Coucou les loulous. Désolée, j'ai mis du temps à publier avec ces partiels qui m'ont

occupé tous mes temps libres. Enfin bref c'est enfin terminé, je vais donc pouvoir

consacrer mes pauses à la rédaction de mes ff, mon planning étant assez soft. J'espère que

vous allez tous bien. Je publierais le troisième chap de mon autre ff ce WE je pense

pour ceux qui la suivent. Vivement en tout cas vendredi, plus que deux jours bordel que

j'ai hâte. Allez, trêve de bavardage, bonne lecture et on se retrouve en bas :)

POV Anya

Je triais les différents dossiers concernant les nouvelles recrues de ma caserne quand on toqua à la porte. Je relevais la tête et vis Lincoln passer la tête par l'embrasure, me souriant avant de demander s'il ne me dérangeait pas. Trop contente de pouvoir faire enfin une pause, n'en pouvant plus de rédiger les différents commentaires de chaque appréciation de chaque recrue après chaque intervention, bon dieu que j'avais besoin de cette pause inespérée sinon ma tête allait exploser. Je hochais donc la tête pour lui autoriser l'entrée tout en repoussant les dossiers le plus loin possible de ma vue sur le bureau avant de nous préparer un café. Je disposais alors une tasse face à lui et gardais la mienne dans mes mains, réchauffant mes doigts usés d'avoir tant écrit. Je poussais un soupir de satisfaction après avoir bu une première gorgée de ma boisson bien brûlante, comme j'aimais la boire. Je relevais alors la tête vers lui et il eut un sourire amusé, m'ayant regardé tout du long de mon opération. Il me demanda alors:

-Dure journée?

-Tu peux même pas t'imaginer à quel point. Le terrain me manque vraiment. Passer mes journées à rédiger des rapports pour mon supérieur sur les nouvelles recrues pour voir si c'est concluant d'avoir tant embauché, je n'en peux plus. Je n'ai jamais autant rédigé de rapport en tant que capitaine que depuis qu'on a dû embaucher d'urgence, répondis-je, blasée.

-Tu devrais embaucher une secrétaire, Gustus ne te le refusera pas.

Gustus était mon supérieur, enfin le supérieur de tout pompier au final. Il gérait le bon fonctionnement et l'économie des services de sapeur-pompier dans notre ville. Je lui devais donc

des comptes-rendus réguliers pour qu'il puisse s'occuper de chaque caserne à distance. Nous étions de très bon amis et c'est pourquoi aussi qu'il m'avait confié, malgré mon jeune âge, le poste de capitaine de cette caserne après le départ en retraite du précédent. Il faisait confiance en mes compétences et même si ça avait été mal vu à l'époque, aujourd'hui personne ne contestait, ayant fait largement mes preuves. Je soufflais, tout en réfléchissant. Une secrétaire n'était pas une mauvaise idée vu l'étendu de travail que j'avais qui m'empêchait d'aller sur le terrain, mais ce n'était pas envisageable aussi je soupirais:

-Non. Embaucher une nouvelle secrétaire ce serait synonyme de la former à ce monde à part parce que ce n'est pas en étudiant en théorie à l'école qu'elle apprendra à évaluer des sapeurs-pompiers et je n'aurais jamais le temps pour cela. En plus, faudrait qu'elle s'intègre, apprenne à connaître chacun des hommes ici et comment pourra-elle vraiment les juger d'après les dires de leurs collègues alors qu'elle n'a jamais prit part à une opération? Il faudrait que la secrétaire soit d'ici et je ne vois pas une de tes collègues se présenter pour ce poste qui voudrait dire ne plus aller sur le terrain et remplir de la paperasse à longueur de journée. Non, c'est juste une mauvaise période, le temps que les recrues deviennent de vrais professionnels. Enfin bref, ce n'est pas pour parler boulot que tu es là non? Le questionnais-je, curieuse.

-Non en effet. C'est vis-à-vis d'hier. Lexa m'a dit que le rendez-vous et la rencontre s'étaient bien passés, maintenant je voudrais bien savoir ce que tu penses de Clarke, répondit-il tout sourire, comme à son habitude.

-Tu l'aimes bien n'est-ce pas? rigolais-je doucement, devant son regard bienveillant.

