Après une semaine entière de galères en tout genre, j'ai enfin le temps de vous laisser le dernier chapitre que je viens de finir à l'instant ! Le triangle amoureux se mettra en place ne vous inquiétez pas, je suis juste une grande adepte du Slow Burn. Encore quelques chapitres et Sirius et Ambre commenceront vraiment à se rapprocher. Bonne soirée !

Pensez à me laisser une review, aka le carburant pour mes histoires.

Je rappelle que si vous voulez voir quelque chose apparaître dans l'histoire (une scène, un ship, une réfèrence, une réplique ...) n'hésitez pas !

Vous rappelez vous de Malfoy ? Mais oui ! Cet imbécile qui a crû que me pousser dans les escaliers suffirait à ce que moi et mes copains arrêtions de l'embêter. Ah, le pauvre niais ! Enfin, calmons-nous, tout le monde n'a pas la même merveilleuse intelligence que moi ... James commence sérieusement à déteindre sur moi dites donc. Je disais, qu'en tant que Maraudeurs, nous ne pouvions laisser une telle offense impunie. C'est pourquoi James courre dans tout Poudlard en brandissant un caleçon, et poursuivi par Malfoy. Vous ne comprenez pas ? C'est normal, je vais vous expliquer le plan que nous sommes en train d'appliquer. Tout d'abord, nous avions besoin d'un Serpentard prêt à nous aider. Mission impossible ? Et bien non, Sarah avait été marquée par mon accident et avait vraiment eu peur de perdre une de ses seules amies. C'est pourquoi, lorsque je lui ai gentiment demandé son aide, elle a accepté avec ravissement. Elle a donc discrètement volé un caleçon au Serpentard blond alors qu'il faisait sa valise et l'a donné à James. Puéril vous dites ? Qui vous a dit que nous comptions nous arrêter là ? Le principe de diversion bon sang ! Combien de fois devrais-je le répéter ? Bref. James vient donc de passer devant moi, le caleçon (que j'espère propre mais, connaissant Sarah et son aversion pour James, c'est peu probable) à la main. Je suis cachée derrière une armoire au fin fond d'un couloir perdu du château. C'est au tour de Peter d'agir : sous sa forme de rat il mord le Serpentard ce qui le distrait quelques instants (DISTRACTION ET DIVERSION VOYONS) et il ne regarde donc pas devant lui. J'ouvre grand l'armoire, Remus lance en chuchotant un sortilège qui lie les membres de Malfoy et le fait tomber dans l'armoire, Sirius un sortilège qui le rend muet pour une dizaine d'heures et je referme l'armoire. Rapide, efficace et le bonus étant que dans sa précipitation il n'a pas pu voir ses agresseurs et s'il accuse James, celui-ci pourra rétorquer qu'il n'avait fait que lui voler un caleçon. Un magnifique travail d'équipe. Il va rester là dedans jusqu'à ce que le Poudlard Express parte en direction de Londres. Je suis pressée de voir la tête que va faire son père en découvrant que son fils a raté le train. Nous courons ensuite faire nos valises : le train part dans deux heures et aucun de nous ne souhaite tenir compagnie à Malfoy.

La huitième année ajoutée par le directeur est le sujet favori des septième années ces derniers temps. Personnellement, cela me réjouis assez : je ne me sentais pas vraiment prête à laisser derrière moi le château et les bons moments que j'y ai passés en compagnie des garçons et de Sarah. C'est d'ailleurs en sa compagnie que je monte dans le train et rejoins les autres Maraudeurs qui se tendent à sa vue. Il ne lui en faut pas moins pour leur lancer une petite pique :

"Désolée pour vous, mais je suis aussi l'amie d'Ambre alors soit vous m'acceptez ici soit elle et moi on va dans un autre wagon..."

Je ne réagis pas, m'assois entre elle et Remus, et me plonge dans mon roman alors qu'elle se prend ENCORE la tête avec James. Ces deux là ne pourront jamais se supporter je crois bien. Leur dispute est néanmoins interrompue lorsque Lily débarque et s'installe à côté de James et commence à discuter des Aspics avec Peter. Je vous jure que mon meilleur ami est devenu blanc et n'a plus osé bouger. Jamais sa rousse ne s'était volontairement autant approchée de lui. Je sens que Sarah s'apprête à faire une remarque mais je l'en empêche en posant une main sur son bras et lui jetant un regard dissuasif. Elle prend donc un livre et se plonge dedans alors que j'en fais de même avec le mien en espérant ne plus être dérangée pendant au moins un bonne heure.

