Chapitre 12: Le courage des Gryffondors

Warren leur parlait tranquillement de ses plans de domination du monde, comme s'il leur avait annoncé la météo de la semaine.
- On ne t'entera rien avant d'avoir quitté l'école, dit-il.
Selena tiqua à ces paroles, mais ni Albus ni Scorpius ne le remarquèrent.

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Rose avait perdu toute la joie de vivre qui la caractérisait. Cernée et tendue, la préfète-en-chef dépérissait peu à peu, s'inquiétant pour son cousin et Scorpius. Scorpius Malfoy dont elle était tombée amoureuse, elle en était certaine à présent. La jeune fille avait confié à Helga son sentiment d'être prise au piège, et la Poufsouffle, quant à elle, avait l'impression d'étouffer. Toutes deux s'inquiétaient également pour leurs ASPIC qui n'étaient plus que dans un mois ! En plus, la pluie qui tombait sans discontinuer depuis trois jour, au lieu du grand soleil qui aurait dut briller, n'aidait pas Rose à se sentir mieux.

En sortant du cours de Métamorphose, qui était le dernier de la journée, l'aînée des Weasley croisa un groupe de filles de quatrième année qui gloussaient et dont le seul souci devait être de trouver un vernis assorti à leur tenue. Elle les enviait presque, elle aurait tellement aimé que son plus gros problème soit de plaire à Scorpius, mais non, la jeune fille avait un poids sur les épaules : la charge de se battre pour la paix et la liberté, comme ses parents avant elle. Rose continua son chemin jusqu'à la salle commune des Gryffondors.

Ce soir là, les quatre adolescents se réunirent à nouveau.
- Il est de plus en plus tendu, leur dit Albus. Je pense que c'est ma présence qui le déstabilise.
- Tu crois qu'il se doute de quelque chose ? questionna Helga.
- Non, intervint Scorpius. Je ne pense pas, mais il ne faudrait pas que la situation nous échappe.
Rose, qui était plongée dans de sombres pensées depuis le début de leur « réunion » lança soudain :
- Vous devriez être à Gryffondor.
Les deux Serpentards la regardèrent sans comprendre où elle voulait en venir. Devant leurs mines perdues, la jeune fille précisa sa pensée :
- Affronter le danger comme vous le faite… Vous avez le courage des Gryffondors.
Albus et Scorpius lui sourirent, touchés plus qu'ils n'auraient su l'exprimer par ce compliment, et par la confiance que Rose avait en eux.

La jeune fille se demandait souvent pourquoi son cousin avait été envoyé à Serpentard, elle n'avait jamais osé lui poser la question. Quand ils se séparèrent, Rose se dit qu'il s'agissait de l'occasion ou jamais de lui demander.
- Albus ?
Son cousin se tourna vers elle, ses yeux verts émeraude la scrutant, et lui donnant toujours l'impression d'être passé au rayon-x. Elle ne savait pas trop par où commencer.
- Voilà… En fait je me demandai pourquoi tu avais été envoyé à Serpentard.
Le jeune Potter sourit, enfin elle lui posait la question qui semblait lui bruler les lèvres depuis si longtemps.
- En arrivant ici en première année, commença-t-il, … je ne sais pas, j'ai eu une sorte de pressentiment, c'était assez confus et ce n'est que quelques temps plus tard que j'ai enfin compris. Le Choixpeau m'a donné le choix entre Gryffondor, la maison dans laquelle toute notre famille est allée, et Serpentard, la maison de Severus, dont je porte le nom… Je suis convaincu que notre maison ne forge pas notre comportement, que les Serpentards ne sont pas foncièrement mauvais et que cette rivalité entre nos deux maisons n'a pas lieu d'être. Je pense que nous façonnons notre maison à notre image, et j'ai compris que j'aurais l'occasion de faire changer les mentalités.
Avant qu'il n'est finit de lui exposer toutes ses raisons, Rose serra son cousin dans ses bras, heureuse de constater qu'une fois encore ils étaient sur la même longueur d'onde.
- En plus, continua Albus en souriant, il y a trois ans, j'ai demandé à mon père de tout me dire sur Rogue, je voulais vraiment comprendre… Bref, il m'a parlé sans détour, comme à un adulte en me parlant de son sacrifice et de son courage. J'ai été très heureux ce jour là, tu comprends, parce que mon pressentiment était justifié…
- Y'a qu'à voir Scorpius, chuchota Rose en chassant une larme qui avait roulé sur sa joue durant la tirade de son cousin.
Ils se sourirent.
- Viens, dit Albus. Il faut aller dormir maintenant.

