Bon et bien voilà la suite! (enfin?^^)

Je voulais la poster hier soir mais j'ai bien galéré avec le site, donc impossible ;)

Enfin bref, comme toujours, soyez indulgent(e)s :D (oui je met le e entre parenthèses au cas ou un gars se serait égaré sur la page entre deux parties de Call Of, l'espoir fait vivre comme on dit...:p)

Enfin bon, comme toujours, merci de me lire et bonne lecture!

:D


Quelques jours avait passé depuis celui où Freya avait fait signe à Merlin. Désormais, les entrainements de celui-ci avec Kilgharrah ne le fatiguait que très peu, il lui semblait avoir abaissé ses limites lors de cet entrainements décisif où il avait failli baissé les bras. Il se sentait grisé par cette nouvelle puissance qui agitait chaque parcelle de son corps pour tout effort magique.

Le Dragon se méfiait de ce pouvoir et n'opposait plus de trop grande résistance à l'enchanteur, de peur d'engendrer une catastrophe. Il l'avait déjà poussé dans ses retranchements une fois, et il avait eu beaucoup de chance de n'avoir subi aucune séquelle du retour de pouvoir que lui avait infligé l'apprenti. Plus le temps passait, et plus il le considérait comme prêt. Il n'y eu néanmoins aucun changement notable avant cette après-midi caniculaire.

La chaleur assommait chaque être vivant qui ne recherchait que l'ombre et la tranquillité pour passer paisiblement cette journée désagréable en attendant le retour d'une once de fraicheur. Le vent étouffant ne dissimula cependant pas entièrement la tension, la fébrilité présente dans l'air. Elle ne fut remarquée par Merlin, mais Kilgharrah ne saurait être trompé par un changement de climat. Quelque chose était en marche, et il ne savait que trop bien de qui cette chose était l'œuvre.

La nuit arriva et avec elle le redoux tant espéré, les plus sensibles notèrent alors l'électricité ambiante. La rumeur se répandit bientôt, créée par ceux qui avait vu la Grande Purge et les combats magiques éclater. Lorsque l'air tremble, la Magie est proche. Tous se réfugièrent au fond des chaumières, secoués par cette peur sans nom qui semble paralyser et pourtant donne l'envie irrésistible de fuir. Ce fut néanmoins plusieurs heures après le coucher du soleil que cette attente atteint son apogée.

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La troupe d'Alator avait bien évidemment senti la tension dès son commencement. Dirigés par le magicien, la quarantaine d'homme se mit en route, prêts à se battre. Ayana avait eu l'interdiction de quitter le foyer, mais elle ignora cette décision qu'elle jugeait puérile et suivit à bonne distance les sorciers. Certains étaient des enchanteurs expérimentés et ils avaient compris le chemin que comptait emprunter Morgane, ainsi ils décidèrent de l'attendre dans une clairière toute proche de Camelot, afin d'avoir la place d'agir aisément.

La nuit tomba mais il n'y avait toujours aucun signe de leurs adversaires. Patients, les hommes d'Alator s'assirent les uns près des autres et se reposèrent autant qu'ils purent. Plusieurs heures plus tard, des branches craquèrent en face d'eux, dans les sous-bois opposés à la cité. Chacun s'empressa de se lever, prêt à entrer en action au moindre tressaillement ennemi. Une armée bien supérieure en nombre arriva dans la trouée, menée par une femme d'une beauté mortelle. La haine brillait dans ses yeux, pourtant clairs. D'un seul mouvement, tous se figèrent et pressés d'en finir, ils attendaient le signal de leur Maîtresse. La même colère suintait des rictus de ces quelques cents hommes.

Alator et Morgane se faisaient face et allaient tout deux lever un bras en signe d'offensive lorsqu'une brusque bourrasque de vent les interpella, suivit d'un bruit de battement d'ailes suffisamment sonore pour en devenir inquiétant. Interdits, ils fixèrent le puissant Dragon se poser entre les deux clans, le dos tourné à la cité. Un homme sauta du cou de la bête vers le sol mais ce ne fut que lorsqu'il leva la tête que les sorciers purent voir son visage, légèrement éclairé par les quelques torches qui flottaient au-dessus d'eux.

La fatale enchanteresse eut un pas de recul en le reconnaissant et des murmures apeurés se répandirent dans ses rangs. Même s'ils ne l'avaient jamais vu, tous devinaient son identité. Comme pour célébrer le retour de son enfant prodige, la Terre se mit à trembler, forçant les hommes à se tenir les un aux autres afin de ne pas tomber. Le phénomène donna à Emrys un air de toute-puissance qui terrorisa les moins rancuniers des attaquants. Il y en eu même certains qui, dans les dernières lignes, s'enfuir précipitamment entre les troncs.

- Sachez que vous n'atteindrez jamais Camelot vivants.

