Disclaimer : rien à moi snif sauf peut être un bout d'héléa. (je veux rononnnnn)
Merci : à tous et toutes mes reviewers (si si y en a quelques uns) et mes revieweuses
A Syla qui m'a gentiment aidé à relire
Note : petit slash (tout tout petit)
Chapitre 12
Le temps avait bien passé depuis cette nuit-là. Ronon et Héléa étaient devenus amis. Quand la douleur et les cauchemars devenaient trop forts, ils en parlaient. Ronon savait qu'il pouvait aller lui parler quand bon lui semblait, et Héléa pouvait trouver en lui, quand elle le souhaitait, une oreille attentive. L'équipe s'en était trouvée ressoudée, et même Rodney faisait désormais quelques efforts vis-à-vis d'eux.
Mais ces derniers temps, Héléa faisait plutôt appel à Ethan, car elle se surprenait en présence de Ronon à avoir des pensées… plus qu'amicales.
La soirée approchait. Et oui ! Elizabeth avait décidé d'organiser une soirée pour fêter les deux ans de l'expédition Atlantis, soirée à laquelle elle avait convié tous les athosiens.
Tout avait été prévu : musique, buffet alcool, le tout aussi bien terrien qu'athosien. Les hommes de l'expédition se réjouissaient de voir leurs collègues féminines dans leurs plus belles tenues et tous étaient heureux de pouvoir se détendre enfin un peu. Les Wraiths s'étaient tenus tranquilles depuis quelques temps. Peut être même un peu trop tranquille. Mais autant en profiter, avait décidé la leader d'Atlantis.
Jolies robes et autres tenues avaient été apportés par le Dédale quelques semaines plus tôt. Des platines avaient même étaient installées pour les DJ amateurs. En bref, tout était prêt. Tout ? Non ! Deux jeunes femmes couraient partout depuis deux heures pour en trouver une troisième, ne sachant pas que de leur côté un Colonel et un Major cherchaient désespérément un Runner, qui n'avait rien perdu de sa facilité à échapper à ses poursuivants quels qu'ils soient. Et ces quatre là tombèrent nez à nez dans un couloir.
« Teyla ! Lieutenant ! »
« Major. Colonel » les saluèrent les deux femmes.
« N'auriez vous pas vu Ronon ? »
« Non. Et vous auriez vous vu Héléa ? »
Les deux personnes dont il était question les évitaient depuis le début de la journée. La première avait prévu de passer la soirée entre pop-corn – elle avait pris goût à la nourriture terrienne – et films terriens prêtés par Radek, qui lui avait aussi attribué un laptop pour les regarder. Quand au second, il n'avait pas encore tout perdu de ses années de vie en solitaire et une soirée mondaine ne lui disait rien, mais alors rien du tout, surtout au milieu de ces gens qui allaient passer les trois quarts de la soirée à l'observer comme une bête curieuse. Chacun des deux se demandait d'ailleurs comment l'autre avait prévu de passer la soirée.
Et les deux gibiers – tout comme les quatre chasseurs un peu plus tôt – finirent par se rencontrer dans une coursive au dessus d'une des stations kéroniques. Surveillant d'un œil où ils mettaient les pieds, ils avançaient, mais à reculons, pour surveiller leurs « poursuivants ». Sentant une présence dans leur dos, ils se retournèrent vivement, et s'assirent avec un « ouf » de soulagement.
« Toi aussi on te court après ? » lança Héléa à mi-voix.
« Mouais. Ton cher Ethan et John me courent après pour me faire essayer je sais pas quoi. »
« Idem pour moi. Laura et Teyla me courent après. Elles veulent que j'aille à la soirée. »
« Grmph »
« Pas de ça avec moi… »
« Hm ? »
« Je sais très bien que tu fais ton sauvage quand tu vas pas répondre… » fit-elle en réprimant un éclat de rire.
Ils étaient assis l'un en face de l'autre, et Héléa observait son vis-à-vis intensément.
