Bonjour amis du jour...
Je suis un peu tristounette, j'ai reçu moins de review pour précédent chapitre, a t-il déçu ? Pourtant je reçois toujours et encore des ajouts, qui me font plaisir
Pour celles qui m'ont laissé une review, merci BEAUCOUP ! C'est encourageant de savoir que ça plait autant...MERCI !
Pour celles qui me demandent, les évenements à venir, désolée mais je ne peux rien dire, il suffit juste de lire les suites
Voilà le 12ième chapitre, dîtes moi TOUS, ce que vous en pensez, c'est la seule façon de savoir si ça plait ou pas, ou si je dois encore corriger certaines choses
Bonne lecture...XOXO
Chapitre 12 : Souffrir en silence
Mardi :
J'ai plus de facilités à m'occuper d'une enquête, qu'à organiser ce mariage. J'EN PEUX PLUS ! J'ai du presque me battre avec tous les traiteurs de la ville, ne parlons pas du pâtissier...J'ai pu m'arranger avec ce dernier, mais le traiteur, c'est une autre histoire, je vais devoir faire la cuisine pour une vingtaine de personnes. Vacances ? Je sais pas ce que veux dire ce mot, j'ai beau vérifié la définition dans le dictionnaire, je ne reconnais vivre aucun des mots de la description !
J'ai eu de la chance avec les fleurs, les boissons, Emmett se démène pour trouver un groupe...C'est la FOLIE !
HEUREUSEMENT ! Heureusement, mon homme est là ! On s'est pas touchés depuis notre retour de Washington, trois jours sans se toucher...L'horreur ! Alors aujourd'hui, rien à foutre, il dort avec moi !
Allongée sur le lit, Edward me surplombait, après quatres orgasmiques ébats...Comment aimer le sexe ? Appeler Edward Cullen, avec lui c'est différent, non lassant, c'est exceptionnel ! J'ai jamais autant écarté les jambes, et eu le plaisir de le faire, qu'avec lui !
Tu vas me faire une irruption cutanée avec ta barbe
Edward : Tu veux que je me rase ?
Surtout pas, t'es trop canon comme ça
Mon téléphone vibra sur la table, Edward l'attrapa pour moi, après un souffle d'agacement mutuel.
Edward : Dora
Curieux !
Dora, qu'est ce qui se passe ?
Pendant quelques secondes, je n'entendis que des pleurs. D'une main, je demandais à Edward de reculer, et je me relevais vivement.
Dora, chérie, dis moi où tu es ?
Dora : Bella, Enrique
Qu'est ce qui l'a ?
Dora : On est à l'hôpital Mount Sinai
J'arrive tout de suite chérie
Je raccrochais, pour m'habiller rapidement.
Edward : Qu'est ce qui y a ?
Enrique, le mari de Dora (enfilant mon short), il a un cancer, alors je l'ai fait admettre à Mount Sinai, (passant mon tee-shirt)...je crois qu'il vient de mourir
Edward : Je viens avec toi (s'habillant)
T'es pas obligée
Edward : Dis pas de connerie
Rapidement, nous rejoignions ma voiture pour partir pour l'hôpital. Descendus de la voiture, Edward attrapa ma main, et nous courions pour rejoindre l'accueil.
Enrique Esperanza, il a été admis y a 3mois pour un cancer des poumons
Standardiste : Vous êtes de la famille ?
Oui
Standardiste : Chambre 265, troisième étage
Nous nous précipitions vers l'ascenseur, pour monter à l'étage. Nous arrivions enfin devant la chambre, je frappais avant d'entrer. Mon coeur se serra, en voyant Dora et sa fille sur le lit de l'homme.
Dora (montrant ma présence)
J'approchais et la serrais contre moi.
Dora : Il est mort
Ça fait combien de temps ?
Dora : Deux heures
Je suis désolée chérie, qu'on dit les médecins ?
Dora : Il souffrait beaucoup trop, son coeur s'est arrêté
Une infirmière entra, sans prendre la peine de frapper.
Infirmière : Madame Esperanza, toutes mes condoléances encore une fois
Qu'est ce qui va se passer maintenant ?
