Chapitre 11 !
Enoy et je vous revois a la fin du chapitre !
XOXO
Aliice.
Ginny avait passé l'après midi au lit, c'était son jour de repos et Blaise l'avait épuisée la veille. Ses muscles étaient légèrement douloureux, mais elle ne regrettait rien. Elle se ne lasserait probablement jamais de faire l'amour avec lui.
Après qu'elle ait ouvert l'enveloppe, Blaise avait passé le reste de la matinée avec elle. Il fallut un bon moment à Blaise pour calmer et rassurer sa petite amie, mais il y parvint éventuellement et déjeuner se passa dans une ambiance plus joviale, puis Blaise dut se rendre à son bureau, où il devait tenir une conférence de presse concernant une nouvelle acquisition importante de son entreprise.
Il avait promis d'être de retour à temps pour se rendre au terrier, mais Ginny avait décidé qu'elle irait plutôt le rejoindre, elle voulait le voir dans son élément, Blaise était tellement sexy quand il passait en mode PDG, il émanait de lui une autorité naturelle qui ne le rendait que plus attirant à ses yeux.
En fin d'après midi, elle prit donc une douche rapide et enfila une tenue simple un chemisier blanc, une jupe en daim camel qui lui arrivait à mi-cuisses, et des sandales dorées. Elle fourra quelques essentiels dans le sac à main en cuir de dragon que Fred et Georges lui avaient offert pour son 21e anniversaire et transplana directement aux entreprises Zabini.
Cette fois, Amélie (ou Émilie ?) trébucha presque dans son impatience pour accueillir la gryffondor et l'escorter jusqu'aux ascenseurs.
Blaise était dans son bureau, situé directement en face des ascenseurs. Les baies vitrées étaient ensorcelées pour être transparentes ou opaques à volonté, et en cet instant, Ginny pouvait voir Blaise assis à son bureau, étudiant des documents avec beaucoup de concentration alors que deux personnes se tenaient debout devant lui et parlaient de manière animée.
Comme si il avait senti sa présence, il leva les yeux et un large sourire illumina son visage à sa vue. Le cœur de Ginny rata quelques battements.
Il lui fit signe d'entrer, et elle passa devant Maggy, la secrétaire, une femme d'environs cinquante ans qui lui adressa un sourire chaleureux que Ginny lui rendit. Comme quoi Blaise avait peut être quelques employés avec de bonnes manières.
- Que me vaut cette magnifique surprise, amore, fit l'italien en contournant son bureau pour venir à sa rencontre.
Il la prit dans ses bras, peu soucieux de ses deux employés qui étaient encore dans la pièce et qui regardaient la scène comme si ils avaient du mal à croire ce qu'ils voyaient. Ginny savait que Blaise était adorable, un amour de petit italien vraiment, mais elle était probablement l'une des rares à connaitre cette facette de sa personnalité, et elle en était fière.
- je suis la pour t'empêcher d'arriver en retard pour le dîner. Et aussi parce que tu me manquais,
- La confiance règne, dis donc !
Il se tourna vers ses associés, qui étaient entrain de raser discrètement les murs en direction de la sortie.
Ginny les regarda par dessus l'épaule de Blaise et retint un rire, s'ils savaient que le grand méchant boss qu'ils craignaient tant était en la personne la plus affectueuse et câline qui puisse exister !
- Murray, vous pouvez laisser les rapports ici, je finirais de les lire ce soir, Burnaby je veux la version révisée du contrat avec les Qatari sur mon bureau demain en fin de journée, dites leur bien que les deux derniers termes sont à prendre ou à laisser.
Il avait parlé avec un ton autoritaire, et professionnel, rien à voir avec lorsqu'il s'adressait à Ginny. Il se détourna d'eux et reporta son attention sur cette dernière sans un mot d'au revoir. Mais Murray et Burnaby savaient que c'était le signal qu'ils pouvaient quitter les lieux, ce qu'ils s'empressèrent de faire.
Dès que la porte se referma derrière eux, Ginny entendit le clic de la porte indiquant qu'elle était verrouillée, et les baies vitrées devinrent opaques. Le sourire prédateur de Blaise alors que son regard la détaillait de haut en bas lui indiquait qu'elle aurait peut être mieux fait de ne pas venir.
Où qu'elle avait très bien fait. Tout dépendait du point de vue.
- Tu as une conférence de presse, rappela t-elle dans l'espoir de détourner son attention,
- Dans vingt minutes, largement assez pour ce que j'ai en tête, et puis de toute façon, ils n'ont pas d'autre choix que de m'attendre.
