Chapitre 11
Coucou tout le monde ! D'accord, je suis absolument en retard, pas la peine de me le rappeler. Et on pose ce flingue, doucement. Voilàààà. Bref, pas la peine de s'épiloguer, on est déjà assez en retard, alors on y va ! En route, mauvaise troupe !
...
Le téléphone d'Hermione vibra à ses côtés, et la jeune femme regarda de ses yeux ensommeillés qui pouvait bien l'appeler le week-end, un dimanche matin qui plus est. Pendant un instant, elle crut qu'elle était dans son appartement bien confortable, à Londres, dans son lit moelleux, et qu'elle avait un métier tout autre que celui de mercenaire, que son fiancé allait surgir avec un plateau dans la main pour le petit déjeuner. Mais quand elle vit le numéro de l'appel entrant, son sourire matinal retomba, et ces illusions disparurent bien vite. Elle était en mission, dormait dans un lit de camp sous une tente de fortune, venait de risquer sa peau dans un train, et avait embrassé son employeur il y a quelques heures de ça. Et elle n'avait pas de petit-copain.
Elle se redressa brusquement, et décrocha.
- Anaconda, salua-t-elle poliment.
Dieu, pourquoi son employeur l'appelait-elle toujours dans les moments les plus dérangeants ? Il avait une boule de cristal pour voir qu'elle avait fait quelque chose de mal ou quoi ? En tout cas, une chose était sûre : il voulait absolument être sûr que la mission se déroulait à la perfection, et que tout se passait pour le mieux.
- Rose Noire, je ne veux pas vous déranger plus longtemps, j'avais seulement besoin de m'assurer que tout se passait bien.
Qu'est-ce que je vous avais dit ?
- Pour être honnête, Monsieur, nous avons eût quelques soucis ces derniers jours.
Elle lui expliqua dans les grandes lignes ce qu'il s'était passé cette semaine, qui avait été pleine de rebondissement. Comment elle avait été capturée par les Italiens, après avoir abattu une cible dans un avion, sauté dans le vide, provoqué un combat aérien dont elle était victorieuse, tombé en plein cœur de la mer ; comment elle avait été torturée par ces mêmes personnes, au Taser, puis jeté dans un aquarium géant où elle avait failli laissé sa peau, avant d'être sauvé par son patron ; comment ils étaient venus narguer les méchants lors d'une fête privée, qui avait mal terminé puisqu'ils avaient engagé un combat entre eux et une dizaine de gardes lourdement armés; comment ils s'étaient enfuis en prenant un train, non sans qu'elle soit blessée, et avaient reçus la visite d'un homme non attendu ; comment ils l'avaient maîtrisé mais avaient dû prendre la fuite; et enfin, comment ils en étaient arrivés là, après bien des complications.
Hermione ne mentionna pas les sentiments qui avaient évolués entre elle et Drago, même si elle était perdue, pour être franche. Elle ne fit pas non plus allusion au baiser qu'ils avaient échangés, ni aux moments personnels qu'ils avaient partagés. Une mercenaire ne devait pas montrer sa faiblesse en racontant son passé à son employeur, mais peut-être le fait qu'ils se soient connus avant n'aidaient pas vraiment les choses. C'était de loin la mission la plus catastrophique qu'elle n'avait jamais effectuée. Cela avait commencé par une liste bien remplie, ce à quoi elle n'était pas habituée. La tâche avait bien démarré, puis s'était parti en cacahuète.
- Nous allons effectuer des recherches pour savoir qui est l'homme du train, d'après votre description, et nous allons envoyer une équipe de nettoyage.
- Merci Monsieur. Mais puis-je vous poser une dernière question ? Qu'est-ce que je suis censée faire, maintenant ?
Oui, c'était pas con, cette question. Parce que là elle était vraiment paumée. Un jour elle était Assassin, l'autre garde du corps. On était très loin de l'idée de base d'éliminer tous les noms compromettants aux yeux de Drago. Fallait-il qu'elle protège sa famille, ses parents, car ils risquaient d'être en danger ? Mais cela signifiait qu'elle devait faire de même avec Astoria, et son visage s'assombrit. Jalouse ? Qu'est-ce qu'elle en savait après tout ? Elle n'avait jamais été réellement amoureuse, mis-à-part avec Ron, mais là, dans leur situation, était-ce du réconfort mutuel et une liaison charnelle ?