Infirmière : Nous devons malheureusement, le descendre à la morgue, et nous devons encore voir la paperasse
Vous pouvez nous laisser quelques minutes, s'il vous plait
Infirmière : Bien sûr, je reviendrais un peu plus tard
Elle nous quitta, le visage désolé.
Je défis mon étreinte avec Dora, et aller voir Alessandra, qui n'avait pas arrêté de pleurer la mort de son père.
Ma puce
Alessandra : Comment on va faire sans lui ? (sanglotante)
Ma puce, c'est pas bon de rester ici
Alessandra : Bella, il me manque déjà
Je sais princesse...écoute avec ta mère, on doit régler les trucs administratives...Je te présente Edward, c'est mon homme
Elle leva rapidement le regard, en guise de bonjour.
Il va t'emmener chez moi, faut pas que tu restes ici...t'es d'accord ?
Elle hocha brièvement la tête, pour acquiescer. Je lâchais sa main, pour aller parler à mon amour.
Ça te dérange pas de la ramener ?
Edward : T'inquiètes, et toi, tu rentres comment ?
Je prendrais un taxi
Edward : Appelles moi
Oui...installes là dans mon pavillon, n'importe la chambre
Edward : OK
Sur la pointe des pieds, j'embrassais rapidement ses lèvres.
T'es un ange
Je lui passais mes clefs. J'avais vu dans son regard que la situation le gêner. Lui aussi avait vécu cette situation horrible.
PDV Edward
J'étais mal à l'aise. Elle me rappelait moi, 12ans auparavant. Dans la voiture, la jeune fille se calmait peu à peu.
Alessandra : Tu dois être important pour qu'elle te présente
Pardon ? (sortant de mes pensées)
Alessandra : Toi et Bella, ça doit être sérieux
Oui (esquissant un sourire)
Alessandra : Tu dois être le soldat
Elle t'a parlé de moi ?
Alessandra : Une fois seulement, je lui ai demandé de me parler de son premier amour...c'est cool que t'ai pu revenir, ces histoires ne se trouvent que dans les contes de fées
J'ai de la chance, qu'elle ai accepté de me voir
Alessandra : Elle t'a toujours aimé, elle pouvait pas faire autrement, même si j'imagine qu'au début, elle a du faire le contraire
Tu l'as connais depuis longtemps ?
Alessandra : 5ans, elle a sorti ma famille de la misère, c'est encore surprenant qu'on ai pu rencontré une personne comme elle...tu sais qu'elle m'avait inscrite dans la meilleure école privée de Miami
Sa générosité n'a aucune limite
Le reste du trajet se fit en silence. Nous arrivions à la villa.
Je la laissais s'installer dans une des chambres, qui avait une vue sur le jardin.
T'as besoin d'autre chose ?
Alessandra : Ce dont j'ai besoin, ne fait partie de tes capacités
Je baissais les yeux, triste d'être impuissant, sa peine risquait de prendre plus d'ampleur, quand elle réalisera qui ne sera plus là, le lendemain. Je me souviens avoir prit conscience de la perte de mon père, seulement le jour où j'ai perdu ma mère. Ça avait été brutal, et violent...je me souvenais encore passé Noël avec eux, puis passer Noël avec mes parrains, un an plus tard. Je ne m'étais pas fait à l'idée tout de suite que je ne les reverrais plus, le sourire de mon père, quand il rentrait, après une longue journée, et les yeux de ma mère...Il m'arrive parfois d'être surprit en me regardant dans le miroir. Ses yeux, j'avais ses yeux, et ça a longtemps été une souffrance de lui ressembler autant. Je n'avais jamais exprimé ma peine devant les autres...sauf Bella. Je me remémore encore, ces après-midis, qu'on passaient dans son lit, elle me blottissait contre son corps, et je laissais mes larmes lui tremper le tee-shirt. Il était surprenant de voir la sagesse qu'elle avait, cette maturité, et puis cette impressionnante façon de comprendre tout, sans qu'on n'ait à les expliquer. Ça m'avait un choc, quand j'avais su qu'elle avait 12ans...J'avais rompu, trouvant notre relation tout à coup malsaine. Mais je n'avais pas pu m'éloigner longtemps, en repensant à ce que nous avions partagé. C'était étonnant, de voir qu'elle n'avait rien d'une gosse. Ni le physique, ni le mental.
