Salut mes agneaux ! =D

Merci à Aria, Nyunyu, Kidalie, Pamplelune, Enilebom, Iykwim, Deponia, Foxie, Maman Bouba, SelmaPandicorne, Cut-kimi et Galle pour vos review sur le chapitre 9 !

Galle : Faire la suite en plusieurs tomes ? C'est une idée ^^ Mais bon, moi qui voulait reprendre avec des trucs pas trop long, jme foire XD jsuis même pas sur de réussir à la finir correctement celle-là XD En tout cas merci de ton enthousiasme, ça fait trop plaisir à lire, jsuis contente que ça te plaise 3

Je sais que j'avais dit que j'en reparlerais plus mais... 3 600 vues ? SERIEUSEMENT ?! Bande de malaaaaaaaaaaades (et on approche des 100 review . OMG). J'espère que je ne vous décevrais pas !

Merci à Emma pour son super travail de bêta et ses commentaires hilarants XD, à Powo pour son OS douteux et aux UB x)

On se retrouve donc pour ce dixième chapitre un million de fois trop long, donc découpé en trois parties. Dans ce chapitre on retrouve le principe du temps éclaté (dans une étendue moindre cependant) et le changement brusque de point de vue. J'espère qu'il va vous plaire. ^^

En ce moment ya des questions qui se pose sur le fandom, à propos de tweet crétin fait par une groupie qui porte gravement atteinte à Antoine Daniel et sa vie privée. Je vous expose simplement mon point de vue : Ce cas de conscience, jme le suis posé durant l'écriture de cette fic. Quels sont les limites à ne pas dépasser ? Est ce que c'est moral d'écrire ça ? Pour ma part, je m'en tiens à leurs personnages, et j'essaye de ne pas déborder sur leurs vies persos. Et surtout, les personnages de cette fic sont au fond un prétexte pour vous en foutre plein la tronche. Jpourrais faire la même avec Bob et Fanta, ou avec n'importe quel couple de manga/série. Pourquoi j'ai publié dans ce fandom là ? Car les personnes réelles incarnant ces personnages semblaient rire des fics sur eux, et par là les approuvées, ou du moins laisser couler, et car ce fandom me plaît beaucoup, j'y ai rencontrer des gens géniaux qui sont devenus des amis. Alors je me répéte une nouvelle fois : Mathieu, Antoine, Bob, et les greniers ne m'appartiennent pas, je ne prétends pas connaitre leurs vie, ni vouloir la connaitre (honnêtement, qu'est ce qu'on s'en branle de qui ils sont IRL ? Ils sont sympa en convention et ils me vendent du rêve dans leurs vidéos, ça me suffit perso), et surtout la façon dont sont évoqués leurs personnages n'appartiennent qu'à ma seule interprétation. Si les concernés sont gênés par ma fic, je la supprimerais ou la modifierais sans problème à leur demande. Ce n'ai que mon point de vue, et pardon si je parais sèche, ça m'énerve juste que des personnes formdable à l'origine de superbes écrits se remette en question à cause d'une gamine de 12 ans jalouse.

Sur ce, c'est parti pour ce nouveau chapitre.

Bonne lecture !


Chapitre 10 : Le retournement.


Antoine courait au plus vite, sa main libre tendu devant lui comme pour rattraper quelqu'un tandis que son autre main, tenant son arme, tirait sur tout ce qui se rapprochait trop près de lui.

Il allait y arriver.

« - Tiens bon ! »

Il accéléra davantage, il n'avait jamais couru aussi vite qu'aujourd'hui.

Mathieu était là, au bord d'une falaise, reculant lentement face à la horde d'animaux sauvages devant lui. Il allait tomber. Pourquoi était-il allé si loin !

Plus vite, plus vite ! Aie !

Il tira sur un molosse qui venait de l'attraper par la cheville et qui l'avait fait chuter. La tête explosa tandis qu'Antoine se relevait. Plus que deux mètres. Mathieu perdit l'équilibre, tendant la main vers le bras également tendu d'Antoine, comme pour essayer de s'y raccrocher. La peur put se lire une dernière fois dans ses yeux, et il disparut du champ de vision d'Antoine.