Temps mort ! Lâches moi tu veux…
« Grmph »
« T'es déses… »
Une oreille tournée vers Héléa, l'autre traînant aux alentours, il avait soudain haussé les sourcils. Des pas approchaient. D'un souple étirement, il se jeta quasiment sur elle pour lui plaquer la main sur la bouche. D'un coup bien placé, elle lui fit comprendre que son traitement n'avait pas été apprécié. Il grimaça, mais ne bougea pas. Il l'écrasait de tout son poids, la bâillonnant toujours. De l'autre main, il lui fit signe de se taire, désignant l'espace en dessous d'eux. Héléa prêta l'oreille et elle comprit. Des voix s'approchaient.
« Je crois qu'on est mal barré Major. »
« Noon, on va bien les trouver… »
« Euh, ils ont échappé au Wraiths pendant six ans de moyenne… »
« Peut-être que les filles auront eu plus de chance. »
« Qu'est-ce qui vous dit qu'ils sont ensemble ? »
Le Colonel ne répondit pas.
Les deux ne bougèrent pas de leur perchoir avant d'avoir entendu les voix s'éloigner et le bruit des pas disparaître.
« Tu me revaudras ça » lanca Ronon, taquin.
« Ah ouais ? Tu m'as à moitié écrasée et faudrait que je te remercie… »
« Tu serais en train de faire le mannequin là.. »
« Erreur ! TU serais en train de jouer les modèles. Moi c'est les filles qui me courrent après »
Tout en se chamaillant, ils étaient descendus de leur perchoir et tâchaient de regagner leurs quartiers sans se faire remarquer. Ils arrivaient devant les quartiers d'Héléa quand celle-ci entendit des voix -hélas bien trop familières – arriver en sens inverse. Lui rendant la monnaie de sa pièce, elle se jeta sur lui et dans le même mouvement ouvrit sa porte. Ils basculèrent tous les deux et la porte se referma juste à temps pour cacher aux yeux de Laura et Teyla – puisque c'était bien elles – que quelqu'un était entré. Elle se dégagea et verrouilla la porte avec son gène.
« Waaah ! J'ai jamais autant apprécié ce gène ATA. » soupira Héléa.
Bien leur en avait pris, car quelques instants plus tard, deux voix masculines se joignirent aux deux jeunes femmes, là dehors.
Héléa se laissa glisser contre le mur, et s'allongea à même le sol. Ronon, lui n'avait pas bougé.
Bon, quand est-ce qu'ils vont dégager… Parce que c'est pas que je m'ennuie mais presque…Va falloir trouver une occupation s'ils restent là… Voyons, j'ai un homme superbement musclé sous la main… wowowow on se calme Héléa…
Ronon, lui, semblait impassible. Les yeux grands ouverts, complètement immobiles, il fixait le plafond.
Héléa grimaça quand elle entendit une petite voix
« Pardon pardon »
Quelqu'un frappa.
« Elle n'est pas là Radek. »
« Ah ? Mince. Je devais lui donner ça » fit le Dr Zelenka en montrant son fardeau.
« C'est quoi ? » lança Sheppard, curieux, comme à son habitude.« Tiens, un ordinateur et des DVD »
« Bizarre » fit Lorne. « On dirait qu'Héléa n'avait nullement l'intention de venir à la fête. »
« Ah non ! Pas question qu'elle passe la soirée seule, alors que tout le monde va s'amuser »
« Il faut les retrouver... »
« Ils sont peut-être occupés à autre chose, pendant que nous parlons. » lança Cadman.
John ouvrit de grands yeux, et colla son oreille contre la porte. Aucun bruit.
« John, voyons » fit Teyla interloquée. « Il ne faut pas écouter aux portes. En plus, elle n'est pas là »
« C'est ce qu'on va voir » répondit le Colonel. S'approchant du panneau de contrôle de la porte, il se concentra pour l'ouvrir. Aucun résultat. Il se retourna vers les autres, avec un grand sourire.