- J'ai presque peur de demander… qu'as tu en tête ?
- Je crois que tu le sais, tesoro
Et en deux enjambées, il avait franchi la distance qui les séparait et sa bouche s'était écrasée contre la sienne.
Le désir qui semblait toujours présent sous la surface lorsqu'ils étaient ensemble s'éveilla et Ginny en oublia la raison de sa venue. Rien n'était plus important à l'heure actuelle de que d'avoir Blaise en elle.
Il la fit marcher à reculons jusqu'à se qu'elle sente son bureau ou il la fit monter et se positionna entre ses jambes, le tout sans cesser de l'embrasser.
Tous les deux guidés par l'urgence de leur désir, ils décidèrent qu'ils n'avaient pas le temps de se perdre en préliminaires. De toute façon, Ginny était tellement trempée qu'elle était certaine que sa culotte était ruinée.
Blaise fit remonter sa jupe et arracha le dessous en question.
Oui, définitivement ruinée, la culotte...
Elle entendit le bruit d'une fermeture éclair et quelques secondes plus tard elle sentit l'érection de son amant presser contre son entrée.
Ginny lui indiqua d'un mouvement du bassin qu'elle était prête, mais Blaise semblait parfaitement heureux là ou il était, et se contentait de la caresser avec le bout de son membre avec des va et viens légers. Le sourire malicieux sur son visage indiquait qu'il était parfaitement conscient de la torture qu'il lui infligeait.
- Blaise…
Étrange comment à cet instant, son nom résonnait à la fois comme une insulte et supplication.
- oui ?
- s'il te plait…
- Quoi donc princesse ? Dis moi ce que tu veux
Une pointe d'irritation traversa la gryffondor. Elle ne savait pas combien de temps elle pourrait supporter ce petit jeu.
- Blaise je t'emmerde, Baise moi.
- Tsk tsk tsk… quel langage amore, et dire que tu embrasses ta mère avec cette bouche…
- Je fais aussi d'autres choses avec cette bouche répliqua t-elle avec un rictus qui fit penser à Blaise qu'elle avait passé trop de temps avec lui.
- Des choses spectaculaires si je puis dire,
Ginny ne put répondre car tout en parlant il avait enfin commencé à pousser en elle, et elle rejeta la tête en arrière, savourant la sensation de plénitude qui l'envahissait.
Blaise se retira et la pénétra de nouveau d'un mouvement brusque, lui arrachant un cri, puis il commença un va et vient puissant.
Ginny qui était déjà à mi chemin vers son orgasme ne fut pas surprise quand au bout de quelques minutes, elle se retrouva au bord du précipice. De son propre accord sa main se dirigea vers l'endroit ou leurs corps se rejoignaient et elle commença à se caresser au même rythme que les assauts du serpentard. Il n'en fallut pas plus pour jouir en criant son nom.
Mais Blaise était loin d'en avoir fini avec elle. Il se retira, et la fit descendre du bureau avant de la diriger vers la baie vitrée qui donnait sur le chemin de Traverse. Il la retourna et la pressa contre les vitres, son chemisier avait été ouvert à un moment donné et la sensation du verre froid contre ses seins fit durcir ses mamelons instantanément.
Elle avait à peine eu le temps d'y penser qu'il était de nouveau en elle, la martelant à un rythme encore plus effréné.
Le nouvel angle de pénétration et les mots passionnés du serpentard murmurés à son oreille provoquèrent une nouvelle vague de plaisir en elle, et elle atteignit un second orgasme en quelques minutes, entrainant Blaise avec elle cette fois-ci, il se vida en elle avec un rugissement qui fit espérer à Ginny que le bureau était insonorisé.
Ils mirent quelques minutes à reprendre leur souffle, et Blaise se retira d'elle avec un léger gémissement.
- Je ne pourrais plus jamais regarder ce bureau sans t'imaginer dessus, fit le serpentard avec le sourire d'un chat qui venait d'attraper un canari
- N'importe qui aurait pu nous entendre, ou entrer dans le bureau
À présent que le désir était retombé, Ginny pensait à tout ce qui aurait pu mal tourner dans cette petite sex-capade.
- Personne ici n'ose entrer dans mon bureau lorsque les baies vitrées sont opaques. Et la pièce est insonorisée, il pourrait y avoir une explosion et personne à l'extérieur n'entendrait rien.
