Il y avait eu un moment de flottement, ou, ni l'une ni l'autre ne pouvait détacher son regard de la femme devant elle. C'est Arizona qui y mit finalement un terme.
-Il faut que j'aille voir Roxanne. Dit-elle tranquillement, tout en se redressant faisant reculer Callie.
-Oui, bien sure. Répondit Callie en se levant à son tour.
-Bien alors à demain.
-A demain. Elle se dirigea vers la porte tandis qu'Arizona montait les escaliers. Callie l'a regarda, prenant un dernier aperçu de la jeune femme, avant de partir.
Arizona se présenta devant la porte de la chambre de sa fille un peu nerveuse. Elle frappa doucement au cas où l'enfant dormait. Mais la porte s'ouvrit très vite. Comme si la demoiselle l'attendait de pieds fermes. Roxanne se jeta dans ses bras, enroulant ses jambes autour de sa taille et ses bras autour de son cou.
-Tu es rentrée. Lui chuchota-t-elle.
Arizona la serra contre elle tout en marchant vers le lit, elle si assit gardant Roxanne dans ses bras, réajustant juste sa position pour qu'elles soient plus à l'aise.
-Roxie, je te l'ai dit que je reviendrai.
Elle l'a berça, attendant qu'elle se détende un peu. Une fois qu'elle sentit les muscles de sa fille se relâcher, elle desserra un peu son étreinte et se recula légèrement, afin d'avoir un aperçu du visage de l'enfant. Elle soupira en constatant qu'il était encore triste et tendu.
-Tu as passé une bonne journée avec Callie ?
Pour la première fois ce jour là elle lui sourit.
-Oui, elle est très gentille. On a joué et regarder des films et elle a fait un repas. Un vrai ! Qu'elle a cuisiné elle-même.
Arizona rit.
-Je vois. Donc sa ne te déranges pas si elle reste ici pendant un temps ?
-Non pas du tout, elle est cool.
-Bien.
-C'est elle qui va s'occuper de moi pendant que tu ne seras pas là ?
-Oui entre autre, avec Meredith et Derek. Elle va s'occuper de votre sécurité.
Roxanne hocha la tête, avant de se blottir à nouveau contre Arizona.
-Tu peux rester un peu. Jusqu'à ce que je m'endorme ?
-Bien sure ma princesse. Elle déposa un baiser sur son front avant de s'allonger à ses côtés, la gardant contre elle. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que la fillette trouve le sommeil. Arizona la garda encore un peu conter elle profitant de ce moment de quiétude. Elle se leva doucement lorsqu'elle entendit sa sœur rentrer. Elle la trouva au salon pendu aux lèvres de Derek. Elle sourit à la vue de sa sœur aussi heureuse. C'est avec un peu de regret qu'elle mit fin à ce moment de tendresse en frappant sur l'encadrement de la porte. Ils sursautèrent tous les deux en se tournant vers la provenance du bruit. Derek se mit à rougir lorsqu'il vit Arizona.
-Heu, Arizona, nous…euh… Le pauvre homme était toujours un peu nerveux en présence de sa belle sœur.
-Sa va Derek, ne soit pas gêné d'embrasser ta femme. Je suis désolé de vous interrompre, mais il faut que je te parle Mery.
-Je t'attends en haut. Fit Derek avant de quitter hâtivement la pièce.
Meredith secoua la tête face au comportement de son mari. Puis elle prit le temps d'observer sa sœur.
-Je sens que ce n'est pas bon. Marmonna-t-elle avant d'aller s'assoir sur le canapé, bientôt suivit de son ainée.
-Si c'est au sujet de Teddy vivant ici, je suis au courant.
-Elle va rester pendant un petit moment.
-Cette maison est autant la tienne que la mienne. Même si tu dis le contraire. Tu peux y accueillir qui tu veux Arizona.
