Comme les autres, moi ? Jamais !

Pour ce qui suit sachez qu'il s'agit d'une fin un peu écrite à l'arrache mais certains me l'ont réclamé alors je l'ai fait ) Deux lemons pour les amateurs du genre qui pourraient faire basculer la fic en Rated M mais vu que vous êtes prévenu je la laisse en T :D

Voici donc l'ultime chapitre qui fait 17 pages de word, je n'ai jamais écrit aussi grand ) Enjoy !


Gaara ne la quittait pas des yeux, la jupe aguichante virevoltait autour de ses jambes tandis qu'elle s'agitait dans la chambre, cherchant quelque chose. Elle se redressa soudain, ses courts cheveux bruns s'attachant à son fin visage alors qu'elle se tournait vers lui, rayonnante.

- Trouvé ! Maintenant, on peut faire ce que l'on veut, susurra-t-elle de sa voix envoutante.

- Je… oui, marmonna le jeune homme qui ne savait déjà plus exactement où il en était.

Elle s'approcha, ondulant au rythme de la musique qui résonnait à présent dans la chambre. Alors qu'elle grimpait sur le lit, Gaara sentit… quelque chose s'animer en lui. Se retenir, il devait se contrôler, se maitriser, se… Pourquoi faire ? Elle était sur lui à présent, sa bouche effleurant la sienne avant de se presser brutalement dans un baiser à couper le souffle. La langue de la jeune fille s'introduisit dans sa bouche, caressant la sienne, goutant avec plaisir ces lèvres si douces.

De son côté Gaara sentait la chaleur l'envahir de plus en plus. Le corps plaqué sur lui effleurait certaines parties sensibles de son propre corps. Jamais il n'aurait pu penser que ce simple contact puisse déclencher chez lui une réaction aussi violente et rapide.

Leurs lèvres toujours goulûment posées l'une contre l'autre, le jeune homme commença à parcourir de ses mains les hanches de sa partenaire. Ses doigts passèrent du côté de ses cuisses, les caressant longuement, faisant naître des soupirs de bien être chez l'autre partie, avant de remonter dans son dos, mesurant chaque creux, chaque formes. Revenues vers l'avant, ses mains palpaient à présent les seins de la jeune fille qui laissa échapper un gémissement dans sa bouche. Une jolie poitrine, vraiment, pas très grosse mais ferme et douce. Lentement, il délaça le haut et le fit tomber à terre, révélant immédiatement cette poitrine dépourvue du moindre soutien-gorge.

Il passa sa langue sur ses lèvres tout en se relevant pour enlever son propre tee-shirt. Leurs torses nus se collèrent rapidement l'un à l'autre, chacun goutant le plaisir que lui procurait cette sensation délicieuse.

La jeune fille l'embrassa sur la bouche, puis sur son torse avant de remonter vers son visage. Sa langue passa doucement dans le cou de son amant, lui tirant malgré lui un soupir surpris, avant de s'attaquer à son oreille, l'effleurant tout d'abord. Elle savait qu'il était extrêmement sensible ici. Comment le savait-elle ? Aucune idée, elle-même adorait cette petite zone si érogène qu'elle se décida à mordiller légèrement.

- Aah…

Le gémissement qu'elle réussit à lui tirer la mit en joie et elle explora sa bouche à nouveau pour le faire taire.

C'est alors que Gaara repris le contrôle et la bascula sur le dos, se plaquant sur elle avec une envie sauvage. Surprise, elle se laissa faire, acceptant avec plaisir qu'il devienne le seul maitre à bord. Il attrapa ses seins avec délicatesse et se pencha pour en mordiller le téton, déjà dressé par le désir. Ce fut à son tour de gémir, sa bouche entrouverte en un appel, une invitation qui lui offrait d'aller plus loin.

Ce qu'il fit sans attendre. Tandis que sa bouche revenait avidement reprendre celle de sa partenaire, une de ses mains s'introduisit sous sa jupe. Les doigts inquisiteurs frôlèrent la petite culotte, pas même un string, ce qui fit sourire le jeune homme – sous ses airs aguicheurs, sa conquête conservait des manières de fille inexpérimentée. Il sentit le désir pressant de la jeune fille et lui retira sa jupe et ce qu'il y avait en dessous d'un geste sec.

Nue devant lui qui gardait encore son pantalon, elle rougit violemment et ferma les yeux, presque honteuse de sa situation.

Remarquant cela, Gaara embrassa tendrement ses paupières et enleva ce qu'il lui restait de vêtements.

Elle le regarda de nouveau et rougit de plus belle, de le voir ainsi, dressé et dur, prêt, pour elle. Un léger sourire encourageant fleurit sur les lèvres de la jeune femme qui caressa le visage de son amant avant de l'attirer à elle pour l'embrasser. Rassurée de ce baiser, elle laissa sa tête partir en arrière, s'offrant ainsi toute entière aux envies de Gaara.

Ce dernier se mordit les lèvres. Il avait envie de la prendre, là, maintenant. De se laisser aller. De jouir en elle. Mais non, pas cette fois, il attendrait. Il voulait qu'elle y trouve du plaisir elle aussi. Il voulait la voir en proie à l'orgasme, la sentir gémir sous lui, l'accompagner dans sa jouissance. Elle lui ressemblait tellement…

Il l'embrassa de nouveau, le plus doucement possible pour la rassurer une dernière fois. Pendant ce temps, ses doigts s'employaient déjà à caresser l'intérieur des cuisses de la jeune femme, palpant chaque rondeur, appréciant le contact de la chair nue sous ses mains. Il s'approcha doucement de l'entrejambes ainsi, imposant un va et vient sans s'enfoncer plus loin, juste en caressant.

La respiration de sa partenaire s'accéléra rapidement, alors Gaara quitta sa bouche pour descendre plus bas, taquinant ses seins au passage, mordant quelques zones avant d'effacer sa sauvagerie d'un taquin coup de langue.

Tandis que ses doigts continuaient leur frustrant travail, son visage arriva au même endroit. Il passa sa langue sur l'entre jambes de sa partenaire qui commença à gémir.

Cette sensation lui faisait perdre ses moyens, elle était déjà toute mouillée et il en rajoutait, léchant avidement des zones qu'elle n'imaginait pas si sensibles. Pourtant elle ne voulait pas faire de bruit, ne pas lui donner cette satisfaction trop vite mais là elle n'en pouvait plus. Elle ne s'en rendait même pas compte mais sa respiration devenait saccadée au fur et à mesure que la langue de Gaara s'insinuait en elle, la goutant sans relâche. Alors qu'il titillait son clitoris déjà gonflé, elle tressaillit violemment, accompagnant son mouvement involontaire d'un gémissement plus appuyé que les précédents.

Prenant cette invitation pour ce qu'elle était, le jeune homme délaissa son affaire pour plaquer brutalement ses lèvres contre celles de sa partenaire. Elle lui rendit son baiser avec fougue, goutant elle-même sa propre substance par l'intermédiaire de son amant. Dans le même temps, les doigts du jeune homme d'introduisirent en elle, lui tirant un nouveau soupir étouffé.

Alors qu'il commençait un lent mouvement de va et vient, les mains de la jeune femme descendirent timidement du côté du sexe de son partenaire et le touchèrent légèrement.

