Un peu plus long que le chapitre précédent ^^ J'espère que n'ai pas perdu de lecteurs en chemin x)


Chapitre 12 :

Six jours s'étaient écoulés depuis que Sacha avait revu sa mère. Il était revenu chez lui lors de la pause déjeuné de ce dernier vendredi d'Avril, prévenant son patron qu'il avait quelque chose à faire d'urgence. Richie avait donné son autorisation de ne pas venir travailler pendant l'après-midi à condition que le jeune homme rattrape ses heures. Et c'était comme cela qu'il était dans sa chambre avec un comportement anxieux et agité, vérifiant les affaires qu'il avait besoin dans son sac bandoulière. Au moment où il s'apprêtait à tirer la fermeture éclair de son sac afin de le fermer, il entendit la porte claquée, l'obligeant à rester calme et de sortir de la chambre pour voir ce qui se passait.

« Sacha ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? »

« Euh… Et toi ? »

Sacha ne savait pas quoi répondre à son colocataire qui venait de retirer son gilet alors qu'il le vit arquer un sourcil dans un petit sourire.

« Hé c'est moi qui a demandé d'abord. » Riposta-t-il d'un air moqueur.

« J'ai quelque chose à faire. » Répondit Sacha vaguement.

Il comprit au froncement de sourcils de Pierre qu'il essayait de comprendre ce qu'il se passait. Sacha ne voulait pas détailler plus, il ne fallait pas qu'il perde du temps. Il parcourut les quelques mètres qui le séparait de sa chambre suivit du métis qui voulait savoir un peu plus. Arrivé dans la chambre, Sacha prit son sac à son épaule, oubliant par mégarde de le fermer alors que Pierre comprit en regardant à l'intérieur que quelque chose de grave allait se passer.

« Mais comment tu t'es procuré une arme ?! »

Sacha écarquilla ses yeux comprenant que son ami avait vu le revolver dans son sac avant de pester contre son manque d'attention.

« Je suis attendu chez ma mère. » Déclara-t-il rapidement sans répondre à la question posée.

Il ferma son sac en bandoulière, avant de traverser le salon qui menait jusqu'à la porte d'entrée lorsqu'il sentit une pression violente au niveau de son bras, l'obligeant à se tourner complètement vers Pierre. Celui-ci semblait être très inquiet.

« Mais qu'est-ce que tu vas faire de cette arme ? »

« Lâche-moi Pierre. » Réagit-il presque froidement sans vouloir répondre alors que l'angoisse s'emparait de lui une nouvelle fois.

« Bon sang Sacha, mais qu'est-ce qui se passe ? »

« Pierre... Il ne se passe rien du tout. » Mentit-il.

Sacha avait réussi à se retirer de la prise de son ami avant de quitter vivement de l'appartement, demandant pardon silencieusement à Pierre d'avoir réagi assez brutalement avec lui.

OOOOO

Son cellulaire à son oreille, Pierre commença à s'impatienter face aux sonneries répétés.

« Aller décroche… »

« Allô ? »

« Ondine ! Il faut absolument que je te parle ! »

« Qu'est-ce qui se passe ? » S'inquiéta-t-elle.

« J'ai vu Sacha partir avec une arme. J'ai peur qu'il fasse une connerie. »

« Que dis-tu ?! Tu sais où il est parti ? »

« Il m'a dit qu'il était attendu chez sa mère. »

Le métis passa sa main sur son visage, comprenant que la situation pouvait être critique pour Sacha. Et s'il voulait se suicider ? Pierre avait songé à cette possibilité, après tout Sacha était dans une mauvaise passe, il faisait constamment des cauchemars, il commençait à pleurer pour rien, signe de début d'une dépression, il gardait tout en lui ne voulant pas raconter ses soucis avec lui. Pierre savait que Sacha allait mal.

