Salut la foule!
Je suis encore là... je prends quand même mon ordinateur finalement, pour parer à l'ennui de ces vacances... J'vous dis pas comment je vais avoir le temps de m'emmerder sec... m'enfin... On s'en fout ^^
Donc du coup, voilà le nouveau chapitre ! La réaction d'Alice a été source de beaucoup d'interrogations... qui ne se résoudront pas dans l'immédiat (trop cool!). Je vous remercie pour toutes vos réactions, sincèrement =) On a dépassé les 1100 reviews, et ça m'épate toujours que vous me suiviez toutes, en vous manifestant ou non via les reviews !
Je remercie ma bêta-rider Melacullen. Je vous souhaite une bonne lecture, un bon week-end et à très vite.
Prenez soin de vous.
Tiffany.
-o-o-o-
Chapitre 12 : Réactions inexpliquées
- Point de vue d'Edward -
- Salut Edward... Entre...
Mon frère se décalait dans l'entrée de son domicile pour me laisser passer. Il avait l'air fermé, et sérieux. Et je n'aime pas ce visage-là de lui. Parce qu'à ce moment là, il n'est plus mon frère, il est celui à qui j'ai pris son grand amour il y a des années...
Jasper refermait la porte derrière nous.
- Qu'est-ce qui s'est passé avec Alice ?
Je le fixais.
- Bah j'te sais moi... Elle est venue à l'appartement, je n'étais pas seul... et voilà quoi... Elle est repartie direct...
Jasper soupirait.
- Tu étais avec qui ?
- Avec Bella...
- D'accord... mais comment, avec Bella ?
Je sens que ça ne va pas me plaire.
- C'est un interrogatoire ?
Jasper me regardait alors avec ses yeux gris aciers, et j'aurais sincèrement pu partir en courant si je n'avais pas été un homme.
- Edward...
Je soufflais et m'asseyais sur le canapé.
- Sans te faire un dessin, j'avais passé mon peignoir à Bella après la douche, elle est allée dans le salon dans cette tenue, moi j'avais juste ma serviette et mon caleçon, j'ai ouvert à Alice comme ça, et voilà...
Mon frère prit place à mes côtés.
- Je vois...
Nous nous retrouvions ainsi, comme deux imbéciles. Je déteste cette situation. Je déteste être en conflit avec mon frère. Jasper se frottait les paumes de ses mains.
- J'aurais aimé qu'elle l'apprennne autrement... souffla-t-il enfin.
J'acquiesçais.
- C'était pas prévu...
- Je sais... je sais aussi que t'étais chez toi, que t'as le droit d'y recevoir qui tu veux, a fortiori si c'est ta petite-amie...
J'opinais, ne sachant pas trop quoi dire. Jusqu'à présent, c'était moi qui avais vu mon ex refaire sa vie... maintenant que c'est l'inverse qui se produit, c'est bizarre aussi. Les prises de tête de ce genre, je les éviterais volontiers !
- Ecoute... quand tu t'es installé avec elle, je n'ai pas fait d'esclandre... Je n'ai pas cherché des noises, j'ai fait profil bas... Je veux juste que ça se passe pareil avec Bella... Je voudrais qu'Alice soit raisonnable...
Il me tapotait l'épaule.
- Ca pourrait ne pas être simple, j'espère que t'en as concience...
Ouais... c'était le moins qu'on puisse dire... seigneur... Alice, Kate... je vais devenir sénile avant l'âge !
Au même moment, la porte s'ouvrait et Alice fit son apparition en chantonnant. Mais lorsqu'elle m'aperçut, elle s'immobilisait, comme si elle venait de se prendre une décharge électrique.
- Edward...
Je levais ma main.
- Salut Alice...
Sans plus de cérémonie, elle se dirigeait vers la chambre à coucher en claquant la porte. Jasper soufflait.
- Va lui parler...
D'un coup, cette simple idée me fit bien flipper !
- T'es sûr ?
Il acquiesçait. Alors, je me levais pour aller la voir et toquais contre le pan de bois. Elle était assise sur le lit, dos à la porte, tête baissée.
- Alice ?
Elle sursautait.
- Qu'est-ce que tu veux ?
