Un chapitre qui ma donné du fil à retourdre !
Bonne lecture!
Callie se réveilla au milieu de la nuit, elle fut surprise de trouver Arizona endormit à ses côtés. Elle avait toujours ses mains dans les siennes. La tendresse que lui avait donnée la jeune femme, l'avait étonnée. Elle était parvenue à lui faire oublier pendant quelques minutes la violence qu'elle avait subit.
Les évènements de la veille lui revinrent clairement en mémoire. Ces hommes l'avaient traité comme un animal. Les insultes résonnaient dans sa tête, tout comme le bruit sifflant des coups sur son dos. Elle eut un frisson d'effrois, ses mains se mirent à trembler, une boule se forma dans sa gorge, les larmes lui piquèrent les yeux.
-Calliope. Souffla Arizona tout en la tirant vers elle.
Callie enfouie son visage dans le cou de la jeune femme, y déversant ses larmes. Arizona entoura Callie de ses bras prenant garde de ne pas toucher les meurtrissures de son dos. Elle déposa un baiser dans la chevelure sombre de la jeune femme.
-Je suis…désolée… Dit Callie entre deux sanglots.
-Tu n'as rien à te reprocher. Se sont à ses hommes de faire des excuses, pas à toi.
-Je cause des ennuies… Vous n'avez pas à rester avec moi.
En disant ses mots elle tenta de se reculer, mais Arizona a maintenu son étreinte.
-Depuis le temps, tu devrais savoir que je ne fais pas ce que je ne veux pas faire. Si je reste avec toi c'est que je le veux bien. Tout ce que je fais je le veux bien.
Elle berça doucement Callie, attendant que ces pleures se calment et qu'elle s'endorme. Elle la garda un moment ainsi. Tout d'abord parce qu'elle ne voulait pas la réveiller, mais aussi parce que le fait de la tenir dans ses bras lui était agréable.
Non, Arizona ne regrettait pas ses actions envers la Latina. Ni le baisser, ni d'avoir répondu à la demande de la jeune femme. Lorsque Callie lui avait dit : « encore, s'il te plait ». Arizona c'était momentanément figée. Elle ne savait pas si la demoiselle demandait d'être en contact avec elle ou si elle lui demandait de réitérer le baiser. Après une rapide réflexion, elle avait prit les mains de Calllie dans les siennes. Observant attentivement ses réactions, voyant que ça ne suffisait pas pour la demoiselle, elle s'avança et déposa un premier baiser sur sa joue, puis un autre à la commissure de sa bouche avant d'en déposer un dernier sur ses lèvres. Elle lui avait sourit.
Les pensées d'Arizona, se concentrèrent sur ses hommes. Elle se doutait de qui il s'agissait. Elle attendrait toute fois d'en avoir la confirmation avec son frère. Il lui faudrait trouver un plan pour venger Calliope. Porter plainte ne servirait à rien. Même si le Ku Klux Klan, était devenu illégal depuis quelques années, elle savait que les droits de Calliope étaient limités et que la loi pencherait en faveur de ses hommes. Aussi affreux soit-il. Il faudrait ruser. Heureusement Arizona était bonne à ce petit jeu. Elle pensa à un plan tout en observant étroitement le sommeil de Callie.
Callie se réveilla en milieu de matinée, seule. Elle se leva péniblement, bien que beaucoup moins douloureux, le frottement des vêtements sur son dos était désagréable. Elle descendit en cuisine où se trouvait Miranda.
-Te voilà réveillée ma belle. Comment a été ta nuit ?
-J'ai connu mieux, mais heureusement qu'il y ….
Elle arrêta sa phrase se rendant compte que la présence de sa patronne dans son lit était déplacer, tant pour elle que pour la blonde. Bailley sourit secouant la tête.
-Arizona était plutôt inquiète à ton sujet. Elle m'a demandé d'aller jeter régulièrement un coup d'œil sur ton sommeil après qu'elle t'ait quittée.
Callie afficha un air coupable.
-C'est bon signe tu sais. Ma demoiselle ne se force jamais et ce n'est pas le genre de personne à avoir de la pitié. Je crois qu'elle t'apprécie.
-Je lui ai causé des soucis. Soupira Callie.
Miranda s'assit à ses côtés lui prenant les mains, la forçant à la regarder.