-Qui peut ne pas l'apprécier? Elle est jolie, intelligente, très perspicace, solaire et elle rend Lexa heureuse. Pour moi, Lex a enfin trouvé la perle rare, s'exclama-t-il, réjouis.

-Tu l'as connais déjà mieux que moi. Je ne peux m'en faire un avis en l'ayant vu que si peu de temps, éludais-je.

-Mais alors, ta première impression? C'est généralement la bonne tu sais, ajouta-t-il en me faisant un clin d'œil.

-Pour l'instant, elle me paraît très correcte...et bien mieux que Costia...commençais-je.

Il hocha la tête et me fit signe de continuer, aussi:

-Costia n'avait pas une bonne influence sur elle, toi comme moi l'avons vu. Elle n'aidait pas Lexa, ou qu'en apparence. En réalité elle se servait d'elle et Lex était trop bêtement amoureuse pour s'en rendre compte.

-Ah Lex n'a jamais su percevoir le vrai du faux en effet, soupira-t-il. On avait beau lui dire que Costia ne l'aimait pas vraiment, elle n'en faisait qu'à sa tête. Têtue comme une mule, ça doit être de famille, finit-il avec un grand sourire.

-Le bon point de Clarke est qu'elle fait des efforts. Costia n'en faisait aucun, se contentant du plus simple et profitant des bonnes intentions de Lex. Lex était trop bonne, trop gentille, trop crédule...terminais-je, le visage fermé.

-Clarke est différente. Elle est rayonnante et englobe tout ceux qui l'entoure dans sa bonne humeur, dans sa fraîcheur. Lex a besoin de sa lumière pour sortir de là où elle est plongée. Elle évolue vite à

son contact. Clarke prend soin d'elle. Elle semble toujours comprendre à l'avance ce dont Lex a besoin. Cette balade à cheval en est un bon exemple!

-Il y a un lien fort entre elles, qui s'est forgé en peu de temps. C'est cela qui me fait peur. Un lien si fort par sa véracité mais si fragile par la précipitation, j'ai peur qu'il ne se brise. Cela plongerait Lex comme Clarke au fond du gouffre, soufflais-je. Mais pour le moment, ce lien les rend plus fortes.

Quand j'ai rencontré Costia, je l'ai presque pas entendu parce que Lex me coupait souvent quand elle pensait que j'allais trop loin, elle n'avait pas assez confiance et Costia ne faisait rien pour se faire apprécier et m'a menti à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Clarke au contraire a toujours été franche, a toujours bien répondu et n'a pas laissé Lexa répondre à sa place, elle ne s'est pas cachée derrière elle mais m'a affronté. Et cela, c'est un très bon point, finis-je en souriant.

-Oui, elle a un bon caractère, approuva-t-il. On devrait organiser un samedi sport. On inviterait les amis de O et Clarke, avec nous de notre côté et Nyko. Ça te permettrait de mieux connaître Clarke mais aussi Octavia dans un cadre autre que professionnel, proposa-t-il, tout fier.

-Pourquoi pas. Je peux essayer d'avoir notre samedi de la semaine prochaine. Invite les autres, voit qui peut et dis moi le nombre que nous serons, que je prévoie ce qu'il faut chez moi. Pour Nyko, j'espère que l'hôpital pourra lui accorder sa journée mais comme cela fait longtemps qu'il n'a pas prit de congé, il devrait pouvoir, affirmais-je, approuvant cette idée.

-Ça va toujours entre vous? Demanda-t-il subitement

-Oui oui. J'aimerais juste qu'il accepte enfin de vivre chez moi malgré que j'habite à l'écart et loin de l'hôpital. On ne se voit déjà pas souvent à cause de nos planning chargés, vivre ensemble serait vraiment un grand pas dans notre relation, répondis-je.

-Bien, je vais prévenir tout le monde et je te tiens au courant, confirma-t-il en se levant, se préparant à retourner travailler.

Je le regardais s'éloigner et dis soudain, avant qu'il ne quitte mon bureau:

-Merci Link, pour la pause et le reste.