Je fermais la porte derrière moi.
- On peut parler ?
Elle me tournait de nouveau le dos et je m'asseyais sur le rebord du matelas de leur chambre. J'avais envie qu'elle me dise un truc, n'importe quoi. Je ne savais pas comment aborder cette affaire et honnêtement, je ne comprenais pas bien ce que Jazz attendait de cette entrevue.
Et c'est foutrement gênant qu'il soit dans la pièce à côté !
Comme pour me contredire, j'entendis la porte d'entrée claquer, signe que mon demi-frère avait quitté l'appartement. Pas fou le type, il se barre avant que tout explose ! Je me raclais la gorge.
- Ecoute Alice... Honnêtement... Je ne sais pas pourquoi Jasper veut que je vienne te parler mais...
Elle restait silencieuse.
- Je ne sais pas si... si j'ai fait quelque chose de mal... J'étais avec Bella, et bon... on a eu un moment d'intimité mais on ne pensait pas que quelqu'un viendrait ou...
Elle se levait en soufflant.
- Ecoute Edward, t'es bien gentil, je t'adore, mais ta vie sexuelle ne m'intéresse pas vraiment tu sais !
Ben merde alors !
- Je m'en doute bien, mais j'ai bien vu que quelque chose n'allait pas quand tu es arrivée et...
- Edward ! S'il te plaît ! Je ne veux FOUTREMENT pas parler de ça avec toi, ici et comme ça... J'ai ma vie, tu as la tienne... Je ne sais même pas pourquoi tu obéis quand ton frère te demande de venir me parler de ça... maintenant, si tu veux bien me laisser, je voudrais prendre ma douche et me détendre. J'ai eu une longue journée, Jasper ne reviendra sûrement pas avant le diner, et je n'ai qu'une envie, c'est me coucher dans ses bras...
Et vlan, prends-toi ça dans ta gueule...
Je sais que Jazz et Alice sont ensemble. Je sais qu'ils vivent ensemble, vont se marier, ont une vie intime, et beaucoup d'amour à revendre. Je le sais. Mais merde. Pas comme ça.
Elle s'approchait de moi.
- Alice, je...
Elle levait son regard vers le mien et je fus frappé par ses yeux marrons. Je sais très bien qu'en cet instant, nous n'étions plus Edward et Alice, qui vont être de la même famille après le mariage, et qui sont super contents d'avoir pu surmonter leurs soucis pour faire en sorte que tout aille bien. Non. Nous étions juste Alice et Edward, dont les non-dits ravivent des sentiments pas forcément agréables.
- S'il te plaît, Edward... Va-t'en...
Sa voix n'était plus qu'un murmure et je fus obligé d'acquiescer.
- Bella sera chez les parents à Thanksgiving... avec sa fille... Jasper voulait que je te prévienne...
Elle se mordit les lèvres et il s'en fallut de peu pour qu'elle me pousse à l'extérieur de son domicile.
Je déteste cette relation compliquée qu'on entretient. Si elle n'était pas la femme de la vie de mon frère, j'aurais souhaité qu'elle disparaisse du paysage.
J'y pensais encore sur la route, et sans vraiment réfléchir à mes actes, je tournais sur la gauche et m'enfilais sur la sortie de route menant à l'adresse de Bella. Je me retrouvais en vingt minutes devant chez elle, et constatais que sa voiture était bien garée devant. Enfin quelque chose qui va tourner rond aujourd'hui...
Je toquais contre la porte-fenêtre, réalisant que jamais je n'étais rentré par la porte. Tant que j'rentre de toute façon... Elle apparut dans mon champ de vision, étonnée et m'ouvrait.
- Salut Bella...
- Hey... salut... Lola, regarde qui est là ma chérie...
Oh... ok... donc pas de bisous dans l'immédiat... J'entrais et apercevais la petite assise devant la table, devant plusieurs pièces de puzzle.
- Entre... On terminait un petit jeu toutes les deux...
Je défaisais ma veste et la posais sur le comptoir. Je tentais de m'approcher de Lola en souriant mais lorsque Bella fut revenue à sa hauteur, la petite se cachait contre elle.
- Tu dis bonjour ma puce ?
