Après avoir fait exploser l'avant-poste de Vaas, l'équipe était de retour au camp. Bien que ce fut une dure journée, on ne pouvait pas dire que la fatigue se faisait ressentir. Ils devaient s'être habitués à la vie sur l'île, ou plutôt à la survie en vue des circonstances.

Ils discutaient entre eux des différentes manières de mettre la pagaille dans l'organisation de Vaas avant qu'il ne rende son dernier souffle. Cependant, pour ce faire, ils avaient besoin de moyens, et ils en manquaient. Le directeur s'adressa donc à son équipe :

Coulson - « Il va nous falloir bien plus que ce qu'on a trouvé ici pour continuer à détruire la vie de Vaas. La réserve de munitions est conséquente, mais on ne peut en transporter qu'une petite quantité à chaque bataille, ce qui nous fait cruellement défaut. »

Fitz - « Il nous faudrait du matériel supplémentaire. »

Daisy - « Et de la nourriture, pour tenir debout, sauf que les réserves commencent à s'épuiser. »

May - « On pourrait chasser. »

Les quatre agents se retournèrent dans sa direction, Fitz, Simmons et Daisy n'étaient pas très convaincus par l'idée.

Coulson - « Si on pouvait rapporter des peaux d'animaux et fabriquer des cartouchières et des sacoches pour les explosifs ainsi que les couteaux, ça en vaudrait la peine. Fitz, Simmons c'est dans vos cordes de fabriquer ce genre de chose non ? »

Simmons - « Et bien, si on trouve assez de peaux, … »

Fitz - « Avec des lianes et quelques petites babioles qu'on trouve facilement dans une forêt comme celle-là … »

Simmons - « Je pense que c'est possible oui. »

Fitz - « Tout à fait. »

Coulson - « Alors c'est réglé, nous chasserons demain. »

Daisy - « Attendez, vous savez chasser ? Parce que moi non, j'ai même jamais fait ça. »

Les agents se retournèrent une nouvelle fois vers May. Cette dernière ne s'étonnait même plus qu'ils la sollicitent pour tout et n'importe quoi, comme si elle avait réponse à tout.

May - « Ne me regardez pas comme si je savais tout faire. » Elle se retourna en direction de l'armement avant de poursuivre. « Il y a assez d'arc et de flèches pour nous cinq, on se débrouillera avec.»

Fitz et Simmons - « On ne sait pas tirer à l'arc ! »

May roula des yeux, se demandant ce qu'ils avaient put apprendre à l'académie, à part les sciences.

Coulson - « Nous ne sommes pas des experts, mais on vous montrera. » Répondit-il en souriant, alors que May hochait la tête, faisant signe de son accord.

Daisy - « Ok, maintenant qu'on sait quoi faire demain, je sais pas vous, mais moi je commence à fatiguer. »

Coulson - « Il est tard, on devrait se reposer. »

Les trois autres n'allaient pas le contredire, l'équipe se coucha après avoir pioché dans les maigres réserves du camp, et s'endormie d'un sommeil lourd, dans la nuit noire.

Au petit matin, l'équipe s'était réunie dans la forêt profonde aux abords du camp. Munis d'arcs et de flèches, ils s'étaient arrêtés afin que May et Coulson puissent leur apprendre comment tirer comme promit la veille.

Le directeur s'était lancé dans des explications simples, afin d'être comprit par les trois novices, jusqu'à préciser qu'il faillait tirer sur la corde et la tendre à son maximum, tout en visant sa cible. Bien que les autres agents ne soient pas nés de la dernière pluie, les explications de Coulson n'étaient pas inutiles et la situation amusait beaucoup May, même si elle était déçue de constater qu'ils n'avaient probablement jamais tiré à l'arc de leur vie. Une fois que Phil avait terminé de parler, il fallait passer à la pratique :

Coulson - « Bien, vous voyez cet arbre à environ 15 mètres, avec une plante au pied ? C'est votre cible, armez vos flèches et tirez dessus, le centre sera juste au-dessus de la plante. »

Les trois agents s'exécutèrent, plaçant chacun une flèche sur l'arc, ils tendirent la corde en visant l'arbre indiqué. Ils lâchèrent leur corde quasiment en même temps. Les trois flèches partirent dans des directions diamétralement opposées. Celle de Fitz alla même jusqu'à rebondir sur l'écorce de l'arbre voisin pour finir aux pieds de Coulson, manquant de le blesser plus qu'il ne l'était déjà.

