Chapitre 11 : Oliver (2/3) !
Ils sortirent de la salle vidéo au moment où Cullen revenait à la charge
-Monsieur ?
-Agent Booth, veuillez me suivre dans mon bureau, madame, salua-t-il avant de tourner les talons.
-Rebecca passe le coucou à Parker, dit Booth avant de suivre son supérieur.
… Dans le bureau du directeur…
-Monsieur ?
-Asseyez-vous agent Booth, lui ordonna Cullen en désignant un siège face à lui.
Booth obtempéra. Le directeur était visiblement moins nerveux.
-Je vais être direct agent Booth. Avez-vous pu identifier l'individu de la vidéo ?
-Oliver !
-Oliver ? Questionna Cullen ne comprenant qu'à moitié.
-Sur la vidéosurveillance. C'est Oliver.
-Le même Oliver que vous avez arrêté il y a 8 ans et qui est décédé il y a 5 ans dans un accident de la circulation.
-Le même Oliver qui est intervenu mors de l'agression de mon fils et de sa mère et qui les a conduit à l'hôpital… Avant de me prévenir. Termina Booth avec gravité.
Cullen cilla, ce n'était pas le genre d'Oliver.
-En êtes vous certain ?
-Rebecca l'a formellement identifié.
-Il faut le retrouver. Non seulement c'est une pièce maîtresse de l'émeute mais il a aussi tiré sur un garde.
-Permettez moi de vous interrompre à ce sujet.
-...
-Le garde sur lequel Oliver fait feu n'a pas été touché. Il y a bien eut un coup de feu et les balles étaient réelles, sinon il n'aurait pas pu détruire la caméra. Mais...
-Une mise en scène ?
-C'est possible De plus, pourquoi Oliver qui se cache de toutes les caméras, déciderait-il de permettre une identification aisée, avant de, certes, détruire la caméra.
-Pour nous narguer.
-Je ne crois pas non. Il veut nous parler mais n'aime pas la facilitée. Pour moi c'est une invitation à le retrouver.
-Et le gardien de surveillance ? Il a pourtant bien été déclaré décédé.
-Par quel médecin ?
-Un certain Docteur Peter O'Reilly.
Booth en eut un sourire amusé.
-Qu'y a-t-il de risible agent Booth ?
-Peter Oliver Reilly.
-Ne me dites pas que…
-Si… Cet homme est un vrai caméléon. Son arrestation ne s'était pas fait sans mal. Le gardien était de mèche avec Oliver.
-Pourtant sur la vidéo…
-Oui. Il nous a bien dupé. Si Oliver avait voulut l'éliminer il ne l'aurait pas raté.
-Agent Booth, retrouvez Oliver pour l'interroger. Quant au gardien j'enverrai d'autres personnes s'en occuper.
-Bien monsieur. Répondit-il en se levant avant de sortir.
Ce fut pensif qu'il retourna dans son bureau dans lequel il était attendu.
-Papa. Fit Parker en se jetant dans ses bras.
-Il voulait te dire au revoir de vive voix, lui signifia Rebecca.
-Salut fiston. Tu vas être sage et bien obéir à ta mère ok ?
-Oui papa, c'est promis, répliqua Parker d'une petite voix.
Après une autre étreinte, Parker et Rebecca partirent. Booth les regarda en souriant mais ce sourire disparu dès que son regard se posa sur son bureau. Sur ce dernier se trouvait le portrait robot de leur agresseur. Booth attrapa la feuille et fronça les sourcils. C'était le même homme qui en avait après Bones… D'un pas rapide, il alla trouver son supérieur. Il était impératif que son Rebecca et Parker soient placés sous surveillance rapprochée. Cullen approuva clairement le choix de son agent et s'occupa de donner les consignes à qui de droit.
Trois jours après la tentative de Kidnapping par Jack
-Bones calmez-vous !
-Comment voulez-vous que je reste calme Booth. Je commence à en avoir assez de rester enfermée à ne rien pouvoir faire.