Elle bougeait simplement sa tête, cherchant davantage à se dissimuler.
Ca aussi ça me déstabilise... enfin j'veux dire... ses réactions, tout ça... c'est pas évident à comprendre... pourtant je voudrais bien !
Bella lui frottait le dos et lui murmurait des petites choses à l'oreille que je tentais de ne pas écouter, par respect. J'entendis Lola marmonner un faible "non" un peu couinant et sans que je n'ai vraiment le temps de la voir faire, elle quittait sa chaise et partit en courant jusqu'à sa chambre dont la porte claquait. Bella sursautait et fermait les yeux.
- Désolée...
Je m'asseyais sur une chaise face à elle.
- C'est pas grave...
Elle se frottait la tempe, les yeux clos.
- Je suppose que c'est... encore intimidant pour elle... elle ne sait pas pour nous et elle te voit venir ici, souvent... alors...
Ouais, ça devait y jouer j'pense !
- J'aurais peut-être dû prévenir...
Bella se levait et fit le tour de la table jusqu'à moi. Je l'attirais sur mes genoux et elle passait ses bras autour de mon cou. J'embrassais doucement sa joue.
- Non... Il faut aussi qu'elle apprenne que parfois, on n'a pas le choix de recevoir de la visite... Il faut que je travaille sur ça avec elle... Je ne sais pas encore comment m'y prendre pour ça...
Je caressais son dos.
- Je suis sûr que tu trouveras...
- J'espère...
Elle appuyait son visage dans mon cou et j'embrassais son front. Elle soufflait fortement et se redressait un peu. Son front se posait contre le mien et lentement, nos lèvres se rencontrèrent de longues secondes. Je soupirais de satisfaction, presque comblé.
J'aurais aimé que tout soit si simple qu'un baiser avec Bella.
- Tu veux un café ? Un soda ?
- Un jus de fruits si tu as...
- Oui, bien sûr !
Elle se levait et nous rapportait deux verres. Elle avalait le sien d'une traîte.
- Je vais aller chercher Lola...
- Ne la force pas !
Elle disparut dans le couloir mais quelques instants plus tard, j'entendis un grand cri. Mon coeur s'accélérait à l'idée qu'il ait pu arriver la moindre chose à ma compagne ou sa fille et je me précipitais dans le couloir, mais je trouvais Lola dans sa chambre en train de hurler.
- Lola ! Arrête ça !
Elle tentait de la redresser sans succès. L'image de cette gamine se laissant chuter en criant me frappait. Bella luttait, sans cesser, pour tenter de la relever.
- Lola ! Arrête ! Redresse-toi s'il te plaît !
Elle l'attrapait sous les aisselles et la relevait mais la petite se laissa de nouveau tomber, comme si elle n'avait pas été constituée en une autre matière que la pâte à modeler.
Wow...
- Lola ! Ca suffit ! Tu viens dire bonjour à Edward, que tu le veuilles ou non ! C'est une question de politesse !
La petite se mit à pleurer toutes les larmes de son corps. Mes entrailles se serraient devant ce spectacle compliqué. Depuis combien de temps Bella subit-elle ça ? Lola semblait... ne jamais pouvoir s'arrêter... et Bella s'échinait...
- Bella... Laisse-la...
Bella lâchait alors le poignet de sa petite fille et l'observait, immobile. Lola continuait de pleurer, recroquevillée sur son lit.
- Elle se calmera toute seule... Laisse-la... ce n'est pas grave...
Au bout de longues minutes, Bella consentit enfin à quitter la chambre de sa fille et je la sentais derrière moi dans le couloir. Lorsque nous atteignîmes la cuisine, je me retournais vers elle. Bella était immobile et elle reniflait. Une larme roula sur sa joue.
Oh non...
Je l'attirais contre moi et elle se laissait couler dans mon étreinte, ses larmes roulant au rythme de sa peine.
- Shhh... Bella... Bella, Bella... C'est fini...
Elle eut un sanglot bruyant.
- Je suis fatiguée...
Je caressais son dos en la serrant le plus fort possible.
- Je sais...
- Je ne sais plus quoi faire... j'ai tout essayé... je n'en peux plus...