Les mots de Merlin semblaient flotter dans l'air, comme suspendu par le ton grave et déterminé de l'enchanteur. Morgane eut une moue impatiente, ces incessantes mises en garde l'agaçaient au plus haut point. Peu après la déclaration de son ennemi juré, un dragon enflammé s'éleva au-dessus des sorciers qui le soutenaient. Il flotta dans l'atmosphère pourtant figée tel l'étendard des Pendragon. Ce fut une provocation de trop pour la Sorcière.

Pour qui se prenait donc ce servant, cet homme du peuple? Peut-être avait-il des pouvoirs, de puissants pouvoirs qui lui avaient permis d'outrepasser la mort elle-même, mais elle ne le laisserait pas se dresser ainsi entre elle et son trône. Comment osait-il arborer le symbole des Pendragon face à la fille d'Uther? Avec un cri rageur, elle engagea la bataille.

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Les rangs se rompirent dans les éclats lumineux alors que les deux chefs s'affrontaient à coup de vagues magiques de plus en plus puissantes. Se protégeant in extremis des coups adverses à chaque fois, les deux opposants cherchaient la faille dans leur défense. Pendant ce temps, les soldats commencèrent des combats en duel ou par groupe. Une majorité des sorciers de Morgane s'attaquèrent néanmoins au Dragon. Ils l'encerclèrent rapidement et lui jetèrent des lances entourés de sorts destructeurs. Aucune ne l'atteignit et dans un rugissement, il tua instantanément un dizaine de ses ennemis.

En moins de quelques minutes, ce fut le chaos total. Des lumières variées envahissaient la clairière, repoussées par des vents levés par magie ou d'autres faisceaux lumineux. Des arbres furent arrachés et projetés sur d'autres magiciens. Les dorures ne quittaient désormais plus les yeux des combattants qui cherchaient à s'atteindre de n'importe quelle façon.

Au centre de la bataille, Morgane parvint à atteindre Merlin en lui entaillant le bras. Celui-ci s'était jeté de coté trop tard. Un instant déboussolé, il mit plusieurs secondes à se relever. Profitant de ce moment de répit, la Sorcière jeta un regard autour d'elle pour voir où en était ses troupes. Kilgharrah en avait tué un grand nombre, même si bien des hommes de Merlin étaient tombés eux aussi. L'issu de la bataille était plus qu'incertaine. Elle leva la tête vers le château, puisqu'elle ne pouvait l'atteindre avec une armée, il lui faudrait se faufiler jusqu'au appartements du Roi. Une fois celui-ci mort, la destinée légendaire d'Emrys s'effondrerait.

Elle connaissait Merlin, ce n'était pas un homme de guerre. Même si la rage l'envahirait lors du meurtre de son précieux souverain, sa peine, et son chagrin l'affaiblirait considérablement. Voyant qu'il se relevait prestement, elle se fondit entre d'autres combattants et regagna les bois. Elle se mit à courir du plus vite qu'elle pu vers la cité. Au centre de la trouée, Emrys tournait désespérément la tête dans l'espoir de voir où était la Sorcière. Alator le remarqua, après s'être jeter à terre pour éviter le rocher que lui envoyait son assaillant, il hurla pour couvrir le vacarme:

- Merlin! Vite! Elle ne doit surtout pas s'enfuir!

Le jeune homme cessa alors de réfléchir et se rua en direction de Camelot, sur les traces de Morgane. Kilgharrah s'éleva de quelques mètres mais c'était trop tard, l'enchanteur avait déjà disparu dans les sous-bois. Pour la première fois depuis longtemps, la créature ressentit de la peur. L'adrénaline électrisait ses veines et son cœur s'accélérait. Fébrile, il sentait les événements échapper à son controle.

- MERLIN NON! Nous ne devons pas nous éparpiller! Il ne faut pas t'isoler!

Mais le rugissement se perdit dans les cimes et les effusions de sang. Kilgharrah battit une nouvelle fois des ailes pour aller à la suite de Merlin mais une lance léchée par des flammes violettes ensorcelées se ficha dans son cou. Aveuglé par la douleur, il contrattaqua par un jet de flamme magistral qui carbonisa plusieurs sorciers. Mais les autres se protégèrent avec des boucliers magiques invisibles et attaquèrent de nouveau l'animal mystique.

Il n'eut d'autre choix que de continuer le combat. La peur étreignit une nouvelle fois son cœur, et il pria tous les Dieux dont il avait entendu parler de protéger son jeune ami, courant quelques part dans cette sombre forêt.

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Gaius n'était pas seulement un physicien, et la chaleur put bien être étouffante, il eut l'intuition que quelque chose clochait. Il continua ses soins toute la journée comme à son habitude mais ne parvint pas à s'endormirent, une fois étendu sur sa couche. L'air était trop instable, trop pesant pour que ce fut naturel. Il resta cependant couché jusqu'au tremblement de terre. Le tocsin retentit et le vieil homme se demanda pourquoi les gardes en faisaient une telle affaire.