Bon sang, elle se posait bien trop de question. Elle finira vielle fille dans un asile pour fous avec comme seule passion les chats.
- Et bien... Je suppose qu'à présent vous devriez protéger votre employeur et sa famille tout en menant à bien votre mission première. En attendant, nous vous enverrons les informations sur l'intrus du train. De votre côté, vous nous enverrez des rapports toutes les 72 heures.
- Bien Monsieur.
Hermione raccrocha, se remémorant les phrases qu'elle venait d'échanger avec son vrai patron. Travailler sur les deux plans, être garde du corps en plus de mercenaire, tout en pensant au côté cœur, planque, vêtements, armes, nourriture, communications, brouillage de piste... Non, c'est certain, c'était un jeu d'enfant. Un peu comme son quotidien, après tout. Elle se redressa et s'assit sur son lit de camp, et ce n'est qu'à partir de ce moment qu'elle se rendit compte que Drago n'était pas dans le sien en face d'elle. Elle enfila quelque chose de confortable, une salopette pour être plus précise, et disposa diverses armes de manière judicieuse.
Elle se servit une tasse de café, déjà préparé sur la table pliante, et sortit respirer le grand air de ce matin de printemps. Le vent caressait les cimes des arbres qui encerclaient la clairière. L'aurore venait juste de se lever, si on en croyait les minces nuages rosés qui traînaient pas plus hauts que les sommets de la forêt. Hermione laissa son regard traîner le long du campement de fortune. Le feu de bois était éteint à présent, les cendres étaient dispersées autour des pierres : l'expression de l'ennui du dernier tour de garde de Drago. Celui-ci était torse nu, malgré le vent frais qui hérissait ses poils blonds, assis sur un rondin de bois, en train de déguster un mug de café.
Elle lança un regard circulaire autour de la clairière. Elle remarqua une masse dans les arbres, camouflées par des hautes branches. Ses yeux continuèrent son chemin elle ne voulait pas que l'intrus comprenne qu'elle l'avait vu. Ses muscles se tendirent, et elle fit glisser une lame, cachée dans sa manche, dans sa main.
Corpulence d'un homme, 1m 85 environ (même si la taille était difficile à évaluer, car l'homme était assis sur une branche). Il était camouflé à la militaire, avec motifs fougères peint sur son arme. Un calibre tel ceux des snipers de combat dans l'armée américaine, mais Hermione n'en était pas vraiment sûre, car ses yeux étaient passés trop vite. L'arbre dans lequel il était perché était à une vingtaine de mètre du campement, facile à atteindre grâce à un couteau, pourvu que le chemin soit dégagé.
Elle prit soin de ne pas croiser le regard de l'Assassin venu les abattre, en hauteur, comme un lâche. Elle avait compris que le tireur avait attendu son arrivée pour qu'il puisse les abattre les deux en même temps. Pas de témoins. Et elle ne serait pas étonnée que ce soit le Cercle qui ait envoyé le mystérieux sniper. Hermione avança et se planta juste devant Drago, debout, de manière à ce qu'elle ait l'étranger en visuel. Elle n'avait pas remarqué de capteur de sons, et le vent était latéral, alors elle commença à chuchoter à Drago, qui levait les yeux vers elle :
- Il y a un tireur posté dans un arbre, à 11 heures. Ne te retourne pas, j'attends juste que le vent tourne vers lui pour pourvoir le tuer.
Du coin de l'œil, elle observa les touffes d'herbes. Le vent était assez fort pour que les brins puissent se courber sous le joug du souffle. Encore quelques minutes, d'après son estimation.
- Bien dormit, sinon ? demanda Drago en sirotant son café.
Hermione roula des yeux en soupirant.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?
Drago haussa des épaules en retournant à la contemplation du brin d'herbe. Le vent tourna, et souffla dans leur dos.