-C'est ta maison Mery ! Dit-elle tranquillement. Meredith allait protester mais voyant l'air grave de sa sœur, elle se retint.
-Callie Torres, restera aussi ici, pour assurer votre sécurité.
-Quoi ? Je croyais qu'elle était la pour toi.
-Elle est la pour m'aider. Et c'est ce qu'elle va faire en veillant sur vous.
-Est-ce que je dois m'inquiété pour ma sécurité, ou pour celle de mon mari ?
-Pas tant qu'elle veillera sur vous.
-Arizona ! dit-elle sur un ton de protestation.
-Ce point n'est pas discutable Meredith. Dit-elle avec autorité.
-Qui va veiller sur toi ?
-Seule tout ira bien. Tant que vous serez en sécurité, tout ira bien pour moi. Ne t'en fais pas. Ces paroles n'avaient rien pour rassurer Meredith.
-Est-ce que tu peux au moins me dire ce qu'il se passe ?
-Non. Cette réponse n'était pas de gaité de cœur. Arizona aurait aimé pouvoir en dire davantage à sa sœur. Mais plus Meredith en saurait, plus sa serait dangereux pour elle.
-Tu pars quand ?
-Quand tout sera prêt. Très bientôt. Roxanne est déjà au courant.
Meredith soupira, essayant au mieux de retenir les larmes qui lui montaient. Elle se leva d'un bon.
-Ok, bon, je ferais ce que tu veux. Promis. Bonne nuit Arizona. Elle monta en vitesse, allant directement dans sa chambre. La, elle se jeta dans les bras de Derek et pleura tout son saoul. Celui-ci ne posa aucune question. Il se contenta de réconforter sa femme du mieux qu'il pouvait.
Arizona regarda l'échappée de sa sœur, la peine en l'âme. Elle savait que Meredith n'était pas dupe et qu'elle comprenait les sous entendus. Connaissant sa sœur, ce sera la dernière fois qu'elle la verra avant son départ. Sa cadette fuira au mieux les aux revoir, préférant l'éviter. Elle soupira à cette pensée. Il ne lui restait plus qu'a attendre teddy.
Son amie arriva une bonne heure plus tard. Arizona l'accueillit avec un verre de bourbon.
-Merde, c'est mauvais. Fit Teddy en s'asseyant près de la jeune femme.
-Oui. Répondit-elle en tendant le verre.
Teddy attendit qu'Arizona commence à parler.
-Il nous lâche, trop risqué. Le dernier reportage lui a déjà valut pas mal d'emmerdes. Sa lui fait trop peur.
Teddy eut un rire nerveux.
-Quoi ?
-On est seule sur ce coup.
-Ok et on fait comment ? Arizona, on fait quoi ? On ne peut pas abandonner ce reportage.
-Je vais trouver quelqu'un d'autre.
-Qui ? Sa relève des autorités. C'est trop gros pour nous.
-Ok et on fait confiance à qui Teddy ? Elle abattu son verre.
-J'ai merdé, je le sais. J'ai grillé ma couverture beaucoup trop vite. On n'a pas la moitié des noms des personnes impliquées dans ce merdier.
Teddy leur resservit un verre.
-Sa valait le coup ! Dit-elle avec certitude.
Lorsqu'Arizona la questionna du regard elle continua.
-De griller ta couverture. Roxanne en valait la peine.
-Oui. Mais maintenant elle est en danger par ma faute. Parce que je n'ai pas assurer. Imagines, que ces connards faces le lien entre elle et moi, entre Meredith et moi. Qu'ils les utilisent.
-Sa n'arrivera pas. En plus Torres est sur le coup. Elle est douée. On finit cette enquête et on se met au vert.
-Non, je finis cette enquête. Toi tu restes ici.
-Il en est hors de question.
-Teddy, on a tout ce qu'il faut point de vue photos et preuves. Ce qu'il nous manque c'est une personne de confiance. Je vais trouver quelqu'un. Toi tu gardes un œil sur Stark.