Ginny se détendit visiblement à l'idée qu'ils n'avaient pas offert un aperçu graphique de leur vie sexuelle aux employés de Blaise. Elle se leva et se rendit dans la salle de bains attenante ou elle remit un peu d'ordre à son apparence. Lorsqu'elle revint, Blaise était redevenu l'impitoyable PDG des entreprises Zabini. On peinerait à croire que cinq minutes auparavant il était entrain de la baiser frénétiquement sur son bureau en lui murmurant des paroles à faire rougir une courtisane. Décidément cet homme était un contraste ambulant.
Ils se rendirent ensemble dans le hall d'entrée où se tenait la conférence de presse, et leur arrivée provoqua un nouveau tourbillon de flashs et de questions. Blaise était flanqué d'un côté par son assistant personnel qui lui faisait un briefing des questions auxquelles il devait s'attendre, et de l'autre côté par une assistante qui s'assurait que sa tenue était impeccable, avant de passer un coup de peigne dans ses cheveux (ce qui selon Ginny était absolument inutile vu que le satané serpentard avait en permanence l'air de sortir d'un magazine de mode). Lorsqu'il monta sur l'estrade et prit la parole, le silence se fit, et il répondit uniquement aux questions portant sur la nouvelle acquisition qu'il venait de faire.
Dans la foule, Ginny reconnut quelques visages familiers, notamment Padma Patil qui était journaliste ainsi que Collin Creevey qui était photographe, les deux travaillaient pour la Gazette. Parvati, la sœur de Padma était également journaliste, mais elle travaillait pour sorcière hebdo et était plus intéressée par la relation de Blaise avec Ginny que par les entreprises de ce dernier.
À la fin de la conférence, Ginny échangea quelques mots avec Padma pendant que Blaise posait pour des photos non loin de là. Bientôt, les photographes lui demandèrent de venir poser pour quelques clichés avec lui. Parmi eux, Collin avec qui elle échangea quelques mots avant d'aller se placer aux côtés de son petit ami.
Collin n'avait plus jamais été le même depuis la mort de Dennis lors de la bataille de Poudlard. La rumeur courait qu'il avait tenté de quitter le monde magique, mais avait fini par revenir. Elle pouvait le comprendre, elle même avait failli perdre Fred, et elle frissonnait d'horreur à la pensée que son frère facétieux ait pu mourir. Georges aurait été dévasté, elle doutait qu'il y ait survécu.
Lorsque les photographes furent satisfaits de leurs clichés, ils retournèrent dans le bureau de Blaise d'ou ils se rendirent directement au Terrier par la cheminée.
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Comme toujours, le Terrier était un chaos organisé. Dans l'évier des casseroles se lavaient toutes seules, tandis qu'une délicieuse odeur émanait de la cuisine.
Victoire et Teddy couraient partout, ignorant les cris exaspérés de Fleur et de Molly.
Molly comme à son habitude était partout à la fois, elle surveillait les différentes marmites et casseroles qui mijotaient, empêchait les enfants de ruiner le mobilier, répétait à Harry qu'il était trop maigre et criait sur Fred et Georges.
Blaise n'ayant jamais vécu qu'avec sa mère, et ses différents maris successifs, contempla le chaos autour de lui en silence. Il savait que les Weasley étaient une famille très soudée et généralement bruyante, mais il n'avait pas imaginé qu'ils le seraient à ce point.
Ginny, très à l'aise dans le charivari ambiant se dirigea droit vers sa mère, sa main étroitement serrée dans celle de Blaise, qui n'eut d'autre choix que de suivre.
- Salut m'man !
- Ginny chérie ! tu arrives juste à temps.
Molly se tourna vers Blaise, qui réalisa à ce moment précis qu'il n'avait jamais été dans cette situation. Son mariage avec Astoria avait été arrangé, il n'avait donc jamais eu la fameuse épreuve de « rencontrer les beaux parents ».
- M'man, je te présente Blaise Zabini, Blaise, ma mère, Molly Weasley,
- Enchanté de vous rencontrer Mrs. Weasley
- Oh, voyons ! Et tu peux m'appeler Molly comme tout le monde, je suis ravie de faire ta connaissance, même si j'aurais préféré apprendre l'identité du mystérieux amoureux de Ginny de sa bouche plutôt que la plume de Rita Skeeter ! ajouta t-elle avec un regard de reproche à Ginny qui eut la décence de paraitre honteuse.