« Écoute, je suis en pause-là, je vais te rejoindre. »

« Non, c'est mieux que je vienne te chercher en voiture. »

« OK. »

Pierre remit son gilet avant de prendre ses clés de voiture et de ranger son portable dans sa poche arrière de son pantalon. Il quitta rapidement l'appartement, appuya vivement sur le bouton de l'ascenseur avant de comprendre qu'il prenait trop de temps. Il décida finalement de descendre les escaliers presque en courant avant de sortir du bâtiment en prenant des grandes enjambées, direction le parking, les traits d'inquiétude formés sur son visage…

OOOOO

Dans l'une des allées d'un lieu calme et respectueux, Sacha marcha doucement, la tête rempli de pensées mitigées. Il s'arrêta subitement devant une pierre tombale où était inscrit le nom de son père : « Giovanni Ketchum, 1969-1998 », avant de s'accroupir devant la tombe caressant doucement la pierre lisse et foncé de sa main légèrement tremblante. Il toucha son sac de son autre main où contenait le fameux revolver, sachant qu'il allait l'utiliser bientôt.

« Papa, je t'assure que j'ai essayé, mais maintenant je ne plus faire semblant d'être bien. »

Sa voix était faible et presque tremblante avant qu'une larme fine roula sur sa joue. Sacha la retira rageusement d'un revers de main tandis qu'un petit vent chaud voltigea légèrement ses cheveux en bataille.

« Il faut que je le fasse. » Déclara-t-il, pas très sûr de lui, « J'espère que tu me pardonneras. »

Le jeune homme se redressa avant de jeter un dernier coup d'œil sur la photo de son père, ancré dans la pierre tombale alors qu'il commença à se diriger vers la sortie du cimetière d'un pas rapide.

Il parcourut quelques rues avant de s'arrêter devant un abribus où un transport en commun arriva juste devant lui. Le jeune homme entra dans le véhicule, demanda au conducteur un ticket avant de donner la monnaie. Il valida son ticket de transport avant de se diriger vers le fond du bus où il s'assit près d'une fenêtre, d'un regard songeur sur le paysage. Maintenant il fallait attendre d'être arrivé pensa Sacha, subitement déterminé…

OOOOO

Ondine vit au loin la voiture de Pierre et courut rapidement vers celle-ci où le métis ouvrit la porte de l'intérieur afin que la rousse puisse rentrer rapidement dans le véhicule. Assis sur le siège, tout en mettant sa ceinture, tandis que Pierre continua de manier son volant, elle lui demanda comment Sacha avait pu trouver une arme.

« J'en sais rien. » Répondit-il, inquiet, « Il faut mettre au courant Délia. »

« Ah j'ai son numéro. »

Ondine et Délia s'étaient échangés leurs numéros de portable où cas s'il y avait un souci. C'était au moment où Ondine et Sacha sortaient encore ensemble, Délia savait que la rousse était souvent avec Sacha et c'était pour cette raison qu'elle avait donné son numéro de téléphone. Et heureusement qu'elle lui avait donné soupira Ondine en cherchant la mère de Sacha dans ses contacts.

Le téléphone à son oreille, la jeune femme attendit deux sonneries avant d'entendre la voix reconnaissable de Délia.

« Délia. Est-ce votre fils est avec vous ? »

« Non. Tu n'arrives pas à le joindre ? »

« C'est qu'il y a gros souci. »

Ondine expliqua la situation à Délia avant que cette dernière s'exclama d'une voix très inquiète et angoissante.

« Mon fils veut en finir avec la vie ? Non, ce n'est pas possible ! »

« C'est une possibilité, tant qu'on ne l'aura pas retrouvé, on ne sera sûr de rien Délia. Vous ne saurez pas comment il s'est procuré une arme, par hasard ? »

Un silence plana après cette question et Ondine s'inquiéta de l'absence de réponse de Délia.

« Allô Délia, vous êtes encore là ? »

« Oh mon Dieu… » Sanglota-t-elle, « Je crois savoir d'où vient l'arme. »

Délia lui avoua que son compagnon gardait un revolver dans son bureau au cas où s'ils devaient se défendre. Elle lui expliqua qu'elle avait vu son fils descendre de l'étage lorsqu'il était parti manger chez eux et que c'était sûrement à ce moment-là que Sacha avait profité de prendre l'arme à feu.

« Donnez-moi votre adresse, on va vous rejoindre. »

Délia donna rapidement son adresse à Ondine alors que cette dernière répéta à Pierre afin qu'il puisse le régler sur son GPS.