-Ce n'est pas la première fois que ce genre de chose arrive ici. Ce n'est pas non plus la première fois que j'ai vu Arizona soigner les blessures de leurs victimes. Tu n'ais pas responsable de ce qu'il t'est arrivé, tu es la victime, pas le coupable. Ses hommes ont eut tort et ils ont eut d'autant plus tort de s'être attaqué à toi et à Madame Capry. Il est évident qu'ils ne savaient pas qui vous étiez.
-Comment ça ?
-Les Robbins sont farouchement opposés à ce genre de pratiques. Or Monsieur Robbins est l'homme le plus puissant de cette ville. Il est préférable de ne pas se le mettre à dos, lui ou l'un de ses enfants. Ces hommes ne s'attaquent pas aux personnes ayant un lien quel qu'il soit avec les Robbins. C'est pour sa que cette famille est proche des habitants du quartier noir, les nouveaux arrivant sont systématiquement présenter aux Robbins, souvent par l'intermédiaire d'Adèle.
Callie essaya de comprendre, mais elle ne voyait pas comment le fait de connaitre l'un des Robbins pouvait protéger les personnes. Elle travaillait pour eux et ça n'avait rien changé.
-Pourquoi moi ?
Miranda la regarda malheureusement.
-Tu n'es pas noire, une différence de plus. Tu n'as jamais été vu en compagnie d'Arizona ou de Tim par la communauté blanche. Les gens sont bêtes Callie et ça, ça ne s'explique pas.
Elle soupira, se retenant de pleurer.
-Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ?
A cette question April fit son entré.
-Oh mon dieu Callie ! Alex m'a tout raconté. Comment te sens-tu ?
-Ça va !
-Arizona et Timothy sont partit en ville avec Madame Capry. Monsieur Robbins a été mit au courant de la situation. Il leur donne carte blanche pour la suite.
-Ce qui veut dire ?
April et Miranda sourirent largement.
-Que l'imagination de ses enfants à libre court pour la vengeance. Répondit Miranda.
Arizona y avait pensé une bonne partie de la nuit. Elle avait exposé son plan à Tim et Alex qui l'avaient tout deux approuvés. Elle savait que légalement elle ne pouvait pas grand-chose contre eux, du moins pour Callie. Elle accompagna donc Madame Capry avec Tim au poste de police. Connaissant le shérif comme étant l'un des membres du gang, ils laissèrent Helena aller de l'avant, pour prendre l'homme au piège.
Helena était nerveuse Tim l'avait rassuré en lui disant que lui et sa sœur serais juste derrière. Elle entra la tête haute dans le bâtiment. Un homme d'une trentaine d'années se trouvait derrière le comptoir, le sourire qu'il donna à Helena lui glaça le sang.
-Que puis-je faire pour toi ? Demanda-il sarcastiquement.
-Je viens porter plainte.
-Et pourquoi donc ?
-Pour agression Monsieur. L'attitude de cet homme l'agaça.
-Shérif ! C'est shérif pas monsieur. Et je ne vois aucune trace d'agression.
C'est à ce moment là qu'Arizona et Timothy firent leur entré. Le shérif sentit que quelque chose n'allait pas. Il était rare de voir Arizona en ville autre que chez Joe, c'était plutôt mauvais signe.
-Il y a t'il un problème Helena ? demanda Tim.
-Oui, le shérif refuse de prendre ma plainte.
Celui-ci garda le silence, confus. Arizona s'avança vers lui, un sourire peut rassurant sur les lèvres.
-Hank permet moi de te présenter Madame Capry, la future femme de notre père.
Les couleurs du visage du shérif disparurent. Ravis de son effet la jeune femme continua.
-Figures toi qu'hier soir Madame Capry et son employée se sont fait agresser par des hommes vêtus en blanc, tous masqué. Très courageux !
Il grimaça sachant très bien qu'Arizona savait qu'il en faisait partie.
-Nous sommes donc venu l'accompagner pour déposer une plainte. Mais maintenant je ne suis pas sûre que se soit une bonne idée. Enfin de le faire ici. Madame Capry est un écrivain très connu, tu sais, il lui faut le meilleur.
-Je suis tout à fait capable de m'en occuper, rassurez vous madame Capry.
Arizona rit.
-Je doute que tu parviennes à te menotter toi-même.
-Arizona, je...je suis vraiment désolé.
Il savait qu'il était inutile de nier les faits.