-Bailley, Bailley est une personne de confiance.
-Elle est bridée. Pour le moment elle ne peut rien pour nous. Teddy fais moi confiance. Je sais ce que je fais. Tout ira bien.
-Tu mens ! Rien ne peut aller. On a mit les pieds la où on aurait jamais du. C'est beaucoup trop gros pour nous. Je te l'ai toujours dit. Tu n'es qu'une petite journaliste Arizona, pas super woman.
-Se sont les petits gens qui font bouger les choses.
-Tu ne lâcheras pas hein ?
-Non. On y a trop laissé.
Pour toute réponse Teddy bu son verre. Elles burent quelques verres de plus avant que Teddy monte se coucher. Arizona ne trouva pas le sommeil. Son esprit cherchait désespérément une solution. Elle faisait les cents pas. Passant de temps en temps dans la chambre de Roxanne, regarder son sommeil. Elle lu et relu ces documents, regarda chaque photos. Mais rien ne lui vint. Elle entendit sa sœur et son mari se lever et partir, pour le travail. Elle alla alors dehors pour se balancer sur la balançoire, avant de rentrer à nouveau pour ce servir un café.
Callie arriva tôt chez Meredith. Elle croisa sa collègue et nota que celle-ci semblait plutôt contrariée. Elle aperçu Arizona sur la balançoire, il ne faisait aucun doute qu'elle venait de passer une nuit blanche et qu'elle était surement la raison de l'air contrarié de Meredith. Elle la regarda un moment, l'esprit de la blonde semblait ailleurs. Callie monta pour jeter un coup d'œil à Roxanne. Elle dormait encore profondément. En descendant, elle tomba sur Arizona se servant un café. Elle s'approcha alors doucement de la blonde et retint la tasse qu'elle allait porter à ses lèvres.
-Se n'est pas une bonne idée. Dit-elle avec douceur.
Arizona se tourna vers elle et lui lança un regard noir.
-De quoi tu te mêle. Je veux mon café.
-Tu dois dormir.
Arizona lâcha la tasse, l'a cédant à Callie.
-Je ne suis pas une enfant Calliope. Je sais ce que je dois faire.
-Vraiment ? Parce que tu ressembles à un zombie. Tu fais peur à voir. Tu as dormis cette nuit ?
Elle fit doucement non de la tête.
-Il faut que tu dormes.
-Je n'ai pas le temps, j'ai un rendez vous dans quatre heures.
-Je te réveillerais s'il le faut.
Arizona tiqua, c'est de façon à peine audible qu'elle dit : -Je n'y arrive pas.
Callie l'entendit. Elle prit Arizona par la main et la conduit jusqu'à sa chambre. Là, elle l'a fit s'assoir sur le lit.
-Tu n'as rien à craindre je veille sur ton sommeil. Allonge-toi et fermes les yeux.
-Sa peut te sembler dingue mais j'ai déjà essayé sa. Dit-elle avec sarcasme.
Callie lui sourit.
-Mais je n'étais pas là.
-Présomptueuse ! Railla-t-elle tout en s'allongeant. Callie s'installa alors à côté d'elle, l'a tirant vers elle. Elle déplia son bras le glissant sous la nuque d'Arizona, posant sa main sur son épaule, elle plaça son autre bras autour de la taille fine de la demoiselle.
-Mieux ?
-Oui, étonnement mieux. Chuchota Arizona. Une telle approche aurait put lui paraitre étrange, voir effrayante venant d'une autre personne que Callie. Mais elle devait l'admettre, elle se sentait en sécurité dans les bras de la Latina. C'est donc en douceur qu'elle se laissa glisser dans un profond sommeil.
C'est sans se lasser que Callie regarda Arizona dormir. Elle la trouvait si belle. Une heure passa, lorsque Callie entendit du bruit. C'était Roxane qui se faufilait dans la chambre.