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Quelques Serpentards sortirent de derrière une tapisserie dont les figures, tellement travaillées, semblaient sur le point de s'animer. La jeune fille blonde et leur chef étaient à présent seuls dans la pièce, ce dernier affichait un air préoccupé. Alysson l'interrogea du regard.
- Je n'ai pas confiance en Albus, c'était trop facile… je crois qu'on va devoir renoncer à la Chambre des Secrets, de toute façon il ne doit plus y rester grand-chose.
- Et s'il nous dénonçait ? questionna la Serpentard.
Warren riva son regard dans le sien. Il se sentait de plus en plus coincé, cerné de tous les côtés et il détestait cette impression.
- Il n'en n'aura pas le temps…
Il faudrait mettre son plan à exécution plus rapidement que prévu. La chute de Poudlard, cette école ancestrale, porterait un coup fatal à leur pays et lui permettra de commencer son ascension.
- Le monde n'aura pas d'autre choix, ils s'agenouilleront tous devant moi ou mourront.
Alysson le regarda avec une admiration non contenue, semblant ravie de ces perspectives.

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Quelques jours passèrent ainsi. Rose était dans son lit, regardant le plafond. Elle ne trouvait pas le sommeil, alors que les autres filles de son dortoir dormaient paisiblement depuis des heures. La jeune Weasley repensait à Scorpius, à la conversation qu'ils avaient eu tous les deux aujourd'hui il avait essayé de la rassurer du mieux qu'il pouvait. Rose sourit en revoyant son visage, s'attardant longuement sur ses yeux noisette. Son cœur se serra lorsqu'elle s'imagina dans ses bras. Soudain, un bruit infernal la fit sursauter. La jeune fille sauta de son lit, enfila des chaussures en vitesse et se précipita vers la fenêtre alors que les Gryffondors de son dortoir émergeaient difficilement du sommeil.
- Le parc est en feu ! s'exclama Rose.
Les filles se précipitèrent dans la salle commune, où tous les Gryffondors se réunissaient, complètement paniqués. Tous étaient en pyjamas, et des filles de première année ne pouvaient pas s'empêcher de crier. Les septièmes années brandissaient leurs baguettes, prêts au combat. Le tout donnait un air étrangement apocalyptique à la scène. Rose, les cheveux attachés en queue de cheval, s'écria :
- Restez tous là ! Je vais voir ce qu'il se passe.
Les échos résonnaient dans tout le château, ressemblant étrangement à un orage. Hugo s'avança avec elle vers le trou dans le mur.
- Non, lui dit Rose. Reste là.

Son frère recula lentement, retissant à la laisser partir. Lorsque Rose sortit de la salle commune, elle percuta un mur invisible.
-Aïe ! s'exclama la voix de Scorpius.
Pourtant le couloir était vide.
- Scorpius ? souffla-t-elle.
La jeune fille sursauta quand Albus et le jeune Malfoy apparurent comme par enchantement.
- On a réussit à quitter les cachots cachés sous la Cape d'invisibilité, déballa son cousin. On est venue vous l'apporter, ainsi que la Carte du Maraudeur.
« Vous » désignait surement Lily, Hugo et elle-même.
- Qu'est ce qu'il se passe ? leur demanda-t-elle.
- C'est Warren, il a attaqué le château.
Rose ne put retenir un petit cri de terreur et se plaqua les mains devant la bouche.
- Il faut aller chercher les professeurs !
- Il faut surtout que je trouve Helga ! … Prends ça (il tendit la Cape et la Carte à Rose) et fait les évacuer l'école.
Sur ce, Albus tourna les talons et partit en courant à la recherche de sa petite-amie.
- Ça va aller ? questionna Scorpius en voyant l'air effrayé de la jeune fille.
- Oui, vas-y, je vais expliquer aux profs ce qu'il se passe.
- Ok, moi je vais essayer de rassembler ceux qui veulent se battre. Dis à tous les septièmes années de me rejoindre dans la Grande Salle.
Rose hocha lentement la tête et le regarda s'éloigner. Puis, elle retourna dans la salle commune.
- Ecoutez-moi tous, il faut évacuer l'école. Un élève de Serpentard et ses partisans ont assaillie le château et n'hésiteront pas à blesser, voire tuer tous ceux qui s'opposeront à eux. Je sais que c'est dur mais vous devez essayer de garder votre calme. Les Préfets vont vous guider jusqu'à une sortie sûre.
La jeune fille s'approcha de son frère et lui tenait la Cape ainsi que la carte du Maraudeur.
- Fais bien attention à toi.
Elle serra sa cousine Lily dans ses bras.
- Je dois y aller. Tous ceux qui sont majeurs peuvent aller aider Scorpius Malfoy dans la Grande Salle.
Les élèves de septièmes années grimacèrent en entendant le nom du Serpentard, mais se dirigèrent vers le couloir, bien décidés à se battre.