Dire que j'espérais être tranquille une heure dans le compartiment des Maraudeurs. Même dix minutes de paix sont impossibles. Au bout de trois minutes dans mon roman, je sens une main glisser sur mes épaules et de chauds baisers s'insinuer dans mon cou. Remus. Je ne peux m'empêcher de sourire. Je pousse un soupir d'aise et m'abandonne à ses gestes tendres tout en posant mon livre à côté de moi sans prendre soin de mettre un marque-page. Je tourne la tête et passe une main dans sa nuque que je caresse. Je ne connais rien de plus agréable que ses caresses. Bien sûr, il était impossible que nous restions ainsi plus d'une ou deux minutes dans un à côté des Maraudeurs auxquels s'était ajoutée une Serpentard.

"Hé, vous ne pouvez pas attendre que nous soyons arrivés ? Je vous rappelle que vous passez l'été ensemble puisque les parents de Remus sont en Italie !" James, mon ami, tu verras quand tu seras en couple avec Lily, je saurais me rappeler tes commentaires intrusifs dans ma vie amoureuse.

"Moi ça ne me dérange pas. Continuez, j'observe." Sirius et sa classe habituelle. Même s'il dit ça pour rire, c'est assez dérangeant et je crois que c'est le but poursuivi. Remus réponds sans hésitation :

"Pervers. Au fait t'es en couple en ce moment ? Ou bien tu t'es déjà fait Poudlard ?"

"Non pas encore, il manque Ambre." dit-il en m'envoyant un clin d'œil. Je regarde Remus et nous rions sachant que cela ne risque pas d'arriver. Sirius, qui habituellement aurait fait un autre commentaire sarcastique, ne réagit pas. Pire, il croise ses bras et s'enfonce un peu plus dans son siège. Je croise le regard de mon copain qui lui ne comprend pas ce qu'il prend au Black.

Quelques instants plus tard, alors que nous discutons et nous moquons de Malfoy qui, à l'heure qu'il est, doit être enfin sorti de son placard et paniquer. Lily se manifeste et nous demande ce qu'il avait bien pu faire pour que nous décidions d'une telle vengeance. Après que James, transi d'amour à un point où cela me dégoûte presque, lui ait expliqué, elle s'exclame :

"Pourquoi ne pas avoir dit au professeur Dumbledore ce qu'il s'était passé ? Il l'aurait immédiatement renvoyé !"

La raison de nos actions qui me semblait si évidente ne l'est apparemment pas pour tout le monde. Je m'oblige donc à tout lui expliquer.

"On parle de Malfoy. Dont le père tient en laisse le conseil de l'école. Dumbledore n'aurait pas eu la possibilité de faire grand chose. Grâce à notre vengeance, Malfoy va se faire punir par son père durant toutes les vacances pour avoir eu l'audace de se ridiculiser en loupant le train et en l'obligeant à venir le chercher. C'est encore mieux que de le faire virer : on va pouvoir se moquer de lui toute l'année prochaine avec ça."

En arrivant en gare, je regarde à la fenêtre et découvre tous les parents attendant leurs enfants sur le quai 9 3/4. Nous récupérons nos valises et je cours dans les bras de mes parents qui m'ont affreusement manqué. J'embrasse ensuite les parents de James qui sont mes parrains et mon meilleur ami en fait de même avec les miens. Sirius, Remus et Peter sont légèrement en retrait. Tandis que Sirius s'approche des Potter et les remercie de l'accueillir pour l'été, Remus pose sa main sur mon épaule sous le regard interrogateur de ma mère et suspicieux de mon père. Vous parlez d'un cliché.

"Bonjour monsieur et madame Stratford."

"Remus, je t'ai déjà dit que tu pouvais m'appeler Octavia depuis le temps !" s'exclame ma mère, un léger sourire sur le visage.

"Moi ce sera quand même monsieur Stratford" déclare mon père

"Papa !"

"Robin !"

Ma mère et moi nous sommes décriées en même temps. J'explique ensuite, tout à fait mal à l'aise, à mes parents que ma relation avec Remus a quelques peu évolué durant cette année. J'avais repoussé ce moment au maximum mais à présent je dois bien affronter mes responsabilités. Mon père a l'air grognon mais ma mère rit.

"Tu crois que je ne l'avais pas remarqué ? Tu ne parles que de lui dans tes lettres !"

"Et tu ne m'as rien dit ?" se scandalise mon père.

"Regarde ta réaction Robin, la pauvre t'aurait vu débarquer à Poudlard avant qu'elle ai eu le temps de dire quidditch !"

Je vous jure que je vénère ma mère. Que dis-je, je l'idolâtre !

"D'ailleurs, tu dois dormir chez les Potter durant cet été Remus ?" s'enquiert-elle.

"Oui mada... Octavia" se reprend mon petit ami en voyant le regard que ma mère lui lance.

"Cela risque de faire beaucoup de monde chez eux durant tout un été, tu viendras dormir à la maison plutôt. N'est-ce pas une bonne idée ?"