Il se retourna, me sourit et partit. L'idée qu'il avait eu était parfaite. Quoi de mieux de tous se rencontrer et apprendre à se connaître autour d'activités physiques extérieurs. On était tout trois fan de différents sports, jouant au basket, au soccer, au base-ball ou au polo dans les immenses prés dont j'étais propriétaire. Cela pourrait être intéressant d'inclure de nouvelles personnes à ces activités. Cela me permettrait de pouvoir me faire un avis fixe sur Clarke. Elle avait encore beaucoup à prouver, comme Octavia d'ailleurs. Oui, j'avais hâte d'y être, cela promettait d'être vraiment intéressant...

POV Clarke

Le lundi matin suivant notre balade à cheval, je reprenais difficilement le boulot du matin. Sillonnée ces couloirs encore pour la plupart inconnue à mes yeux m'oppressait. Je me sentais perdue comme rarement je ne l'ai été. Au centre hospitalier, je pouvais le parcourir les yeux bandés, le connaissant depuis ma tendre enfance, rejoignant quelque fois ma mère à son service sur les épaules de mon père, l'encourageant en souriant. Je me souvenais qu'il arrivait, quelque fois, lorsque ma mère ne pouvait nous rejoindre avant un moment, que mon père me conduise à la salle de jeux pour enfants. C'est là que j'ai commencé à dessiner, mon père à mes côtés. C'était devenu une sorte de rituel pour nous. On ne se dirigeait plus directement à son bureau mais dans cette salle qui a vu naître mon talent pour le dessin. Ma mère nous y retrouvait et affichait chacun de mes dessins dans son bureau et plus le temps passait, plus ils étaient travaillés et plus le personnel en était émerveillé. Alors, c'est dans les couloirs du secteur de pédiatrie que furent affichées chacune de mes œuvres ainsi que celles d'enfants malades qui avaient trouvé cet art comme nouveau moyen d'extérioriser ce qu'ils ressentaient. L'hôpital était devenue une part de moi et y travaillé, même si je n'aimais pas particulièrement mon métier, me plongeait dans un univers de confiance où je connaissais une bonne partie du personnel infirmier qui m'avait, pour la plupart, vu grandir.

Ici, dans ce centre dédié à la cancérologie, je ne reconnaissais rien. Ce n'était que de froids couloirs obscurs, aux murs vides de toutes décorations. Comment amener la lumière aux patients dans un lieu si sombre où même les infirmières ne croyaient plus aux valeurs de la vie? C'est en pianotant sur mon téléphone, discutant avec Lexa lors d'une pause, lui parlant de ce passé qui me semblait si lointain, qu'elle me donna une idée. Je n'avais pas les compétences pour soigner dans ce domaine, mon travail étant réduit à les aider à manger, à se déplacer et à les occuper. Il y avait une grande salle où les enfants se réunissaient, écoutant de la musique pour oublier l'univers dans lequel ils étaient, contre leur gré, plongés. Il serait aisé de récupérer quelques feuilles et crayons et de créer un atelier dessin non seulement dédié aux enfants mais aussi aux adultes. Cet art était vraiment pour moi un moyen d'expression à part entière. Quand la douleur, la résignation, la désespérance nous rend muet, nous rend vide de vie, nous rend refermé dans les ténèbres, pour moi seul le dessin permet d'apporter un peu de couleur à ce monde de noirceur. Je remerciais Lexa, qui, même sans l'avoir formulé, m'avait inspiré et je me dirigeais au pas de course vers le bureau du directeur. Je ne pouvais plus rester sans rien faire. Rester les bras croisés pendant que d'autres souffrent, ce n'était plus possible, ce n'était pas moi. Je voulais pouvoir leur apporter autre chose qu'un simple sourire. Je ne voulais plus être seulement l'infirmière gentille et obéissante qui suivait le mouvement de tous. Non. Il fallait que tout cela cesse. Je ne me sentais pas capable de continuer dans cette voie de cette façon. Je devais leur apporter ce petit quelque chose en plus. La salle de jeux ne servait plus qu'à écouter de la musique, le piano présent dans le hall, était poussiéreux d'avoir tant été délaissé, la bibliothèque était vide de population comme de livres. On y trouvait que des bouquins pour enfants et du zola. Il fallait diversifier la lecture, s'ouvrir à différents lecteurs. Oui, il fallait rendre vivant ce centre parce que la mort n'attendait pas tout le monde et chaque personne méritait de vivre comme autrui et non de se laisser aller sans effort pour remonter la pente. Si les infirmières n'y mettaient plus de leur âme pour rendre ce centre plus dynamique, ce ne serait pas les patients qui feraient le premier pas.