-Bonjour. Chuchota Callie.
-Bonjour. Répondit l'enfant souriante. Elle aimait voir Arizona comme ça.
-Je vais me préparer un petit déjeuner.
-Oh tu veux que je t'aide ?
-Non, reste! Il ne faut pas la réveiller.
La matinée fut donc calme. Callie resta auprès d'Arizona, tout comme Roxanne qui finit par venir s'installer avec elles, lisant un livre, ou discutant doucement avec Callie.
Une heure avant le rendez vous d'Arizona Callie entreprit de la réveiller. Elle retira ses bras lentement. Puis prononça plusieurs fois le prénom de l'endormie, d'une voix tout d'abord douce. Mais cela ne fonctionna pas. Elle le dit alors plus fort tout en la secouant légèrement mais toujours rien.
-Quand elle dort, elle ne fait pas semblant. Songea Callie à voix haute.
Roxanne se leva alors de son coin et s'avança vers elles.
-Il faut du café.
-Quoi ?
-Pour la réveiller maman lui faisait du café. Sa marche toujours. C'est l'odeur.
-Oh ! Fit Callie songeuse.
-Je vais aller lui chauffer un café alors.
Elle descendit, réfléchissant aux dires de la petite. Meredith lui avait pourtant dit que sa mère n'était pas l'amante d'Arizona. C'est plutôt confuse, qu'elle monta, le breuvage en main. Comme prédit l'odeur sortie l'endormie de sa léthargie. C'est en douceur qu'Arizona se réveilla.
-Bien dormit ?
-Oui, merci Calliope.
-A ton service.
Arizona embrassa sa fille avant de boire sa boisson.
-Tu restes avec nous aujourd'hui ? Demanda Roxanne.
-Non j'ai des rendez vous. Je risque de rentrer tard.
Roxanne baissa la tête dessus.
-Et demain ?
-Roxanne. Commença Arizona d'un ton désolé. Prenant l'indice la fillette releva la tête affichant un visage courageux et devança la réponse.
-Ce n'est pas grave. Ne t'en fait pas. Elle déposa un baiser rapide sur la joue de la jeune femme et quitta la pièce le plus rapidement possible. Callie était partagée entre le fait d'aller après l'enfant pour la réconforter ou de rester avec Arizona, qui était elle aussi clairement affectée. C'est Arizona qui prit la décision pour elle.
-Nouvelle règle. Tu ne quittes pas cette maison ou cette famille tant que je ne suis pas rentrée. Et sa en tout temps. En parlant elle se leva et enfila son manteau.
-Ok.
-File, elle est ta priorité.
Elle alla donc sans plus attendre après la petite fille. Elle la trouva dans le jardin, assise sur la balançoire, la tête baissée. Il ne faisait aucun doute qu'elle pleurait. Callie s'avança vers elle. Ne s'arrêtant qu'à deux pas de l'enfant. Roxanne laissa alors tomber sa tête contre le ventre de Callie, pleurant de plus belle. Callie l'entoura de ses bras, lui soufflant des mots réconfortant.
Elles restèrent ainsi, longtemps après avoir entendu le moteur de la voiture d'Arizona quitter les lieux. Lorsque les larmes furent taries, Callie proposa à Roxanne de rentrer.
-Tu veux en parler ?
-Elle va partir.
-Oui. Callie savait que c'était qu'une simple déclaration, mais elle se sentit le besoin de répondre quelque chose. Comme pour l'encourager à continuer.
-Ma maman est partie un jour et elle n'est jamais rentrée, elle s'est fait tuer. La voix de Roxanne était incroyablement calme. Callie n'était pas surprise de cette nouvelle, elle hocha simplement la tête tout en frottant doucement le dos de Roxanne pour lui offrir du réconfort.
-Et s'ils tuent aussi Arizona ?
-Sa n'arrivera pas.
-Tu n'en sais rien.
-Arizona est très futée et très, très prudente.