Albus courrait dans les couloirs quand soudain il l'aperçut. Helga essayait de réconforter les plus jeunes, tout en scrutant les alentours au cas où on les attaquerait. Ses cheveux étaient attachés en deux tresses qui lui auraient donné un air enfantin si ce n'était la détermination sur son visage et sa baguette brandie. Une autre détonation retentit et tout un pan de mur s'écroula.
- Helga !
Le jeune homme se précipita vers elle, et l'aida à se relever. Apparemment personne n'était blessé. Pour l'instant… Helga se jeta dans les bras de son petit-ami.
- Albus, qu'est ce qu'il se passe ? C'est Warren, c'est ça ?
Il hocha la tête, et la jeune fille se serra un peu plus contre lui.
- Helga, écoute-moi, c'est important. Il faut que vous sortiez tous du château, prends les plus jeunes avec toi et essayez de vous mettre à l'abri en attendant que ça se calme.
- Non, je reste avec toi.
- Helga, non. Je vais essayer de retrouver Warren et de le stopper avant qu'il ne soit trop tard. Je t'en supplie mets toi à l'abri. Tout ça est de notre faute à Scorpius et moi, et je ne supporterais pas qu'il t'arrive quelque chose à cause de moi.
La jeune fille l'embrassa, une larme perlant au coin de ses yeux.
- Je t'aime Albus…
Le jeune homme lui posa une main sur la joue, chassant une larme avec son pouce et lui dit :
- Je t'aime aussi Helga. Maintenant vas-y.
La jeune fille lui tourna le dos, non sans l'avoir regardé une dernière fois, puis s'éloigna dans les couloirs suivie par d'autres élèves. Lorsqu'ils arrivèrent dans le Hall d'entrée, Helga les vit… Ils ne portaient plus leur uniformes, mais elle reconnu des Serpentards, dont Alysson, les yeux exorbités par la folie, des Serdaigles, et même quelques Poufsouffles. Elle regarda ses congénères avec dégoût. Scorpius avait raison, ils n'auraient jamais pu tous les percer à jour. Une fois les jeunes élèves à l'abri dans la Grande Salle derrière une foule de sixième et septième année, Helga se plaça également dans le rang. Aux côtés de certains Serpentards qu'il connaissait bien, Scorpius faisait face à leurs agresseurs. Finalement Rose avait raison, les Serpentards n'étaient pas tous mauvais, et d'autres (parmi les Serdaigles et les Poufsouffles) pouvaient l'être.
- Helga, où est Albus ? lui demanda Scorpius.
- Je l'ai vu, il est à la recherche de Warren.

Un éclair vert les manqua de peu. Des sorts fusèrent, percutant les murs et faisant exploser les vases disposés dans le Hall. Une lumière rouge atteignit les grands sabliers de Gryffondor et Serdaigle dont les pierres rouges et bleues se répandirent sur le sol de la Grande Salle.