Je frappais donc à la porte de mon directeur, résolue à faire évoluer les choses. Il me permit d'entrer ce que je fis. Je m'assis en face de lui, attendant qu'il raccroche son téléphone pour m'exprimer. Je me demandais comment, à son jeune âge, il devait avoir aux alentours de 25 ans, il pouvait déjà dirigé un centre avec, de plus, une telle importance. Après cinq minutes, il m'accorda enfin son entière attention et me fit signe de commencer:

-Monsieur, j'ai songé qu'il serait bénéfique pour nos patients de rendre ce lieu plus vivant, plus actif. Les couloirs sont vides, les salles d'activités n'ont plus été utilisées dans leur fonction primaire depuis bien longtemps. En faisant quelques efforts, nous pourrions dynamiser ce centre pour que le « séjour » de nos patients, court ou long, se passe le mieux possible.

Je reprenais mon souffle, ayant tout débiter d'une traite. Il me regarda un moment sans mot dire et je me demandais s'il n'allait pas me remettre à ma place pour avoir oser vouloir changer les choses dans son centre. Contrairement à ce que je pensais, il me sourit. Et pas de ce petit sourire sarcastique, non, un large et sincère sourire s'étirait sur ces traits. Il s'exclama alors:

-Je suis content qu'il t'ai envoyé ici! On a depuis bien trop longtemps des infirmiers qui ne viennent que pour toucher leur salaire en fin de mois et qui font donc juste le minimum qu'on leur impose. C'est bien dommage que tu ne sois là que sur une courte période. Que proposes-tu donc?

-Que la grande salle anciennement de jeux devienne un atelier dessin, que l'on approvisionne la bibliothèque en livres plus divers et variés pour s'adapter aux différentes tranches d'âge et intérêts de nos patients et de donner des cours de musique, répondis-je, gênée mais contente que nous ayons le même avis.

-Pour la bibliothèque, nous n'avons pas les moyens, il faudrait que chacun des infirmiers participent, avec mon soutien, et au fur et à mesure nous pourrions cumuler bien plus de livres. Mais pour les dessins et la musique, qui donnerait des cours? Me questionna-t-il, visiblement très intéressé.

-Je pourrais assurer les cours de dessin monsieur, répondis-je humblement. En ce qui concerne la musique, un des patients m'a semblé savoir jouer du piano, il pourrait, avec mon soutien ou celui d'une autre infirmière, donner des cours. De plus, je crois qu'une de mes collègues, Harper, joue de la guitare. On pourrait même créer une chorale, soufflais-je finalement, l'idée m'étant venue tout d'un coup.

-Cela est possible j'en conviens mais ça représente une énorme charge de travail...affirma-t-il, hésitant.

-Sauf votre respect, il faut dire que l'on me donne peu de boulot pendant mes heures de travail. Je n'ai pas l'autorisation à effectuer bien des soins. Je passe mes journées à aider les patients il est vrai, mais surtout à les occuper, donc je pourrais aisément assurer mes cours de dessin.

Il souffla alors, pensif, et sortit comme s'il avait eu une révélation:

-Vous n'aimez pas votre job n'est-ce pas?

J'en restais bouche bée. Prenant mon silence pour une confirmation, il continua:

-Je comprends. Écoutez, c'est de ma faute si vous vous trouvez ici. Comme vous ne pouvez vraiment agir il est vrai, je vous laisse quartier libre pour vous occuper les activités au sein du centre. Dès demain, je vous donnerais un budget à ne pas dépasser bien entendu et ce sera à vous de le gérer pour pourvoir à chacune des activités que vous jugerez envisageable. Je ferais, par la même occasion, une réunion pour que l'information soit donnée à tous et que vous puissiez trouver de l'aide puisque seule, ce ne sera pas simple.

-Merci, vraiment, merci beaucoup, dis-je, très reconnaissante.