« Je suis sur le chemin pour rentrer, peut-être qu'il est déjà à la maison. »

« D'accord. Mettez-nous au courant. »

Après avoir raccroché, elle entendit Pierre soupirer grassement comprenant que l'atmosphère était devenue tendue.

« J'espère qu'on va vite le retrouver. » Souhaita-t-il, désespérément.

« Moi aussi, Pierre, moi aussi... »

OOOOO

Sacha venait de descendre du bus avant de partir en direction d'une petite ruelle. Il semblait connaître le chemin du bout des doigts, s'avançant d'un pas rythmé et régulier vers un but que seuls ses pas connaissaient. Il traversa un passage piéton, tourna quelques mètres plus loin dans une autre rue avant de s'arrêter devant une petite bâtisse. Il regarda sur la grande pancarte à l'entrée du bâtiment où étaient inscrits en lettres majuscules « Centre Éducatif et Sportif » puis décida de s'avancer vers les portes afin de rentrer à l'intérieur. Il vit une femme à l'accueil qui semblait s'énerver doucement sur l'ordinateur comprenant que celui-ci avait un problème technique tandis que le jeune homme regarda le décor autour de lui. Il y avait des vitrines montrant des médailles ainsi que des coupes accompagné de photos de toutes sortent d'activités sportives. Rien n'avait changé songea Sacha alors qu'il commença à parcourir les couloirs de l'établissement. Au bout d'un couloir il vit une porte s'ouvrir où plusieurs personnes sortaient d'un cours de karaté. Il passa devant eux, attendant quelques minutes devant la fameuse porte discernant encore des voix de plusieurs inconnus. Un instant plus tard, il vit de nouveau d'autres personnes sortir avant de comprendre qu'il n'y avait que le professeur qui était encore à l'intérieur. Il s'avança vers la porte, appuya sur le grand poignet horizontal faisant un petit bruit grave puis rentra dans la salle. L'odeur renfermé se fit sentir jusqu'à ses narines alors qu'il discerna le tapis épais sous ses pieds. Au bout de la salle il vit son beau-père commencer à ranger le matériel lorsqu'il se retourna vers lui pour savoir qui venait de rentrer. Étonné, Antoine sourit en voyant son beau-fils ici. Cela fit longtemps qu'ils ne s'étaient pas revus sur son lieu de travail.

« Sacha ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? »

Sacha ouvrit sa bouche afin de répondre mais aucun son ne sortit. Qu'est-ce qu'il pouvait dire ? Lui-même doutait encore du motif de sa venue. Il soupira doucement avant d'entendre Antoine lui demander si sa mère était au courant de sa présence.

« Non. »

« Ah ? Elle sera ravie de te voir, tu sais. »

Oui, il s'en doutait bien. Sa mère était la seule personne qui avait constamment envie de le voir. Il fit un petit sourire ressemblant à une grimace avant de s'avancer doucement vers lui, la main sur son sac. Il n'y avait personne dans la salle, c'était l'occasion de sortir le pistolet, non ? Il guetta autour de lui d'un air anxieux réalisant que son beau-père venait encore une fois de parler, faisant poser subitement ses orbes marron-noir sur lui.

« Un combat ça te dis ? Juste pour voir si tu as encore les bases. » Déclara-t-il accompagné d'un sourire presque charmeur.

Sacha glissa sa main nerveusement dans sa chevelure, ne sachant pas comment se comporter avec son beau-père. Ce dernier insista, faisant céder le jeune homme à sa demande. Ne voulant pas refuser de peur d'aggraver la situation, il déposa son sac dans un coin de la pièce puis il retira ses baskets et sa veste avant de se mettre en face d'Antoine. Ce dernier fit un petit sourire, avant de commencer à attaquer en tendant sa jambe vers son beau-fils, d'un mouvement rapide. Sacha esquiva le coup en reculant avant d'essayer de se défendre les bras bien maintenu devant lui alors que ses mains se fermèrent en poings. Il s'avança vers Antoine, essayant de se rappeler ce que dernier avait pu lui assimiler lorsqu'il était gosse avant de s'étaler piteusement sur le tapis, sans comprendre ce qui venait de se passer.