« - NOOON ! »

Il tira en rafale, tuant tous les monstres et vidant son chargeur avant de foncer sur le bord du ravin, en hurlant le nom de son collègue. Tout était de sa faute, il avait voulu explorer l'espèce de désert à côté du camp qu'il venait de rejoindre, « New Hope ». Ils étaient arrivés à ce ravin, et ils avaient délogé, en se disputant trop fort, les bêtes vivant dans la caverne non loin. Et Antoine avait laissé Mathieu seul en ignorant la situation dans laquelle ils venaient de se mettre. Le remords le rongeait tellement qu'il crut en mourir. Il hurla une dernière fois de nom de son ami, les larmes coulant déjà.

« -Gueule pas vieux, j'suis pas mort. »

Antoine s'allongea subitement et, en se penchant davantage, il put voir Mathieu accroché à une racine sous un renfoncement de roche.

Il tendit son bras que Mathieu attrapa sans réfléchir afin d'être remonté par son ami.

Les mains poisseuses de Mathieu leur donna quelques frayeurs durant cette remontée, mais ils y arrivèrent.

Ils s'allongèrent côte à côte, essoufflés, les mains de Mathieu étaient en sang mais au moins il était en vie.

« - Putain, j'te pensais mort.

-T'inquiète, j'ai vu ma vie défiler aussi.

-C'était bien ?

-Pas très intéressant, en fait. Je me suis pas tapé assez de gens. »

Ils rirent, déchargeant leur stress. Redevenant subitement sérieux, Mathieu se tourna vers Antoine en s'appuyant sur son coude.

« - Antoine, ça va faire gay mais...

-Dit toujours.

-Ne me laisse plus jamais seul comme ça. Pas aussi longtemps...

-Tu t'en serais sorti si je n'étais pas venu avec toi en mission.

-Sans toi je serais mort dans la zone de sûreté. Ou chez moi comme un con, ou à l'hôpital, ou de manière bien plus dégeu en tentant de survivre seul... Je te dois la vie, alors ne me lâche plus jamais, ok ?

-C'est gay ouais.

-Je sais. » Souffla Mathieu en se laissant retomber sur le dos.

« - Mat'... Toi non plus alors.

-C'est évident. Promis ?

-Promis. »

Mathieu sourit, et tourna son visage vers Antoine. Le regard qu'ils s'échangèrent portait l'importance de cette promesse faite l'un envers l'autre. En rentrant de cette mission, ils s'installèrent ensemble dans la même maison qui avait deux chambres.

Depuis, c'était eux contre le monde, en toute circonstances. Aucun des deux n'avait jamais rompu cette promesse. Jusqu'à aujourd'hui.


Antoine courait, encore, en se souvenant de la dernière fois où il avait couru aussi vite en hurlant le nom de son partenaire et ami.

Quel con. Oublier cette promesse. Il avait poignardé son ami dans le dos. Manipulé ou pas. Il avait autant de sang sur les mains que ce connard de Bob.

Plus il avançait vers l'endroit que le leader lui avait désigné, plus il croisait de serpent. L'un d'eux finit même par lui mordre la jambe, les crocs passant aisément à travers la toile fine du pantalon.

« Aie ! Saloperie de serpents ! D'où vous venez ?! »

Son regard atteint une sorte de masse informe et grouillante de serpent.

« … C'est quoi ce truc ? »

En y regardant de plus prés la chose avait à peu près une forme humaine, comme si...

« Putain... Me dis pas que t'es là-dedans... »

Il perdit un peu espoir. Si c'était bien le corps de son ami à l'intérieur, il n'y avait aucune chance qu'il n'y retrouve autre chose que son cadavre... Il chassa cette idée et commença à retirer un à un les serpents avec son couteau, avant de finir, trop fébrile pour être patient, par plonger les deux mains dans la masse dans l'espoir de toucher autre chose que de longs corps froids.

Il agrippa ce qui paraissait être un morceau de tissu, en plongeant davantage les bras et sans se préoccuper des morsures de plus en plus nombreuses, il sentit un corps dans ce tissu. Sans réfléchir il l'y tira d'un coup et le sorti complètement malgré les quelques serpents encore accrochés au corps. Antoine hurla et le lâcha en voyant son ami plus blanc qu'un linge, les yeux grands ouverts et braqués sur lui alors que ses iris n'étaient plus bleues mais noirs, comme celui des Ombres. Les serpents lâchèrent leur victime, et le tas grouillant disparu en un clignement d'œil.