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Rose courrait dans les couloirs, accompagnée d'un renard argenté qui lui procurait un peu de réconfort. En entendant ses pas résonner contre le carrelage, un chat détala en miaulant, effrayé. La jeune fille était complément paniquée et essayait de rejoindre ses congénères. Elle venait d'entrer en trombe dans le bureau de McGonagall, mais impossible de la trouver. Quand elle était allée voir Slughorn, elle l'avait trouvé profondément endormi. Au vu de sa pâleur, la Gryffondor l'avait d'abord cru mort, avant de percevoir une respiration calme. Mais impossible de le réveiller, ainsi que les autres professeurs qu'elle avait vu. Warren avait bien préparé son coup, il s'agissait surement d'un sort ou d'une potion qui les avait endormi. Peut être la goutte du Mort vivant… Tout était de leur faute, si seulement ils les avaient averti de ce qu'ils savaient ! « On ne met pas les autres en danger ». Elle aurait aimé crier sur Scorpius, lui dire que tout était de sa faute, mais il aurait déjà fallu qu'il soit avec elle. Courant en pyjama dans les couloirs glacés, des mèches folles s'échappant de sa queue de cheval, la jeune fille sentait sa raison s'enfuir peu à peu.
- Rose Weasley… s'exclama une voix qu'elle ne reconnu pas de suite.
Elle s'arrêta de courir et son patronus disparu, lui laissant comme une impression de grand vide. Devant elle se tenait Selena, sa baguette à la main. Un éclat de folie passa dans ses grands yeux violets.
- Je vais me faire un plaisir de te tuer infâme sang-mêlé.
- Traître, cracha Rose avec tout le mépris dont elle était capable.
- Endoloris !
- Protego !
Le bouclier repoussa le sortilège impardonnable. Dans ses pensées confuses, une seule guidait la jeune fille : il fallait à tout prix qu'elle soit plus rapide que son adversaire.
- Expeliarmus ! pensa Rose.
Une chance qu'elle métrise les sorts informulés. Mais la jeune fille perdit vite son sourire en voyant l'air féroce de la Serpentard.
- Avada…
- Sectusempra !
Selena s'écroula, appuyant sur la plaie béante qui zébrait son ventre et d'où s'échappait un liquide rouge et chaud. Rose cligna des yeux, n'arrivant pas à croire qu'elle soit encore en vie. Puis son regard se porta sur son sauveur.
- Scorpius !
Ne faisant aucun cas de son ennemi qui gisait à terre, la Gryffondor se jeta dans les bras du jeune Malfoy.
- Rose… souffla-t-il en replaçant une mèche de cheveux de la jeune fille derrière son oreille. Tu vas bien ? J'ai bien cru que je ne te retrouverais jamais.
- Je vais bien, grâce à toi. Elle… elle a essayé de me tuer.
Rose éclata en sanglot contre le torse du jeune homme qui la serra plus étroitement contre lui.
- Je sais… C'est finit, dit-il en passant une main dans le dos de la jeune fille pour la rassurer.
Il avait eu si peur de ne pas la revoir qu'il s'était lancé à sa recherche dans les couloirs du château. Heureusement il était arrivé à tant.
- Rose… commença le Serpentard en l'éloignant légèrement de lui afin de pouvoir la regarder dans les yeux. Je n'ai pas pu accepter l'idée de ne pas te revoir une dernière fois. Tu sais… au cas où ça tournerait mal…
- Non, ne dis pas ça.
- Rose, je voulais vraiment que tu saches…
Le regard perdu dans les yeux marrons de la jeune fille, Scorpius ne savait pas quels mots mettre sur ses sentiments. Il l'attira alors contre lui et posa ses lèvres sur les siennes. D'abord surprise, Rose répondit avec empressement et délice. Le baiser, passionné, était emprunt de détresse et de désespoir.

Lorsqu'ils se séparèrent, Scorpius lui prit la main et l'entraîna à sa suite jusqu'à la Grande Salle.