Je l'écoutais, tout en tentant d'être autant présent que nécessaire. J'embrassais sa tempe.
- Tout ira bien... Tu es une excellente maman... Tu te donnes beaucoup pour ta fille... Je sais que ça ira... Laisse-toi le bénéfice du doute... D'accord ?
Elle opinait et je continuais de la bercer, durant une dizaine de minutes. Puis, elle se retournait et se mouchait, avant de froisser le papier et de revenir vers moi.
- Merci d'être là...
Je souriais et elle se rapprochait pour m'embrasser doucement.
- Je vais voir ce qu'elle fait...
- D'accord...
Je la regardais s'éloigner dans le couloir.
Elle souffre bien plus qu'elle ne veut le montrer...
..::..
- Point de vue de Bella -
Lola... ma Lola...
Elle était recroquevillée sur son lit, son oreiller placé sur son corps. Elle tenait dans sa main les billets de son père qui commençaient à être froissés à force d'être trimballés à droite à gauche. J'avais tenté de lui expliquer, et même Jacob par téléphone l'avait fait, qu'elle devait les poser dans une tirelire. Mais non. Elle ne faisait pratiquement pas de cas de ses jouets, mais elle gardait ses billets.
Elle avait fini par s'endormir. Pleurer l'épuisait toujours beaucoup. Ca avait dégénéré quand je lui avais dit qu'elle devait venir dire bonjour à Edward. Pour je ne sais quelle raison, elle s'était mise à pleurer, et à crier.
Pourquoi elle fait ça ? Je veux dire... est-ce que les autres enfants autistes ont des crises similaires ? Je n'ai personne pour comparer. Personne à qui je pourrais téléphoner pour savoir.
Lola est juste comme ça. C'est ma fille. Je l'aime comme elle est.
Je caressais son front et embrassais sa tempe avant de refermer la porte sur moi. J'ai probablement été trop insistante, trop dure. Lola n'aime pas être bousculée, et qu'est-ce que je faisais en lui demandant de dire bonjour ? Je la bousculais, précisément.
Je retrouvais Edward dans le salon. Ca fait du bien d'avoir quelqu'un qui puisse simplement vous prendre dans ses bras et vous écouter, sans juger. Il me souriait timidement.
- Alors ?
- Elle dort...
Il attrapait ma main.
- Je t'avais dit qu'elle se calmerait...
J'acquiesçais. Comment a-t-il su ça ? Comment a-t-il compris ? Il m'attirait à lui par les hanches.
- On devrait faire un truc rien que toi et moi pendant qu'elle se repose...
Je l'entraînais alors dans la salle de bains et il me souriait.
- Une douche chaude ?
- Ca me paraît correct...
Nous nous déshabillions mutuellement, parsemant nos peaux de baisers délicats. J'aimais goûter sa peau, et j'aimais sentir le frôlement de ses lèvres sur la mienne, frissonante.
Je rentrais sous le jet et il me suivit en me tenant la main. Dans le petit espace, nous nous faisions face. L'eau tombait sur nous deux, nous mouillant. Elle était tiède, et m'enveloppait comme dans un écrin de douceur. J'aime me doucher avec lui...
Peu à peu, les caresses se firent plus précises, remplacées par des actes amoureux délicats et tendres. Sa peau dansait avec la mienne au rythme d'une respiration endiablée et je me retrouvais contre le mur carrelé derrière moi, soulevée dans les bras puissants d'Edward alors qu'il entrait en moi, me possédant. Me faisant oublier. Je gémissais, retombant dans l'oubli d'un acte primaire. Je n'étais plus qu'une femme prenant du plaisir avec un homme magnifique... et vraiment très doué !
Le plaisir prit naissance entre mes jambes et s'étiolait dans mon corps, jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter, mordant la peau à la jonction du cou et de l'épaule d'Edward, pour étouffer mes cris. Haletante et tremblante, je devenais poupée de chiffon dans ses bras alors qu'il assénait de nouveaux coups de butoir au fond de ma féminité, venant à son tour en éteignant ses cris contre ma bouche.
Nos respirations se mêlaient au plaisir ressenti et il embrassait tendrement mes lèvres. Il me reposait au sol, me maintenant contre lui.