Mathieu ferma les yeux subitement, il s'était évanouis. Prudemment il reprit le corps dans ses bras, vérifia le pouls, qui battait toujours avec vigueur, et souleva une des paupières de son ami. L'œil bleu acier était de retour. Antoine soupira de soulagement. Il avait sûrement eu une hallucination, avec tous ces serpents et ces morsures sur les bras.

« - Mat'. Je suis là. Je suis revenu. Réveilles-toi. » Chuchota doucement Antoine en secouant légèrement son ami.

« -'Toine. Crétin. Tu... Con. » Marmonna le châtain en se blottissant contre le plus grand.

Antoine sourit, et souleva son ami. Qui se réveilla rapidement tant les prises du chevelu étaient mal assurées. Il le porta tout de même jusqu'à ce que la ville soit en vue avant de s'accorder une pause.

« - N'essaye jamais d'être romantique, vieux. » Souffla l'aîné en tentant de tenir debout, accroché au chevelu, en grimaçant. Sa jambe avait l'air cassée, bien qu'il ne se souvienne absolument pas d'en avoir ressenti la douleur durant le combat, ni à quel moment elle se serait brisée.

Antoine lui offrit un large sourire, il ne trouvait rien à dire, son cœur était comme soulevé par la joie de voir son ami en vie et entier.

« - Mec, arrête de me regarder comme ça, c'est creepy. »

Antoine lui sourit encore plus, et en silence, le prit dans ses bras. Un peu surpris, Mathieu finit par passer à son tour ses bras dans le dos de son ami.

« - Je suis désolé, Vraiment désolé Mat'. Tu peux pas savoir... combien je... -Antoine inspira profondément, refoulant les quelques larmes de joie qui menaçaient de couler- je suis trop content de te voir ! »

Mathieu sourit, une partie de son cerveau s'étonna de ne pas s'être fait enguirlander pour cette prise de risque inconsidérée, une autre se questionna sur ce qu'il avait vu dans ce cocon et sur sa perte d'humanité manifeste face au monstre, une dernière, majoritaire, se foutait de tout ça et appréciait juste le contact avec Antoine.

« - Tu m'as manqué grand con.

-Toi aussi, t'as pas idée. Je vais tuer Bob en rentrant. »

Mathieu s'écarta un peu de son ami, afin de planter son regard azur dans les yeux noisette du plus grand.

« - Tu lui en veux toujours pour ça ? C'est moi qui est accepté tu sais, il n'y est pour rien et...

-Il m'a annoncé ta mort. » L'interrompit-il.

« - Oh le con. »

Sérieusement ? Le dirigeant l'avait réellement cru mort d'avance ? Certes, il y avait cru aussi, mais... Merde. Il réalisa ce qu'avait dû ressentir son ami, et le reprit dans ses bras. Le plus grand le serra, trop fort mais Mathieu le supporta, contre lui.

« - Je suis pas mort, il en faudrait bien plus tu sais. » Tenta de sourire le plus vieux.

« - C'est quand même pas mal, niveau risque, là...

-Ouais... Mais j'suis toujours là. Je te lâcherais pas, tu te souviens ? »

Antoine fondit en larmes, c'était lui qui n'avait pas tenu sa promesse et l'autre lui disait...

« - Du calme, je suis là, c'est fini. » Chuchota le jeune homme en tapotant le dos de son ami. Il se jura à cet instant de ne jamais lui parler de ce qu'il avait vécu face au monstre.


Mathieu s'assit sur le sol en silence, suivi par Antoine, il n'avait pas envie de rentrer à Brütal maintenant. Les hauts murs étaient rassurants mais cette liberté lui manquait déjà.

Il s'allongea tout à fait dans l'herbe, appréciant la brise qui lui caressait le visage. Il commença à somnoler vaguement, laissant couler les minutes par demi-douzaine. Il avait encore réussi à survivre. Il se dit que s'il existait une entité supérieure, elle devait vraiment se foutre de leur gueule.*

Comme pour confirmer ses pensées, le vent tomba subitement, et il réalisa alors que le chevelu était silencieux depuis bien trop longtemps.

Il se releva, pour faire face à un vieil ennemi penché sur lui. Il ne l'avait même pas senti arriver, et avec sa jambe brisée il ne pouvait pas se lever.