- Maintenant, prévient-il
Le geste fut rapide. Hermione saisit la lame, et d'un coup de maître, la projeta jusqu'à sa cible. Le tireur avait le doigt posé sur la détente, et dès lors qu'elle eut lâchée la lame, la mercenaire se précipita vers Drago pour le faire tomber au sol, son corps servant comme bouclier face à quelconque projectile. L'arme atteint l'intrus au niveau de la carotide. Mortel. L'homme eut cependant un vieux réflexe, celui de presser l'objet qu'il avait entre les mains. La balle partit donc, et pulvérisa une boîte de conserve non loin des deux compères.
L'homme tomba sourdement sur le sol.
Merci, chuchota Drago.
La tueuse à gage tourna la tête vers lui. Elle était toujours allongée sur son corps, et les souvenirs de la veille ressurgir. Le jeune homme avait laissé la surprise et l'incompréhension de côté, et eut un sourire coquin qui mettait très mal à l'aise. Il savait à quoi elle pensait. Hermione se retint de le gifler, et se redressa en soupirant.
Elle marcha à vive allure en direction du cadavre, et Drago était à sa suite.
- Attends ! s'écria-t-il en tâchant de la rattraper. Tu ne veux vraiment pas parler de ça ?
Elle fit volte-face, et il manqua de la percuter.
- Parler de quoi ? grogna-t-elle. Ce qui s'est passé hier n'était qu'une faiblesse, d'accord ? j'ai une mission, celle d'éliminer ta liste, mais ça s'est vite transformé en autre chose : te protéger. Et je n'ai qu'une règle d'or : ne jamais coucher avec son employeur.
- On n'est pas passé à l'acte, hier, répliqua Drago avec un sourire carnassier. Mais si tu veux…
- STOP !
Elle voulait vraiment le frapper. Et c'est ce qu'elle fit, d'ailleurs. Une gifle monumentale, qui résonna dans toute la clairière. Drago ne dit rien, et aucune expression ne se laissa transparaître de son visage.
- Très bien, dit-il, plus dur. J'ai compris. Mais qu'une chose soit bien claire : nous ne sommes plus employeur-employé. Je suis ton coéquipier. Un point c'est tout. Tu es peut-être plus expérimentée que moi, certes, mais je ne suis pas débile. On est sorti de cette putain de soirée ensemble, on a quitté ce putain de train ensemble. Alors on va finir cette mission ensemble. C'est compris ?
Hermione roula encore des yeux en soupirant, et se tourna pour se diriger vers le mort. Il était face contre terre, alors la mercenaire le tourna pour voir son visage. Il avait les yeux exorbités, et le couteau l'avait vraiment bien atteint, juste sous le menton. Un travail de professionnel – normal, c'était fait par elle. Il avait une tête de Russe (sans vouloir juger), avec double menton, cheveux blancs et traits tirés.
- Tu le connais ?
- Non, pourquoi, je devrais ?
Hermione secoua la tête. Elle commença à la fouiller. Des armes, pas mal, qu'elle lança à Drago. Une boussole, un couteau, une boîte d'allumette. Et des papiers d'identités. La jeune femme ricana. Sérieusement ? Qui donc, parmi les tueurs à gages, se trimbalent avec sa carte d'identité lors d'une mission ? Elle regarda le nom : Alexandreï Souchkoff. Un Russe, donc.
- Ça te dit quelque chose, ce nom ?
Drago secoua la tête à la négative.
- Ça doit être un sbire de Dimitri… dit-il, songeur.
Hermione continua sa fouille. Elle en sortit, victorieuse, une carte. Elle la déplia et la posa au sol, la lissant de sa main. Un secteur était entouré au gros feutre rouge.
- Alors, le gros cercle rouge doit-être sûrement leur prochaine attaque.
Elle essaya de lire la carte avec son doigt, et remarqua une étoile rouge, avec un A marqué à côté… Elle regarda la position. Le secteur était dans la forêt, à côté d'une ligne de chemin de fer.
- Ça, c'est notre position, nota-t-elle en crispant la mâchoire, et le A doit signifier Alexandreï.
- Ou Assassin, finit Drago.