Etonné, Gaara se redressa, non sans continuer ce qu'il faisait entre les jambes de la jeune femme, et la regarda étrangement. Elle, souhaitait lui faire plaisir. Elle, faisait attention à lui. Une sensation nouvelle pour le jeune homme se diffusa en lui, tandis qu'elle affirmait sa prise sur son pénis, imprimant elle aussi un mouvement régulier et doux. Son désir monta bien plus vite qu'il ne l'aurait pensé et il accentua ses poussées avec ses doigts.

- Viens !

La jeune femme le voulait, de simples doigts ne pouvaient plus la satisfaire pleinement. Elle le voulait et maintenant, lui, elle voulait qu'il la prenne, là, à l'instant. Qu'il la prenne comme il le souhaitait du moment que c'était lui.

Gaara hocha lentement la tête, il n'était pas habitué aux ordres, mais celui-ci, donné au travers d'une respiration saccadée par la plaisir, déchaina en lui une envie qu'il ne ressentait que rarement avec les femmes.

Rapidement, il retira ses doigts, mit le préservatif qu'elle lui avait sorti plus tôt et agrippa les cheveux de sa partenaire. Il fondit sur elle, l'embrassa et la pénétra d'un même temps.

Un petit cri de douleur accompagna son geste et il s'en voulut. Elle n'était certes plus vierge mais n'avait pas l'habitude non plus, ce qui la rendait plus sensible à son passage, il aurait dû le savoir. Il faillit lui dire qu'il était désolé mais elle s'agrippa à son dos comme à une bouée de sauvetage et se colla à lui, tentant de se rendre encore plus proche de lui, de se fondre en lui.

La douleur passée, ne resta plus que le plaisir et les poussées de Gaara, lentes et profondes, ne firent qu'accroitre l'excitation de la jeune femme.

- Tu aimes ? demanda-t-il d'une voix rauque.

- … je… Oui…. Aah…

Elle commença à trembler, d'abord par petits coups, puis violemment, accentuant ses gémissements qui se transformèrent presque en cris.

Gaara accéléra ses coups de reins, les rendant plus puissants, plus profonds, plus rapides. Il sentait qu'il avait réussi, elle allait jouir sous lui. Une immense satisfaction le traversa et au même moment, elle s'agrippa à son dos si fort qu'elle le griffa profondément. Là, il ne put s'empêcher de gémir à son tour, noyant ce signe de faiblesse sous sa respiration saccadée et sifflante.

Enfin, alors qu'elle lui lacérait le dos pour le maintenir au plus près d'elle, il connut sa propre délivrance et pu jouir sans retenir un son rauque qui s'échappa de sa gorge.

Epuisé, il s'écroula sur elle sans se retirer, goutant au plaisir de la sentir toujours autour de lui et l'embrassa doucement. Ses courts cheveux bruns étaient collés à son front à cause de la sueur. Si belle, si désirable encore. Elle ne lui ressemblait même pas, c'était elle.

Alors, sans réfléchir il approcha sa bouche de son oreille pour murmurer :

- Je t'aime Natsumi.

Ce n'est que lorsque son corps commença à se désagréger et à partir en fumer que Gaara s'éveilla.

Alors qu'il ouvrait les yeux, il dû s'y reprendre à plusieurs fois pour retrouver une respiration normale. L'excitation qu'il ressentait lui provenait évidemment de ce rêve si réaliste mais un autre sentiment venait se disputer avec son désir brutal : la colère.

Comment avait-il pu rêver ainsi de Natsumi ? Dans son rêve elle portait sa tenue de concert et cela ne l'étonnait qu'à moitié mais cela faisait plus d'un mois qu'Halloween était passé ! Non, ce qui l'agaçait particulièrement c'était l'attitude de son moi onirique. Depuis quand se montrait-il si prévenant à l'égard des femmes ? Jamais il n'avait fait attention à leur désir alors pourquoi cela changerait-il avec sa représentation de Natsumi ? Le soir du concert, il en avait déjà rêvé mais cela s'était déroulé plus… normalement. Dans ce rêve, il l'avait possédé comme il possédait toutes ses conquêtes, avec brutalité, rage et le plus souvent violemment.

Mais la scène avait pris une toute autre tournure cette nuit. Il souhaitait, non pas couché avec elle comme il aimait se l'imaginer d'habitude, mais lui faire l'amour, comme dans les films, comme chez les vrais couples.

Un cauchemar, cela ne pouvait être que cela. Et pourtant… Cette envie de faire plaisir et non plus uniquement de prendre du plaisir, la façon dont elle s'y était prise pour lui montrer qu'elle tenait à lui, la satisfaction ressentie lorsqu'il l'avait emmenée jusqu'au bout. Jamais il n'avait ressenti cela auparavant, et ce n'était pas faute d'inexpérience ! Parce qu'il en avait connu des filles ! Toujours en dehors de la ville, uniquement pour des coups d'un soir, depuis près d'un an il trouvait sans difficulté de jolies bimbos pour satisfaire ses envies les plus perverses. Mais dans ces relations uniquement physiques, chacun souhaitait tirer son propre plaisir sans penser à l'autre. Il les avait baisées, toutes, avec cette envies, cette rage contenue qui le caractérisait. Mais ce rêve était différent.

Il poussa un juron et shoota violemment dans le pied de son lit, s'esquintant un orteil au passage. Au fond, peu importe s'il souhaitait qu'on prenne soin de lui à présent mais ce qui le dérangeait vraiment, c'était cette abominable petite phrase qu'il se rappelait avoir prononcée : Je t'aime.

Jamais il ne lui aurait dit un truc pareil ! Il n'était pas amoureux et n'avait aucune envie de l'être ! L'amour était pour les perdant, pour les mièvres et les faiseurs d'histoires. Jamais pour lui. Jamais.

Et puis, de toute façon, il y avait Aoki.

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- Et là tu fais le bilan des forces pour établir ton équation.

- Ah, si tu le dis. C'est chiant tu ne trouves pas Aoki ?

- Peut-être, mais c'est malheureusement notre programme pour l'année !

Un petit rire nerveux accompagna sa remarque et la tension monta d'un cran. Enfin, du côté de Natsumi parce qu'Aoki, lui, semblait tout à fait à l'aise dans son rôle de professeur d'un jour.

On était à présent en janvier, alors que la neige commençait doucement à faire son apparition, Natsumi restait coincée dans l'appartement de celui qui se prenait pour son meilleur ami. Depuis le concert il y avait de cela deux mois, le jeune homme n'avait cessé de la harceler au sujet de cette après-midi en tête à tête qu'elle semblait lui avoir promis. Finalement, au vu de ses résultats catastrophiques au dernier contrôle de physique, elle avait accepté à contre cœur.

Pour elle, il ne faisait aucun doute qu'Aoki prévoyait cette entrevue comme un rendez-vous-même si elle espérait encore se tromper. Depuis quelques temps, il ne s'adressait plus qu'à elle dès qu'il avait une question aussi bien pour lui demander une précision sur un cours de français que pour connaitre l'heure ou le plat du jour à la cantine. Mais, elle devait bien se l'admettre qu'elle réussissait à le trouver drôle parfois et à se demander comment se déroulerait une relation plus intime avec cet énergumène.