Je secouais la tête, pour faire disparaître mes pensées.
Y a un moment donné, où tu seras obliger de t'y faire, d'avancer avec
Je voulus quitter la chambre, mais elle stoppa mes pas.
Alessandra : Tu as vécu la même chose ?
Y a 12ans
Alessandra : Je suis désolée
C'est du passé
Alessandra : Ton père ?
Hum
Alessandra : Qu'est ce qui s'est passé ?
Il était atteint d'un cancer du poumon, aussi, ça a été très long, sa souffrance, voir son état se décomposé
Alessandra : Je suis vraiment désolée
Si t'as besoin de quelque chose, je serais en bas
Je descendis, pour attendre Bella. J'avais déjà le feu au cerveau pour me torturer l'esprit, à repenser à ça. Devant un pot de glace, j'attendais que ma belle revienne. Il m'était devenu difficile de passer une minute sans elle, et loin de moi l'idée de trouver ça romantique de dépendre de quelqu'un...mais avec elle, j'étais bien, et loin de tout.
Je crois que je me suis assoupi. Je me réveillais sous une caresse, qui se faisait douce contre ma joue. Je battais des cils plusieurs fois, avant de voir Bella, sourire aux lèvres à côté de moi.
Bella : Salut joli coeur
Bonjour princesse
Bella : Que fais-tu sur le canapé, alors que notre lit est en haut ?
Je voulais t'attendre
Bella : Désolée, mais c'est fou le nombre de renseignements que tu dois donner...dis moi comment tu vas ?
Je vais bien
Bella : Je suis désolée, si j'ai pu te gêner hier, avec
C'est rien (l'interrompant), j'en souffre plus aujourd'hui
Bella : Sûr ?
Certain
Bella : Dora et Alessandra dorment, et j'ai besoin d'une bonne douche, tu crois que mon major de petit ami, viendrait la prendre avec moi ?
Il serait idiot de rester là
Je passais rapidement aux toilettes, et la rejoignais dans la salle de bain, alors qu'elle entrait dans la grande douche. Même après autant de jours, et la tournure qu'avait prit notre relation, j'arrivais pas à réaliser qu'elle était là devant moi. Superbement magnifique...si il était beaucoup trop niais de dire qu'elle était mon soleil, c'était pourtant le cas.
Dos à moi, j'enlaçais sa taille. Elle reposa son visage contre mon torse. C'est avec beaucoup d'envie, que j'embrassais son cou, encore parfumé...Dès que je la touchais, je ne pouvais m'empêcher de vouloir plus, et je me demandais encore comment elle pouvait supporter mes envies perpétuelles de me sentir en elle.
Piqué par une décharge de passion, je la retournais, et la plaquais contre le mur, pour posséder toute sa bouche...Ses baisers étaient la chose la plus délicieuse que j'avais goûté, ses baisers vulgaires, sexuel l'a rendait insolente, subliment obscène.
Je souriais contre sa bouche, quand ses mains se baladaient sur mon postérieur, pour venir se poser devant, et taquiner ma queue dans une caresse brutale. Les miennes se faisaient violente contre sa poitrine ronde.
J'arrivais très bien à faire impasse sur les préliminaires avec elle, je la voulais tout de suite, la voir se perdre dans son plaisir.
Je la portais, la soutenant sous les fesses, elle guida mon érection en elle.
Bella : Décidément, je m'y ferais jamais
Et je veux surtout pas que ça arrive
Pendant plusieurs minutes, je la baisais contre le mur fait coquillage...Plus je m'enfonçais en elle, et plus je la voulais. Détestant faire l'amour debout, je nous sortais de la douche, et nous ramena dans la chambre, pour la jeter sur le lit.
Bella : C'est malin, on va devoir changer les draps
T'es encore plus sex, mouillée comme ça
Elle écarta les jambes, et je me posais entre elles, pour la pénétrer rapidement.
Bella : Ouh !
Soutenu sur mes mains, je la martelais fortement, sourire sadique aux lèvres, en voyant sa poitrine souffrir sous mes coups de reins.
Bella : AH – AH – AH – AH
Je finis par ralentir quand je la sentis se serrer encore plus que ça ne l'est autour de moi. Putain, c'était trop bon !