La mercenaire hocha la tête. Si cet homme travaillait pour Dimitri, il travaillait pour le Cercle. Et le Cercle savait qu'elle était tueuse à gage. Dit donc, cette histoire tournait en règlement de compte de la mafia russe…
- Bon, et l'endroit entouré en rouge est situé dans la campagne. La route Broad Church ne passe pas loin, et…
- Attends, la coupa Drago. Tu as bien dit Broad Church, n'est-ce pas ?
- Oui, c'est ça, confirma-t-elle en vérifiant une nouvelle fois. Ça te dit quelque chose ?
Drago serra du poing, si fort que ses phalanges devenaient blanches.
- Broad Church est la route qui passe juste devant ma maison.
Il y eut un silence froid pour accompagner sa déclaration.
- Cela veut dire que leur prochaine attaque aura lieu chez moi. Là où il y a toute ma famille.
Drago se leva. La rage qu'il ressentait émanait de son corps, si fort qu'Hermione ne serait pas surprise qu'il prenne un arbre pour punching-ball.
- Oh merde…. Souffla-t-elle.
Ça, elle ne l'avait pas vu venir. Et pourtant, quelques minutes plus tôt, Anaconda venait de la prévenir comme quoi son prochain objectif serait de mettre la famille de son protégé à l'abri. Pour l'heure, Hermione devait le calmer, son protégé. Celui-ci donnait des coups de pieds dans les troncs des conifères, la mine sombre, tout en répétant des injures.
- Drago, s'il-te-plaît…
- Non, Hermione, pas de s'il-te-plaît ! Ces bâtards vont s'en prendre à ma famille ! A ma mère suicidaire et à mon père malade ! Ainsi qu'à Astoria !
Hermione voulut le saisir pour qu'il puisse descendre d'un ton, mais il esquiva son geste.
- Non, laisse-moi ! pesta-t-il
Il s'éloigna pour aller s'assoir sur un des rondins qui entouraient le feu de camp, en enfouissant la tête dans ses mains. La mercenaire soupira. Que faire avec lui ? Il était vraiment furax, cela se voyait, et les jours précédents, riches en émotions, n'aidaient pas franchement pour garder le contrôle. Cependant, si la jeune femme ne parvenait pas à lui faire reprendre ses esprits, il se plongerait dans une folie vengeresse et risquerait de se faire tuer. Hors, elle avait besoin de son argent.
« Seulement pour l'argent ? » chuchota une voix à l'intérieur d'elle-même. « N'est-ce pas pour ses beaux yeux que tu ne veux pas qu'il meure ? ». Hermione se gifla intérieurement en faisant taire la voix. Elle se tourna vers le cadavre d'Alexandreï. Il fallait faire disparaitre le corps, avant toute chose. Elle vérifia une dernière fois s'il n'y avait pas d'autre élément intéressant dans les poches du tireur, et découvrit un talkie-walkie (qu'elle garda dans sa poche), puis mis le feu, en prenant bien soin de récupérer les armes.
Pendant que les flammes consumaient le corps inanimé, elle écouta brièvement la conversation, d'une qualité médiocre. La ligne était comme une friture, mais elle réussit cependant de capter des bribes de phrases. Les interlocuteurs parlaient en Russe, il fallait s'y attendre, fort heureusement Hermione avait appris quelques bases pour les besoins d'une mission, i ans de cela, et son apprentissage lui revint en mémoire. Les voix graves des hommes étaient reconnaissables à celles des Russes, causées par des siècles de générations tentées par l'alcool. Ils parlaient d' « attaque imminente », « quand le soleil sera couché demain », « attaque forte et massive », « silence radio d'ici là ».
Hermione éteignit le récepteur en soupirant. L'attaque aura lieu demain soir, et d'après ce qu'elle avait compris, beaucoup d'hommes étaient sur le coup. Peut-être aussi les Italiens. Avec beaucoup d'armes, mêlées à de la magie. En somme, ce serait le carnage, un vrai champ de guerre, le Manoir allait vite tomber en ruine.