-Crois moi tu n'as pas idée à quel point tu vas être désolé. La plainte a déjà été déposée, un shérif de la grande ville s'est déplacé pour mener son enquête. A l'heure qu'il est il doit déjà être à Rosyville. Vous vous êtes lourdement planté cette fois Hank.
Un homme entra.
-Bonjours, je suis Paul Halle, Shérif de Newston. Je viens suite à la plainte de Madame Capry contre le shérif Hank Smith, pour agression et pour avoir couvert les agissements d'un gang grasse à son grade de shérif.
Il menotta l'homme et l'amena avec lui après avoir posé plusieurs questions à Helena.
-Je crains que ce ne soit mauvais pour vous monsieur Smith, vous avez perdu votre montre sur les lieux de l'agression et il y a plusieurs témoins.
-Que des nègres ça ne compte pas.
-A votre place je me tairais, vous n'arrangez pas votre situation. Conseilla le shérif Halle.
-Madame Capry, je suis navré de ne pouvoir en faire davantage pour vous venir en aide. Nous allons interroger cet homme pour découvrir qui sont ses complices, mais sans d'autre preuve nous ne pourrons pas grand-chose.
-Je comprends.
-Mes amitiés à votre père et à votre fiancé Madame.
Elle le salua poliment. Le père d'Helena était un ancien politicien du Montana. Les relations de son père lui furent utiles. Elle savait qu'Arizona aurait mit un plan pour faire payer à ses hommes ce qu'ils avaient fait subir à Callie. Elle avait donc attendu que sa belle fille expose son idée pour appeler son père. Celui-ci n'avait pas perdu de temps à faire intervenir l'un des shérifs les plus respecté de Newston.
Ils regardèrent la voiture du Shérif quitter la ville, Hank Smith à son bord. Ils n'étaient pas les seuls à regarder la scène, ce qui arrangeait bien Arizona. Elle sourit à son frère l'invitant à la suivre. Tim s'exécuta admiratif. Ils se rendirent au magasin de Tom Stone. L'homme les regarda entrer. Il savait que Hank c'était fait arrêter quelques minutes plus tôt. L'arrivée de la fratrie dans son magasin lui fit peur. Il reconnu la femme derrière eux.
-Bonjour Tom. Dit chaleureusement Tim.
-Bonjour Timothy, Arizona, Madame.
La dame hocha la tête, mais Arizona resta le regarder froidement. La nervosité de l'homme était palpable. Il savait que la personne la plus inquiétante était Arizona. Elle finit par rompre le regard, maintenant sûre de la culpabilité du commerçant.
-Tom, je crois qu'il faut qu'Arizona et moi te présentions Helena Capry, notre belle mère.
Il s'éclaircie la voix, clairement surpris.
-Enchanter Madame. Parvint- il à dire.
-Je n'en doute pas ! Railla Arizona.
Elle s'avança vers l'homme.
-Comme je ne doute pas que tu saches pourquoi nous sommes ici, ou pourquoi Hank vient de se faire arrêter.
-Heu, je n'en sais rien je t'assure.
-Bien sûr. Je vais être bien claire, s'il arrive quoi que se soit à cette femme ou à la personne qui l'accompagnait …
-Arizona, je t'assure que …
-Que quoi ? cria-t-elle.
A ce stade toute la clientèle, regardait la scène.
-On ne savait pas, je te le jure, on ne savait pas que c'était des personnes que tu connaissais.
Arizona regarda son frère, Timothy sentit que le calme de sa sœur allait céder. Il fit un pas en avant près à intervenir en cas de besoin.
-Parce que tu trouves ça normal de faire subir ce genre de traitement à quelqu'un ?
-Ils ne sont pas comme nous.
Le poing d'Arizona partit en avant stopper par son frère.
-Il n'en vaut pas la peine Ari. Laisses tomber.
Il la poussa vers la sortie, mais avant de quitter les lieux il se souvint de l'idée originelle de sa sœur.
-Tom, tu annules toute les commandes au nom de Robbins et pour la scierie. Nous ne traitons pas avec des personnes qui ont des valeurs comme les tiennes.
Après quoi ils rentrèrent chez eux. Ils savaient que le troisième homme était le fils de Tom, mais l'identité du quatrième leur était encore inconnu.
-Helena vous avez fait un travail remarquable. Dit Tim à la femme assise à ses côtés.