-C'est à moi de vous remercier au nom de tous les patients qui vont voir leur quotidien changé grâce à vous, rétorqua-t-il, tout sourire. Maintenant, vous pouvez disposer. Oh et commencez à en parler avec les patients et à gagner leur confiance, ils sont plutôt sceptiques en ce qui concerne le personnel parfois.

Je hochais la tête, le remerciais une dernière fois, et sortis. Les choses allaient enfin pouvoir changer...

POV Abby

Cela faisait deux semaines que je n'avais pas vu ma fille aussi je lui proposais de venir ce samedi à la maison. Je devais lui annoncer une nouvelle qui, je le redoutais, pouvait être une mauvaise à son goût. Mais, je lui avais promis qu'il n'y aurait plus aucun secret entre nous. A la mort de son père, elle avait prit ses distances vis-à-vis de moi et on avait dû travailler sur notre relation pour qu'elle redevienne ce qu'elle était et pour cela, il fallait qu'on puisse se faire mutuellement aveuglément confiance. Je l'attendais donc impatiemment, commençant à doucement angoisser. Cela devait être de famille ce stress qui ne nous quittait jamais vraiment. Enfin, j'entendis une voiture se garer devant, la portière claquée puis des coups frappés à la porte. J'allais lui ouvrir et la pris dans mes bras. C'est vrai, elle n'avait plus 10 ans mais cela faisait tout de même deux semaines que je ne l'avais pas vu donc et, de plus, je m'inquiétais pour elle depuis qu'elle avait intégrée le centre de cancérologie. Elle me rendit brièvement mon étreinte avant que je ne la conduise au salon. Je nous servis à chacune un chocolat chaud et un silence pesant s'installa entre nous. Je pris donc des nouvelles de sa journée d'hier mais rien de plus ne s'était passé. Elle mettait toujours en place son projet d'atelier dessin, qui devrait, normalement, débuter la semaine prochaine. J'étais vraiment heureuse qu'elle puisse trouver un moyen d'échapper quelque peu à la tension qui régnait là-bas et qu'elle puisse se consacrer quelques heures chaque semaine à sa passion. J'avais entendu à sa voix au téléphone quand elle m'avait parlé de ce projet à quel point cela l'enthousiasmait de pouvoir partager avec d'autres sa passion. On parla donc là des dernières nouvelles et je voyais, à la façon dont elle triturait ses doigts, qu'elle était aussi stressée que moi. Mon malaise à moi devait aussi se ressentir puisqu'elle rompit le silence en me demandant:

-Bon alors, que voulais-tu me dire de si important?

Je restais un moment silencieuse, réfléchissant à la manière dont je pouvais aborder le sujet. Jamais je n'aurais pensé un jour me retrouver dans cette situation face à ma fille. Pourtant, je lui devais la vérité aussi répondis-je:

-Bon, on s'était promis de ne garder aucun secret entre nous. Je t'aime Clarke et j'ai profondément aimé ton père et je l'aimerais toujours. Une part de moi est morte avec lui et ce qu'il reste de mon cœur t'ai consacré. Mais j'ai...j'ai récemment développé de forts sentiments pour un autre homme...je...je ne pensais pas pouvoir un jour aimer une autre personne que ton père, et pourtant, c'est arrivé, lentement mais sûrement. On est pas encore en couple...je... je ne m'en sens pas encore capable...pas avant d'avoir ton avis également. Je...je veux faire les choses bien. Je veux que tu acceptes cela avant de tenter, pas à pas, de construire une nouvelle relation...

Clarke restait totalement silencieuse, figée, n'exprimant rien d'autre que de la surprise. Voulant rapidement obtenir une réaction de sa part, je lui demandais:

-Alors...qu'en penses-tu?

-Je...je le connais ? Me questionna-t-elle, sortant de sa transe et, il me semble, souriant légèrement.

-Euh..oui...soufflais-je, devenant rouge.

-C'est Marcus n'est-ce pas? Devina-t-elle.

J'en restais bouche bée. Je ne pensais pas avoir pu laisser entendre qu'il puisse se produire quoi que ce soit entre nous. Aussi, je l'interrogeais :

-Comment le sais-tu?