- Je sais maman, mais c'est juste que j'étais tellement occupée avec mes examens et mon stage…
- Je suis vraiment navré que vous ayez eu à l'apprendre de cette manière Mrs… euh Molly,
Puis sans attendre de réponse, il lui présenta la bouteille de vin hors de prix qu'il avait prise (bon d'accord, volée) de la réserve de sa mère. Les yeux de Molly s'illuminèrent. Blaise s'était rappelé d'une conversation avec Ginny au cours de laquelle cette dernière lui avait dit que sa mère avait un faible pour le bon vin.
La diversion fonctionna et Molly accepta la bouteille avec un plaisir non dissimulé et commença à gaver Blaise de nourriture, ce qui, dans le langage de la matriarche Weasley signifiait qu'elle l'acceptait dans la famille.
- Je vais aller voir si Fleur a besoin d'aide avec Teddy et Victoire, dit Ginny avant de sortir par la porte qui menait à la cour.
Blaise la regarda partir avec un sourire, admirant la manière dont ses cheveux virevoltaient et le léger balancement de ses hanches. Il réprima un frisson de désir et se retourna…
Pour se retrouver nez à nez avec quatre frères Weasley pas très contents.
Bill le contemplait avec un intérêt froid, Fred et George avec curiosité et Ron avec méfiance et un brin d'hostilité.
Et à côté de tout ce beau monde, se trouvait Harry Potter qui contemplait la scène en retenant difficilement un éclat de rire.
L'enfoiré.
- Ainsi c'est toi qui te pavane partout avec Ginny et fais la une de la presse ?
La question était venue de Bill.
- Il semblerait que oui, répondit tranquillement Blaise qui malgré son malaise refusait de se laisser intimider par des Weasley, il avait survécu à Voldemort pour l'amour de Salazar ! Ce n'était pas quelques gryffondors qui allaient le faire fuir en criant.
Du moins il l'espérait…
- Et quelle est la nature de votre relation exactement ? demanda Fred
- Vous avez lu la presse je suppose, et elle m'a emmené avec elle pour un diner en famille, je suppose que vous pouvez tirer vos propres conclusions…
- Ce n'était pas la question, fit Georges
- C'est ma petite amie ok ? Vous avez bientôt fini de me traiter comme un criminel ?
- Est-ce qu'on a des raisons de croire que tu en es un ? demanda Ron avec un air parfaitement sérieux
- Non, mais si vous continuez votre petite chasse au sorcier, il se pourrait que j'en devienne un dans les prochaines minutes !
À ces mots les jumeaux éclatèrent de rire et Bill sembla se dérider légèrement, mais Ron semblait toujours sur la défensive. Mais avant que la Belette n'ait pu repasser à l'attaque, Ginny revint dans la pièce, tenant Teddy dans ses bras.
Elle parcourut la pièce du regard et sembla immédiatement comprendre ce qui se passait.
- William, Frédéric, Georges, Ronald ! j'espère pour vous que vous n'êtes pas entrain d'emmerder mon petit ami avec votre petit numéro de grands frères jaloux parce que si c'est le cas, que Merlin vous vienne en aide !
Chacun des frères Weasley sembla se ratatiner de cinq bons centimètres en entendant Ginny les appeler par leurs prénoms au complet tandis qu'Harry, heureux de ne pas avoir été cité, reculait à pas feutrés vers la porte menant au jardin. La dernière chose dont il avait besoin était de se prendre un maléfice chauve furie en pleine gueule.
- Non… fit finalement Blaise, tes frères étaient juste entrain de me demander depuis quand nous sommes ensemble,
Sa réponse fut accueillie par cinq regards de gratitude et les Weasley s'empressèrent de hocher vigoureusement la tête pour confirmer ses dires.
Ginny les contempla encore quelques secondes d'un air suspicieux, et décida finalement de laisser tomber.
Elle se dirigea vers l'escalier avec Teddy et les laissa à nouveau seuls.
- Merci, mec grommela Bill avec un signe de tête
- De rien, j'ai déjà été la malheureuse victime de ses maléfices, je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi,
- Tu m'as l'air d'un gars bien, fit Fred mais si jamais tu lui fais du mal, Georges et moi nous occuperons personnellement de ton cas. Et lorsque nous en aurons fini avec toi, il ne restera pas de corps à enterrer.
Si la menace était venue de quelqu'un d'autre, Blaise en aurait ri. Mais il connaissait la réputation des jumeaux. C'étaient des petits génies des sortilèges et le monde magique pouvait s'estimer chanceux qu'ils aient décidé d'employer leurs talents pour des farces et attrapes et non des choses plus dangereuses.