« -Tu as survécu. Tu as tué le Klorph. Qu'es-tu ?! »

La tête lui tourna un peu, il s'accrocha au sol sous lui, agrippant l'herbe par poignées comme pour éviter de tomber. L'Ombre en face n'avait pas vraiment l'air amicale.

« -Il n'était pas très solide votre machin aussi. » Lança-t-il par pure provocation en regardant autour de lui. Une vingtaine d'Ombre formaient un cercle parfait autour de lui et de l'Ombre. Antoine était à genoux, les mains derrière la tête et son arme braquée sur le crâne. Arme tenue par l'Ombre avec laquelle il discutait aussi gentillement Il se demanda vaguement comment tout cela était arrivé sans qu'il le remarque, et jeta un regard interrogateur à Antoine. Ce dernier lui rendit un regard terrifié avant de baisser les yeux.

Bordel, il s'était passé quoi ? Il avait somnolé tant que ça ?

« - Tu ne m'as pas répondu, qu'es-tu ?! »

Sa tête le vrilla complètement, le maître n'avait vraiment pas l'air ravi de la perte de son toutou d'amour. Il releva le regard, défiant son agresseur de s'introduire dans son esprit.

« - Vous avez peur. Peur de moi. C'est ça ? » Sourit-il.

« - Qu'es-tu ! Réponds ! » Hurla l'Ombre dans un cri strident.

Antoine sursauta, mais il gardait les yeux rivés sur le sol, évitant tout contact visuel avec Mathieu, qui commençait à sérieusement flipper. Il planta ses doigts dans la terre, tentant de garder un contrôle sur la douleur de son cerveau torturé.

« - Un monstre. Que VOUS avez créé. Voilà ce que je suis, je crois. » Répondit-il finalement, les mots sortant de sa bouche sans qu'il ne le veuille.

L'ombre recula, satisfaite, tendit que Mathieu recouvrait le contrôle complet de l'intérieur de sa boîte crânienne.

« - Je t'offre une chance de vivre, humain. Tue ton ami. Maintenant. » Souffla l'Ombre, lui parlant directement de son cerveau. Mais il savait qu'Antoine entendait aussi cette discussion.

« - Alors c'est bien toi. Tu portes la marque, c'est ça ? » Lança ce dernier, les yeux toujours rivé au sol.

« - De quoi ?! » Sursauta Mathieu. De quoi diable lui parlait-il ?!

L'Ombre lui répondit. L'un d'eux était marqué, ce qui leur permettaient de les retrouver aussi vite. Antoine avait l'air d'en conclure que le « marqué » était du côté de ces trucs.

« - Antoine ! Tu penses vraiment que j'en serais là si j'étais du côté de ces horreurs ?!

-Comment tu as survécu ?

-Quoi ?

-Tu aurais dû mourir dans la forêt. Un « miracle » selon Bob. Et là. Tu as encore survécu face à un de ces monstres...

-Putain mec ! T'es sérieux ?!

-Il ne te croit plus.

-Il n'a plus confiance en toi.

-Il te hait autant qu'il nous hait.

-Vos gueules ! Antoine ! Réagis merde !

-Désolé je... Je ne sais plus si je peux te croire. C'est confus.

-Espèce d'abruti ! J'ai failli crever pour toi et toi tu...

-Tue-le.

-Non ! Je... Antoine putain ! Dis quelque chose ! Ils te contrôlent là !

-Tue-le.

-NON !

-Pourquoi ? Il ne t'aime pas.

-Il ne t'a jamais aimé.

-Il ne t'aimera jamais.

-Tu n'as plus rien à perdre.

-TUE-LE !

-Je... ANTOINE REAGIS MERDE ! »

Ce dernier le regardait désormais avec des yeux horrifiés. Ceux de Mathieu étaient devenus entièrement noirs, et l'arme était passé dans sa main. Il la braquait sur lui, et il était debout : la douleur dans sa jambe paraissait ne plus exister. Il allait mourir de la main de celui qu'il était venu sauver, et ce dernier n'avait même pas l'air de s'en rendre compte.

« - Mathieu. Je suis désolé. Je... J'aurais dû comprendre que tu me cachais autant de chose. »

C'est à cet instant précis, Mathieu faillis presser la détente. Il plaqua le canon de son arme sur la tête d'Antoine, l'y plantant presque parmi les cheveux fous de ce dernier.