- Bon, ça te dis une pose ? Je vois que tu n'écoutes plus rien ! s'exclama t'il en riant.

Elle acquiesça lentement et l'aida à sortir la nourriture du frigo. Il était assez tard, environ 18h et le soleil se couchait déjà à l'ouest en cette froide journée d'hiver. Inquiète de la tournure que prenaient les évènements, Natsumi le fit remarquer à Aoki qui fit semblant de ne rien avoir entendu.

Méfiante, elle s'assit au bord de sa chaise à côté de la table tandis qu'Aoki babillait toujours joyeusement comme à son habitude. Elle se détendit un peu et se prit presque à rire de sa situation. Dire qu'elle se sentirait plus en sécurité avec Gaara, un jeune homme réputé complètement cinglé par tout le lycée et qui l'avait déjà frappé à plusieurs reprises ! Mais leur relation s'était tellement améliorée ! Jamais encore elle n'avait partagé de moments si agréables avec un garçon, posté au sommet du toit de l'école ou dans un studio minuscule. Toujours à parler de musique, ou presque, elle se trouvait à présent plusieurs points communs avec ce fou. L'amour d'une certaine solitude et pourtant le désespoir lorsqu'on vous oubliait, leur adoration des romans fantastiques qui leur permettait de s'évader de ce monde qu'ils considéraient tous les deux comme profondément pourri (elle avait eu beaucoup de mal à lui tirer cette confidence mais maintenant que cela était fait, ils avaient un nouveau terrain de discussion), leur envie de voyage à l'autre bout de la planète et des tas d'autres petits sujets sur lesquels ils s'entendaient ou disputaient. On pouvait même dire qu'ils étaient amis, surtout depuis cette soirée où…

- Je vois que tu n'as pas faim, se lança Aoki, interrompant le cours de ses pensées, ça te dirait un jeu ?

- Euh… pourquoi pas mais, tu sais, il est assez tard et je dois…

- Ok ! Alors à quoi pourrait-on bien jouer ? La bouteille ?

- Nous ne sommes que deux je ne vois pas l'intérêt mais je dois vraiment…

- Ah ! je sais ! Connais-tu le jeu du « jusqu'où vas-tu aller ? » ?

- Eum, non je ne crois pas.

Visiblement très heureux qu'elle ne connaisse pas son jeu, il s'approcha d'elle tout en douceur et se décida à lui montrer les règles plutôt qu'à les lui expliquer car : « on ne comprend vraiment un jeu qu'en y jouant, expliquer les règles est une pure perte de temps ».

- Assieds-toi sur la table, tu seras plus haute, voilà comme ça. Bien. Ce jeu est une sorte de compétition entre ami, presque uniquement entre ami ne t'en fais pas, je doute que tu y jouerais avec un parfait inconnu. Le principe pour toi est simple, te retenir le plus longtemps possible avant de me dire stop ok ?

- Je… Attends, tu fais quoi toi en attendant ? demanda Natsumi avec angoisse.

- Ne t'occupes pas de ça, je ne vais pas ta manger, il s'agit d'un jeu ne l'oublies pas. Et… je sais que tu n'aimes pas perdre, ajouta-t-il avec un sourire entendu.

Piquée au vif, elle le fusilla du regard. Ca non elle n'aimait pas perdre et d'ailleurs elle avait bien l'intention de gagner à son stupide jeu ! Il lui renvoya un clin d'œil complice et débuta le jeu.

Il posa d'abord une main légère sur le genou de la jeune fille tout en la regardant droit dans les yeux et commença à remonter doucement. Natsumi fronça les sourcils, là elle avait peur de comprendre la véritable teneur du « jeu » en question.

- Hey, tu dois résister et ne rien dire si tu veux gagner, lui intima-t-il avec douceur.

Voyant qu'elle ne réagissait pas, Aoki se décida à explorer plus haut la cuisse de son amie, toujours à travers le jean. Il lui lança un sourire encourageant, ne remarquant pas qu'elle ne faisait plus vraiment attention à lui, qu'elle cherchait une échappatoire à ce traquenard. La vilaine main baladeuse se maintint quelques instants en haut de la cuisse, proche du bassin avant de descendre vers l'intérieur, près de l'entrejambe. Le contact se fit caresse et le visage d'Aoki se rapprocha de celui de Natsumi.

Mais d'un coup elle se crispa, releva la tête et l'observa intensément. Quelques secondes auparavant elle avait vaguement songé que ce contact léger n'était pas si désagréable que cela et qu'Aoki, bien que redoutablement compétitif et prodigieusement agaçant, ne la répugnait pas et même, possédait un certain charme. Mais là il la touchait au seul endroit où…

- NON ! Hurla-t-elle en le repoussant violemment.

Interloqué, le jeune homme recula de quelques pas et la regarda sans comprendre.

Pourtant, tout se passait bien, elle ne détestait pas son contact sinon elle l'aurait repoussé avant, alors pourquoi criait-elle ainsi ? Il aurait pu conclure ce soir, non, mieux, il aurait dû conclure ce soir ! Elle ne pouvait pas lui dire non ainsi, il n'était pas de ceux que l'on dédaigne, que l'on refuse. Elle n'avait pas le droit de lui échapper.

Il se reprit au moment même où elle descendait de la table et attrapait son sac dans la ferme intention de déguerpir de cet endroit.

Alors qu'elle allait atteindre la porte d'entrée, il la saisit par les bras et la retourna, la forçant à le regarder à nouveau.

- Attends ! Que fais-tu ? Tu vas tout gâcher ! Ça sera bien nous deux tu verras, je te promets d'y aller doucement, tu ne peux pas partir comme cela !

- Ne me touche pas ! rugit-elle. Ne me touche plus jamais, plus jamais tu entends ?

Elle se débattait mais il l'attira contre lui dans une étreinte à lui briser les os. Horrifiée, elle le poussa de toutes ses forces et lui décrocha un coup de poing magistral dans l'œil droit. Il cria de douleur en se tenant le visage entre ses mains et la lâcha. Sans demander son reste, elle ouvrit la porte d'un geste sec et partit en courant.

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Gaara observa le réveil d'un œil morne. Presque minuit. Depuis près d'une semaine il regrettait cette heure, il n'avait rien fait. Pourtant l'occasion était belle.

Et puis merde alors ! Qu'aurait-il fait ? Il n'y avait rien à faire, rien à avouer. Il ne pouvait pas et ne le voulait pas ! Quoique, en était-il bien sûr ? Non, évidemment. Mais cette soirée du nouvel an avait tout chamboulé dans sa tête.

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Flash-back

Le concert qu'ils avaient donné dans un bar branché de la ville avait été une réussite. Aucun d'eux n'avait fait la moindre fausse note et Natsumi avait mis le feu à la salle avec sa bonne humeur, son charisme, son dynamisme et, il fait bien l'admettre, sa minijupe rouge sang accompagnée de bas résille. Elle sautait aux accords de la guitare de Sasuke et accentuait son chant lorsque la batterie de Naruto s'enflammait.