Je me retirais, avant de me reposer contre elle.
Putain, si nous étions seuls, je t'aurais prit plusieurs fois de suite (contre son oreille)
Bella : Et si nous étions seuls, je t'aurais laissé faire...est ce qu'un jour on arrivera à se toucher, sans qu'une partie de baise s'en suive ?
Je pense pas
Bella : On a intérêt à vivre en bonne santé alors
Toujours frappés par notre orgasme, nous restions quelques minutes l'un contre l'autre.
Bella arrêtes
Cette coquine n'avait pas pu s'empêcher de poser ses mains sur mon cul.
Bella : Tu peux pas être allongé contre moi, et me dire de garder les mains le long de mon corps
Je tiens à ce que ce soir, je passe toute la nuit à te casser la voix
Je relevais le visage, quand elle ne répondit pas.
Qu'est ce qui y a ?
Bella : Dora veut qu'on enterre son mari rapidement, il paraît que c'est pas bon de garder un corps trop longtemps dans une morgue, alors j'ai réservé un vol, pour le Mexique, on ne revient que dans deux jours
Deux jours sans elle, deux jours avec les autres...
Je resserrais notre étreinte, déçu de savoir que nous serons séparés dans les deux jours suivants.
Bella : Profites-en pour parler avec Em
Je sais pas quoi lui dire
Bella : Comment il a rencontré Rose, comment il a fait pour monter ses boites, refaites connaissance
Hum
Voulant profiter des quelques minutes qui nous rester, avant de retrouver tout le monde, j'embrassais son cou, avant d'atteindre ses lèvres, et m'abandonner dans un baiser. Je souris, quand elle passa une main dans ma nuque, pour approfondir notre caresse. L'autre main sur mon cul, elle fit pression, quand je me mouvais contre elle...Je pense pas qu'on va descendre tout de suite. Très vite ma queue reprit de la vigueur, quand la friction entre nos bassins amplifia notre désir. Je me détachais d'elle, et relevais le corps, pour empoigner ma queue, et la pénétrer une nouvelle fois.
Bella : Humm Edward
Plus doux que tout à l'heure, je bougeais plus doucement en elle, ne quittant pas son regard.
Bella : Embrasses moi
J'obéis, le sourire aux lèvres qui n'a pas disparu, et lui donnais un baiser tout aussi doux, avant que l'excitation de l'acte, ne montes et ne m'obliges à aller plus vite. Nos bouches entre-ouvertes, nous gémissions, en gardant un contact visuel.
Bella : Le missionnaire n'a vraiment rien d'ennuyeux avec toi !
Je finis par me raidir, quand l'orgasme me frappa une seconde fois de plein fouet. Je me séparais de ma belle, pour m'allonger à côté d'elle.
Bella : Plus tu me touches, plus j'en veux
Il nous faut vite une nuit de sexe, quand tu reviendras, c'est ce que je dis
Nous ne descendions qu'une demie heure plus tard. Surprit de voir Dora et sa fille.
PDV Bella
Alessandra : Salut les amoureux
Salut puce
Alessandra : Je vois qu'on est très en forme le matin
Je mis quelques secondes avant de comprendre, qu'elles avaient surement du entendre mes plaintes.
Je suis désolée, j'ai oublié, d'habitude on est tout seuls (rougissante)
Dora : T'inquiètes pas, c'est juste cette chipie qui aime mettre les autres dans l'embarras
Au fait, notre relation n'a rien d'amoureuse aux yeux des autres, donc
Alessandra : On n'a rien vu, rien entendu, nous n'avons rien su
Nous nous tapions dans les mains, heureuses de se comprendre si bien. J'allais enlacer la taille de Dora, quand je vis son regard perdu dans le vide.
Comment va ma mama ?
Dora : Merci d'être là
Dis pas n'importe quoi, c'est normal
Je défis mon étreinte, quand Rose entra.
Rose : Salut les amours
Salut la garce
Rose : Une nouvelle amie ?