-Oh maman, je te connais par cœur. Tu verrais les regards que tu lui lances quand vous êtes dans la même pièce et la façon dont il te regarde quand tu ne fais pas attention. Je me demandais bien quand vous franchiriez enfin le cap, conclut-elle en souriant.

-Mais ça...ça ne te dérange pas? Continuais-je, abasourdie.

-Au début, quand je voyais votre relation évoluée, j'étais en colère. En colère que tu puisses remplacer papa ainsi. Puis je...je me suis trouvée bien égoïste. Je sais que tu l'aimais plus que tout et tu as le droit à une seconde chance. Tu ne vas pas rester seule toute ta vie dans l'ombre de papa, il

ne l'aurait pas souhaité. Tu mérites d'être heureuse et Marcus est quelqu'un de bien et je sais qu'il prendra soin de toi, répondit-elle, me souriant avant de me prendre dans ses bras.

On pleura alors doucement, tout en riant de la situation. C'était idiot, mais apaisant à la fois. J'étais vraiment chanceuse d'avoir une fille comme Clarke. La vie m'avait peut-être privé de l'homme que j'aimais le plus au monde, elle m'avait aussi donné une fille merveilleuse qui avait le don de soigner n'importe lequel de mes maux et ceux de bien d'autres. Oui, c'était mon rayon de soleil qui avait grandi et qui illuminait à présent bien des gens qui l'entouraient. Quand on la côtoyait, on ne pouvait s'empêcher de graviter à ses côtés et bénéficier de la chaleur de son sourire, du réconfort de ses paroles ou de l'apaisement de ses bras. C'était peut-être moi la chirurgienne qui soignait par la science de la médecine, mais ma fille, elle, soignait par l'aura bienveillante qu'elle dégageait.

On s'écarta alors enfin, essuyant chacune nos larmes tout en riant, avant de reprendre nos tasses et boire pour reprendre contenance. Après quelques minutes de silence et de quiétude, le stress de Clarke sembla revenir. En effet, je la vis d'abord remettre nerveusement une mèche en place, puis défroisser son T-shirt et enfin jouer avec ses doigts en évitant mon regard. Je lui donnais donc une tape à l'épaule, la poussant à dire ce qu'elle hésitait à me confier. Elle prit une profonde respiration avant de se lancer:

-Bon bah moi aussi je te dois la vérité...euh...je suis en couple depuis vraiment officiellement une semaine mais on se voit depuis quelques semaines déjà...

Je souriais à la nouvelle. Elle n'avait plus eu de relation amoureuse depuis que ce Finn lui avait brisé le cœur. Je ne l'avais jamais aimé, trouvant qu'il ne méritait pas ma fille et qu'il n'était pas assez attentionné et doux envers elle. Il n'était d'ailleurs pas très respectueux non plus, refusant souvent mes invitations à manger avec des excuses que je savais, et ma fille aussi même si elle ne se l'avouait pas à l'époque, aussi bidon les unes que les autres. Alors que ma fille est enfin trouvée quelqu'un me réjouissait, surtout qu'elle était dorénavant plus prudente. Je la questionnais donc:

-Alors, il est comment? Je le connais ? Il est gentil au moins ? Il travaille dans quoi ? Ne me dit pas qu'il ne glande rien comme tu-sais-qui dont tu ne veux plus parler ? J'espère qu'il...

-Maman ! Me coupa-t-elle.

Il est vrai que je m'étais un peu emballée et elle me semblait encore plus gênée qu'elle ne l'était avant. Je la laissais donc parler, m'excusant d'un faible sourire. Elle prit donc la parole, timidement:

-Je...je t'ai caché quelque chose maman...enfin...depuis quelque temps je l'ai enfin accepté mais je ne voulais pas te l'avouer tant que ça ne se confirmerait pas en quelque sorte...euh...je suis bisexuelle et euh...actuellement...en couple avec une femme...

Elle finit son discours rouge pivoine et moi, je faillis partir à la renverse. J'écarquillais les yeux, quelque peu surprise par son annonce directe. Devant mon silence, elle paniqua:

-Oh maman maman s'il te plaît ne le prend pas mal..je n'y peux rien je...

-Ohoh doucement Clarke. Laisse moi reprendre mes esprits...bon dieu, je l'avais pas vu venir celle-là..