« - Daniel. En ce moment, je te hais comme jamais personne n'a pu te haïr. Tu es stupide, tu ne comprends rien. Oui je te cache quelque chose, mais ce n'est pas le fait que je sois « marqué » ou autres conneries du genre. T'es un abruti fini.

-Qu'est ce que j'ai pas compris ? »

Mathieu laissa tomber son arme aux pieds d'Antoine, tandis que ses yeux retrouvaient les éternels iris bleus aciers. Il s'assit au sol en tailleur en baissant la tête, et retint une grimace de douleur.

« - Tu le comprendras. Je... Je peux pas le dire comme ça, maintenant. Si tu ne crois plus en moi, tue-moi, et t'ira demander à ton « connard de Bob » ce qu'il sait. On verra bien ce que t'en pensera à ce moment.

-Pourquoi Bob ? Il est dans le coup ? Pas étonnant connaissant le bonhomme remarque. » Dit Antoine en ramassant l'arme et en la pointant droit sur son ami.

« - Tu n'es qu'un crétin, Antoine.

-Et toi un menteur manipulateur.

-Si tu veux. » Souffla Mathieu, résigné, les larmes aux yeux.

Antoine lui rendit un regard empli de haine, il affirma sa prise avec sa deuxième main et s'apprêta à tirer. C'est ce moment que choisis une Ombre derrière lui pour s'effondrer sur le sol sur une détonation. Le Lennon était là, son armée aussi. Trente hommes armés et un pyro-barbare face à vingt Ombres. Un « BUUUULIA » retentit jusqu'aux confins de la forêt alors que l'affrontement débutait.

Ce fut un carnage. Mathieu restait au milieu, prostré, pendant qu'Antoine s'était joint au combat. Tout se passa rapidement sous ses yeux, mais comme si rien ne lui importait. Le combat fut rapide, les Ombres rapidement éliminées d'une balle dans la tête. Mais une balle perdue avait touché Bob.

Antoine s'était précipité sur lui, s'épanchant en excuses, il n'avait pas fait exprès, vraiment. Cinq hommes accompagnèrent Bob en urgence à l'hôpital, Antoine sur leurs talons. Mathieu le regardait partir d'un air triste. Il se sentit soulever par deux hommes lui ayant saisi chacun un bras. Ils le portèrent à la suite du blessé, à l'hôpital. Mathieu ne réagit pas, plongé dans un état proche de la catatonie.


Sur son lit d'hôpital, son sang repassant dans cette foutue machine et une certaines quantité de tuyaux plantés dans le bras, il apprit que le dirigeant allait bien et demandait à le voir. Il ne répondit pas, se contentant de fixer le porteur de nouvelle. Trois jours après son arrivée, il n'avait toujours pas prononcé le moindre mot et ne bougeait que sa tête pour fixer celui qui lui parlait, il était désormais nourri par perfusion. Un matin, Antoine se présenta devant l'encadrement de sa porte, les bras croisés, sans dire un mot. Dans le regard de son ami se mêlaient l'hésitation, la haine, la peine et la déception. Dans le sien pouvait juste se lire une immense tristesse. Bob arriva peu après, sa veste lâchement posée sur ses épaules laissant visible le bandage sur son épaule et son torse, et observa l'échange. Il chuchota quelque chose à l'oreille d'Antoine, auquel ce dernier répondu :

« - Il voulait me dire quoi ? »

Mathieu sursauta et s'assit dans son lit :

« - Dit-lui ! Maintenant ! »

Bob lui sourit, heureux d'avoir fait enfin réagir l'aîné du Matoine.

Il traîna Antoine à l'intérieur de la pièce, le força à s'asseoir, ferma la porte à double tour et s'installa dans un autre fauteuil.

« - Bon les enfants, on a BEAUCOUP de choses à se dire, non ? »


*Il n'avait pas complètement tort.


Alors, cette première partie vous a plu ? x)

Bah ouais, jpouvais pas les laisser heureux d'être ensemble bien longtemps hein... Désolée (Il est déconseillée d'assassiner l'auteur, s'il vous plaît XD).

On se retrouve Jeudi pour la partie 2 !

Gros bisous, jvous aime mes agneaux ! =D