Alessandra, je te présente ma soeur de coeur, Rose, ma Rose, je te présente mon autre soeur de coeur, Alessandra, la fille de Dora
Rose : Je vois que j'ai de la concurrence
Alessandra : T'inquiètes, je suis partageuse
Rose, je serais pas là ce soir, je pars pour le Mexique, je ne reviens que dans deux jours
Rose : Pitié, pas encore le boulot !
Enrique, le mari de Dora, et père d'Alessandra vient de décéder, donc je dois préparer les funérailles
Rose : Je suis désolée
Dora, tu devrais aller te reposer, la nuit a été dure
Dora : Je ne crois pas avoir l'esprit assez vide pour dormir
Veux tu que j'appeles un médecin ?
Dora : Non, ça va aller
Écoutes, je dois appeler les services funèbres, et organiser l'enterrement, tu devrais te détendre sur la plage, c'est toi qui m'a dit que seule l'océan pouvait t'apaiser
Dora : Hum
Rose : Venez avec moi, ça vous fera du bien de parler
Alessandra : Dis Bells, je peux nager dans la piscine
Je frappais sa nuque.
Fais pas l'étrangère, t'es là chez toi
Alessandra : Merci grande soeur
Alessandra semblait s'être préparée à perdre son père. Je posais ma tête entre mes bras, fatiguée par les derniers évènements. Je sentis une main prendre la mienne, Edward. Je me relevais, et le suivais dans mon bureau, où il referma la porte derrière lui. Nous nous allongions, l'un en face de l'autre, sur le canapé.
Edward : Dis moi ce qui y a ? (caressant ma joue)
Je suis un peu fatiguée, c'est tout...le mariage me prend la tête, et puis y a Dora, je peux pas la laisser comme ça...je m'attendais pas à passer des vacances avec mon amour d'enfance, et maintenant que je me suis habituée à ta présence, à notre bulle, j'étouffe dès que j'en sors (jouant avec ses cheveux)
Edward : T'as combien d'heures avant ton vol ?
Ce n'est qu'en fin de journée
Edward : Restons alors ici, de toutes façons, il ne reste plus grand chose à organiser du mariage
Sauf préparer, une entrée, un plat, un dessert, pour environ 20personnes
Edward : T'y arrivera, et puis, tu peux toujours engager des cuisinières
Je crois que je vais faire ça
Edward : Problème réglé...maintenant, on est là, seuls, rien ne compte à part nous deux
Il me serra contre lui, je déposais un chaste baiser sur ses lèvres, sans quitter ses émeraudes. Je ne tardais pas à m'endormir dans ses bras, shootée à son parfum. J'avais réussi à rattraper ma nuit quelque peu mouvementée, après 4heures de sommeil, dans les bras de mon amour. Le reste de la journée, j'avais réussi à organiser des funérailles digne, pour le mari de Dora. Il sera ainsi enterré, dans deux jours.
17heures : Tim nous amena Dora, Alessandra, et moi à l'aéroport pour notre vol.
PDV Edward
Je sens que cette nuit va être la plus longue de ma vie. Ma première nuit sans elle...Après son départ, je décidais de rejoindre Lucas et Alex, eux réussiront à me changer les idées. Lucas et Alexis, je sais pas comment j'aurais tenu, si ils n'avaient pas été là. Dès leur arrivée sur mon camp, on s'étaient tout de suite liés d'amitié, sans vraiment savoir comment. Nous avions décidés, après 10ans service, 8 pour eux, de ne pas renouveler notre contrat. On pensaient que ces années de bataille, nous avaient salement amoché l'esprit, un peu le corps aussi, et qu'il était temps de retrouver un semblant de vie. Une vie, avec des gens, qu'on aimeraient, qu'ils ne nous oublieraient pas, même mort. Et c'était ma plus grande peur, que tout le monde ait fini par m'oublier après autant d'années. Que je n'ai pas le courage de vivre une autre histoire, que je ne sois capable que de tuer, m'avait effrayé aussi. Bella, ma Bella m'avait offert une autre perspective d'avenir. Avec elle, je voyais loin, elle avait réussi à m'ouvrir un peu. En arrivant à LA, je me souviens encore, que ma seule envie, fut de m'enfermer dans une chambre, store fermé, une bouteille à la main. Le choc d'une réalité beaucoup moins dur, m'avait claqué à la figure, me demandant encore comment je pourrais survivre dans un environnement si calme, à mes yeux. Pourtant à la première seconde, où je l'avais vu, ou la première nuit, où je lui avais parlé, ma princesse avait atténué ce choc. Elle y allait doucement avec moi, me faisant comprendre que j'avais besoin de temps, avant de vivre normalement. Elle se démenait pour tout le monde, quitte à sacrifier des vacances, qu'elle avait attendu longtemps...Et rien que pour ça, je voulais être le plus, auprès d'elle, être son souffle d'air.