"Maman !"

"Octavia !"

"Voilà qui est réglé" s'exclame-t-elle, fière de son idée alors que Remus observe mon père avec un air de malaise particulièrement marqué.

Tout s'est donc fait en fonction de ce que ma mère avait décidé. En apprenant la nouvelle, James me lance un sourire plein de sous-entendus. Je n'aurais aucun remord à le noyer dans sa piscine de riche demain celui-là. Nous récupérons donc nos bagages et Sirius lance très fort à Rogue qui se baladait par là :

"A l'année prochaine, Servilus !"

Je le trouve un peu cruel, il ne nous a rien fait récemment. De plus, je n'aime pas ce surnom, je le trouve carrément méchant, digne de Serpentard. N'allez pas non plus croire que j'apprécie Rogue, je l'exècre au plus haut point, mais je crois que l'embêter lorsqu'il ne nous a rien fait est un peu stupide.

Arrivés à la maison, nous nous installons : Remus dans la chambre en face de la mienne, sous le regard suspicieux de mon père. Mais quelle lourdeur ! J'ai 17 ans, quand va t'il enfin le comprendre ? Une fois les valises posées, je me précipite dans le jardin pour retrouver James, Sirius et Peter. La maison des Potter est mitoyenne de la notre et nous avons enlevé la haie qui séparait nos deux jardins. Celui de la famille de James est un peu plus petit que le notre mais sa maison est bien plus grande. Tandis qu'eux possèdent une piscine qui est tout à fait agréable en été, ma mère a fait installer un terrain de quidditch dans le notre puisqu'elle en a besoin pour son travail : elle est poursuiveuse chez les Flèches d'Appleby.

C'est ainsi que déjà la première semaine des vacances passe : nous partageons notre temps entre piscine et matchs de quidditch improvisés qui se finissent souvent en séance de tirs au but.

Nous sommes mardi et Sirius vient de déclarer que, au final, je n'étais pas une si bonne gardienne de but que cela. A quel moment de sa courte vie a-t-il pu croire que je laisserais passer cet affront ? Ni une ni deux nous nous retrouvons donc pour une séance de tirs au but arbitrés par les autres Maraudeurs. Cela va donner. Il lance un premier souaffle que j'arrête sans peine.

"Et bah, Black, on a du mal à marquer ? T'es fatigué ? Une petite potion te ferait peut-être du bien ?"

"TA GUEULE STRATFORD"

"La politesse Black !"

"J'AI DIT TA GUEULE STRATFORD, LA MAMIE NE VA PAS COMMENCER A ME DONNER DES LECONS "

Ah oui, remise en contexte. Les garçons adooorent se moquer de ma façon de parler. En effet, j'utilise parfois des termes quelque peu... usités. Je ne vois pas où est le problème et Remus dit que cela donne un caractère à mes propos. Enfin bon. Je rattrape donc un second Souaffle que vient d'envoyer le tombeur de ces dames puis me tourne vers mon meilleur ami qui est écroulé de rire devant mes échanges avec Sirius :

"Dis moi Jamesounet, on me déclare vainqueure tout de suite ou bien on se tape quand même tous les essais de l'autre veau marin ?"

Je ne vous raconte pas l'état dans lequel se met Sirius. Au final, après trois quarts d'heure d'essais, il n'a marqué qu'un seul but et c'est parce que Remus m'avait rejointe en montant sur son balais et m'avait... distraite disons...

Après cette partie éreintante (surtout pour Sirius qui est particulièrement grognon du fait de sa défaite), nous nous retrouvons au bord de la piscine des Potter. Je prend mon livre et me repose un peu à l'ombre à côté des garçons. Quelques minutes plus tard je sens quelqu'un m'arracher mon précieux roman des mains et me soulever de mon transat. Comment se fait-il que je crois encore qu'un moment tranquille en compagnie de ces garçons soit possible ? Je me retrouve donc évidemment projetée dans la piscine. Ma vie est un cliché. Je me retourne et découvre James, hilare et fier de sa petite blague. Vous vous doutez bien qu'il n'a pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrive que déjà il se retrouve à mes côtés dans l'eau alors que j'essaie de le couler pour lui faire payer ses blagues stupides.

Après nous être séchés et avoir mangé tous ensemble un barbecue chez les Potter, nous nous retrouvons entre jeunes et Sirius semble avoir une brillante idée et ne se fait pas prier pour la partager :

"Et si on sortait et qu'on allait se poser dans un bar moldu ?"

Ni une ni deux, nous nous mettons en route même si je me dis que ce n'est peut-être pas forcément la meilleure chose à faire que de faire débarquer cinq sorciers dans un bar bondé de moldus. Enfin bon.