Je bus alors une gorgée de chocolat chaud, camouflant tant bien que mal mon fou rire devant la tête déconfite de Clarke. Bon c'est vrai que ce n'était pas bien pour une mère de torturer ainsi sa fille, mais bon, on n'avait dit pas de secret aussi et elle m'avait caché sa bisexualité...Je m'en doutais en fait depuis quelque temps. J'avais vite vu qu'elle voyait quelqu'un et le fait qu'elle semblait gênée quand j'abordais le sujet et la façon dont elle cachait son téléphone m'avait mit la puce à l'oreille. Je gardais encore le silence, laissant Clarke me demander :

-Ça te dérange n'est-ce pas ?

Je ne bronchais pas et elle continua :

-Oh putain oui ça te dérange! Oh merde mais comment ça va se passer je veux pas...

-Stop Clarke, la coupais-je.

Bon, j'avais bon cœur et voir Clarke dans cet état me fit craquer. Aussi je la rassurais :

-Je rigole Clarke. Ça ne me dérange pas ma puce, tu sais que je ne veux que ton bonheur. Si elle est bien avec toi et qu'elle te rend heureuse, alors je ne vois pas pourquoi je m'y opposerais.

Elle resta figée un instant, rougissant un peu avant de me taper l'épaule et s'écrier :

-Mais putain tu m'as fait peur maman, c'est pas drôle. Tu sais depuis combien de temps j'angoisse à te le dire?

-Langage jeune fille, j'ai laissé passer les premiers mais faut pas en prendre l'habitude. Et ça t'apprendra qu'il faut respecter ses promesses ! On n'avait dit pas de secret et j'aurais aimé pouvoir t'aider quand tu as commencé à avoir des doutes sur ta sexualité...Tu en avais parlé à quelqu'un au

moins ? Demandais-je doucement.

-Oui, Octavia et Raven étaient là. Je..je n'ai pas osé te le dire tant que ça ne se confirmait pas. Excuses-moi... dit-elle, peinée.

-Ce n'est rien Clarke...Bon alors, comment elle s'appelle ? Elle fait quoi dans la vie ? Elle est comment ? La questionnais-je, rapidement en riant.

Elle explosa alors de rire avant de me montrer une photo d'une belle femme qui devait être un peu plus âgée qu'elle avec de magnifiques yeux verts et qui me semblait vraiment charmante et plaisante au vu du splendide sourire qu'elle destinait au «photographe» qui devait, de toute évidence, être ma fille. Elle la décrit alors :

-Elle s'appelle Lexa et est pompier. C'est la sœur de Lincoln, copain de O tu sais et également donc sa collègue.

-C'est par Octavia que tu l'as rencontré?

-Oui mais pas la première fois. Enfin, je l'avais déjà croisé brièvement aux urgences une fois la semaine où j'y ai travaillé puis on s'est revu quand Octavia m'a présenté son copain et qu'il est venu avec elle. J'ai flashé sur elle du moment où nos regards se sont croisés à l'hôpital. C'était court mais intense, expliqua-t-elle, un sourire immense étirant ses lèvres.

-Bien, et bah j'ai hâte de la rencontrer alors. Dis-moi une soirée où vous êtes libres, avec nos planning, on ne pourra se voir qu'un soir. Invite-la à dîner. Je finis mardi et mercredi à 18h donc tout peut-être prêt pour 19h30 ces deux soirs. Si vous pouvez, faites votre choix, conclus-je.

-Euh..je..d'accord..elle sera ravie...souffla-t-elle, semblant réfléchir à toute allure.

-Je n'en doute pas. Bon allez, moi je suis de garde ce soir. Je dois y aller, affirmais-je, soufflant.

Le temps était passé si vite. On se leva donc pour chacune se diriger vers notre voiture. Après un dernier câlin, je crois qu'on n'avait plus eu autant de gestes tendres l'une envers l'autre en une journée depuis longtemps, on partit chacune dans des directions différentes. En tout cas, nous nous retrouverions bien assez tôt et j'étais plutôt impatiente de découvrir la femme qui avait gagné le cœur de ma fille...