Vers 20heures, alors que Rose préparait notre dîner, avec Alexis, Emmett s'était posé à côté de moi, sur les transats près de la piscine.
Emmett : Comment tu vas ?
On fait aller
Emmett : C'est calme une maison sans Bells
Horriblement calme
Emmett : Ça doit te faire un manque, vu que vous passez beaucoup de temps ensemble
Hum
Emmett : Envie de regagner une confiance
Je suis pas sûr, qu'elle me l'accorde un jour
Emmett : Bells n'a aucune confiance en l'humain
A ce point ?
Emmett : Il a fallu 3ans avant qu'elle ne parle librement avec Jasper
Comment ça se fait ?
Emmett : Tu veux vraiment le savoir ?
J'imagine que notre rupture y est pour quelque chose ?
Emmett : En partie, il lui a fallu une année, avant d'accepter que tu ne viendras pas
Je lui ai fait si mal que ça ?
Emmett : Je sais que pour toi, tu l'aimais
Beaucoup trop
Emmett : C'était pareil pour elle, et tu l'as connais, entre son âge et son cerveau, y a tout un gouffre, à son âge, on aurait pu croire à une amourette, mais pour elle, c'était une vraie relation...Le FBI l'a occupé, indic, pendant ses études à Harvard, elle était douée pour faire cracher n'importe quelle information, ça l'a rendu forte, battante...Et puis y a eu ce mec
Qui ?
Emmett : A 18ans, elle a rencontré un type sur une enquête, elle a craqué, et nous l'a présenté
Qu'est ce qui s'est passé ?
Emmett : Un truc qui est encore fou à croire, ils sont restés 9mois ensemble, Bella disait être heureuse, il acceptait ses absences sans rechigner, mais un soir, elle a découvert que c'était un autre type...Bells était sur une enquête, hors de son département, de temps à autre, Quantico l'appelle pour analyser des photos de victimes de tueurs en série, ou des scènes de crimes, elle est très douée pour déchiffrer les choses
Je sais
Emmett : Elle avait su dire, qu'il s'agissait d'un homme, blanc, la vingtaine, très timide, sociopathe...et plus, elle décrivait le profil, et plus elle faisait le rapprochement avec le type qui sortait avec elle
T'es sérieux ? (choqué)
Emmett : Ouais, c'est fou non...en fait, il se servait d'elle, il jouait au chat et à la souris, heureux que le FBI s'intéresse autant à lui...Bella l'a pas encaissé du tout, et depuis, elle ne s'attache plus à personne
J'imagine
Emmett : Si je te dis ça, c'est pour une raison...J'ai vu que vous passiez du temps ensemble, et je ne suis pas contre, mais si tu n'es pas sûr de vouloir rester, ne t'approche pas trop...J'ai vu grandir cette fille, autant physiquement que mentalement, et je veux pas que quelque chose l'atteigne une fois de plus
Tu sais que je suis amoureux d'elle
Emmett : Je sais, il serait dur de ne pas le remarquer...mais de qui es tu amoureux ? De la fille que tu as rencontré y a 10ans ? De la fille, indépendante, forte, et sûre d'elle qu'elle est aujourd'hui ? Ou encore seulement de son corps, parce que tu ne l'as pas vu depuis si longtemps ?
Ne voulant pas lui dévoiler les sentiments forts, que je ressentais pour elle, je ne dis rien. Et Emmett, prit ce silence pour de l'hésitation, ce qui n'était certainement pas le cas.
