HOPE

Chapitre 12 : Le Pire Qui Pouvait Arriver

Videl fronça les sourcils, fixant intensément l'intérieur de la boite vide de café, comme si son regard pouvait faire apparaître la poudre noire qu'elle avait tant besoin. Un peu plus de trois mois s'étaient écoulés depuis la naissance de Pan, et celle-ci ne lui laissait aucun répit, la réveillant au moins quatre fois par nuit avec ses pleurs. Elle était vraiment exténuée.

Et il n'y avait plus de café.

Résignée, elle soupira, jetant la boite dans la poubelle, et sortit de la cuisine. Elle alla s'habiller pour sortir, prit son sac à main, puis se dirigea vers l'ascenseur qui l'amena hors de la base souterraine qu'elle n'avait pas quitté depuis presque qu'un an.

Elle sortit de Capsule Corp, s'arrêtant quelques instants, laissant une brise faire danser ses longs cheveux bruns, qui lui arrivait maintenant jusqu'au bas du dos. Elle ferma les yeux, inspirant profondément. Elle bâilla.

Ah oui, le café.

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Gohan tourna brusquement sa tête, cette seconde d'inattention lui valut un puissant coup de pied à la mâchoire de la part de son élève, l'envoyant s'écraser sur la terre, l'impact créant un cratère. Il se releva difficilement, ses yeux fixant le ciel.

« Est-ce que ça va, Gohan-sensei ? » demanda Trunks, qui venait d'atterrir à ses côté.

Gohan continuait de fixer un point invisible dans le ciel, les sourcils froncés, se concentrant intensément. Ce ki… Il ne l'avait pas senti depuis presque un an, mais il pouvait le reconnaître entre mille.

« Videl… » murmura-t-il.

Trunks le regarda, confus, puis il suivit le regard de son sensei, et se concentra à son tour. Il fronça les sourcils, sentant le ki de Videl. Pourquoi n'était-elle pas à Capsule Corp ?

« Sensei… ? »

Gohan secoua la tête, puis se mit en position de combat. « C'est rien, Trunks. Continuons. »

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Videl gara sa voiture devant le supermarché, en sortit, et l'encapsula, mettant la capsule dans son sac. Elle entra dans le supermarché, allant directement au rayon café.

« Ah-ha ! » fit-elle, trouvant le café qu'elle cherchait.

Le sourire aux lèvres, elle se dirigea vers la caisse, et paya son café. Puis elle sortit du supermarché, et décapsula sa voiture, qui apparut dans un nuage de fumé. Elle s'installa à la place du conducteur, et tourna la clef pour faire démarrer le moteur. Son sourire disparut quand elle ne démarra pas. Elle réessaya à plusieurs reprise, mais obtenue toujours le même résultat. Maudissant sa malchance, elle sortit de sa voiture, claquant bruyamment la portière, et la remit dans sa capsule, qui retrouva sa place dans son sac.

Maintenant de trèèès mauvaise humeur, et en manque de caféine, elle reprit furieusement le chemin de Capsule Corp. À pied. Cette journée ne pouvait pas être pire.

Elle avait parlé trop vite.

Une explosion se fit entendre, un immeuble s'écroula non loin d'elle, puis une autre explosion. Cette fois, l'immeuble faillit tomber sur elle, mais elle réussit à l'éviter à temps.

Les jinzouningen étaient de retour.

Elle se cacha derrière les débris de l'immeuble qui avait manqué de l'écraser, espérant qu'ils ne la repèrent pas.

Elle ferma les yeux. Gohan… Où es-tu ?

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Gohan… Où es-tu ?

Gohan se gela sur place. Cette voix… Impossible…

Videl. Elle avait des ennuies. Elle avait besoin de lui.

Avec une explosion d'énergie, il vola le plus rapidement possible vers le ki de la femme qu'il aimait, s'alarmant quand il se rendit compte que des kis disparaissaient pas loin d'elle. Son cœur se serra.

Les jinzouningen.

Il accéléra, l'aura dorée autour de lui s'intensifiant, sentant dans un coin de son esprit le ki de son élève le suivre. Il l'aurait empêché de venir, mais il était trop inquiet pour Videl pour s'en soucier.

Tiens bon, Videl. J'arrive.

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Encore une explosion, des cris de terreurs et d'agonies, le rire caractéristique des jinzouningen s'y mêlant.

Videl serra les poings, tremblant de rage. Ils riaient, ces montres. Détruire et tuer tous sur leur passage, cela les amusait. Dans sa colère, elle fit inconsciemment augmenter son ki -qui était déjà supérieur à la moyenne- attirant l'attention des jinzouningen.

Ils apparurent devant elle, la faisant sursauter. Ils avaient toujours ce même sourire cruel sur leur visage. À leur vue, Videl sentit sa colère disparaître, étant tout de suite remplacée par la peur.

« Encore toi. » fit Juuhachi-gou, la voix remplie de poison.

Videl déglutit, reculant de quelques pas. Cela ne servait à rien de se battre, sauf à se blesser d'avantage. Tenter de fuir serait complètement futile ; ils la rattraperaient avant qu'elle puisse faire trois pas. Il ne lui rester plus qu'une chose à faire : prier.

Prier que Gohan vienne la sauver, comme la première fois.

Elle ne pouvait soudain plus respirer, et ses pieds ne touchaient plus le sol. Juuhachi-gou la tenait fermement par la gorge, son sourire toujours présent sur son visage. Dans une vaine tentative de se libérer, Videl frappa la main du jinzouningen avec les siennes. Cela ne marcha pas plus que ses coups de pieds désespérés.

Il n'y avait rien à faire. Elle allait mourir. Des larmes s'échappèrent de ses yeux alors qu'elle suffoquait toujours. Elle ne verrait jamais sa petite fille grandir ; ses premiers pas, ses premiers mots, son enfance, son adolescence, ses premiers amours… Elle allait tous rater.

Et Gohan… Elle ne le reverrait plus jamais. Cette pensée lui déchirait le cœur. Elle n'allait pas pouvoir lui dire qu'ils avaient une fille, elle sentirait plus ses bras l'enlacer, ses lèvres l'embrasser…

Elle ne pourrait plus lui dire qu'elle l'aimait.

Elle se sentait partir. C'était fini. Elle ferma les yeux, sentant qu'elle n'était plus qu'à un pas de l'inconscience.

Juuhachi-gou libéra son emprise sur la jeune femme, la laissant tomber nonchalamment.

« Elle est encore en vie. » lui dit son jumeau.

« Je sais. » répondit-elle, son sourire s'élargissant. « La tuer serait trop facile. »

Monstres… pensa Videl, à peine consciente.

Juuhachi-gou lui donna un coup de pied dans le ventre, lui coupant la respiration. Elle recommença, riant, son amusement étant évident. Elle cessa son assaut de coup de pied, l'attrapant par les cheveux. Elle fut surprise de voir que sa victime continuait de lutter pour rester en vie.

« Stupide humaine. » jura-t-elle. « Pourquoi tu ne meurs pas ? »

Elle lança la jeune femme dans les airs, puis lui donna un coup de poing. Videl ferma les yeux, sentant le vent siffler dans ses oreilles alors qu'elle s'approchait dangereusement du sol, attendant l'impact qui allait sans doute lui être fatal.

Il ne vint jamais.

À suivre…