« Eh bien, c'est du rapide tout ça. » Entendit-il alors qu'il essaya de se relever.

Il sentit le pied de son beau-père à son cou, l'empêchant de se redresser convenablement comprenant qu'Antoine avait décidé d'aller plus loin dans leur petite confrontation. Sacha sentit sa rage l'envahir avant d'apercevoir un sourit vainqueur sur les lèvres de son aîné le rendant encore plus minable qu'il ne l'était. Il savait qu'il était nul en combat, pourquoi avait-il accepté ? Pourquoi Antoine avait tant insisté ? Il soupira doucement avant de tirer le pied de son beau-père, le faisant peu à peu perdre l'équilibre. Réalisant ce qu'il venait de se passer Antoine rigola doucement avant de faire comprendre à Sacha que le combat n'était pas encore fini. Il ne faisait pas le poids face à lui pensa le jeune homme alors qu'il sentit se bloquer une nouvelle fois dans sa tentative de se relever du tapis. Antoine qui était lui-aussi à terre, profita de l'occasion que son adversaire soit aussi au même niveau que lui pour l'empêcher de se redresser. Ce n'était pas un combat comme les autres, Sacha le savait. Ce n'était pas le karaté habituel qu'Antoine apprenait à ses élèves lors de ses cours. C'était beaucoup plus qu'un simple duel. Il sentit les mains se serrer autour de ses poignets, le barrant toutes tentatives de défenses.

« Montre-moi ce que tu as dans le ventre, mon grand. »

Il se raidit doucement à ce nom affectif qu'il lui donnait. Il n'était pas « son grand » pensa amèrement Sacha, comprenant qu'il ne pouvait que céder à son caprice. Il était obligé de faire face à son corps qui se pesait peu à peu contre le sien, essayant malgré lui de prouver qu'il avait de la force.

Comment pouvait-il lui montrer une infime force alors qu'il se sentait déjà fatigué ? Ses nuits écourtées ne l'aidèrent pas… Antoine était plus puissant que lui, il était plus costaud, plus musclé que Sacha. Ce dernier lâcha un soupir craintif avant de pousser son adversaire mais malheureusement pour lui Antoine obliqua ses bras vers le bas tandis qu'il tordit doucement sa jambe afin de survoler au-dessus de son beau-fils. Comprenant ce qu'il venait de faire, il essaya de riposter plus fortement dans ses gestes, se sentant étouffé par la présence de son aîné. Presqu'en califourchon sur lui, il vit son beau-père l'encourager à surpasser ses faiblesses alors qu'une seule envie traversa le jeune homme, celle d'abandonner. Il n'en pouvait déjà plus, il sentit de plus en plus fort la prise autour de ses poignets lui faisant presque gémir de douleur alors qu'il essaya encore de repousser son beau-père de lui. Il bougea ses jambes lorsqu'il sentit le poids de son rival se presser de plus en plus, faisant perdre la capacité de son bas du corps comme appui. Il en avait marre. Il voulait que tout cela s'arrête. Qu'est-ce qu'Antoine voulait à la fin ?! Qu'est-ce qui voulait lui faire comprendre à travers ce combat ?

« Arrête. »

« Tu laisses déjà tombé ? » S'étonna-t-il, « Aller, un petit effort… »

Sacha soupira grassement, ne se sentant pas très bien. Il avait soudainement chaud. Avec le surplus de vêtements qu'il avait mis et la température de la salle de sport qui semblait augmenté depuis qu'il était entré, cela ne l'arrangeait guère, surtout qu'il s'épuisait petit à petit face à son beau-père. Besoin d'air, cria Sacha à l'intérieur de lui. Il avait besoin de respirer l'air frais…

Antoine fronça ses sourcils voyant le visage de Sacha se blanchir dangereusement.