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Albus se déplaçait dans le château et rejoignit le parc. Tout lui paraissait étrangement silencieux tout à coup… Le jeune homme était toujours à la recherche de Warren, se maudissant d'avoir laissé la Carte du Maraudeur à sa cousine. En ce moment même il en avait cruellement besoin. Enfin, il aperçut le Serpentard à quelques mètres de lui, près du Lac Noir.
- Toi ! s'exclama Albus.
Warren se tourna vers lui, un rictus mauvais s'étirant sur son visage.
- Albus, constata-t-il en pointant sa baguette vers lui. Même si j'aurais aimé t'avoir dans notre camp, je n'aurais jamais commis la faute de te croire capable d'embrasser notre cause… C'était étrange…
Albus grimaça, Rose avait eut raison sur toute la ligne : sûrs que leur plan marcherait, ils avaient péché par orgueil… Maintenant qu'il se trouvait face à son ennemi, il ne savait pas quoi faire. Il fallait l'occuper le temps de trouver une idée.
- Et pourquoi c'était si étrange ?
- Tu ne recherches pas le pouvoir… Tu es peut-être à Serpentard, mais tu es un Gryffondor, un vrai.
- Non, je suis un Serpentard. C'est toi qui n'a pas ta place dans cette école !
- Et qu'est ce que tu vas faire maintenant, Albus ? Me tuer peut-être ?
- Peut-être.
Les premiers rayons de soleil se levaient sur le lac, se reflétant à la surface de l'eau calme. Des exclamations retentirent soudain dans le parc, et un bruit de ferraille lui indiqua qu'on avait ouvert le portail. Le regard de Warren se porta vers la source du bruit, offrant une diversion parfaite pour le jeune Potter. Profitant de la distraction du Serpentard, il s'exclama :
- Petrificus totalus !
Warren tomba à la renverse, percuté de plein fouet par le sortilège.
- Albus ! s'écria une voix féminine.
Une tornade de cheveux roux se précipita sur lui, sa mère le serra dans ses bras. En tournant la tête, Albus aperçut son père à la tête de tout un groupe d'Auror sur le qui-vive, ainsi qu'Hermione et Ron.
- Ils sont tous à l'intérieure, leur dit Albus.
Les adultes se dirigèrent vers le château au pas de course, tandis qu'un Auror s'assurait que Warren ne puisse pas leur nuire.
- Mais…Comment ? bredouilla le jeune Potter en reculant d'un pas.
- Hugo nous a envoyé un hibou, lui répondit Ginny. Ce qui fait que nous avons été plutôt longs. Mais il n'avait pas d'autre moyen de nous contacter.
- Hugo… un hibou…Whoua, j'y ai même pas pensé !
- Tu avais d'autres soucis apparemment.
Elle désigna Warren d'un mouvement de tête.
- Allons à l'intérieur, lui proposa Albus, pressé de retrouver Helga. Je vous expliquerais tout.

Quand ils passèrent la grande porte, Albus aperçut les partisans de Warren acculés contre un mur, compétemment désarmés et maitrisés. Il vit Hugo et Rose se diriger vers leurs parents, et les secours commençant à s'occuper des blessés.
- Helga ! s'exclama le Serpentard lorsqu'il vit sa petite-amie à terre.
Il se précipita vers elle et, la soulevant légèrement, la serra contre lui. La jeune fille avait des plaies sur les bras et le visage, mais qui ne semblaient pas si grave.
- Helga…
- T'en fais pas, c'est que des égratignures.
Le pauvre sourire qu'elle lui adressa augmenta encore plus son sentiment de culpabilité.
- Si tu savais comme je m'en veux, lui souffla-t-il.
- Ce n'est pas ta faute, c'est celle de Warren !
Pomfresh s'approcha d'eux et Albus posa délicatement la Poufsouffle sur le brancard. Il lui prit la main et lui dit :
- Je viens te voir dès que je peux.

Il y avait de nombreux blessés, surtout parmi les septièmes années, mais aucun mort. Les professeurs, une fois libérés des effets de la potion, s'activèrent au près des élèves afin de les rassurer. Albus se tourna, et repéra Scorpius avec les autres Serpentards. Puis il rejoignit sa famille, il leur devait quelques explications…
- Quand j'ai vu qu'aucun prof ne venait, je me suis dit qu'il devait y avoir un problème donc je vous ai envoyé un message, conclu Hugo.
Ron posa une main sur l'épaule de son fils.
- Tu as bien fait.
- Albus ? l'appela son père.
Après l'avoir serré dans ses bras, soulagé qu'il aille bien, Harry lui demanda des précisions sur ce qu'il s'était passé. Il leur raconta tout, mais sans s'étendre sur le soutient de Scorpius à Warren, et justifia leur silence en assurant qu'ils ne voulaient pas les affronter directement, et qu'ils essayaient de récolter le plus d'information possible.
- Warren nous menait en bateau depuis le début, dit Rose.
- Oui, confirma Albus. Il n'a jamais eu confiance en moi.
Un silence pesant suivit ce récit.
- Nous nous sommes tous serré les coudes pour leur faire face, souffla Rose.
- Je… commença son cousin. Excusez-moi, je dois… Je vais voir Helga.
- Je t'accompagne, lâcha l'aînée des Weasley.
- Je viens avec vous, leur lança Scorpius en s'avançant vers eux.
Il salua les Potter et les Weasley, puis les trois adolescents tournèrent les talons. Rose prit la main de Scorpius, entrelaçant leurs doigts sous le regard surpris d'Albus et celui attendrit d'Hermione.