-Maman aussi et elle était avec Arizona quand elle est morte.
Callie ouvrit la bouche pour répondre quelque chose mais rien ne lui vint. Elle se contenta de déposer un baiser sur sa joue.
-Ok, ne pensons plus à sa. Est-ce que sa te dirais de regarder un film ?
Comprenant que Callie ne voulait plus en parler, Roxanne accepta l'offre à contre cœur. L'ambiance entre les deux demoiselles fut lourde. Le sujet abordé resta dans leurs esprits. Comme la veille elles n'eurent aucunes nouvelles d'Arizona dans la journée. Le soir Meredith et Teddy les ont rejoint après leurs travails. Les deux femmes semblèrent elles aussi bien préoccupées, les différents sujets de conversations que Calie apporta dans l'espoir d'alléger l'ambiance tombèrent à plats.
Callie parvint à convaincre Roxanne d'aller au lit, lorsqu'elle vit que les heures passaient mais qu'il n'y avait toujours aucune Arizona en vue.
L'ordre qu'elle lui avait donné clignota alors dans sa tête. Ne pas quitter sa famille t'en qu'elle ne rentre pas. Elle se rendit compte qu'en cas de long départ l'énoncer de cette règle permettait à la demoiselle de s'assurer que Callie resterait jour et nuit auprès des siens. Elle s'installa donc sur le canapé du salon.
Le bruit de la porte d'entrer la réveilla. Elle jeta un rapide coup d'œil à sa montre, il était une heure passée. Elle vit Arizona monter sans même un regard pour elle. La démarche de la belle était lasse. Après quelques hésitations elle la suivit jusqu'à sa chambre.
Arizona se laissa lourdement tomber sur son lit, vaincu, en colère et frustrée. Quelqu'un frappa doucement à sa porte et entra sans attendre de réponse. Elle ne fut pas étonner de voir Callie. La brune semblait l'examiner attentivement. Arizona se demanda ce qu'elle pouvait bien voir.
-Arizona. Commença Callie.
-Non. Fit-elle fermement en accompagnant le mot d'un signe de tête. Elle vit alors la bouche de Callie se figer légèrement ouverte et ses sourcils se soulever dans la confusion.
Il y avait eut assez de discours comme sa pour la journée, voir pour la semaine. Elle était fatiguée de tous ses mots qui ne servaient qu'à lui dire combien la situation était mauvaise et dangereuse, combien elle était folle. Ce qu'elle voulait c'était une pause. Un moment de paix.
Elle se leva, marchant d'un pas décidé jusqu'à Callie, plantant son regard dans les yeux sombres du garde du corps. Callie ne bougea pas, intriguée. C'est sans l'ombre d'une hésitation qu'Arizona agrippa la jeune femme par les hanches et attira sa bouche contre la sienne. D'abord passive, Callie répondit très vite aux baisés. Répliquant chaque geste. Elle ressentit la colère et la douleur d'Arizona à travers ses actions. Elle y répondit donnant plus de tendresse à chaque morsure reçus, offrant des caresses pour chaque griffure. Petit à petit les baisés d'Arizona devinrent à leurs tours doux, ces caresses furent les plus tendres que Callie n'ai jamais reçu.
Elle se retrouva allongée sur le lit, Arizona au dessus d'elle. Sans un mot Arizona entreprit de la dévêtir. Prenant son temps, observant, embrassant, caressant le corps de la femme qui s'offrait volontiers à elle. La colère n'était plus. Il n'y avait plus que Callie, elle et cette chose que les deux femmes avaient. Cette énergie ou tension, qui était apparue entre elle dès le premier jour. Cette nuit cette énergie se transforma en passion pour chacune d'elles. Elle fut un havre de paix pour Arizona qui s'abandonna encore un peu plus dans les bras de Callie.
Sa dernière nuit auprès de ses êtres chers, fut belle et rassurante.