-Vous savez que c'est pour votre santé.
-Mais je vais bien, soupira-t-elle.
-Bones, soupira à son tour Booth en posant une main sur son épaule… blessée, cherchant simplement à la rassurer.
-Booth ! Grimaça-t-elle malgré elle.
Sa blessure à l'épaule la faisait nettement moins souffrir et la cicatrisation se passait bien, néanmoins le contact direct demeurait douloureux. Booth retira sa main rapidement, inquiet.
-Comment va Parker ? Demanda-t-elle tentant d'éluder des questions sur sa propre santé.
-Parker va bien… Enfin presque ! Il est sujet à des cauchemars.
-Ca se comprend, rétorqua-t-elle neutre en se laissant tomber sur son canapé.
Booth décela cependant autre chosa dans son comportement.
-Que dit votre médecin… Pour votre épaule, précisa-t-il en prenant place à côté d'elle.
-La cicatrisation se passe bien, d'ici deux trois jours je devrais de nouveau pouvoir bouger mon bras sans risquer de rouvrir la plaie.
-Et votre main ?
-Il faut laisser le temps faire son œuvre, souffla-t-elle.
-Vous arrivez à manger ?
Temperance lui jeta un regard menaçant… Nul doute qu cela ne devait pas être évident. Au vue de son humeur, Booth décida d'arrêter de lui poser des questions 'absurdes'.
-Faites comme si je ne vous avais rien demandé Bones.
Elle soupira.
-A propos que me vaut votre visite, demanda-t-elle en croisant les bras, difficilement.
-Je venais prendre de vos nouvelles… Entre partenaires c'est normal !
-Oui… Je vous remercie.
-Que diriez vous d'aller déjeuner ensemble ?
-Booth, je…
-Quoi Bones ? Vous ne voulez pas manger.
La question du repas irrita de nouveau Temperance. Elle réprima son désir de râler et expliqua alors.
-… Je préfèrerai rester chez moi pour ce faire.
-Bones… Prendre quelques jours de repos ce n'est pas non plus rester enfermé chez soi à ne rien faire.
-Je sais bien Booth, et à titre d'informations je ne reste pas sans rien faire, mais…
-Mais quoi ?
-Je dois admettre que je ne suis pas douée pour manger avec ma main gauche, rougit-elle.
-Je vous donnerai à manger, tenta-t-il d'ironiser en rajoutant un sourire charmeur à la fin de sa phrase.
-Booth, prévint-elle en le fusillant du regard.
Soudain le téléphone de Booth sonna. Le numéro de l'interlocuteur était caché. Booth en fronça les sourcils, cela ne lui disait rien de bon.
-Booth, s'annonça-t-il sobrement.
-Agent Booth, je ne serais pas toujours là pour protéger vos arrières.
-Oliver…
-Oh… Vous m'avez reconnu ?
-Que voulez-vous dire par protéger mes arrières ?
-Parker… Je pense que nous nous reverrons bientôt agent Booth raccrocha-t-il aussitôt.
Booth se leva d'un bond sous les yeux étonnés de sa partenaire. Sans donner plus d'explication, il se précipita vers la sortie, Bones sur ses talons, sans même l'avoir remarqué. Ce ne fut que dans son véhicule qu'il se rendit compte de sa présence. Sans demander quoi, afin de ne pas perdre de temps, il démarra aussitôt les portières fermées. Temperance aussi ne posa aucune question, même si elle voulait savoir.
Que s'était-il passé ? Et pourquoi était-ce Oliver qui le prévenait et non les policiers en services ?
Au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient de leur destination, Temperance compris où ils allaient, restait le pourquoi. Et lorsqu'ils arrivèrent elle le devina.
Les voitures, banalisées, de surveillance des policiers étaient saccagées. Il y avait de nettes traces de lutte dans la rue, sans parler de la mie hors fonction des dits policiers.
-Bon sang, murmura Booth en se ruant vers la maison arme à la main.