De tels phénomènes se produisaient très rarement dans la région, mais de là à alerter toute la population. La secousse n'avait duré que quelques secondes et même si elle avait du réveiller toute la cité, elle n'avait pas du causer beaucoup de dégâts. Sir Leon entra précipitamment dans la pièce sans prendre le temps de s'annoncer et déclara vivement que le Roi désirait voir le Médecin de toute urgence sur la terrasse principale pour une affaire de la plus haute importance.

Intrigué par cette requête, le Médecin se hâta de rejoindre son souverain. Lequel vint à sa rencontre avec dans les yeux une peur profonde.

- Gaius, je croyais que ce maudit Dragon avait péri sous ma lance!

L'interpelé sursauta et fixa le blond sans comprendre. Lequel le prit par les épaules et le traina presque jusqu'au parapet. En contrebas, on pouvait distinguer, au milieu des bois, une imposante forme qui s'élevait dans les airs. Des lumières éparses l'éclairaient par intermittence. Un rugissement retentit et la créature cracha des flammes proprement gigantesques qui eurent tôt fait d'embraser la végétation.

- Que veut dire tout ceci? Demanda nerveusement le jeune roi.

- Qu'une guerre entre sorciers a éclaté, Monseigneur. Vu la proximité du combat, je dirai qu'il vise Camelot et que Morgane en est probablement l'investigatrice. Mais pour qu'il y ait bataille, il faut qu'il y ait des opposants…

- Vous voulez dire que des sorciers sont en train de protéger la cité?

- Très certainement, Altesse.

Le blond resta sans voix et porta un regard nouveau sur l'affrontement qui semblait pourtant lointain. Comment était-ce possible? Pourquoi des sorciers protégeraient ceux qui leurs ont depuis si longtemps déclaré la guerre?

- Il me faut savoir de quoi il retourne, déclara-t-il en s'élançant à grandes enjambées vers les escaliers. Soldats, avec moi! Nous allons discrètement nous rapprocher de la bataille pour en savoir un peu plus. Elle semble se dérouler intégralement dans la clairière de toute façon.

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Il n'entendait que les branches craquer sous ses pas et son cœur battre, plus vite, plus fort à mesure qu'il s'approchait du château. Il devait la stopper. Absolument. Au grand jamais elle ne devait atteindre Arthur. Et il courait encore, il aurait voulu aller plus vite, mais ses jambes ne pouvaient le porter que maladroitement. Un rapace piqua en sa direction et le sorcier fit un écart pour éviter l'oiseau. La bête vola à ses cotés en évitant les arbres et tourna brusquement à droite.

Le sorcier l'ignora et continua sa course. L'aigle revint et reproduit le même manège plusieurs fois. Finalement poussé par sa curiosité et voyant que sa poursuite ne menait à rien, il suivit la bête et finit par se retrouver face à une Morgane hors d'haleine. Il se rendit compte qu'ils avaient tout deux couru parallèlement jusqu'à présent. La jeune femme dérapa sur les feuilles qui jonchaient le sol et se redressa fièrement devant celui qu'on avait annoncé comme sa perte, comme le sorcier le plus grand de tous les temps.

Ils prirent quelques secondes pour s'observer silencieusement et reprendre leur souffle. Les bruits des combats étaient atténués par la végétation et il leur semblait être en dehors du temps, si éloignés du reste du monde. Seuls. L'un en face de l'autre. Le sang bouillonnait dans leurs veines, et la Magie semblait en cet instant mère de toute chose. Le regard qu'ils échangeaient avait un air de finalité, de fatalité qui les effrayait et néanmoins les exhortait.

D'un même mouvement, ils levèrent les bras et projetèrent leur Magie respective vers l'autre. Les deux puissance se percutèrent à même distance de chacun et s'opposèrent en montant en pression. Ils savaient qu'ils devaient user jusqu'à leurs ultimes force car désormais si l'un deux lâchait, il serait immédiatement tué par la combinaison des deux rayons magiques.

La haine envahit Merlin et il fut déstabilisé par ce sentiments jusqu'alors inconnu. C'était à cause de cette femme qu'il avait tout perdu, qu'il avait du quitter le château, faire croire à sa mort et abandonner ses proches. A cause d'elle qu'Arthur haïssait la magie. A cause d'elle si le mal perdurait.

Et pendant que la magie noire de Morgane tentait de corrompre Emrys, le point de rencontre meurtrier de leurs magie se rapprochait de lui. Inexorablement.


Verdict? Oui je sais, pas très gentil de laisser du suspense comme ça. Que voulez vous, je suis une sadique dans l'ame ^^

Review?

Et merci d'avoir pris le temps de lire =)

:D