Elle jeta un regard derrière son épaule en direction de son employeur. Il semblait à peu près calmé, du moins en apparence. Les épreuves qu'il avait vécues ces jours-ci, personne n'aurait pu prédire que cela lui tomberait dessus. Mais la mercenaire devait bien le reconnaître, il s'en était plutôt bien sortit. Quant à elle, n'en parlons pas. Les rebondissements toutes les 5 secondes et les courses poursuites, c'était son quotidien.
Elle se dirigea vers le feu de camp, et s'assieds juste à côté du jeune homme, à même le sol. Pendant quelques instants, le silence s'installa. Il fallait qu'il puisse digérer la nouvelle, avant qu'ils puissent mettre un plan sur pied. Hermione savait d'expérience qu'il fallait d'abord laisser les émotions passer, car sinon toutes réflexions seraient influencées par ce que l'on ressentait sur le moment, pas par la raison.
- Drago…
- Le Cercle va les buter, Hermione, si nous ne faisons rien. Peut-être que tes parents sont en vie et en sécurité, je ne sais pas, mais les miens vont mourir dans peu de temps.
Sa voix était dure et impuissante. Il lui faisait de la peine, le pauvre…
- Ecoute Drago, l'attaque est prévue demain soir. On a le temps de s'organiser, et…
- Tu vas pouvoir les sauver ? supplia-t-il, les yeux brillants.
Elle ouvrit la bouche, hésita, puis la referma. Elle ne voulait pas faire de promesses qu'elle ne pourrait pas tenir, elle n'en était pas sûre à 200%. Mais Drago était tellement… mal. Loin de là qu'il soit fragile, il s'inquiétait, peut-être aussi le contre coup qu'il venait presque de se faire tuer retombait lentement. Il avait peur pour ses parents, et malgré qu'il commence à construire sa vie, il ne voulait pas les perdre, il avait encore besoin d'eux. Personne n'était préparé à une perte, alors le fait de savoir qu'il puisse peut-être être orphelin d'ici quelques heures le terrifiait. Personne ne voulait perdre ceux à qui on devait la vie, personne.
Hermione saisit les mains du jeune homme, et les pressa.
- Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, Drago. Mais tu vas devoir m'aider. Tu es mon partenaire, je te rappelle.
Il eut un petit sourire triste, puis essuya d'un geste rapide ses yeux humides. Moment de faiblesse, réconfort, voilà, c'était passé, qu'on en parle plus.
- Bon, qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
La mine d'Hermione s'assombrit. Bonne question. Elle envisageait d'abord de s'armer, et lourdement. Peut-être de prévenir les parents Malefoy de partir d'ici, et en vitesse. Et d'envisager une stratégie. Son cerveau ébauchait des dizaines de plans à la vitesse de l'éclair. Elle était douée pour cela, d'ailleurs.
- Hermione ? l'appela doucement Drago, la sortant de sa rêverie.
Elle tourna la tête vers lui, et s'enfonça dans la profondeur de ses yeux orage, acier, polaire, si magnifiques qu'ils en étaient enivrants.
- Ce combat sera le dernier, c'est vrai. Mais il sera aussi le plus dur… Tu es sûr que tu veuilles t'engager là-dedans ?
- Hermione, ce sont mes parents. C'est mon unique famille, alors bien sûr que je veux te suivre. Et tu l'as dit toi-même : nous faisons équipe, pas vrai ?
D'accord. Très bien. Ça allait être une bataille mémorable, de toute évidence. Hermione en avait conscience. Elle était prête, pas la peine de douter de sa formation; mais pour Drago? Elle vit dans son regard qu'il était déterminé : rien ne le ferait changer d'avis.
Alors en route.
.
Chapitre assez court, mais c'est pour vous préparer tout doucement que le prochain chapitre sera vraisemblablement le dernier.
C'est triste, c'est vrai, mais si vous laissez plein de review, je vous promet qu'il sera mémorable, ce dernier combat !
Et si vous laissez plein de reviews encore, et bien il ne serait pas impossible qu'un tome 2 vienne suivre le premier... Qu'en pensez-vous ?
Allez, je vous laisse. Mais je vous aime quand même !
P.L.P