A un moment ils avaient interprété la chanson Animals de Nickelback, une des parties les plus difficiles pour Natsumi en raison du débit de parole du chanteur originel et l'un des préférés de Gaara puisque la basse y jouait un rôle clé. En effet, Natsumi avait dû chanter pendant près de 30 secondes avec pour seul accompagnement sa propre basse. Une sorte de mini duo qui leur avait valu quelques moments de complicité lors des répétitions. Moments que le concert avait consacrés. Elle avait alors chanté en ne regardant que lui, avec ce sourire lumineux que la caractérisait. Elle s'éclatait. Chanter représentait pour elle comme une raison de vivre et elle savait le faire partager. La joie qu'on lisait sur son visage était dangereusement contagieuse et même lui s'était pris à apprécier l'instant présent.

Le concert s'achevait vers 23h et ils avaient alors pu profiter de la soirée organisée par le directeur de l'établissement, laissant place à un DJ jusqu'aux douze coups de minuit.

Toujours inépuisables, Natsumi et Naruto dansaient et s'amusaient comme des fous bientôt rejoints par Kiba, Tenten, Sakura et Aoki. Alors que Natsumi entamait une nouvelle danse, avec Aoki cette fois-ci, Gaara s'était éclipsé. Ce mec le révulsait. Il ne participait à ce genre d'évènement que pour mettre Natsu dans son lit, c'était évident. Elle, dansait avec lui comme elle dansait avec Naruto ou Kiba mais lui ne voyait pas la chose du même œil et se collait à elle, restant juste à cette limite invisible entre un comportement amical et une franche drague. Enivrée comme elle l'était par la musique, la jeune fille ne s'en rendait même pas compte !

Ecœurant, si elle voulait finir avec ce cloporte et bien tant pis pour elle ! Même pas capable de déceler le mal chez les autres. Quelle naïve ! Quelle gamine !

Tiens, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas songé à elle en ces termes-là.

« Aurais-tu préféré qu'elle danse avec toi ? Susurra une horripilante petite voix dans sa tête dont les accents de vérité menaçait de le faire basculer dans une rage folle »

De toute façon, il ne dansait pas. Et puis merde alors, il était en colère, il avait bien le droit non ?

Parti au bar se prendre un cocktail bien fort, il croisa une jolie blonde au moment même où il cherchait comment se débarrasser de son mal-être. Le remarquant également, la fille s'approcha de lui et il lui offrit un verre, puis deux, puis trois. Il ne demanda pas son nom, elle ne voulut pas connaitre le sien.

Non, je ne danserai pas lui disait-il. Alors tu es surement là pour autre chose répondait-elle avec charme.

Surement, il devait être là pour autre chose…

Mais Natsumi…

Tant pis pour elle, lui aussi avait bien le droit de s'amuser ! Et puis minuit approchait, il était grand temps de mettre les voiles avant de devoir souhaiter la bonne année à tous les idiots présents ce soir.

Toujours rageur contre la terre entière sans raison particulière, il attrapa sa conquête pour se diriger vers la sortie, lui proposant un endroit plus tranquille.

Alors qu'il passait près de la sortie, le premier des douze coups retentit et, presque malgré lui, il tourna la tête. Natsumi le regarda un instant et il se rendit compte qu'elle l'avait cherché puisqu'elle n'était plus sur la piste de danse. Elle l'observa un moment, le visage impassible, seules ses lèvres légèrement pincées attestaient de la déception qu'elle encaissait de le voir ainsi. Son regard glissa de lui à la fille puis elle tourna les talons et rejoignit Kiba et Shino qui s'embrassaient déjà goulument sous les applaudissements des autres. Il eut juste le temps de voir Naruto se jeter au coup d'Hinata et Natsumi recevoir un chaste bisou sur la joue de la part de Sasuke (sans doute pour éviter Sakura et Ino) avant que sa belle blonde ne l'entraine plus loin.

Sa conquête semblait bien connaître le bar et elle l'entraina dans un grand cagibi inutilisé. Elle ferma la porte et la coinça grâce à la seule caisse qui trainait là.

Lorsqu'elle se retourna, Gaara ne lui laissa pas le temps de parler et la happa violemment, la projetant contre le mur tout en se collant à elle dans un baiser sauvage et charnel.

Visiblement ravie de cette initiative, la belle lui rendit son baiser avec rage, lui éraflant les lèvres de ses dents blanches. Elle promena ses mains sur le corps musclé de son amant du jour et le força à retirer son tee-shirt noir tout en amenant son propre bassin près du sien. Même sous le tissu épais du jean elle pouvait sentir son excitation. Son propre désir s'accrue d'autant plus que Gaara commençait à lui mordre le cou tout en passant sa main sous la mini-jupe aguichante qu'elle portait. Le string en dentelles noires fut à la hauteur des attentes du jeune homme qui plaqua sa main toute entière contre l'entre-jambe de la fille. Le liquide chaud et moite qu'il sentit sur sa paume lui donna une certaine satisfaction. Il retira sa main de sous la jupe, au grand damne de sa partenaire qui aurait souhaité un contact bien plus profond et prolongé, et la remonta vers la généreuse poitrine qui s'offrait à lui, palpant les seins puissamment, comme s'il s'accrochait à une bouée. Elle cria de douleur mais il la fit taire en introduisant sa langue dans sa bouche, la plaquant un peu plus au mur si c'était possible. Collé à elle de tout son corps, son bassin bougea de façon suggestive contre les hanches de la fille.

Il voulait la prendre, violemment, avec toute la rage et la frustration qui l'habitait depuis… Depuis quand déjà ? Depuis que Natsumi l'avait regardé avec ses yeux bruns inquisiteurs, depuis qu'il lui avait semblé qu'elle lisait en lui comme dans un livre, depuis qu'il la désirait presque chaque nuit, depuis qu'elle avait semé le désordre dans son esprit. Depuis qu'elle avait débarqué dans sa vie. Depuis qu'elle existait.

La blonde allait le satisfaire de tous ses doutes, de toute sa colère, de tout son désir enfoui.

Il arracha le débardeur qu'elle portait et attrapa un des seins dans sa bouche, le suçant fort à travers le tissu léger du soutien-gorge en dentelle. Elle gémit et il se redressa, retirant la jupe et le string de la fille. Ce dernier ne résista pas à l'envie du jeune homme et se déchira tout bonnement avant de tomber en un petit tas de dentelle noir près de la jupe de cuir. Elle ne portait à présent rien d'autre que ses talons et son soutien-gorge, noirs tous les deux.

Alors que Gaara s'apprêtait à redescendre ses mains vers les cuisses fermes de sa partenaire, elle attrapa ses hanches et fit glisser le jean du garçon jusqu'à ses chevilles, le caleçon qui l'accompagnait subissant rapidement le même sort.

Elle caressa vaguement l'érection et, ne la trouvant pas suffisamment mure à son gout, elle fléchit ses genoux et le pris en bouche. Gaara en eut le souffle coupé. Il savait bien qu'elle ne le faisait pas pour lui, elle voulait seulement qu'il soit plus dur pour son propre confort ensuite. Il agrippa les cheveux blonds et poussa un râle de contentement. Elle le suçait avec force, goutant chacune des respirations saccadées de l'homme qui lui faisait face. Bientôt il accompagna la bouche de la fille de ses propres mouvements de reins et enfonça son pénis plus loin, plus fort dans la bouche de la vélane.