Emmett : Ne la touches pas Edward, certes tu as changé, mais tu restes tout de même ce type instable...Je ne joue pas ce rôle de grand frère protecteur, mais elle souffre, de se tenir éloigner des gens, ce n'est pas son boulot qui l'isole, c'est elle, comprend qu'il faille du temps, avant qu'elle n'ait une confiance envers toi...elle n'a réussi à faire confiance à Rose et Jasper, seulement parce qu'ils sont nos conjoints, à Alice, et moi...Je peux comprendre que tu sois amoureux d'elle, après tout, en plus du physique, elle a cette bonté qui se fait rare, un peu comme maman, alors ne lui donnes pas une autre raison de détester l'humain
Ne pas l'approcher...si il savait que nous nous entretenions déjà une relation. Et je compris soudain cette insistance à me rappeler à chaque fois, qu'elle ne voulait que du sexe, au début de notre relation, même si ces gestes demandaient plus. Instable ? Il m'avait mal jugé, je savais ce que je voulais.
Je ne ferais rien (le rassurant)
Emmett : Bon on bouge frérot
Je te suis
Nous dînions, tout ensemble, pour ma part, absent dans la conversation des autres. Mes pensées n'avaient qu'un seul et même personnage, elle me manquait horriblement. Après le dîner, je m'étais éclipsé dans son bureau, là où encore il y a quelques heures, je la serrais contre moi.
J'allais dans son bureau, fatigué...Les autres avaient prévu une énième sortie en boite, non merci ! J'aurais voulu dormir, mais elle n'était pas là...Il n'y avait qu'elle pour apaiser mes souffrances mentales. Alors que j'allais me jeter sur son canapé, je fus intrigué, quand je fouillais dans mes poches, de trouver une feuille pliée.
« Je sais qu'en passant deux jours loin de toi, tu t'isoleras, faut-il que je t'appelle toutes les deux secondes pour te demander d'arrêter de te renfermer ?...Ne provoques pas ces pensées malsaines, en restant seul, force toi à faire un effort...En attendant, comme je sais que tu ne m'écouteras pas, et que tu dois être fatigué, il est temps que tu découvres quelque chose...Mes appartements sont comme moi, chaque pièce représente une partie de ce que je suis, la cuisine, mon talent culinaire, pas de prétention Swan ! La bibliothèque, ma tendance à vouloir m'évader de ma vie, quelques heures...Et puis il y a une autre pièce, qui représente, une partie de moi que j'avais caché aux autres, dedans j'y est enfermée le souvenir de l'amour de ma vie, cette pièce est ce qu'il aime écouter, et jouer, Oups, serait-ce un indice ? Peut être...Enfin, et comme elle enfouit ce que j'ai gardé longtemps pour moi, je te laisse le loisir de la chercher, je suis sûre que tu aimeras...
Milles baisers ne te donnerait pas le quart de ce que je ressens, disons alors que je pense juste à toi, tout le temps...XOXO »
Je souriais, cette fille était extra-ordinaire ! Je pliais la feuille, et la fourrais dans ma poche. Je marchais jusqu'à la porte de sa bibliothèque, et entrais. J'aimais beaucoup cet endroit, en plus d'être enfermé, il était empli de son parfum. Je n'avais jamais vu le nombre de livres qu'il y avait, c'était impressionnant, ça allait des romans, aux autobiographies, en passant par les faits divers. Je passais mon doigt sur toutes les côtes des livres, de la grande troisième étagère, qui faisait tout le tour de la pièce, et m'arrêtais devant un bouquin...Un roman sur Roméo et Juliette, qu'elle avait depuis que je la connaissais. Je fus piqué dans ma curiosité, quand une feuille plié dépassait des pages...Une lettre
« 14 novembre 2008, 02h44 – Los Angeles – Lettre destiné à un amour perdu
Ça fait des années, que je ne dors plus, ça fait des années, que je survis
Ça m'épuise de penser à toi...Et pourtant, je ne fais que ça, à croire que j'aime ça
Tu me tue, tu casses en moi ce qui me reste
Je t'aime à en mourir, je t'aime beaucoup trop, jusqu'à supporter d'en souffrir
Je t'aime, et je ne peux pas faire autrement
Hier matin, j'ai pris mon temps, j'avais du mal à ouvrir les yeux, à me lever. Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé...j'aurais voulu ne jamais ressentir ce que tu as provoqué en moi.
Le soleil me brûle, je ne suis pas sortie du week-end.