Daisy, Fitz et Simmons ne purent que constater leur absence totale de prédisposition dans l'art de manier un arc. Coulson se tourna en direction de May, qui en retour le regarda avec son habituel air blasé.

Coulson - « On a du boulot. »

May - « Oh oui! »

Fitz - « On est désolé, on vous fait perdre du temps. »

Coulson - « On a chacun ses domaines de compétences, il ne faut pas vous en vouloir pour cela. Tout ce qu'on veut c'est que vous puissiez utiliser et vous défendre seul avec n'importe quelles armes. La chasse est secondaire. »

Simmons - « Mais on veut participer et vous aider, vous en avez déjà assez fait pour nous. »

May - « Vous nous aiderez, il vous suffira de détourner l'attention des animaux que l'on chassera et on fera le reste, pas besoin de savoir tirer avec une grande précision. Mais comme l'a dit Coulson, on veut aussi que vous vous défendiez seul. »

Coulson - « Et vu le résultat, ce n'est pas gagné. » Dit-il, fixant la flèche plantée dans le sol à ses pieds.

Les trois agents reprirent donc l'entraînement, tirant flèche après flèche durant deux heures. Ils s'appliquaient à la tâche, voulant à tout prix que leur ''mentors'' soient fiers d'eux. Leur acharnement finit par payer, car en effet, ils avaient tant bien que mal réussi à toucher l'arbre à plusieurs reprises, même si Fitz ne semblait toujours pas s'en sortir avec un réel succès. May et Coulson ont donc considérés que l'entraînement devait s'arrêter là. Ils se réunirent pour débattre sur les bêtes à chasser, et les peaux à récupérer.

Coulson – « Fitz, Simmons, c'est vous qui fabriquerez l'essentiel des sacoches, quelles sont donc les peaux à prendre ? »

Simmons – « Nous savons déjà qu'il y a du léopard sur cette île, nous nous servirons donc de leur peaux afin de confectionner les cartouchières. Je ne peux pas me servir des écailles des dragons de komodos, que j'ai put apercevoir au début de notre périple, trop rigides, du coup, je ne sais pas trop quoi prendre pour les explosifs et les couteaux… »

Fitz – « J'ai put entendre du tigre tout à l'heure, nous nous en servirons pour ces sacoches. Comme tout monde n'en aura pas besoin, je propose de répartir. Une sacoche de couteaux de lancer pour May, une sacoche d'explosifs pour moi, et peut-être une autre pour l'un de vous ? »

Ils se dévisagèrent, puis Daisy trancha.

Daisy – « Personnellement, je n'en aurai pas l'utilité, donc je peux laisser. »

Coulson – « Moi également, j'aurai assez avec les balles de mitrailleuses. »

Simmons – « Et ce n'est pas moi qui me servirai d'explosifs ou de couteaux… deux sacoches suffisent. »

May – « Il me faut un carquois qui retiendra mieux les flèches que les merdes qu'on a déjà. »

L'intervention de May surprit Fitz, qui répondit :

Fitz – « En ce cas… la présence d'ours au poste d'hier prouve qu'il y en a sur l'île, je préfère me servir de ça pour un carquois, mais ce sera sans doute la bête la plus difficile à chasser. »

May – « Ce n'est pas grave, j'en ai besoin, on s'y mettra ensemble. »

Simmons – « Eh bien, on connaît donc les animaux qu'il nous faut : tigre, ours et léopard. C'est bon ? »

Daisy – « Pas tout à fait, non… Vous n'oubliez pas un truc ? » Les regards convergèrent vers elle. « On prend quoi pour refaire les stocks de nourriture ? »

La question amusa beaucoup Coulson. Si elle insistait tant, c'est qu'elle devait effectivement mourir de faim. Mais sa remarque était justifiée, après tout cela faisait des jours qu'ils mangeaient les rations des hommes de Vaas trouvés dans l'avant-poste. Et Coulson le premier en avait par dessus la tête de cette nourriture infecte.