Etais-je la seule à avoir des angoisses, et des soucis ?
Je passais mes doigts dans ses cheveux, jouant avec ses mèches humides. Il soupirait et embrassait mon épaule en gémissant. Je me laissais aller contre sa chaleur.
- Ca fait du bien après le début de cette journée...
Je n'étais effectivement pas toute seule.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il bougeait un peu, en me maintenant toutefois contre lui. Sa main caressait mon dos et ma poitrine était collée contre la sienne, nos corps attachés l'un à l'autre sans que nous n'éprouvions le besoin de les faire s'éloigner.
- Jasper a voulu que je parle à Alice de ce qui s'est passé à mon appartement l'autre jour...
Oh... ça...
- Et ?
- J'ai la légère impression qu'elle m'en veut pour quelque chose... mais je ne saurais pas dire quoi...
J'embrassais son cou.
- Ca peut se comprendre, Edward... Tu es son ex, et vous avez beaucoup vécu ensemble... Elle ne t'a jamais vu avec quelqu'un...
- Ouais je sais... Mais je ne veux pas que notre histoire soit systématiquement le bâton qui vient se loger dans les roues...
Je caressais sa nuque.
- Elle s'y fera... Elle doit juste digérer ce qu'elle a vu... C'est normal... Je suis sûre que ça ira... Même si elle mettra peut-être du temps à accepter ça, elle le fera...
Il soupirait et calait son visage dans mon cou.
- Je ne veux pas que tu crois qu'elle et moi sommes encore...
Je m'éloignais un peu de lui pour encadrer son visage de mes paumes.
- Je ne le crois pas... Vous avez eu une histoire ensemble... une histoire d'amour... c'est normal qu'il y ait encore des cicatrices qui vous brûlent l'un et l'autre... J'en ai aussi avec Jake... c'est normal... c'est juste le passé qui les fait se rouvrir de temps à autre... Mais je sais aussi qu'on est là, tous les deux... sans eux... Et je ne me base qu'à ça...
Ses yeux semblaient éteints.
- Ca ira, Edward...
- Je ne veux pas qu'elle souffre...
- Je sais... Ca ira...
Il embrassait mon poignet et m'attirait à nouveau contre lui pour un nouveau câlin.
Lola dormait toujours lorsque nous avons quitté le petit espace. Je préparais deux tisanes bien chaudes, alors qu'au-dehors, la pluie s'était remise à tomber. C'était juste bon d'être là, avec lui... comme ça...
- Au fait... J'amène quelque chose pour Thanksgiving chez tes parents ?
- C'est pas utile, ma mère et Esmé auront sûrement préparé pour douze régiments...
- Elles aiment les fleurs ?
- Bien sûr...
- J'amènerai un petit bouquet au moins pour Esmé et ta maman...
Il souriait et caressait ma joue.
- Merci pour elles...
J'embrassais sa paume et fermais les yeux un instant, savourant seulement sa présence.
- Tu leur as expliqué pour Lola ?
- Oui, j'ai pris la liberté de leur en parler... Ils sont super gentils, t'en fais pas...
- Ca m'embêterait qu'ils rajoutent un couvert si elle ne souhaite pas venir...
Edward me pressait la main.
- Ne t'en fais pas... Ils savent. Et comme je te l'ai dit, il y a toujours trop à manger...
Je souriais et il m'attirait contre lui, me serrant très fort contre son torse puissant.
Je me surprenais à observer la pluie tomber, calme et sereine. De temps à autre, Edward m'embrassait ou frôlait ma peau.
- Tu veux rester dîner ici ?
- Avec plaisir... Si ça ne te fait pas plus de boulot, j'veux bien...
- Aucun problème... Quand y en a pour deux, y en a pour trois... souriais-je.
Il se penchait vers moi et m'embrassait doucement.
- Je vais préparer une quiche je pense... T'aimes ça ?
- Ahh oui ! Faite maison en plus ! J'en rafole !
J'embrassais ses lèvres et me levais, décidant de m'atteler à la préparation du dîner. J'allumais la petite radio et tombais sur une chanson d'Edward justement. Je me perdais dans la musique et sursautais quand il posait ses mains sur mes hanches.