- Personnellement je n'aurais pas besoin de baguette pour te le faire payer, ajouta Ron en faisant craquer ses jointures d'un air menaçant.
- Compris, mais vos petites menaces sont inutiles, je mourrais plutôt que de faire du mal à Ginevra, parce que voyez-vous, il se trouve que je l'aime. Plus que tout. Alors soyez sans crainte.
C'était probablement la première fois qu'il exprimait ses sentiments à haute voix, et il ne savait pas qui de lui ou des frères de Ginevra était le plus surpris.
Il semblerait qu'il avait choisi la bonne chose à dire car après ça, la fratrie Weasley se montra bien plus accueillante.
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Plusieurs heures plus tard Ginny et Blaise retournèrent à l'appartement de ce dernier. La soirée, comme il fallait s'y attendre avait été chaleureuse, mais épuisante pour quelqu'un qui n'avait pas l'habitude de côtoyer des familles comme les Weasley.
Blaise se débarrassa de ses vêtements qu'il jeta aux quatre coins de la chambre avant de plonger dans son énorme lit.
Son visage était enfoui dans les coussins mais il n'avait pas l'énergie de tourner la tête. Si après avoir survécu à des années de guerre contre Voldemort, son destin était de mourir dans son lit, tragiquement étouffé par des oreillers, qu'il en soit ainsi.
Ginny s'allongea à côté de lui, et au lieu de se blottir contre lui comme à son habitude, elle resta perchée sur un coude, à le regarder.
Le serpentard pouvait sentir son regard contre lui, et il se força finalement à lever la tête pour croiser le regard de sa petite amie au dessus de lui.
- Je peux entendre tes neurones s'agiter d'ici, princesse, alors dis moi ce qui trotte dans ta jolie petite tête,
- J'ai entendu ce que tu as dit à mes frères tout à l'heure…
La première pensée de Blaise fut qu'il avait dit beaucoup de choses à ses frères. Puis la lumière se fit dans son esprit…
« Je mourrais plutôt que de faire du mal à Ginevra, parce que voyez-vous, il se trouve que je l'aime. Plus que tout. »
Ce n'était pas très exactement ainsi qu'il avait prévu de faire sa grande déclaration.
- Est-ce que tu le pensais vraiment ? reprit Ginevra
- Est ce que je le pensais ? Bien sur que je le pensais, tu sais que je t'aime Ginevra, même si je ne te l'ai jamais dit. Je pense qu'au fond, je t'ai toujours aimée, depuis Poudlard, mais je n'ai jamais eu le courage de faire un pas dans ta direction, j'ai choisi la facilité, j'ai choisi Astoria.
Il avait prononcé ce dernier nom avec un regret profond et le cœur de Ginny se serra.
Sans un mot, elle se leva et se dirigea vers la commode qui contenait une partie de ses affaires.
Pendant une terrifiante seconde, Blaise crut qu'elle allait le quitter, mais elle fouilla dans un tiroir et ressortit deux parchemins avant de revenir s'assoir sur le lit avec lui.
Elle déroula les parchemins, les fit léviter devant lui et Blaise reconnut l'accord de confidentialité qu'ils avaient signé lors de leur première rencontre, ainsi que leur contrat.
D'une voix à peine audible, mais déterminée, Ginny murmura « incendio » et les deux parchemins prirent feu. Ils se consumèrent rapidement et les cendres disparurent d'un mouvement de la baguette de la Gryffondor.
Cette dernière releva les yeux et croisa le regard d'un Blaise stupéfait.
- On ne signe pas des accords de confidentialité et des contrats avec les gens que l'on aime. On leur fait confiance.
- Tu m'aimes ?
- Non je suis avec toi pour les orgasmes et le café gratuit ! Bien sûr que je t'aime, idiot… Puis elle ajouta avec un air sérieux; que Merlin me vienne en aide, mais je suis amoureuse de toi Blaise Zabini.
Blaise lui plongea pratiquement dessus, oubliant que cinq minutes plus tôt, il avait à peine l'énergie de lever la tête de son oreiller. À présent tout ce à quoi il aspirait, c'était de posséder Ginny. Il voulait la marquer comme sienne, sentir qu'elle lui appartenait.
Il la voulait tout entière. Son âme, son cœur, et son corps.
Et voila pour les chapitres 10 et 11... On est à peu près au milieu de l'histoire, et c'est comme qui dirait le calme avant la tempête.
Alors d'autres hypothèses pour le Psychopathe qui suit Ginny ? Je vous écoute :)
À Très bientôt !
Aliice.