-Merci. Mais c'est le moins que je pouvais faire. Ces barbares ne méritent que ce qu'ils ont eu.
-Ce n'est pas suffisant. Grogna Arizona à l'arrière.
-C'est plus que ce qu'on aurait pu espérer et tu le sais.
-Ils recommenceront.
-Arizona, je crains que vous ne puissiez pas grand-chose contre l'ignorance de ces personnes. Vous et votre famille faites déjà votre maximum.
La jeune femme offrit un sourire de reconnaissance à la femme devant elle, mais sa frustration restait la même. Lorsqu'ils arrivèrent alors que Madame et Tim allèrent au salon exposer leur escapade aux autres, Arizona monta s'isoler dans sa pièce.
Tout le monde était ravis de la tournure des évènements. Il était rare que de tels agissements soient punis. Callie se sentit soulagée, même si la justice ne reconnaissait pas leur actes à son égare, comme étant criminel, les gens avec qui elle vivait, pour qui elle travaillait le faisait. Ils s'étaient battus pour elle. Elle n'avait qu'une idée en tête, allé trouver Arizona et la remercier.
Comme si il lisait dans ses pensées Timothy lui dit.
-Allez y. Elle ne vous dira rien, pas aujourd'hui.
Elle alla donc vers les écuries. Elle se dirigea vers l'échelle, la trappe était ouverte. Elle appela la jeune femme mais n'eut aucune réponse. Elle monta doucement à l'échelle, appelant la demoiselle à chaque nouvelle étape. C'est d'un pas hésitant qu'elle entra dans la pièce.
L'espace était divisé en deux par un grand paravent. Du côté où se trouvait Callie, il y avait un grand bureau jonché de papiers et de livres, une grande bibliothèque se trouvait contre le mur. Sur le mur opposé était accrochée une carte des Etats-Unis sur laquelle se trouvaient des notes. Il y avait également des photos un peu partout. Au milieu de la pièce se trouvait un gros fauteuil, avoisiné à une petite table sur laquelle, étaient posé une bouteille et des verres. Le tout était assez désordonné. Callie s'avança.
-Arizona, tu es là ?
Elle s'avança un peu plus, entendant des mouvements de l'autre côté du paravent. De là où elle était elle apercevait le bout de ce qui semblait être un lit. Callie arrêta son avancé lorsqu'elle vit Arizona marcher vers elle. La demoiselle ne parut pas plus surprise que ça. Elle semblait fatiguée.
-Je suis désolée, tu dormais ?
-J'essayais.
Elle prit la bouteille et servit deux verres de scotch en tendant un à Callie. Un peu confuse, elle l'accepta. Le calme de sa patronne la mettait presque mal à l'aise. Arizona but son verre cul sec, il parut maintenant évident que ce ne devait pas être son premier de la journée.
-Heu, je voulais te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi.
-Pas de quoi. Sa voix était lasse, ses yeux trahissaient ses pensées.
-Si, en fait il y a vraiment de quoi. Savoir que les personnes qui m'emplois, me prennent en considération et me protègent, est quelque chose d'énorme. De presque irréaliste pour une fille comme moi.
Arizona soupira, baissant les yeux, son regard s'arrêta sur les poignets de Callie. Elle grimaça en voyant la couleur qu'avaient prit les bandes. Sans un mot elle prit le bras de la Latina et la tira vers le lit. Pendant que Callie examinait les lieux Arizona attrapa de nouvelles bandes et de la pommade dans une armoire. Elle nettoya les plaies, remit de la crème et banda le tout. La brunette ne détacha pas son regard de la jeune femme pendant le processus.
-Il faudra le refaire ce soir. Comment est ton dos ?
-Etonnement bien.
La blonde lui sourit timidement.
-On fait la fête chez Adèle ce soir. Tu serais partante ?
Callie lui sourit largement.
-Oui.
-Bien. Répondit Arizona en se laissant tomber sur le lit s'y allongeant. Elle aspirait pour le moment qu'à une chose, dormir. Elle ferma les yeux, ne les ouvrant pas lorsqu'elle sentit le corps de Callie, se poser à ses côtés. Elle ne put réprimer un sourire lorsque la Latina posa sa main sur la sienne, le sommeil la rattrapa bien vite. Sa dernière pensé fut qu'elle devrait à tout prit prendre ses distances avec cette femme. Elle devenait dangereusement proche et attrayante.