« Sacha ? Tu ne m'as pas l'air bien là… »

Le jeune homme sentit le poids s'envoler sur lui lorsqu'Antoine se redressa afin d'aider son beau-fils à se relever. Sacha semblait tangué légèrement, ne réussissant pas à bien se tenir sur ses jambes. Inquiet, Antoine lui emmena contre un mur l'obligeant à s'asseoir sur le sol avant qu'il parte chercher sa bouteille d'eau dans son sac à dos.

« Ah merde je n'ai plus d'eau. » Grogna-t-il, « Bon, je vais t'emmener jusqu'à la maison, tu arriveras à tenir jusque-là ? »

Affaiblit, Sacha acquiesça se demandant encore comment il avait fait pour être dans cet état. Il entendit son beau-père lui dire qu'il allait se changer rapidement, le laissant seul dans le dojo.

Sacha souffla doucement, reprenant ses esprits face au silence qui se présentait à lui. Il avait l'impression de sentir ses mains devenir moites, détestant toujours avoir cette sensation désagréable tandis qu'il repensa à ce qui venait de se passer. Des souvenirs lui vinrent en mémoire, se rappelant qu'il avait déjà eu ce genre de crise lorsqu'Antoine essayait de l'entraîner après ses cours quand il était enfant. Même lorsqu'il devenait adolescent, son beau-père insistait pour lui faire réapprendre les bases du karaté, et c'était à ce moment-là qu'il avait compris qu'il ne devait plus revenir ici. Et voilà où il était ? Adossé contre un mur du dojo de son père, génial pensa-t-il amèrement.

Il passa sa main sur son visage avant d'arrêter son geste, sentant la transpiration au creux de sa paume, il fallait vraiment qu'il se lave les mains ! Il essaya de se relever, espérant fuir avant qu'Antoine revienne mais à peine avait-il appuyé ses pieds contre le tapis qu'il se sentit partir une nouvelle fois alors que sa respiration se coupa soudainement, le faisant toussoter doucement. Il fallait qu'il sorte d'ici, qu'il oublie ce qu'il lui arrivait…

Il entendit la porte s'ouvrir avant d'apercevoir Antoine venir jusqu'à lui tout en lui prévenant qu'ils allaient partir.

« Tiens-toi à moi. »

Il n'avait pas trop le choix de se tenir à lui, son bras serrant le sien alors qu'ils s'avancèrent lentement vers la porte avant qu'Antoine prenne le sac de Sacha. Ce dernier réagit rapidement malgré son petit malaise, en arrachant brutalement le sac de la main de son beau-père. Il était peut-être affaiblit mais il était encore capable de porter son sac. Il l'entendit lui souffler qu'il pouvait être têtu parfois sachant qu'il avait toujours réagit comme cela avec Antoine. Il ne voulait surtout pas qu'il sache qu'il avait son arme sur lui… Alors qu'ils parcoururent les couloirs déserts, Sacha ne put s'empêcher de sentir de plus en plus mal comprenant que son parâtre le serrait de plus en plus contre lui, son épaule collé contre le sien. Arrivant devant les portes, Sacha avait une seule hâte, respiré dans un vent frais alors qu'Antoine ouvrit doucement, sa main sur la clenche.

L'impression que les secondes se transformèrent en minutes, le jeune homme attendit patiemment que l'air lui vint à lui alors que soudainement un grand vent contra vers le jeune homme, profitant pour aérer le hall, tout en laissant ses cheveux batailler dans le vent…

OOOOO

Délia qui venait de rentrer chez elle, essaya de voir une quelconque présence de son fils avant de comprendre que personne n'était là. Elle s'angoissa, s'imaginant le pire pour Sacha alors qu'elle décida de prévenir Ondine et Pierre que son fils n'était malheureusement pas à la maison.

« Il n'est pas chez vous ? Mais où est-ce qu'il pourrait bien être ? »

« Je vais voir dans les environs, s'il va vraiment venir, il ne doit pas être loin. »

Après avoir échangé des noms de lieux où Sacha pourrait y être, Délia tenta d'appeler sur le numéro de portable de son fils mais elle fut tombée sur son répondeur. Elle ne laissa pas de message et décida d'aller à l'arrêt de bus près de chez elle où Sacha descendait lorsqu'il venait la voir. Peut-être qu'il sera là-bas, songea la brune…