Emmett s'inquiète...Personne ne peut comprendre que tu me manques, personne ne sait que tu me manques. Em soupçonne mon mal être, et pense même à la drogue.
Ton amour n'a rien laissé de bon en moi, nos souvenirs m'attaquent la nuit, quand ton toucher, ton parfum, et ton regard me hantent le jour.
J'aimerais leur dire que je souffre, que je ne ressens plus rien...mon coeur brûle à chaque fois que je regarde les infos, mon coeur explose quand une bombe détone, et finit par n'être que des cendres, quand j'apprends que cette guerre fait encore des morts.
Où es tu bébé ? Es tu vivant ? Sais tu à quel point j'ai peur pour toi ?
Tu me manques, mais ils ne le savent pas...alors je pleure de rire, parce que c'est la seule fois, où je peux craquer sans me faire remarquer. Ma peine m'étouffe, ton manque me tue...Si je n'ai rien regretté de notre histoire, au moment où tu es parti, aujourd'hui, je regrette d'être venue dans la ville où tout à commencé, cette clairière, où rires, pleurs, et amour rythmées nos après-midis.
Je marche la nuit, c'est le moment où je peux sortir, sans que personne ne peut voir que je suis triste...Ton dernier « Je t'aime » résonne dans ma tête, me rendant folle, je crois t'entendre, je me retourne...mais, tu n'es pas là. Il n'y a que toi qui sache pourquoi je souffre autant.
Où es tu Edward ? J'ai beau crié ton nom, mais tu ne m'entends pas ! Suis je condamnée à ne penser qu'à toi !
Tu as dit être parti pour aider, sauf que tu es parti avec tout mon être...qui m'aidera moi ?
Ton amour nourrit ma peine...Dans le noir, mes murs sont témoins du gouffre que tu as provoqué en moi, quand mes oreillers sont trempés de mes larmes, mes cernes portent ton nom, et mes tremblements sont une réaction face à ton manque. Je disais de toi, que tu étais ma drogue, cette phrase semble prendre tout son sens à cet instant.
Je n'arrive plus à feindre, mes sourires ne sont plus sincères...Je suis fatiguée, j'en peux plus, je m'essouffle...je cours après ma mémoire, je cours après nos souvenirs, qui disparaissent un peu plus chaque jour.
Tu m'as dit « Je t'aime », et puis tu es parti...C'est ça alors, aimer c'est partir, aimer c'est souffrir, aimer c'est mourir.
Plus je me retiens de pleurer, plus mes larmes me secouent la poitrine...J'halète, je ne peux plus respirer, alors j'espère mourir, mais ça n'arrive pas, je me réveille, et je suis obligée à nouveau de faire semblant. Faire semblant que notre histoire n'a pas été si importante pour moi, faire semblant que je t'ai oublié, faire semblant que je suis heureuse sans toi...Et puis la nuit revient, avec mes larmes, et mes crises de rage.
Où es tu Edward ? J'ai beau vouloir t'oublier, rien n'arrive ! Suis je condamnée à souffrir de ton manque ? »
J'a...je ne pouvais pas croire lui faire autant de mal. J'ai toujours pensé, qu'elle finirait par m'oublier, que je n'étais qu'un simple amour d'enfance, dont l'amour s'essoufflerait avec le temps. Sans qu'elle le sache, j'ai ressenti la même chose, pourtant à l'origine de notre rupture.
Mon téléphone vibra sur le bureau.
« Salut joli coeur, j'espère que tu vas bien...je n'arrive pas à dormir, j'aurais du emmener l'un de tes tee-shirt, ça m'aurait aidé...XOXO »
Je ne pu lui répondre, encore sous le choc...Je ne contrôlais plus mes larmes, moi qui n'avait pas pleuré depuis le décès de mes parents. Je replaçais la lettre là où elle était rangée. Je me posais sur sa chaise à balancelle, qui j'imaginais la bercer quand elle lisait. J'essayais de reprendre mon calme. Découvrir ses maux, je n'avais jamais su, et mesurer le mal que mon départ avait provoqué en elle. Je remerciais le ciel de ne pas être mort, et d'avoir pu avoir la chance de la retrouver, et me rattraper pour effacer la peine que j'avais encré en elle.