Lorsqu' elle se redressa, il se sentit frustré. Alors il la prit par les épaules et la jeta contre le mur, dos à lui, et se pressa contre ses fesses. Le sentir dur et prêt fit soupirer la jeune femme qui tendit une capote à son amant. Protection que celui-ci ne dédaigna pas et enfila en un tour de main.

Mais il ne s'était pas remis du mauvais tour qu'elle venait de lui jouer avec cette fellation non terminée et décida de la faire souffrir un peu elle aussi.

Elle était tout contre le mur, ses seins pointant sur le béton froid, ses mains posées à plat sur ce même mur. De la main gauche, Gaara saisit un des seins de la belle et le pressa fortement, ce qui eut pour résultat de la faire crier, tandis que sa main droite contournait la cuisse pour entrer par le devant de son entre-jambe. Cette position l'obligea à se tenir proche de sa victime et son sexe durcit par un désir jusque-là sans satisfaction, se colla aux généreuses hanches qui s'offraient à lui.

Il fit glisser ses doigts, palpant l'intérieur des cuisses, là où la peau est si douce, puis aborda l'entrée véritable, toute mouillée et envieuse de le recevoir. Il commença à aller et venir entre ces cuisses, sans jamais entrer réellement, faisant naître une incroyable frustration chez sa partenaire.

Elle tenta de l'encourager à aller plus loin par ses gémissements devenus petits cris plaintifs mais rien n'y fit. Il continua son travail entre ses jambes. Il fit ensuite taire la jeune femme de sa main, sans la bâillonner mais en introduisant les doigts de sa main gauche dans sa bouche. Elle les lécha avidement, songeant peut être qu'il se déciderait à passer à l'acte si elle l'excitait davantage par ce geste. Alors qu'elle en pleurait presque de désir, la voix de son amant s'éleva, suave et rauque :

- Tu en veux plus ? Supplies moi.

Ce qu'elle fit sans hésiter, elle n'en pouvait plus, elle voulait jouir et cet homme l'en empêchait tout en maintenant son désir à son paroxysme. Jamais elle n'avait été traitée ainsi, jamais elle n'avait été celle que l'on domine.

- S'il… s'il te plait… je t'en… pris…

Avec un sourire pervers, mais elle ne pouvait le voir, Gaara retira ses doigts de la bouche de la fille pour les introduire entre ses fesses, d'un coup, sans prévenir. Elle hurla de douleur, hurlement qui redoubla lorsqu'il enfonça ensuite son pénis au même endroit, toujours sans préavis.

Il fut brutal, à l'image qu'il voulait donner, pour évacuer sa colère et sa rage envers Natsumi.

Natsumi… Il ne lui ferait pas cela si c'était elle, il ne pourrait pas lui faire si mal, elle était trop…

Non, il ne voulait pas, il ne devait pas penser à elle.

Malgré lui, le visage de la petite brune s'imposa dans son esprit tandis qu'il donnait des coups de reins violents et continuait à titiller le clitoris de sa victime avec ses doigts. Sur une dernière poussée, il jouit longuement, le visage de son amie toujours gravé dans son esprit.

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Il ne se souvenait pas quand la blonde était partie mais après cet épisode, il n'avait plus adressé la parole à Natsumi, depuis une semaine en fait. Il s'en voulait à présent car, la satisfaction du rapport passée, il ne lui restait plus que l'amertume et les questions. S'il était resté pour ces fichus coups de minuit, que ce serait-il passé ? Ce serait-il passé quelque chose ?

C'en était trop pour lui, il frappa rageusement du poing sur son bureau. Marre. Il en avait marre de ressasser ces évènements depuis sept jours.

Une forme étrange par la fenêtre attira soudain son attention. Quelqu'un courrait vers sa porte d'entrée. Kankuro et Temari avaient quitté la maison pour les vacances et cette silhouette ne ressemblait à aucun d'entre eux.

Intrigué, il descendit les escaliers, ouvrit la porte et tomba sur une Natsumi terrorisée, en larmes et aux vêtements à moitié déchirés qui le regarda longuement dans les yeux, marmonna quelque chose avant de vomir sur les rosiers et de s'évanouir.

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Après avoir fui Aoki et son jeu pervers, Natsumi erra quelques temps dans la ville avant de retourner vers un des seuls lieux qu'elle connaissait où il ne risquait pas de venir la chercher : le parc. Elle avait d'abord songé à rentrer chez elle mais, Hinata étant chez Naruto pour quelques jours, elle angoissait à l'idée qu'Aoki puisse venir la surprendre chez elle. Car il savait qu'elle y serait seule, la relation d'Hinata et Naruto ne passant pas inaperçu – et ce surtout grâce à la discrétion légendaire du blondinet – tout le monde connaissait les projets du nouveau couple.

Natsumi se sentait plutôt fière d'avoir poussé Naruto à aller vers Hinata ce fameux jour de l'an mais, pour être tout à fait honnête avec elle-même, elle aurait préféré ne pas être seule à l'appartement ce soir.

Elle finit par s'effondrer sur un banc, les yeux fous d'Aoki toujours présents dans son esprit. Difficile de se l'avouer mais elle avait eu si peur !

Maintenant que la terreur commençait à s'estomper elle se posait des questions. Aoki était un garçon sympathique, pas du genre à violer une fille et, de plus, il était son ami. Ils s'étaient d'ailleurs pas mal rapprochés depuis quelques temps. Pourquoi n'avait-elle pas supporté qu'il la touche ainsi ? En toute logique elle aurait dû tomber amoureuse de lui, elle avait appris à le connaitre depuis plusieurs mois, il était gentil, plutôt attentionné et pas du tout désagréable à regarder.

Oui mais voilà, rien n'y faisait, elle ne l'aimait pas. En tant qu'ami pourquoi pas, et encore seulement à petite dose, mais rien de plus. Et la question revenait, pourquoi ? Pourquoi n'avait-elle pas succombé aux charmes de ce garçon ? Parce qu'il n'était pas dépourvu de charme ! Mis à part son côté un peu excessif, il était tout à fait adorable.

Natsumi se prit la tête entre les mains. Si ce n'était ni le physique, ni le caractère d'Aoki le problème, alors cela voulait dire qu'elle avait quelqu'un d'autre à l'esprit. Une tignasse rousse surgit devant ses yeux fermés et elle soupira. Voilà au moins une chose qui était quasiment certaine, elle aimait les amours impossibles.

Non, elle ne pouvait pas aimer Gaara. D'abord parce qu'il était violent, ensuite parce qu'il ne l'aimait surement pas et enfin parce qu'il avait visiblement déjà une copine. L'image de la fille du nouvel an lui revint en mémoire et Natsumi ferma les poings. Elle s'était sentit tellement stupide ce soir-là ! Voyant l'heure tourner et minuit approcher elle avait quitté la piste de danse pour le rejoindre et au moins, s'il n'avait pu lui offrir le baiser qu'elle souhaitait inconsciemment, elle voulait clamer la bonne année. Comme un moment privilégié. Un peu comme ce petit duo sur scène au moment de la partie Nickelback. Au moment où le premier coup sonnait, il s'était retourné et elle l'avait vu. Une blonde. Grande. Elancée. Radieuse. Elle était partie.