Temperance appela aussitôt les secours et fut étonnée d'apprendre que des unités étaient déjà en chemin.
La porte d'entrée avait été forcée et le hall d'entrée était jonché de débris divers. Ce qui perturba le plu Booth fut le silence qui régnait dans la maison, à la fois inquiétant et rassurant. Il trouva en premier Drew, assommé, au salon. Il vérifia son pouls, tout semblait ok. Il continua alors ses recherches. Lorsqu'il arriva dans la chambre de son fils, son sang se figea. Tout s'était joué dans cette pièce. La vitre était brisée, la pièce totalement sans dessus dessous, et son estomac se noua quand son regard se posa sur la teinte rougeâtre qui peignait le mur près du lit.
-Non… Murmura-t-il.
Il s'en approcha difficilement tandis que des pas faisaient écho dans le couloir.
-Non, répéta-t-il en touchant la tâche… Elle était fraîche.
-Seeley, murmura Temperance devinant l'anxiété de son partenaire.
D'un geste naturel, elle posa sa main sur son épaule pour le rassurer et lui faire savoir qu'elle était avec lui, mais sa réaction ne fut pas celle escomptée. D'un geste vif, il la repoussa. Elle étouffa un gémissement mais le regard qu'elle lui lança était assez explicite. Entre douleur, incompréhension et tendresse… Au moment où il allait s'excuser, elle le fit taire. Elle avait entendu une plainte étouffée.
-Ecoutez Bones je…
-Chut, répéta-t-elle.
Cette fois la plainte fut plus nette et Booth l'entendit lui aussi. Ils ouvrirent alors le placard et y trouvèrent Rebecca et Parker. Ce dernier se jeta, en pleurs, dans les bras de son père tandis que Temperance aida Rebecca à se lever.
-Là, c'est fini. Papa est là. Chhh, le berça-t-il.
-Où… Où est Drew ? Demanda Rebecca d'une petite voix.
-Au salon, répondit sobrement Booth.
Temperance, se sentant de trop fit le tour de la pièce à la recherche d'un indice quelconque. Elle trouva une enveloppe à l'attention de Booth sur la petite table de chevet de Parker. Elle enfila alors sa paire de gants et récupéra l'enveloppe prudemment.
-Qu'est ce que c'est ? Demanda Booth qui berçait toujours Parker.
Ce dernier s'était endormi dans les bras rassurant de son père.
-Une lettre qui vous est adressé.
-Bones, pourriez-vous la lire s'il vous plaît ?
-Bien sûr.
-Cher agent Booth,
Je remarque, comme de coutume, que vos effectifs ne sont toujours pas au point. Loin de moi l'idée de vous faire culpabiliser…
Vu que je n'ai pas beaucoup de temps, j'en viens directement aux faits. Ayant remarqué, la dernière fois, que votre fils avait attiré l'intérêt d'un certain homme que je ne peux nommer pour le moment, j'avais décidé de le surveiller… Pourquoi ? Je pense que je vous le dirai en temps voulut. L'homme en question est passé à l'action aujourd'hui avec des renforts dans la rue… Il avait vite remarqué la présence de vos collègues et je pense qu'il a fait appel à de l'aide extérieur pour les focaliser sur un autre sujet… Je n'ai pas pu intervenir avant car j'avais moi-même une urgence à régler de on côté. J'en suis navré pour vos collègues. J'admets cependant que ma présence aurait pu leur être fatale alors que là… A propos, les secours sont en route… Votre fils et votre ex-femme vont bien… J'ai dû assommer l'ami de votre ex car il ne voulait pas me laisser entrer.
Booth en eut un sourire moqueur.
Pour en revenir aux faits, l'agresseur de votre fils a bien compris qu'il ne fallait pas y toucher. Mon message à ce sujet a été clair, certes à ma façon mais au moins votre famille est maintenant en sécurité.
O.
P.S. : J'ai appris que vous me recherchiez. Je ne vous donnerai qu'un indice. Regardez dehors.