- Ce salaud de Cullen a du bol que tu l'écoutes comme ça...
Il embrassait ma peau dans mon cou et je frissonnais.
- C'est vrai... Laisse-moi te dire que ce mec est super... et que j'envie beaucoup sa petite-amie...
Mon ventre fit un saut périlleux. Je suis la petite-amie d'Edward Cullen. C'est juste incroyable ! Les baisers d'Edward remontaient jusqu'à mon oreille qu'il mordilla doucement.
- N'es-tu pas satisfaite d'être ma compagne à moi ?
Il mit un petit coup de langue et mon corps s'embrasait à son contact. Je laissais ma main remonter jusqu'à sa nuque, en rougissant.
- Edward...
Je le sentais sourire contre mon cou et il déposait un petit baiser sur mon cou.
- T'as besoin d'aide ?
- Non ça va, merci... Tu peux juste aller voir si Lola dort encore ?
- Oui, bien sûr !
Je m'attelais à la préparation du dîner et Edward revint vite.
- Elle est dans son lit mais elle ne dort pas... J'ai pas osé trop rentrer... elle avait l'air de jouer avec ses mains...
J'acquiesçais.
- Oui, elle fait ça parfois...
- Je mets la table ?
- Ca serait cool...
Je l'aidais et rapidement, le couvert fut dressé. Je me risquais à aller chercher ma fille. Je la trouvais dans son lit en train d'agiter ses mains et de murmurer.
- Lola ?
Elle sursautait et se tournait vers moi.
- Tu es réveillée ma chérie ?
Elle me regardait et opinait.
- Tu viens manger ? J'ai fait une petite quiche aux lardons...
Je m'agenouillais devant son lit et caressais son front de mon pouce.
- Tu aimes la quiche, pas vrai ?
- Oui...
Elle déposait sa main sur sa joue et bougeait son pouce, un peu comme moi sur son front.
- Tu viens dîner alors ?
Elle me fixait, immobile.
- Tu sais qu'Edward va rester manger avec nous ?
Elle fronçait les sourcils.
- Pourquoi ?
- Je l'ai invité...
Lola baissait les yeux.
- Il est gentil ma chérie... Tu n'as pas à t'angoisser... Edward est très gentil, et très content de te voir... Et moi ça me fait plaisir de le voir...
Elle me tendait les bras pour réclamer un calin, que je lui accordais bien volontiers.
Je n'avais absolument aucune idée de la façon de présenter les choses à ma petite fille... Comment le lui présenter ? Comment lui expliquer ? Aura-t-elle l'angoisse de perdre son papa ?
J'embrassais sa joue.
- Allez tu viens mon coeur ? Après, je te promets que tu pourras revenir dans ta chambre si tu t'ennuies !
Elle semblait hésiter et finalement, je pus la sortir de sa pièce en la portant. Edward était appuyé contre la table, bras croisés sur son torse et souriant. Je caressais le dos de Lola et l'approchais de lui.
- Tu lui dis bonsoir ?
Edward souriait et effleura doucement son cou mais ma fille se raidissait.
- Allez, on va manger !
Je voulus la poser mais elle restait désespérément accrochée à mon cou.
- Lola... J'ai besoin d'aller chercher le plat et je ne peux pas le faire avec toi dans mes bras...
Edward s'agenouillait devant la chaise.
- Tu veux venir dans mes bras ?
Ce fut la question de trop et Lola émit un petit couinement, se resserrant sur moi avec toute sa force, comme si elle paniquait.
- Bon... c'est pas grave...
Edward se redressait.
- Je vais sortir le plat du four...
- Merci...
Je câlinais ma fille qui se blottissait contre moi, pratiquement apeurée. C'est incroyable qu'elle réagisse comme ça... elle qui aime tellement écouter Edward chanter...
Edward ramenait la tarte et m'aidait à couper le dîner. J'installais Lola à côté de moi mais elle se penchait vers moi et entourait ma taille de ses bras, me serrant très fort.
- Tu manges mon coeur ?