Après tout, ce n'était pas comme s'il ne lui sortait plus de l'esprit depuis quelques temps. Ce n'était pas comme si elle sentait une formidable chaleur l'envahit lorsqu'il s'approchait d'elle. Ce n'était pas comme si elle pensait l'aimer…

Soudain, un craquement de branche retentit et Natsumi releva la tête. Depuis combien de temps rêvassait-elle sur ce banc ? La nuit était complètement tombée à présent. En tout cas quelqu'un approchait c'était évident ! Horrifiée à l'idée qu'Aoki ait pu la retrouver aussi vite, elle sauta de son banc et couru se cacher dans un fourré proche.

Ce n'était pas Aoki, ils étaient plusieurs. Cinq silhouettes se découpèrent dans l'obscurité à peine tamisé par un clair de lune encore timide. Elle reconnut avec effroi un être grand, maigre et gris, Ukon. Il semblait s'être dédoublé, un frère jumeau se tenait à ses côté, aussi grand, aussi maigre et aussi gris. Mais ce qui lui fit froncer les sourcils ce fut un troisième garçon qu'elle reconnut instantanément pour avoir passé toutes ses répétitions avec lui : Sasuke.

Les deux autres, une fille et un énorme garçon, ne lui disaient rien mais ils semblaient bien connaitre les frères gris.

Ils s'approchèrent tous du banc sur lequel elle s'était assise quelques minutes plus tôt. Intriguée tout autant qu'effrayée –après tout Ukon l'avait déjà menacée- elle observa le petit groupe depuis sa cachette.

Ils semblaient discuter assez normalement, du moins c'est ce qu'on aurait pu croire en regardant de loin mais Natsumi connaissait suffisamment Sasuke pour voir quand quelque chose n'allait pas. Il était visiblement nerveux, encore plus pale que d'habitude. Pourtant il paraissait être le centre d'attention du petit groupe. Il oscillait la tête et se balançait légèrement d'un pied sur l'autre comme s'il hésitait. Comme pour le convaincre, Ukon s'approcha de lui et, tout en posant une main ferme sur son épaule, lui montra quelque chose.

Natsumi contourna discrètement son buisson pour voir ce que tenait le garçon. Un sachet. Un simple sachet de plastique. Simple oui, en revanche ce qu'il contenait la fit frémir. De la poudre blanche. Pas étonnant que Sasuke se sente mal ! Ces gars-là lui proposaient de la cocaïne !

C'était vraiment du grand n'importe quoi ! Pourquoi Sasuke aurait-il eu besoin de cela ? Trop de pression ? Sans doute. En tout cas ses fréquentations laissaient franchement à désirer.

Il se mordait les lèvres à présent, toujours indécis, et Natsumi en fit autant : elle devait l'en empêcher ! Il allait bousiller le groupe s'il plongeait dans cette horreur. C'était hors de question. Ils avaient leur public maintenant, leur chance de jouer dans de plus grand clubs et peut être un jour de passer pro qui sait !

Complètement horrifiée par ce qu'elle venait de voir, Natsumi se leva brusquement et s'avança vers le groupe.

- Mais qu'est-ce que tu fous Sasuke ? T'as pas honte de toi de prendre cette merde ? Depuis quand tu es tombé aussi bas ? Tu veux vraiment tuer le groupe ? Parce que si c'est le cas tu es bien parti pour le faire ! Je ne chanterai pas pour un drogué.

Sa tirade terminée, elle fixa son ami avec un regard dur. Elle le mettait au défi. La façon dont elle avait tourné sa phrase indiquait que, si Sasuke prenait la poudre que lui tendait Ukon, il perdait la partie. Et elle savait que Sasuke détestait perdre. Elle venait très certainement de marquer un point décisif.

Malheureusement, Ukon ne l'entendait pas de cette oreille. Il fit un signe de tête et soudain, Natsumi se retrouva prisonnière des énormes bras du géant bedonnant.

- Alors comme ça maintenant que tu m'as piqué mon poste tu voudrais également me priver d'un client potentiel ? susurra Ukon d'une voix effroyablement douce. Je ne crois pas que cela se passera comme ça. Vois-tu, on nous enseigne à ne pas laisser de témoin s'ils sont réfractaires à notre… marchandise. Or toi tu m'as l'air extrêmement réfractaire.

Sur un nouveau signe de tête la grande fille qui jusqu'alors restait en retrait s'approcha de Natsumi, toujours maintenue par le colosse, un couteau à la main et un sourire pervers plaqué sur le visage.

- Oh là attendez qu'est-ce que vous… non mais tu es folle ! Lâche ce truc tout de suite ! s'écria Sasuke.

Alors qu'il attrapait le poignet de la fille, cette dernière voulu le frapper au visage de son autre main mais Sasuke fut le plus rapide. Il se baissa juste à temps et le poing parti dans la tête du géant qui hurla de douleur, lâchant Natsumi.

Voyant Sasuke détaler comme un lapin maintenant qu'il comprenait à qui il avait affaire, Natsumi se mit à courir elle aussi dans la direction opposée. Elle entendit vaguement Ukon hurler de rage et aboyer à quelqu'un de la rattraper mais elle s'en fichait, elle courait.

Le parc était immense et la nuit l'empêchait de se repérer correctement mais elle se rendit rapidement compte qu'elle s'enfuyait dans la mauvaise direction : à l'opposé de chez elle ! Elle réfléchit à toute allure et la seule personne qui lui apparut comme habitant de l'autre côté du parc était Gaara. Tant pis pour leur mauvais caractère respectif : elle mit le cap sur sa maison.

Alors qu'elle pensait pouvoir bientôt sortir des arbres, un bruit de feuillages bousculés retentit derrière elle. Surprise, elle se retourna et se pris les pieds dans une grosse racine. Elle tenta de se relever mais trop tard. Il était sur elle.

Grand, gris, l'œil mauvais comme son frère, Sakon l'enjamba alors qu'elle se tenait allongée sur le dos et la maintint au sol fermement.

- Vois-tu petite souris, mon frère souhaiterait qu'on ne laisse pas de trace derrière nous, lui murmura-t-il à l'oreille. Oh je peux le comprendre mais je me sens comme en manque depuis quelques temps et tu n'es pas si moche que ça. Alors cris petite souris mais ce soir tu m'appartiens.

Folle d'angoisse, Natsumi se débâtit et tenta de hurler mais il lui bâillonna la bouche de sa main tout en la maintenant au sol avec le poids de son corps. D'une main il commença à retirer la boucle de sa ceinture. Ses yeux fous fixaient la jeune fille et semblaient lui envoyer un message : « hurle tant que tu veux, débats toi, personne ne viendra pour toi. Tu es seule et à moi. »

Elle tenta de se soulever quand même mais l'homme était assis sur son centre de gravité : impossible de se relever. Elle se tortilla dans tous les sens et finit par sentir la racine qui l'avait fait tomber dans son dos. Sakon venait de baisser son jean et retirait doucement son caleçon. Elle ferma les yeux, dégoutée et prisonnière.