Alors, verdict ? Vous aimez le Kabby ? L'idée m'est venue comme ça, je voulais que Marcus soit plus présent pis j'ai fini par les mettre ensemble déjà parce que j'aime beaucoup ce couple, mais aussi parce que ça m'arrangeait xD Sinon, la réaction de Abby, vous vous y attendiez? En tout cas, prochain chap égal rencontre Abby/Lexa et journée sport chez Anya avec tout le monde. J'essaierais de le publier ce WE comme mon autre ff mais je ne promets rien, j'ai une fichue dissert d'anglais qui m'est tombée dessus, 25 putain de pages recto verso en anglais à analyser et commenter en anglais sous forme de dissert, youpi xD

Bonne semaine à vous et à la prochaine :)

: Merci beaucoup, ça m'a beaucoup touché. Et non, juste un petit aperçu du Lexa/Costia par Anya, je pense pas trop parlé d'elle déjà parce que bon, je l'ai déjà beacoup critiqué la pauvre alors qu'on ne la connaît même pas dans la série pis j'ai pas trop envie de m'appesantir sur cette fille. Y'aura bien quelques références dans quelques discussions, comme pour Finn, mais pas trop, je préfère faire aller de l'avant mes deux bébés plutôt que les faire s'appesantir dans le passé. En tout cas, merci bien:)

Moony-Chach : Encore un grand merci, je fais tout mon possible pour ne pas vous décevoir puisqu'on a toujours des attentes d'un chap à l'autre et j'ai à chaque fois peur de faire une scène que vous n'imaginiez pas du tout de la même façon et qui vous déçoivent, donc merci de me rassurer en quelque sorte:) J'espère d'ailleurs que la réaction de Abby t'a plu^^

Nascray : merci beaucoup et c'est la mienne, c'est ma ff, j'en fais ce que je veux

nanananananère (oui, mentalité 5 ans xD)

MaraCapucin:Merci beaucoup et ah désolé, j'ai fait totalement le contraire en fait xD Pour moi, Clarke est vraiment nerveuse et peine à s'ouvrir, même à sa mère, donc lui révéler qu'elle sort avec une femme, pour moi, elle allait angoisser à mort donc je trouvais plus drôle que ce soit sa mère qui se moque d'elle, j'aime ma version de Abby vicieuse xD J'espère que ça t'a plu quand même :)

Little Monkey Fanfic : Ahah ça ne m'étonne pas de toi ça. Oui, j'exploite en profondeur mes persos xD Je sais pas si il y aura du M dans cette ff, faudra qu je demande si vous en voulez ou pas, perso ça me dérange pas d'écrire un lemon de leur première fois^^ Alors, ça t'a plu l'annonce de Abby et celle de Clarke et les réactions de chacune ? J'espère que oui en tout cas^^

JunkieWoman : Je pense avoir tout dit en MP mais je tiens quand même à te redire un immense merci pour prendre tout ce temps déjà à me parler en MP xD et à me laisser ces reviews qui me font énormément plaisir, merci d'être là tout simplement :)

Camelia : Merci beaucoup:) Oui Clarke s'est démenée comme jamais pour que tout soit nickel, elles sont toutes deux so cute et veulent tellement que ça marche. Quand on a le cœur brisé et qu'on trouve la personne qu'on croit vraiment être la bonne, on fait tout pour que ça marche^^ Après, pour Anya, ce n'est pas fini, mais oui, Clarke a réussi haut la main le test, en même temps, qui peut ne pas l'apprécier, elle est trop chou :3 Merci beaucoup encore, je fais tout pour ne jamais vous décevoir et quand je vois que c'est réussi, ça me fait juste trop plaisir^^

DamOune : Oh putain merci mais mille fois. Ça m'a beaucoup touché. Je suis contente que ma ff te plaise à ce point et j'espère que la suite te plaira tout autant :)

Werydick : Merci beaucoup:) Et oui, pas trop de pression entre mère et fille, elles sont les seules dans leur cocon familial alors rien ne cassera leur lien. Pour Anya, rien est fini encore, le samedi sport approche, Anya n'a pas fini de nous faire rêver xD J'espère que ça te plaira:)

Voilà, merci d'être de plus en plus nombreux à me laisser des reviews. Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me touche. Je vous dis à la prochaine sur cette ff ou sur l'autre. Kiss!:D