Fitz – « Très juste ! J'ai entendu des cochons sauvages ce matin, nous pourrons nous en servir pour nous nourrir. Du moins, ce sera toujours meilleur que ce qu'on mange depuis notre arrivée ici. »

Daisy – « Là c'est parfait ! Vous voulez procéder de quelle manière ? »

Coulson – « Nous pouvons nous séparer en deux ? Daisy, Fitz et May, vous partez chercher le dîner et la peau d'ours, et nous deux nous partons pour les fauves ? »

May – « Trop dangereux de nous séparer ici, Phil. Nous devons agir ensemble, nous ne savons pas si l'on croisera des pirates, ou toute une troupe de bêtes sauvages. »

Coulson – « Ce n'est pas faux... » Fit-il après s'être rendu compte de son erreur.

L'équipe se déplaça donc vers le nord en premier lieu, où se trouvaient des collines : il y aurait sans doutes des cavernes, et donc probablement des ours. Au bout d'une demi-heure de marche, l'équipe était enfin arrivée au pied des collines, où elle s'arrêta pour manger un morceau.

Une fois la pause terminée, tous se remirent en marche, et commencèrent à gravir la colline principale, qui dominait largement les autres. Ils marchèrent une heure durant, en trouvant trois grottes, malheureusement inoccupées. Alors qu'ils parvenaient devant une quatrième grotte, Coulson s'impatienta :

Coulson – « Je commence à en avoir assez de crapahuter ainsi dans des collines et des grottes. Entrez si vous le souhaitez, je vous attends là. » Fit-il en s'asseyant sur un rocher à l'entrée.

Personne ne répliqua, et les agents entrèrent en ligne dans cette nouvelle grotte, Fitz en tête. Celle-ci était plus profonde que les autres, la lumière du jour parvenait difficilement au fond, et Fitz trébucha, s'étalant de tout son long devant les filles, qui s'esclaffèrent, sauf May qui esquissa malgré tout un sourire. Un grognement se fit entendre.

Simmons – « C'est bon, Fitz, inutile de râler, tu avoueras que c'était quand même drôle ! »

Fitz – « J'ai bien grommelé, mais ce bruit, ce n'était pas moi… »

Les rires s'estompèrent aussitôt, et un silence s'installa. Fitz leva son bras pour agripper un rocher afin de se lever, et posa la main sur quelque chose de doux.

Fitz – « Tiens… Jemma, tu en connais beaucoup, des rochers mous qui sont doux ? »

Simmons – « Ne soit pas bête, Fitz, tu sais bien que ça n'existe pas ! »

Daisy – « Dites… je suis la seule qui sens que ça pue ? Ou pas ?

Fitz – « Euh… C'était bien un ours qu'on cherchait, sinon ? »

Daisy – « Bien sûr que oui ! Pourq… »

Elle s'interrompit, réalisant l'absurdité de la question qu'elle allait poser. Le rocher s'anima dans un long grognement, qui résonna dans toute la grotte. Coulson bondit sur ces pieds, et vit arriver ses compagnons en courant, poursuivis par une masse noire : il encocha une flèche, cadra et tira. La flèche vint se loger dans la patte avant-gauche de la bête, qui continua de courir après Fitz. Une fois sortis de la caverne, Daisy se plaça devant l'ours, interrompant sa course, et permettant à May et Coulson de se placer et de préparer leur arc. Fitz et Simmons choisirent de s'abstenir, afin d'éviter de blesser un des membres de l'équipe. L'ours se souleva, et projeta un coup vers l'avant, en direction de la tête de Daisy, qui esquiva de justesse d'une roulade sur la droite. Elle avait décidé d'attirer l'attention de l'ours, éviter d'utiliser ses pouvoirs, qui auraient put projeter la bête sur un de ses camarades, ou manquer la cible pour finalement blesser ses amis. Les arcs claquèrent, et les flèches vinrent se loger dans les flancs de l'ours, qui continuait à attaquer Daisy. Le manège se poursuivit, avec deux, puis quatre, puis six flèches supplémentaires, et l'ours qui n'abandonnait pas, la salive aux babines. Mais alors qu'elle s'apprêtait à esquiver une énième fois, elle perdit l'équilibre, se rattrapa de justesse, mais ne vit pas arriver un coup de l'ours au moment de bondir: elle fut projetée sur trois mètres. Sonnée, elle parvint à relever la tête, sous les cris de ses camarades, qui la suppliait de se remettre debout. L'ours lui tournait autour, et elle vit derrière lui un énorme rocher. Alors que l'ours s'apprêtait à l'achever, Daisy bondit sur ses jambes, et pria de toute ses forces, en levant les bras, et lança une très puissante impulsion sur l'ours, qui fut projeté contre le rocher, lequel éclata en morceau dans un bruit assourdissant.