Je lui coupais un petit bout avec la fourchette et la fis manger. Elle fait un peu le bébé, elle est tout à fait capable de dîner seule... mais je suppose que la présence d'Edward est un peu intimidante pour elle. Nous dinions dans un calme très relatif, Edward et moi parlions peu. Il tentait bien de poser des questions à ma fille, mais elle restait collée tout contre moi.
- Bella, ta quiche est juste une merveille !
Je lui souriais, l'admirant se lécher les doigts comme un gamin.
- Ressers-toi si tu veux... Finis la... Demain, elle ne sera pas bonne...
- Faut pas me le dire deux fois !
Il prenait le dernier morceau et l'avalait rapidement. Ma fille était calée contre moi et observait Edward discrètement quand le téléphone se mit à sonner. Je me levais décrocher, Lola toujours collée à moi.
- Allo oui ?
- Bella, c'est moi !
- Oh Jacob ! Salut ! Lola, c'est ton papa !
Elle tendait les bras vers moi et je la prenais, enclenchant le haut-parleur.
- Vas-y Jake, on t'écoute...
- Lola est là ?
- Oui...
- Salut ma puce ! Comment ça va ma chérie ?
Lola se mit à sourire et se calait contre moi, timide.
- Elle est contente de t'entendre...
- Moi aussi je suis content... J'ai cru que j'allais pas pouvoir vous appeler rapidement, mais j'y tenais... alors, tout va bien ?
- Oui, merci... On a repris nos petites habitudes...
- Et toi ma Lola, tout va bien ?
Elle opinait.
- Il faut que tu parles dans le téléphone ma chérie, Papa ne te voit pas...
Je lui collais à l'oreille.
- Parle à papa...
- Tu es là, ma chérie ?
- Oui...
- Salut mon coeur... Tu me manques tu sais ! Tu t'amuses bien avec tes jouets ?
- Oui...
- Tu as eu deux poupées c'est ça ? Comment tu les as appelé ?
- Oui...
J'entendis Jacob rire.
- Comment elles s'appellent ?
- Je sais pas...
Elle souriait et s'éloignait un peu du téléphone.
- Elle fait sa timide...
J'observais discrètement Edward qui se levait et m'adressait un petit sourire avant d'aller dans le couloir, probablement aux toilettes.
Lola et Jacob finirent par discuter un peu, et j'asseyais ma fille sur une chaise. Edward ne revenait pas, et je me dirigeais discrètement vers le couloir. Il observait les photos de Lola et moi que j'avais accroché.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je regarde... Je ne voulais pas te donner l'impression d'écouter alors je suis venu là...
Il est adorable ! Je passais ma main sur ses reins.
- Tu n'avais pas à partir, il n'y avait rien de personnel... et quand bien même, j'ai le droit de refaire ma vie...
Il me fit un petit clin d'oeil et observait les photos, notamment celle encadrée dans un joli encadrement en bois, où j'avais pris ma fille pour la première fois dans mes bras.
- Elle est magnifique celle-là...
Je souriais, me sentant rougir.
- C'est la toute première de ma fille... Ils venaient tout juste de la nettoyer...
- C'était un joli bébé...
- Oui... très belle...
Il souriait et observait les autres photos que je commentais un peu pour qu'il puisse mettre des noms sur les portraits face à lui.
- Ca, c'est mon père, Charlie... Avec ma mère... Ils étaient venus pour fêter l'anniversaire de Lola et c'est la seule photo que j'ai d'eux ensemble, avec leur photo de mariage... Ils ont voulu me la donner lorsqu'ils se sont séparés...
Edward acquiesçait.
- Tu ressembles à ton père...
- C'est ce qu'on me dit...
Finalement, nous rejoignîmes le salon, où Lola écoutait toujours son père qui lui décrivait avec une grande exactitude sa pièce où il dormait. Je me doutais qu'il enjolivait un peu le tout.
- Et toi, tu as mangé ?
- Oui... avec Edward aussi...
- Oh... Edward est à la maison ?
- Oui...
- Très bien... Et tu es contente de le voir ?
Elle nous fixait rapidement.
- Oui... Bisous papa !
- Ah bon d'accord, ben bisous alors ! Je t'aime ma puce ! Je t'aime très fort !
Elle me tendait le téléphone que je récupérais et coupais les haut-parleurs.