« Elle est là ! »
« Mais non… »
« Si. Réfléchissez, j'ai le gène ATA le plus puissant ici. Je peu forcer toutes les portes. Toutes, sauf celles qui ont été verrouillées par quelqu'un possédant aussi le gène ATA. Hors, Héléa l'a. »
« On va aller vérifier sur la porte à Ronon. »
« John, on ne force pas les portes des gens… »
Pendant qu'ils continuaient à se disputer sur ce sujet, Héléa se releva et fit signe à Ronon de la suivre dans la salle de bain.
« Voilà, là on peut parler sans qu'ils nous entendent. »
« J'espère qu'ils vont y aller.. »
« Où ? »
« Avec Sheppard. Ouvrir ma porte » dit Ronon.
« Euh… tu veux qu'ils fouillent chez toi. »
« Sheppard ne fouillera pas. Il veut juste voir si on est là. Et puis tu as un balcon. De celui-là, on peut probablement passer sur l'autre, celui où on avait dormi. Et comme il est invisible quand on a passé ta porte, on peut s'échapper. »
« Hmm » Héléa hocha la tête, admirative.
Sitôt dit, sitôt fait. John ayant eu gain de cause, tous s'éloignèrent vers les quartiers de Ronon. Cinq minutes plus tard, les deux ex-Runners, filaient vers la salle de contrôle.
Manque de chance, ils tombèrent sur Elizabeth.
« Ah ! Vous tombez bien vous deux. Vous avez une minute ? »
« Bien sur. Mais on peut aller dans votre bureau ? »
Bien que surprise, Elizabeth accepta. Ronon et Héléa ne se détendirent qu'une fois à l'abri, stores baissés, dans le bureau d'Elizabeth.
« Vous venez à la fête ? »
« Oui, oui, bien sur » répondit Héléa.
Au moment ou Ronon acquiesçait à son tour, on frappa.
« Oui ? »
« Dr Weir, c'est le Major Sheppard. »
Merde! On est mal se dit Ronon.
« Oui. Entrez. »
Non, non, nooon. Mince trop tard.
Héléa riait sous cape, mais son rire mourut dans sa gorge quand elle se rendit compte que John n'était pas seul. En effet, Teyla, Laura et Ethan l'accompagnaient.
Zut, cette fois on est fichus.
Les deux satédiens échangèrent un regard désespéré.
« Ah ben vous voilà, vous ! ça fait deux heures qu'on vous cherche ! » lança John.
« Euh.. je peux savoir ce qu'il se passe ? »
« Il se passe que ces deux là comptaient nous fausser compagnie pour la soirée… »
« C'est vrai ? » demanda Elizabeth aux deux « fautifs ».
Ils se regardèrent sans répondre.
« D'accord, puisqu'il faut en arriver là. Vous venez, c'est un ordre »
Les deux regardèrent à nouveau, puis soupirèrent de concert.
Avant d'avoir pu dire Wraiths, ils furent traînés dans leurs quartiers. Ronon jeta un regard à Héléa quand les trois femmes entrèrent dans ses quartiers. Celle-ci haussa les épaules.
A quoi bon ? Maintenant ils vont vraiment mal le prendre, si on ne vient pas.
Laissant Laura avec Héléa, Teyla s'éclipsa et revint deux minutes plus tard, les bras chargés. Bijoux, chaussures, maquillage, plusieurs robes, rien n'y manquait. Et le tout aussi bien terrien qu'athosien.
Elles ne la laissèrent tranquille qu'après une longue heure et demie d'essayage en tous genres, avec la promesse de revenir une heure avant la fête pour l aider.
Héléa regarda ce qu'elles avaient sélectionné, et décida de dormir avant la soirée. Elle se réveilla une heure avant, et décida de prendre un long bain. Commençant à se préparer, elle fut interrompue par ses deux amies.