Puis le silence revint, et les agents se regroupèrent autour de l'Inhumaine, encore abasourdie par ce qu'il venait d'arriver.

Daisy – « J'ai… j'ai eut chaud… et peur… »

Fitz – « Et nous alors ? On t'a cru perdue. »

Une fois que l'équipe eut finie de se réjouir, Coulson prit la parole en se tournant vers l'ours tragiquement décédé.

Coulson – « Bon… Plus qu'à dépecer… Qui s'y met ? »

Toute l'équipe recula d'un pas synchronisé, laissant Coulson seul au centre, près de l'ours.

Coulson – « Bon… d'accord, ne vous poussez pas. »

Sur ces mots, il sortit un couteau de chasse aiguisé, trouvé sur le camp, et entreprit de retirer une portion de peau suffisante afin de fabriquer un carquois, sous les directives de Fitz : il mit quinze minutes pour finir le travail. Quand il se releva, il avait les manches et le pantalon imbibés de sang, ainsi que des traces rouges sur le visage, et une odeur de charogne : il était méconnaissable. L'équipe réprima son dégoût, et se remit en marche en sens inverse, afin de trouver les autres bêtes requises. De retour dans la jungle, ils resserrèrent les rangs, se gardant en vue à travers les épaisseurs des buissons et plantes tropicales, et guettant le moindre son indiquant un danger, car l'odeur de charogne de Coulson ne manquerait pas d'attirer les bêtes locales. Ils finirent par arriver dans une clairière, où se battaient deux léopards : c'était une aubaine, il n'y avait qu'à finir le travail. May tendit son arc en direction de l'un d'eux et Coulson visa le second. Ils tirèrent tous deux en même temps en pleine tête, et les fauves furent abattus. Coulson ne put s'empêcher de parler.

Coulson – « Bon, eh bien à toi l'honneur, tu as gagné le droit de dépecer un léopard ! »

Fitz – « Euh … D'accord, il faut bien ce lancer un jour. » Fit-il réprimant son dégoût pourtant bien prononcé.

Il se lança sur le premier, le dépeça, puis passa le couteau à Daisy, qui semblait la plus amusée.

Fitz – « C'est vraiment pas drôle, je suis couvert de sang et de bouts d'organes, mais si c'est vraiment hilarant, à toi de jouer ! »

Daisy – « Quoi ! Non ! Désolée, mais je touche pas à … »

Coulson – « Daisy ? C'est ton tour. Tout le monde doit s'impliquer. »

Sans un mot de plus, elle s'empara du couteau, et s'attaqua au second, qu'elle dépeça en plus de temps que Fitz, qui se retint de la railler. Quand elle eut finie, elle plaça la peau avec les autres dans le vieux sac à dos qu'ils avaient prit, et se dirigea en courant vers un buisson, pour se vider l'estomac. L'escouade se remit ensuite en route, sans chercher à parler de ce qu'il venait d'arriver. Alors qu'ils se mirent à chercher des tigres, un bruit se fit entendre : des couinements de cochons. L'équipe se rua vers les bruits, il s'agissait de ne pas les laisser disparaître, et tombèrent sur un groupe de six cochons. Sans même se consulter, chacun d'entre eux attrapa son arc, et l'armèrent. Cinq tirs, cinq cochons tués : les stocks étaient refaits. Fitz, Simmons et Daisy n'étaient pas peu fiers de leur tirs respectifs. Le sixième cochon s'était carapaté à une vitesse folle. Mais ce n'était pas grave, cinq cochons suffisaient amplement.