- Désolée... Elle est partie dans sa chambre...
- Ca fait rien... Je vais te laisser terminer ta soirée...
- On a fait un petit dîner...
- T'as pas à te justifier, Bella... Tu fais ce que tu veux...
- Je sais...
J'ignorais pourquoi, mais je pressentais comme un malaise.
- Faut vraiment que je te quitte, Bella !
- Ok... Bon courage !
- Merci beaucoup ! Bonne soirée, embrasse la puce...
- Promis !
Je raccrochais et me tournais vers Edward. Nous rangions les couverts et prenions un dessert. Puis, je me rendais à la chambre de ma petite pour la mettre au lit.
- Allez Lola, c'est l'heure...
Et comme chaque soir, elle attrapait elle-même son petit pyjama, et je l'aidais à l'enfiler. Elle partait faire son petit pipi et revenait. Elle se dirigeait vers son étagère et attrapait un disque.
- On met celui-là ce soir ?
- Oui...
Elle me tendait le premier album d'Edward. Elle a les trois CD, mais elle met systématiquement le premier.
- Tu sais Lola, qu'Edward pourrait chanter pour toi ce soir...
Elle me regardait.
- Il pourrait venir te fredonner un petit air dans ta chambre, qu'est-ce que tu en dis ?
Elle ne répondit rien, et je me levais pour aller chercher Edward, qui acceptait de bonne grâce de venir chantonner pour elle.
- Alors Lola, tu veux quelle chanson ?
Elle allait jusqu'au poste et enclenchait le disque. Bah...
- Lola ? Edward veut te chanter une chanson... Tu ne veux pas l'écouter ?
Elle se dirigeait vers lui, attrapait sa main et contre toute attente, l'emmenait hors de la pièce. Elle refermait la porte. Non mais je rêve ! Pourquoi elle fait ça ?
- Bah ! Lola ! On ne met pas les gens à la porte comme ça ! C'est grossier ! Edward venait gentiment te chanter une chanson, et tu le fais sortir ?
Elle s'immobilisait et se mordillait l'index, en rougissant.
- On ne fait pas ça ma chérie ! C'est impoli ! Ca peut vexer Edward !
J'avançais vers la porte mais elle fit un petit pas vers moi.
- Je veux pas maman...
- Bah... ma puce... Edward est gentil de faire ça pour toi, et tu ne veux pas ? Tu adores ses disques pourtant...
- Je veux pas...
Elle s'avançait vers moi et je la prenais dans mes bras.
- Bon... D'accord... c'est pas grave... On ne va pas changer tes habitudes, on va se coucher et tu vas dormir...
Je la ramenais sous sa couette et l'embrassais pour chasser les cauchemars. Je restais près d'elle le temps de la première chanson, comme d'habitude, et comme d'habitude je l'embrassais sur la main et la joue avant de quitter la chambre.
Je retrouvais Edward à la cuisine, qui entreposait les assiettes. Je m'approchais et posais ma main sur sa hanche.
- Hey... désolée... Je ne sais pas ce qui lui a pris...
Il se redressait et se tournait vers moi.
- T'en fais pas... Mais j'avoue que ça m'a déstabilisé...
- Je comprends pas... C'est tellement étrange... Tu es là et elle refuse tout en bloc, alors qu'elle t'adore ! Je ne comprends vraiment pas...
Il pressait ma main.
- Je serai patient... même si j'ignore comment m'y prendre honnêtement... Je vais la laisser venir... qu'elle s'habitue à moi... Ca doit être compliqué pour elle...
J'acquiesçais et il refermait le lave-vaisselle, entassant les plats.
- Laisse... Je ferai ça demain...
- On va ranger un peu quand même...
- Tu restes ici ce soir ?
Il fit semblant de réfléchir, faisant une petite mou adorable en m'attirant contre lui.
- Je sais pas... Suis-je invité ?
J'embrassais la commissure de ses lèvres.
- Ce n'est pas une invitation, c'est un ordre...
- Dans ce cas...
Je nouais ma main à la sienne et l'entraînais dans ma chambre, où nous tombions sur le matelas ensemble, nous couvrant l'un l'autre de baisers.