C'est alors qu'elle se souvint. Elle revit la clairière, une autre, en plein milieu d'une forêt. Elle avait bu, elle ne se souvenait pas quoi mais sa tête lui faisait mal, elle se sentait lourde, pâteuse. Son professeur l'avait portée dans cette clairière. Elle le revoyait retirer ses vêtements, lui arracher sa jupe et sa culotte. Elle ressentait à nouveau la racine de l'arbre dans son dos, comme cette fois-là, le poids de l'homme sur son corps.

Alors que Sakon, sûr de sa victoire, déchirait le haut de la jeune fille, elle poussa un cri de terreur – il avait dû retirer sa main pour s'attaquer au haut – et réussit à se dégager. L'effet de surprise avait été sans doute trop grand ou peut être que le souvenir de cette effroyable nuit avait décuplé ses forces, Natsumi ne le sut jamais mais elle se releva d'un bond et s'enfuit aussi vite que possible.

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Lorsqu'elle ouvrit les yeux à nouveaux, il faisait encore nuit noire dehors et elle était allongée sur un canapé moelleux, une couverture sur le corps et des vêtements de rechange posés à côté d'elle. Elle tenta de se remémorer les évènements qui l'avaient conduite ici.

Aoki. Parc. Drogue. Sakon. Souvenir. Viol. Fuite.

Presque immédiatement, ses yeux se remplir de larmes et, assise sur le canapé, elle posa sa tête sur ses genoux pour sangloter.

- Oh ne commence pas ! Je te laisse dormir ici mais je ne veux pas t'entendre, fit une voix bourrue derrière elle qu'elle reconnut bien.

Gaara contourna le canapé et se planta devant elle avec sa tête des mauvais jours. La tête qui lance aux autres « tu me touches, t'es mort ».

Natsumi releva ses yeux pleins de larmes, déglutit et… se remit à pleurer. Là elle n'en pouvait vraiment plus et tous les avertissements de Gaara ne pourraient rien y faire.

Avec un soupir, le jeune homme adoucit les traits de son visage et s'assit à côté de son amie. Elle semblait tellement perdue, tellement seule. Bien pire que ce qu'il avait vu sur son visage au nouvel an, presque pire que la fois où elle s'était mutilée sur le toit. Il se mordit nerveusement les lèvres, chercha du regard une issue à ce calvaire mais n'en trouva pas. Il ne voulait pas la laisser comme ça. C'était dur à admettre mais il ne supportait pas de la voir dans cet état, surtout qu'il n'en connaissait même pas les raisons !

Il prit une grande inspiration et posa la main sur l'épaule de Natsumi. Surprise, elle releva la tête et le dévisagea quelques instants avant de se jeter dans ses bras et de pleurer de plus belle.

Presque choqué de ce geste, Gaara mit un temps à réagir. Son premier réflexe aurait été de la rejeter tout bonnement mais là il ne pouvait décidément pas lui faire ça. Surtout qu'elle parlait. Entrecoupées de sanglots, la voix de son amie lui peignait le souvenir amer de la soirée qu'elle venait de passer. Alors qu'il écoutait les horreurs qu'elle venait de vivre, son sang se mit à bouillir dans ses veines et il n'eut qu'une envie : tuer tous ceux qui lui avait fait ça. Aoki, Sakon, Ukon et peut être même cet abruti de Sasuke qui s'était sauvé comme un lâche, la laissant seule aux prises avec les frères gris.

Il la laissa parler puis la berça doucement tandis que, épuisée, elle s'endormait sur son épaule. Il la garda dans ses bras longtemps après qu'elle se fut assoupie. Le contact simple avait du bon finalement. Il ne ressentait pas ce dégout qui caractérisait pourtant ses relations habituelles. Peut-être bien qu'il s'habituait à la présence de cette fille dans sa vie. Peut-être bien qu'il l'aim… Non ça ce n'était pas possible.

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Les rayons du soleil commençaient à peine à pointer le bout de leur nez dans sa chambre lorsque Gaara ouvrit les yeux. Il se releva péniblement et découvrit avec étonnement Natsumi dans l'encadrement de sa porte. Elle portait les vêtements qu'il avait déposé pour elle à savoir un vieux tee-shirt noir et un large pantalon de pyjama, vestige de son adolescence.

- Je… je voulais te remercier… pour hier soir. Et pour les vêtements. Tu… c'était vraiment gentil de ta part et… enfin merci.

Gaara se contenta de hocher la tête. Il ne pouvait pas se lever. Pas devant elle, pas maintenant. Il avait encore rêvé d'elle cette nuit et ne s'était pas encore tout à fait calmé.

Là ça devenait vraiment gênant. Lui, Gaara, la terreur du lycée, se retrouvait gêné devant une fille ! Qui l'aurait cru !

Elle s'approcha du lit et il se crispa. Hors de question qu'elle le voit dans cet état ! Puis là… il se sentait vraiment en manque alors mieux valait qu'elle ne s'avance pas trop. Il fallait qu'il s'en débarrasse rapidement. Une petite voix dans sa tête lui disait que l'autre option consistait à lui sauter dessus mais il la fit taire rapidement. Avec la nuit qu'elle venait de passer ce n'était vraiment pas une bonne idée d'évoquer ne serait-ce que l'idée de sexe !

- Tu composes ? Je ne savais pas.

La voix de sa camarade le fit sursauter.

- Je… oui un peu mais ce n'est pas près. Dis-moi, tu pourrais… aller… préparer le petit-déj !

- Euh… oui pourquoi pas…

Surprise, elle lui demanda cependant ce qu'il désirait et sorti.

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Elle était restée deux jours chez lui. Deux jours tranquilles, sans personne pour les déranger. Deux jours à discuter musique, à manger des bonbons, à piquer les jeux vidéo de Temari et à se jeter de petits regards gênés.

Elle se remémorait les quelques moment complices qui avaient accompagné ces quelques jours avec lui alors qu'elle remontait les escaliers menant à son appartement. Lorsqu'elle l'avait pris dans ses bras elle ne savait plus très bien ce qu'elle faisait mais les contacts successifs de gens qui la répugnaient lui avaient donné l'envie soudaine d'une véritable embrassade amicale.

Désemparée sur le moment elle commençait cependant à songer à la réaction, pour le moins singulière, de Gaara. Il ne l'avait pas repoussée. En temps normal il l'aurait fait. Qu'elle fut en larmes ne l'aurait pas empêché, pire, cela l'aurait encouragé à la jeter.

Oh et depuis quand se posait-elle toutes ces questions ? Elle pensait pourtant être plus du genre fonceuse, pas du style à se prendre la tête pour rien ! Et encore moins pour des questions de cœur !

Elle décida soigneusement de remettre ces questions au lendemain. Pour l'instant elle avait d'autres problèmes. Comme de rentrer mardi en cours avec Aoki assis à quelques mètres d'elle. Impossible de l'éviter à l'école, toute la bande le connaissait et il passait le plus clair de son temps avec eux… Elle ne pourrait pas convaincre les autres de virer Aoki du groupe sans leur en expliquer la cause et elle avait tout sauf envie d'en reparler !

Et Sasuke ? Il allait falloir qu'elle s'explique avec lui aussi ! Après tout il l'avait quand même abandonnée aux mains de ses types !