Coulson – « Bien joué tout le monde, bravo Fitz. Avec ça, nous aurons de quoi tenir quelques jours. Donc, qui n'est pas encore passé ? »

Sans même dire un mot, May s'avança en soupirant et en levant les yeux au ciel : elle avait compris l'allusion. Elle dépeça trois cochons à la suite sans dire un mot, sous les regards étonnés de ses camarades. Puis Simmons s'occupa des deux derniers. Il s'agissait maintenant de s'attaquer aux tigres…

Ils ne mirent pas longtemps à en débusquer un, occupé à dévoré un cochon qui avait croisé sa route. L'équipe eut l'obligation de loger six flèches avant de réussir à l'avoir. Coulson s'avança et s'en occupa.

Coulson – « Bon… Il est temps de rentrer, le soleil commence à descendre. On s'occupera des peaux en rentrant, et on prendra une douche. »

Daisy – « Ça ne sera pas de trop. En avant ! »

L'équipe se dirigea donc vers l'avant-poste, où ils se mirent immédiatement au travail : la fabrication des sacoches démarra.

Fitz – « Dans la réserve, les pirates ont du fil qui pourrait servir, allez en prendre pendant que je prépare la peau pour le carquois. »

Lorsque le fil parvint à Fitz, celui-ci reprit :

Fitz – « Vous pouvez vous y mettre pour gagner du temps, on va vous expliquer, Jemma et moi. »

Simmons- « Oui ! Rien de plus simple… Ou presque… »

Ainsi, sous les directives des deux scientifiques, l'équipe parvint à fabriquer toute les sacoches. Malgré leur manque d'expérience dans le domaine, les directives qu'avaient donné Fitz et Simmons, étaient fortes utiles. Ainsi le résultat était plus que satisfaisant.

Puis Simmons fit part d'un problème qui la travaillait.

Simmons – « Monsieur, Nous avons put voir que ces pirates avaient des douches, malgré leur apparente absence d'hygiène, mais nous, nos seuls vêtements sont dans un état lamentable, peut-être serait-il bon de retourner prochainement au BUS, voir si nous pouvons y retrouver des vêtements. »

Coulson – « Je suis d'accord, mais pour l'instant, nous devrons faire sans, nous irons dans les jours à venir. Ces pirates ont des vêtements dans la réserve, j'en ai vu en allant chercher le fil pour Fitz. Nous prendrons ceux-là pour le moment. »

L'idée révulsa toute l'équipe. Mais chacun devait se rendre à l'évidence, c'était ça, ou sentir la charogne. Chacun prit donc contre son gré les vêtements douteux des pirates. Le choix n'était cependant pas au rendez-vous, May se contenta d'un treillis et d'un T-shirt noir, tout deux près du corps, qui ne restreignaient pas ses mouvements. Daisy avait prit de même, mais le T-shirt était rouge, la couleur habituellement utilisé par les pirates de Vaas. Pas idéal pour la discrétion, ils avaient donc intérêt à vite aller chercher d'autres vêtements dans l'épave du BUS. C'est en tout cas ce qu'a pensé le reste de l'équipe quand ils ont choisi à leur tour.

Après cela fait, les agents foncèrent à la douche, afin d'enlever le sang et l'odeur de charogne. Les deux garçons ont été les premiers à se laver, puis suivirent les filles. Les douches étaient communes, autant dire que les pirates ne connaissaient pas le principe de l'intimité. Un fait qui mérite néanmoins d'être noté : les douches avaient l'eau chaude, au plus grand plaisir de l'équipe complète.

Une fois lavés, ils firent brûler leurs anciens vêtements, se répartirent les sacoches comme convenu, et se dirigèrent vers le bâtiment principal, sans savoir qu'une surprise les guettaient…

A suivre…