« Wahhh. Tu es splendide, Héléa. »
« Vous non plus n'êtes pas mal » sourit la jeune femme. Laura avait enfilé un fourreau terrien qui la mettait en valeur, et Teyla était vêtue d'une splendide robe athosienne.
Sa robe à elle, était aussi de confection athosienne. Ses chaussures, avaient été commandées par Laura sur la Terre, tout comme celles de Teyla. Elles portaient toutes les deux des bottes de cuir, l'une fauve, l'autre noire, qui montaient jusqu'à leurs genoux. Leur robes étant fendues jusqu'à mi-cuisse sur le côté, cela était du plus bel effet.
« Ca te gène tant que ça, de venir ? »
Héléa haussa les épaules, puis entreprit de se coiffer.
Quand elle fit mine de s'attacher les cheveux comme d'habitude, Laura s'interposa et elle entreprit de la convaincre de les garder lâchés. Laura entreprit ensuite de la maquiller. Elle était en plein travail quand on frappa. Teyla alla ouvrir, et Ethan entra.
Voyant Héléa, il resta abasourdi.
« Tu es … magnifique… »
Teyla avait pensé qu'il valait mieux pour Héléa d'avoir son ami auprès d'elle. Teyla partit, pour voir Ronon, puis revint cinq minutes plus tard, un grand sourire aux lèvres.
Laura finit de se préparer, puis il partirent tous les trois, laissant Laura à l'infirmerie. Arrivant devant la porte de la salle où se tenait la fête, Héléa marqua un temps d'arrêt.
« Ca va aller ? » fit Teyla
« Oui. Enfin… je crois »
Ethan rit, et ils entrèrent.
Ils s'immobilisèrent sur le pas de la porte, laissant leur regard vagabonder.
Héléa observa la salle, puis son regard tomba sur John, et … Ronon. John avait revêtu un simple jean, mais qui le mettait bien en valeur, accompagné d'une chemise clair, et d'une veste en daim.
Ronon, lui était… à tomber. Si Héléa n'avait pas déjà été consciente qu'elle avait un faible – oh si petit – pour son ami satédien, rien que sa vue ce soir aurait suffi. Il portait un jean qui lui moulait outrageusement bien les fesses. Ni trop, ni pas assez. Et comme il tournait le dos à l'entrée, héléa profitait d'un point de vue… remarquable.
« Arrête de baver Héléa. » lui souffla Ethan.
Elle remit ses idées en place, mais avant d'avancer, elle termina son observation.
Il avait déjà tombé la veste, et celle-ci gisait sur la chaise près de lui. Mais le t-shirt sans manche beige qu'on lui avait choisi, faisait ressortir son teint hâlé et ses larges épaules.
Aaaah. C'est pas permis d'être aussi beau. C'est pas juste. Bon Héléa calme-toi. Caaaaalme. Inspire. Expire. Voilà encore une fois.
Elle souffla. De son côté, Teyla semblait avoir du mal à détacher ses yeux de John.
Mais qu'est-ce qu'elles font ?
Ronon attendait en compagnie de John. Il avait déjà ingurgité plusieurs verres d'alcools divers et variés, sous l'œil moqueur de son chef d'équipe. C'est lorsqu'il vit celui-ci se redresser , qu'il se retourna.
Heureusement, Héléa avait repris ses esprits…
Les deux hommes ne surent que dire. Elles étaient… magnifiques. John ne détachait pas son regard de Teyla, tandis que Ronon toisait Héléa.
… court-circuit cérébral… Dû à l'alcool ? Pas seulement.
Waaaah. J'avais oublié qu'elle était aussi belle. Mais pourquoi il a son bras là, lui ? L'alcool aidant, Ronon commençait à trouver sa coéquipière tout à fait à son goût. Et le bras d'Ethan, galamment posé sur sa taille, faisait naître un petit pic de jalousie. Nom de dieu c'est un dos-nu !
En effet, la robe que Teyla lui avait choisie ressemblait à un bustier, mais elle ne tenait dans son dos que par deux minces liens qui se nouaient un dans le bas de son dos, l'autre dans le cou.
