et je dois faire un effort pour me maîtriser.
Il relâche ensuite mes doigts et les guide vers son intimé.
Je comprends ce qu'il veut que je fasse et je glisse en lui avec douceur. Son visage se crispe légèrement de douleur au fur et à me mesure que mes doigts bougent en lui.
- Vas-y Harry … continue … tu es parfait …
Encouragé, je poursuis mon exploration jusqu'à toucher quelque chose qui le fait hurler non pas de souffrance mais de plaisir.
- MERLIN HARRY ! Ouiii … oh c'est tellement bon … ne t'arrête pas …
Je recommence encore et encore, heureux du plaisir que je lui apporte.
- Maintenant … Je ne peux plus attendre ... Viens en moi …
Mon ange blond me regarde avec des yeux tellement troublés de désir, tellement sombres que je n'hésite plus. Je lui souris tendrement et dépose un baiser sur ses lèvres, baiser qu'il approfondit immédiatement. Remplaçant mes doigts par mon membre douloureusement tendu, je m'introduis avec lenteur et délicatesse. Il ressert encore ses jambes autour de moi, ce qui a pour effet de m'enfoncer en lui plus profondément.
Mes premiers mouvements sont doux et lents car j'ai peur de le blesser mais il m'exhorte à bouger davantage.
Ses gémissements ont raison de ma prudence et je me mets à bouger plus rapidement.
Merlin que c'est bon. Je n'avais jamais imaginé le plaisir que je pourrais ressentir à être l'intérieur de Draco, dans cet antre si serré mais si parfait que j'ai l'impression qu'il est fait pour moi et rien que pour moi.
Je prends conscience que je suis le premier à investir ce territoire et cette pensée décuple mon désir de lui. Mes coups de rein sont frénétiques. Nous ne formons plus qu'un corps. Il m'appartient comme je lui appartiens.
- Harry … continue … ne t'arrête pas … encore ….
J'ai apparemment trouvé le même point sensible que mes doigts avaient touché un peu plus tôt.
Je regarde Draco perdu dans les limbes d'un plaisir qui semble inouï et il m'apparaît encore plus beau qu'il ne l'est déjà.
Dans un dernier coup de rein, j'entre encore plus profondément en lui. Il crie mon prénom alors qu'il se libère entre nos ventres. Son orgasme resserre ses muscles internes autour de moi et je crois bien mourir quand à mon tour je m'envole en criant son nom.
Je retombe sur lui, haletant, hébété par le plaisir que je viens de prendre. Plaisir décuplé par la puissance de notre lien.
- Merci Harry … Merci … C'était incroyable …
L'émotion que je lis dans ses yeux me bouleverse. J'ai conscience de l'avoir rendu heureux et ce constat me comble de bonheur.
- Tu vas bien ? me demande-t-il soudain inquiet.
- Je vais mieux que bien mon ange … c'était magique.
- Oui, il n'y a pas d'autre mot …
Nous nous serrons l'un contre l'autre, nos corps encore moites et légèrement engourdis.
Jamais auparavant je ne m'étais senti aussi bien, aussi complet, aussi aimé.
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25 septembre 1996 – Manoir Malefoy, Wiltshire
Alors qu'à quelques centaines de kilomètres de là, Harry et Draco, comblés par l'amour qu'ils venaient de se donner, s'endormaient dans les bras l'un de l'autre, des cris provenant d'une chambre à l'étage résonnaient dans un Manoir du Wiltshire, glaçant le sang des mangemorts présents et le cœur de l'un d'eux en particulier.