Et si elle séchait les cours mardi ? Mauvaise idée, ça ne lui apporterait aucune solution concrète.

Changer de lycée ? Inenvisageable.

Les tuer tous les deux ? Elle caressa cette idée un petit moment puis la rejeta à contrecœur… trop de paperasse à remplir lors du procès pour meurtre.

Elle tourna la clé dans sa porte et entra à nouveau dans son appartement. Hinata ne rentrerai que tardivement ce soir… ou bien elle ne rentrerait que le lendemain après les cours, aucun moyen de savoir.

Alors qu'elle venait de refermer la porte à clé, deux bras puissants l'enveloppèrent pour la trainer sur la banquette du salon. Elle se débattit, songeant fermement que Sakon venait lui régler son compte avant d'entendre la voix suave d'Aoki résonner dans la pièce.

- Arrête de remuer comme ça je ne vais pas te tuer ! Je veux juste que tu te poses et que tu m'écoutes.

Pas du tout disposée à écouter quoi que ce soit, la jeune fille se força néanmoins au calme et se mit à réfléchir. Comment Aoki avait-il eu les clés de son appartement ? La porte n'était pas forcée elle en était certaine. Peut-être Hinata lui avait-elle donné un double ? Non impossible, elles ne possédaient que deux clés, une chacune.

Aoki la déposa sur la baquette et s'accroupit en face d'elle, l'air anxieux mais néanmoins sûr de lui.

- Depuis quand tu as les clés d'ici ? aboya Natsumi.

- Depuis quelques semaines déjà, un matin tu avais oublié ton sac en gym, j'y ai pioché tes clés et je suis allé en faire un double à la pause de midi au cas où tu les perdrais tu comprends.

- Non, non je ne comprends pas, tu n'as pas à… enfin Aoki c'est du vol ! Et puis qu'est-ce-que tu fiches ici bon sang ? Je t'ai dit de ne plus jamais m'approcher tu te souviens ?

Sa voix montait dangereusement dans les aigues et Aoki s'en rendit compte. Il posa ses deux mains sur les bras de celle qui lui faisait face, dans un geste voulu de réconfort mais elle se dégagea et, pour faire bonne mesure, le gifla.

Sauf que là, les yeux d'Aoki virèrent au noir, un noir si plein de colère que même Natsumi déglutit avec anxiété. Les traits déformés par la rage, celui qui avait été son ami la frappa à la tête comme s'il cognait contre une enclume et elle s'évanouit.

Lorsqu'elle reprit conscience elle était attachée à sa propre chaise de bureau avec du scotch autour des poignets et des chevilles. Aoki se tenait la tête entre les mains, assis au bord du lit et semblait se parler à lui-même.

- Aurait du m'écouter… Pourquoi pas moi ? … Devrait venir avec moi… rejet… jamais… peut être que… mais si ? … Pas le choix… TU DOIS M'ECOUTER !

Le cri l'avait sorti de sa torpeur et il s'approchait maintenant de la chaise, un couteau à la main. Pas un de ces petits couteaux que l'on utilise pour manger non, un énorme couteau de cuisine, celui qui servait à couper la viande lorsqu'elle était trop dure. Son visage était comme métamorphosé par le rictus de haine qui lui barrait la bouche, ses yeux fous la scrutaient d'un regard acéré.

- Je… je t'écoute Aoki ne t'en fais pas. Tout va bien se passer, pose ce couteau et détache moi et nous…

- NON ! hurla t'il en accompagnant son geste d'un large mouvement du bras, l'arme virevoltait dans sa main, manquant d'érafler Natsumi. Tu… tais-toi et surtout, non je ne peux pas te détacher, tu vas encore te sauver. Tu ne comprends pas ? Je t'aime ! Je te veux à moi, pour moi. Reprends-toi ! Pourquoi m'as-tu rejeté ? PERSONNE NE ME REJETE ! Enfin, tu m'aimes toi aussi non ? Je le sais, depuis ce jour en sport, tu n'as cessé de m'aimer mais tu es timide, tu n'oses pas me le dire alors… Tu seras mienne n'est-ce pas ? Oui tu seras mienne !

Tout en parlant, moitié hurlant, moitié marmonnant, il s'était assis sur elle, les jambes écartées, posant le couteau sous la gorge de la jeune fille. Complètement fou. Il n'était pas seulement un gentil garçon un peu trop collant, il était en réalité un malade mental, un vrai, un peu à la Gollum, schizophrène et visiblement obsédé par elle.

Il fallait qu'elle lui réponde. Cela se lisait dans ses yeux, si elle ne répondait pas il lui trancherait la gorge sans hésiter. Elle devait jouer le jeu c'était réellement vital.

- Je… Oui je, pourquoi pas enfin je veux dire… Bien sûr je… je suis… à toi.

Elle avait bégayé mais elle espérait que son hésitation ne perçait pas trop ou du moins que le cerveau malade de cet homme ne la remarquerait pas.

Il fronça les sourcils et finalement lâcha son couteau et pencha son visage sur celui de sa victime. Les yeux écarquillés par un désir nouveau, il voulut l'embrasser mais au même moment, la porte de la chambre s'ouvrit avec fracas.

La suite fut bien trop rapide pour que Natsumi ait une chance de suivre les évènements. Elle avait fermé les yeux lorsqu'Aoki avait voulu l'embrasser. Elle entendit les bruits d'une bagarre, plusieurs cris et finalement un corps tomber lourdement à terre.

Elle n'osa ouvrir ses yeux que lorsque tout fut calme à nouveaux. Gaara se tenait au centre de la pièce, Aoki à ses pieds. Ce dernier avait la bouche en sang.

Le rouquin enjamba le corps inerte du fou et entreprit de détacher Natsumi. A peine eut-il fini qu'elle se jeta à son coup et l'embrassa fougueusement.

Surprit d'abord, il lui rendit cependant son baiser avec la sensation d'avoir enfin trouvé enfin sa place.


Depuis ces évènements pour le moins improbables, Aoki, juste sonné fut emmené à la police, sa pathologie fut reconnu, il est actuellement en cure.

Sasuke a fini par admettre son erreur, s'est excusé publiquement auprès du groupe pour avoir failli bousiller leurs chances en tombant dans la drogue et le gang des frères gris a été arrêté pour trafic de stupéfiants.

Hinata et Naruto sont toujours ensemble ainsi que Neji et Tenten, Kiba et Shino.

La frangine de Natsu est toujours une peste et a mis Kankuro dans son lit. Pas pour longtemps, il s'est sauvé bien vite quand il s'est rendu compte qu'elle voulait le trainer en justice pour détournement de mineure.

Temari a finalement fait succomber Shikamaru grâce à une partie de jeu vidéo qui s'est fini en jeu de jambes.

Quant à nos deux héros ils ont fini par admettre qu'ils s'aimaient et que, même si Natsumi ne se sent absolument pas prête à coucher avec lui, il patientera.


Tout est bien qui finit bien donc et j'en avait trop marre d'écrire cette fiction donc navré pour cette fin vraiment pourrie ) ! Dites moi juste si vous avez aimé, les commentaires font toujours plaisir ;)

Adieu ! :P