« Bonsoir ! Messieurs, je vous amène de la compagnie »
« Merci major. Vous ne restez pas avec nous ? »
« Je vous rejoindrais plus tard… »
Et ils restèrent tous les quatre.
Avisant les verres que les deux hommes avaient dans les mains, héléa se dit qu'elle aussi aurait bien eu besoin de quelque chose de fort.
« Teyla ? Si nous allions nous chercher à boire ? »
« Je vais y aller » proposa galamment le Colonel. Et zou ! Il disparut, perdu dans la foule.
La soirée avançait et l'alcool aidant, ils étaient plus familiers que jamais. Lorne vint inviter Héléa à danser, et Teyla fut « kidnappée » quasiment aussitôt par John.
C'était une série de slows aussi Ethan passa-t-il naturellement un bras autour de la taille d'Héléa.
Enlève ton bras de là, toi ! Elle est à moi ! Pas touche…Oulah, mais à quoi je pense, moi. J'ai du trop boire.
Ethan se pencha et murmura à l'oreille d'Héléa :
« Si tu vois Ronon arriver , préviens moi… Je tiens à la vie… »
Elle éclata de rire.
« Ah oui ? »
« Il te dévorait des yeux tout à l'heure… »
Héléa était dubitative.
Il arrivait à la fin d'une chanson quand Ethan la lacha, le sourire aux lèvres.
Héléa entendit :
« Lorne. Je peux vous l'emprunter ? »
« Mais bien sur. »
Et le-dit major de s'éclipser aussitôt, non s'en avoir encaissé un discret « saleté » de la part de son amie.
Heureusement qu'elle portait des talons hauts ! Ce fut la première idée saugrenue qui vint à l'esprit d'Héléa en se coulant dans les bras de Ronon, qu'il s'empressa de fermer autour de sa taille.
Bénis soient les terriens et leurs idées vestimentaires. Faudra que je demande à Elizabeth si on pourra y aller bientôt faire un tour avec Teyla.
Remettant à plus tard ses réflexions idiotes, Héléa décida de concentrer son esprit légèrement embrumé sur l'homme qu'elle avait en face d'elle.
Et quel homme !
Le-dit mâle luttait lui aussi pour garder le contrôle.
Mais pourquoi se colle-t-elle contre moi comme ça ? Elle sent bon…
Il essaya d'oublier les doigts qui jouaient dans sa nuque et se reconcentra pour suivre la musique.
De loin, Ethan et Walt les observaient.
« Ils forment un beau couple, Major. »
« Oui. Franchement, j'espère qu'ils s'en rendront compte. »
« Permission de parler franchement, Major ? »
« Accordée » sourit Ethan. « Que se passe-t-il Walt ? »
« Vous n'êtes pas… jaloux ? Même pas un peu. »
Il éclata de rire.
« Non. Héléa est une amie, presque une sœur. D'ailleurs, elle doit m'aider… »
Walt ne répondit pas mais son sourire en disait long.
La musique changea, et Héléa se dégagea des bras de Ronon.
Il était temps, car les doigts du grand brun commençaient à jouer dangereusement avec le lien de sa robe.
Trouvant qu'il faisait un peu chaud, elle récupéra un verre et alla sur la terrasse, aussitôt rejointe par Ronon, qui avait lui aussi un verre à la main.
Sans un mot, il passa un mot bras autour de sa taille et appuya sa tête sur son épaule. Elle soupira d'aise en se calant contre lui. Ils ne parlaient pas. Pas ce soir. Ils profitaient l'un de l'autre.
Ronon récupéra son verre vide, et posa les deux verres par terre, contre le mur. Il revint illico près d'Héléa, qui ferma les yeux en s'appuyant contre lui, la taille encerclée par deux bras fermes.
Au bout d'un moment, elle se retourna, voulant le regarder dans les yeux. Son regard était pétillant, mais aussi empreint d'une lueur qu'Héléa connaissait, pour l'avoir vue dans les yeux de Kaïran, le père de son fils. Du désir. Il la désirait.
La musique était désormais plus rythmée, une chanson que Laura adorait, « Believe » d'après elle.
Cela voulait dire croire…
Croire en la vie, en l'amour ?
Héléa mourrait d'envie d'y croire, en l'amour, mais la raison commandait de ne pas trop rêver. Et son corps voulait profiter de ce que Ronon était prêt à lui donner.
Advienne que pourra !
La même pensée leur traversa l'esprit, au moment où ils se rapprochaient, pour échanger un baiser. D'abord timide, presque hésitant, celui-ci devint tendre, puis brûlant.
Il laissa ses lèvres papillonner sur le visage de la jeune femme, terminant par le cou où elle soupira d'aise, attirant sa tête encore un peu plus près.
Non, c'est pas raisonnable…C'est héléa, ton amie. Oh puis merde !
Ses mains ne restaient pas inactives. Il lui caressait le dos, s'insinuant parfois sous la robe. Quand il devint plus entreprenant, et fit mine de défaire le bustier d'héléa, elle reprit ses esprits et se détacha.
« Attends » souffla-t-elle. « Pas ici. »
Ronon reprit pied et se rendit compte qu'il avait complètement oublié qu'ils étaient loin d'être seuls. Elle lui attrapa le poignet, et il la suivit, docile.
Ils s'éclipsèrent par la première porte qu'ils trouvèrent, et se rendirent dans les quartiers d'Héléa, s'arrêtant de temps en temps pour s'embrasser plus à leur aise. Une seconde, Héléa eut une pensée cohérente : il fallait qu'elle le repousse. Mais cette vague pensée s'évanouit bien vite devant le bien être que ses lèvres et ses mains faisaient naître en elle. A son tour elle le caressait. Fait courir ses mains le long de son dos, de son torse, sous le t-shirt. Elle le sentait frissonner.
Ils étaient arrivés. Elle eut du mal à se concentrer suffisamment pour verrouiller la porte, Ronon s'étant attaqué aux lacets qui fermaient le devant de sa robe. Une manière comme une autre de la torturer. Prenant les devants, elle ôta d'elle-même le haut de sa robe, pour mieux revenir à la charge ensuite. Elle le poussa vers son lit, où il s'assit. Elle entreprit de lui enlever son t-shirt, pour ensuite caresser et embrasser chaque centimètre carré de peau découverte, jouant de la langue sur ses cicatrices, le faisant haleter. Il se releva pour inverser les positions. Ce faisant, il lui ôta complètement sa robe, la laissant en sous-vêtements devant lui. Elle s'allongea, le tirant par sa ceinture pour qu'il la rejoigne. Il laissa tomber pantalon et chaussure, et s'empressa d'obéir. Leurs derniers remparts ne firent pas long feu, et les soupirs emplirent la chambre. Les caresses et les baisers faisaient monter la température, et lorsqu'il n'y tint plus, il s'introduisit en elle, puis ne bougea plus. Elle ouvrit les yeux, plongeant son regard brûlant dans ses prunelles sombres. Il commença alors à bouger doucement, puis un peu plus vite, puis s'arrêta, lui arrachant un petit cri de frustration. Il recommença plusieurs fois, s'arrêtant avant d'atteindre le plaisir ultime. Il voulait qu'ils l'atteignent ensemble. Une dernière fois, il bougea très lentement avant d'accélérer. Mais cette fois il ne s'arrêta pas et le plaisir les saisit en même temps et les emporta loin. Quand ils reprirent leurs esprits, ils se regardèrent et elle l'embrassa doucement, une manière de dire « tout va bien, ne t'inquiètes pas ». Il se colla contre elle, ramenant les draps froissés sur eux, et elle se coula dans ses bras. Ils s'endormirent ainsi.
Le lendemain quand elle s'éveilla, elle était seule.
Parti. Il est parti
